une mathématique des sensations

La personne est inconditionnellement soumise aux impératifs de ses désirs, à tous les stades, et entreprend de rechercher les moyens pour les satisfaire. Ne connaissant pas l’origine de nos sensations, nous ne sommes pas en mesure de créer des outils scientifiques pour les mesurer et les examiner. La Kabbale traite précisément du ressenti de l’homme, comme une sorte de mathématiques des sensations, elle prend nos sensations et nos désirs dans leur ensemble, les analyse et donne une formule mathématique précise pour chacun des phénomènes, à chaque niveau, pour chaque type de sensation et de vécu. L’étudiant débutant pense que la Kabbale a recours à la gématrie, à des matrices et à des schémas, mais ceux qui progressent véritablement trouvent, au-delà du premier abord, une science d’une grande précision permettant d’analyser leur perception du monde. Ainsi malgré ses 5000 ans, la Kabbale n’a pas pris une ride, car la nature profonde de l’homme, de son âme est éternelle.

L’histoire de la Kabbale à travers les siècles, de son commencement à nos jours.

Le Sefer Yetsira, le Zohar, les écrits du Ari, le Talmud esser Hasefirot, le Baal HaSoulam, le Rashbi …

Histoire d’une science pas comme les autres, d’une science du spirituel.


histoire de la Kabbale par kabbalah

Le livre du Zohar azohar.jpg est un des livres de référence de la Sagesse de la Kabbale

ceci est un court clip réalisé par Ari Film Production en collaboration avec Bnei Baruch.

Plus d’informations sur: http://www.kabbalah.info/fr/

[gv data= »http://www.dailymotion.com/swf/x2ry2z_zohar-le-livre-le-plus-celebre-de-l_shortfilms&related=1″][/gv]
Sous la direction du Rav, Dr. Michaël Laitman, les cours vidéo et audio sont traduits en français.

Lors des leçons en direct vous pouvez poser des questions.

Perception de la réalité et introduction à la Kabbale

[gv data= »http://www.dailymotion.com/swf/x4iqvx_introduction-a-la-kabbale-httpwwwka_tech&related=1″][/gv]

La Kabbale étudie les lois spirituelles, elle est très proche de l’homme, car elle traite de notre raison d’être, du sens de notre vie, de notre origine, et de notre devenir.

Le kabbaliste Yéhouda Ashlag donne la définition suivante dans son article :

«L’essence de la sagesse de la Kabbale» : »Cette sagesse n’est ni plus ni moins qu’une séquence de racines qui découle d’un système de causes et de conséquences, selon des règles fixes et déterminées, s’entrelaçant en un but unique et exalté décrit comme ‘la révélation de Sa Divinité à Ses créatures en ce monde »

La Kabbale n’est ni une forme de mystique, ni une religion, c’est une sagesse antique, qui parle de l’homme, de la relation au monde, et de la raison de l’existence.

La Kabbale de nos jours : Spiritualité, Kabbale et 21ème siècle… Pourquoi le spirituel?

desir levres
Les kabbalistes ont découvert que nos désirs de plaisir évoluent en cinq étapes :

  • La première est celles des désirs élémentaires: les désirs corporels de nourriture, de santé, sexe et de famille. Ce sont les désirs nécessaires à notre survie.
  • La seconde étape est celle des désirs de richesse. A cette étape l’homme pense que l’argent lui assure une existence heureuse.
  • La troisième est la course aux honneurs et la puissance. Dans ce cas, le désir de contrôler les autres, ainsi que soi-même est la première source de satisfaction de l’individu.
  • A la quatrième étape apparaît le désir pour la connaissance. Savoir et comprendre deviennent alors le sommet du plaisir de l’homme.
  • Ce n’est qu’à la cinquième étape qu’apparait la dernière forme de désir, pour le spirituel, où nous sommes alors attirés par «quelque chose» d’inconnu qui est au dessus de nous. Ici nous sentons que se lier à cette «chose» inconnue peu nous apporter de plus grandes joies durables et nous recherchons les moyens pour parvenir à ce lien.


La sagesse de la Kabbale par kabbalah

Pourquoi la Kabbale?

Le désir pour le spirituel diffère fondamentalement de la recherche de satisfaction matérielle car nous savons déjà comme satisfaire nos besoins matériels mais lorsque le désir de spiritualité se réveille, nous ne savons plus comment l’apaiser.

De nombreuses personnes aspirant à la spiritualité de nos jours ne sont même pas conscientes d’un tel désir voire, méprisent le mot «spiritualité» pensant que c’est un chose irréalisable et irréaliste.

Néanmoins le sentiment de vide et d’absence de but est bien réel, bien qu’elles ne sachent pas mettre un mot sur ce nouveau désir qui s’est réveillé en elles.

Elles ne sont pas conscientes qu’il s’agit de la source de leur insatisfaction.

Comme les enfants, beaucoup de gens s’interrogent sur le sens de l’existence, mais les années passant, nous sommes submergés par la course quotidienne qui nous détourne de ces questions, et le besoin de trouver une véritable réponse s’évanouit.

Néanmoins, à un certain moment, lorsque le désir pour le spirituel se réveille, il ramène avec lui toutes ces questions. Ceux qui persistent à trouver une réponse arrivent à la Kabbale.

La structure de l’âme

Rav Michaël Laitman

sephiroth

Lorsqu’une personne débute dans l’étude de la Cabale, elle a le sentiment de faire machine arrière ou de rester sur place. Mais c’est en fait, un signe important qu’elle est en train d’avancer. Cela vient du fait qu’elle évalue ses états à travers ses perceptions qui ne sont pas encore corrigées.

Chaque réparation importante rapproche un étudiant de l’acquisition de l’intention «en faveur de donner sans réserve». Cependant, pour ce faire, une personne doit passer par des douzaines de changements. Elle doit savoir qui elle est et ce qu’elle veut exactement, ce que signifie le désir de recevoir, quel est le matériau de la création et le sens de la «vie» et de la «mort». Elle arrive à la conclusion que la vie c’est ressentir la lumière, et que la mort est la perception de l’obscurité, ou l’absence du Créateur dans ses perceptions. Avant qu’une personne n’arrive à la véritable compréhension de ce qu’est le bien et le mal, elle passe tout d’abord par beaucoup d’états différents.

La Mahsom est la barrière qui interdit à la lumière de pénétrer dans notre monde. Quelle est la différence entre la Mahsom et le Massakh (l’écran). Le Massakh est caractérisé par un attribut totalement différent de la Mahsom. Face à la Mahsom, il y a la lumière dans son intégralité et rien ne la dissimule. Avec le Massakh, la personne repousse elle même la lumière par la force de son désir de ne pas recevoir la lumière pour sa propre satisfaction.

La barrière-la Mahsom est en dehors de moi et empêche la totalité de la lumière supérieure de venir à moi. Quant à l’écran, la personne l’acquiert en elle même, suite à une réalisation intérieure et son désir de ne pas laisser entrer la lumière en elle par égoïsme, mais plutôt de l’accepter pour le Créateur. Lorsque une personne possède un Massakh, la barrière n’est alors plus nécessaire, car elle est capable de s’opposer elle même à la lumière.

Comment est organisé notre chemin tout au long des 125 niveaux?

Nous savons qu’il existe 125 niveaux de révélation entre nous et le monde d’Ein Sof. Toutefois, nous avons besoin uniquement d’atteindre le monde d’Atsilout pour être corrigé, c’est-à-dire, que nous devons traverser les mondes d’Assiya, Yetsira et de Briya. Chacun d’entre eux correspond à 2000 années, ce qui donne 6000 années au total. Après cela, il y a la réparation au dessus Tsimtsoum Bet, ou une réparation dans une différente dimension appelée Tsimtsoum Alef.

Notre âme est constituée de cinq parties: Keter, Hokhma, Bina, Zeir Anpin (Z”A) et Malkhout. Elles se distinguent entre elles par un désir de plus en plus grandissant d’éprouver du plaisir. Elles sont divisées en deux parties: Galgalta ve Eynaim GE (Keter et Hokhma) et AHP (Bina, Z’A et Malkhout). Autrement dit, Keter est appelée Goulgolete, Hokhma est appelée Eynaim, Bina est appelée Ozen, ZA est appelée Hotem et Malkhout est appelée Peh. La première partie de l’âme éprouve du plaisir en donnant sans réserve et la seconde en recevant. C’est de cette façon que chaque âme est construite.

Galgalta ve Eynaim, ou Kelim de-Achpaa – les désirs de donner sans réserve – est la seule chose que nous devons corriger. Notre chemin spirituel commence lorsque nous nous élevons de notre monde. S’élever signifiant corriger progressivement GE. En nous hissant des mondes de BYA jusqu’au monde d’Atsilout, nous confirmons que nos Kelim de-Achpaa sont corrigés. Nous sommes incapables de corriger les Kelim de-Kabbalah ou AHP.

Que pouvons nous donc faire dans cette situation? Nous pouvons élever progressivement nos Kelim de-Kabbalah ou AHP des mondes de BYA vers le monde d’Atsilout. Nous commençons par élever les AHP les moins égoïstes du monde de Briya, pour ensuite élever les AHP les plus égoïstes du monde de Yetsira. Ce travail s’achève lorsque les Kelim les plus égoïstes du monde d’Assiya ont été élevés. Nous ne corrigeons pas les Kelim – désirs eux mêmes. Nous les attachons plutôt aux Galgalta ve-Eynaim qui leur correspondent, c’est à dire que nous les relions aux désirs de donner sans réserve.

Chaque fois que nous nous élevons, nous recevons une quantité additionnelle spécifique de lumière. C’est pourquoi cette action est appelée «ascension».

Il y a au total trois ascensions. Pour être plus précis, une ascension partant de trois endroits différents : des mondes de Briya, Yetsira et Assiya. Les AHP qui s’élèvent dans le monde d’Atsilout ne sont pas les véritables désirs de recevoir (Kelim de-Kabbalah), à savoir qu’ils ne sont pas le «moi» d’une personne ou le «Lev ha Even». Ceci est la partie qu’une personne ne peut pas corriger elle même. La seule chose qui est corrigée est une petite partie appelée «AHP de-Aliyah». Une personne n’est cependant pas amenée à effectuer une réparation plus importante. Lorsque la réparation finale sera atteinte, c’est le Créateur qui corrigera le Lev ha Even.

Pour qu’une personne sache ce qu’elle doit corriger, elle doit voir et ressentir ce qui a besoin d’être corrigé. C’est la raison pour laquelle il existe des ascensions qui ne dépendent pas d’une personne, appelées «stimulation d’en haut». Ce sont les Chabbat (samedis), les fêtes et les nouveaux mois. C’est seulement donné à une personne qui a déjà corrigé ses Kelim de-Achpaa, c’est à dire qu’elle ne veut rien pour elle même et se trouve dans le monde d’Atsilout.

La première action ou première ascension sera la connexion de AHP de-Aliyah du monde de Briya. La seconde ascension a lieu lorsque l’AHP du monde de Yetsira sera attaché. La troisième concerne AHP du monde d’Assiya. Lorsque une personne a gravi ces trois niveaux, la réparation de «Lev ha Even» survient alors, connu sous le nom de «Gmar Tikkoun» ou «la réparation finale».

Il existe deux types de désirs nous donnant du plaisir. Ce sont les désirs qui nous font plaisir en recevant, ou en donnant sans réserve. Le plaisir de donner sans réserve est ressenti dans les Kelim de-Achpaa et le plaisir de recevoir dans les Kelim de-Kabbalah. Les deux, en nous, ne sont pas corrigés. Les Kelim de-Achpaa est la chose la plus facile à réparer, puisque je donne tout pour l’amour de la personne à qui je donne, plutôt que pour mon propre plaisir. Ceci est plus facile à corriger car l’action (donner sans réserve) et la destination (en faveur d’une autre personne) ont la même direction.

Les Kelim de-Kabbalah autorise une personne à éprouver du plaisir seulement lorsqu’il reçoit. Ils sont beaucoup plus difficiles à réparer. Pour les réparer, une personne doit faire plaisir à quelqu’un d’autre en recevant et ne recevoir que ce plaisir. Une liaison plus forte avec le Créateur est nécessaire pour y parvenir car cette réparation touche l’essence même du «moi» humain.

Par conséquent AHP est corrigé après G »E et cela de façon progressive. Il est donc beaucoup moins difficile de s’élever jusqu’au monde d’Atsilout avec les Kelim réparés de G »E que d’attacher AHP par la suite. Cela vient du fait que cette dernière action est contraire à l’intention.

Les cinq mondes servent de barrière pour la lumière du Créateur. Plus le monde est bas, plus il dissimule la lumière. Les mondes ou les barrières s’arrêtent à la Mahsom qui cache parfaitement la lumière à notre monde, dans lequel pénètre seulement une petite étincelle nécessaire pour y maintenir la vie. L’étincelle est appelée «Ner Dakik». Le Créateur a accomplit cela pour nous permettre de vivre sans l’écran. Le Massakh n’est pas nécessaire en l’absence de la lumière, mais il y a la Ner Dakik.

Cette faible lumière ou Ner Dakik est divisée en une multitude de parties. Elle fait tourner les atomes, bouger les molécules et force toute la matière à exister, la poussant à se développer et fait naître la vie à tous les niveaux: au minéral, au végétal, à l’animal, et à notre niveau – l’humain.

Cependant, si en étudiant avec l’aide d’un professeur et d’ un groupe, une personne acquiert un écran sur son petit égoïsme ou sur Aviout Chorech, cela signifie qu’elle est capable de résister à la plus petite lumière, Nefech qui est plus grande que Ner Dakik. Dans ce cas, la personne est capable de rester dans cette lumière sans recevoir pour elle même. Le Massakh ou l’écran fait ce que la Mahsom faisait auparavant. Cela correspond au passage de ce monde aux mondes spirituels et la Mahsom n’est plus nécessaire. Cependant le Massakh bloque uniquement la plus petite lumière, Nefech.

Pour comprendre, prenons un exemple analogue dans notre vie. Supposons qu’une personne soit élevée en apprenant à ne pas voler jusqu’à 100 € et que nous placions 100 € devant elle, elle ne volera pas cet argent. Par contre, si la quantité d’argent qui se présente devant elle est plus importante que ce qu’elle était habitué «à ne pas voler», elle sera alors incapable de résister à la tentation et son éducation ne sera pas suffisante pour l’empêcher de voler.

Il se produit la même chose dans le monde spirituel. En présence de Or Nefech, une personne agit facilement en faveur du Créateur, Le perçoit aisément, ressent la lumière et éprouve du plaisir pour l’amour de donner sans réserve. Elle est capable d’accomplir cela, car elle possède un Massakh pour ce niveau qui l’empêche de recevoir pour elle même. Cet état s’appelle le monde d’Assiya.

En poursuivant ses études et en faisant des efforts supplémentaires, une personne acquiert ensuite un Massakh pour un plus grand égoïsme ou Aviout Alef et est maintenant capable de recevoir la lumière Rouakh pour l’amour de donner sans réserve. Cela correspond dans notre exemple précédent à une personne ayant la force de ne pas voler jusqu’à, disons, 1000 €. Dans ce cas, une personne peut passer du monde d’Assiya au monde de Yetsira. De la même façon lorsque une personne acquiert l’écran d’Aviout Bet, elle est alors apte à passer dans le monde de Briya.

La barrière est donc éliminée pendant le passage d’un monde à l’autre. Un Massakh est ainsi utilisé à la place de la barrière, équivalant à l’Aviout du monde correspondant. La barrière dont la personne n’a plus besoin, entre en elle. Une personne est capable d’appliquer, par elle même, la loi du monde dans lequel elle se trouve, ce qui signifie que la loi ne lui est simplement plus nécessaire car la personne est au dessus; elle est plus élevée que la loi qu’elle accomplit ou qu’elle exécute par le biais de ses convictions.

Étant donné que notre âme est constituée de cinq parties, nous devons par conséquent acquérir les Massakh de cinq niveaux et cinq forces différents, en rapport avec le poids de l’égoïsme:

– Lorsque une personne acquiert le Massakh d’Aviout Chorech, elle franchit la Mahsom et entre au niveau spirituel du monde d’Assiya.

– Massakh d’Aviout Alef donne à une personne l’opportunité de s’élever au niveau du monde de Yetsira.

– Massakh d’Aviout Bet élève l’âme au niveau du monde de Briya.

– Massakh d’Aviout Guimel élève le niveau de l’âme du monde de Briya au monde d’Atsilout.

– et enfin, Massakh d’Aviout Dalet élève une personne (il élève plus précisément l’âme d’une personne, vu que la Cabale considère la personne comme une âme) jusqu’au monde d’Adam Kadmon.

Ensuite l’âme atteint le monde d’Ein Sof, à partir du monde d’Adam Kadmon.

Comme chaque monde enferme cinq Partsoufim, et que chaque Partsouf est constitué de cinq Sefirot, une personne découvre un nouveau niveau avec chacune des cinq Sefirot. Par exemple, dans le monde d’Assiya, les cinq premières Sefirot permettent à une personne d’atteindre Malkhout du monde d’Assiya; les cinq Sefirot suivantes l’élève à ZA du monde d’Assiya, les cinq suivantes à Bina du monde d’Assiya, les cinq suivantes à Hokhma du monde d’Assiya. Les cinq dernières Sefirot accordent à l’âme l’accès à Keter du monde d’Assiya.

Lorsque l’âme poursuit ainsi son chemin, elle se procure progressivement les Massakh d’Aviout Choreche jusqu’à celui d’Aviout Alef du monde de Yetsira. Et cela continue, jusqu’à ce que l’âme ait gravi les 125 échelons des mondes qu’elle traverse.

Lorsque une personne se trouve dans le monde d’Assiya avec l’écran d’Aviout Choreche, son âme se trouve au stade embryonnaire (Oubar) dans le ventre de sa mère (Bina) pour une période de «neuf mois». Ce chiffre qui correspond pour l’âme à ses niveaux de développement appelés «intra-utérin», coïncide à la durée de la grossesse chez une femme dans notre monde.

Le passage à Aviout Alef et par conséquent dans le monde de Yetsira, s’appelle la naissance de l’âme ce qui correspond à la naissance d’une personne dans notre monde. La présence dans le monde de Briya correspond à sa croissance et à son allaitement sur une période de deux ans, coïncidant pour l’âme à la réception de la lumière qui progressivement y développe le Massakh.

En ce lieu, l’âme est toujours dans l’état de Katnout (Kelim G »E). Par contre, le passage dans le monde d’Atsilout symbolise déjà la transition graduelle de l’âme dans Gadlout (l’acquisition des Kelim AHP). Cela perdure pendant treize ans (âge adulte ou Bar Mitsva) jusqu’à ce que l’âme devienne autonome dans le monde d’Atsilout. C’est à dire qu’elle possède à présent, le Massakh lui permettant de recevoir pour l’amour de donner sans réserve (ou d’attacher les Kelim de-kabbalah avec l’aide des AHP de- Aliya).

Le monde d’Atsilout contient Zachar (Z »A) et Nekeva (Nukva). Les uns vis-à-vis des autres, ont des positions variées dépendant de l’état de l’âme (Katnout ou Gadlout), de différents Zivouguim se produisant entre eux etc.

Dans le monde spirituel, nous avons une notion appelée «Eretz» ou terre. C’est l’endroit où vous êtes ou où vous allez. Eretz vient du mot «Ratson» ou désir. Notre âme entière est constituée d’un énorme plaisir (Eretz), qui contient une quantité de petits désirs (Artzot ou Retsonot) ainsi que les désirs des «nations du monde», appelés les autres nations.

Eretz est plus proche du Créateur que le spirituel «autres nations» qui sont Ever ha Yarden (Jordanie), Mitzraim (Egypte) et Souria (Syrie).

Ils correspondent à nos voisins qui veulent notre terre, ou Eretz Israël, car c’est l’endroit où se trouve le Créateur, ou le désir le plus proche de lui.

La réparation doit commencer avec nous, ou des désirs les plus purs. D’un côté ils sont le plus proches de Eretz Israël; d’un autre ils en sont le plus éloignés, car il existe une relation inverse entre la lumière et les désirs.

Pour retourner vers le Créateur, une personne doit être à son état le plus égoïste, à savoir qu’il doit sentir que quelque chose lui manque dans sa vie. D’un côté, elle est égoïste selon ses Kelim, signifiant qu’elle est éloignée du Créateur au regard de ses désirs égoïstes. De l’autre côté, lorsqu’elle transforme ses kelim ou ses intentions avec toute la force de son désir de se rapprocher du Créateur, elle est alors plus près de Lui.

Lorsque une personne commence à étudier, elle apprend à diviser ses désirs en ses divers composants selon le degré de leur Aviout et évalue par lequel de ses désirs elle devrait commencer à travailler et à corriger.

De plus, lorsqu’elle travaille avec ses désirs, elle sait également où elle se trouve selon sa carte spirituelle interne.

 

Introduction au Zohar

Rav Yéhouda Ashlag, dit le Baal HaSoulam

Explication du Rav, Dr Michaël Laitman

zohar

61. Après avoir été écrit, le Zohar a été caché pendant 9 siècles, du 4ème au 13ème siècle bien que, sans doute, les générations étaient porteuses de bien plus de grandeur que les dernières et méritaient bien davantage d’étudier ce livre.

De bien plus de grandeur du point de vue de la pureté de leurs désirs. C’est la raison pour laquelle elles n’avaient pas besoin du Zohar comme moyen pour procéder à leur réparation. Se pose aussi la question de savoir pourquoi il n’y a pas eu d’explication du Zohar avant le Ari? Pendant 13 siècles, du 3ème au 16ème, du RASHBI au ARI, aucun cabaliste n’a atteint un tel niveau qui lui permette de donner des éclaircissements sur le Zohar et sur la Cabale dans son ensemble.

Le ARI, rabbi Isaac Louria (1534 – 1572), nous a expliqué les principes fondamentaux de la Cabale, mais il n’a écrit aucun commentaire sur le Livre du Zohar. C’est à partir du 16ième siècle que le Livre du Zohar est apparu dans des éditions imprimées.

Par ailleurs, il n’y a pas eu de commentaire sur les oeuvres du ARI et le Livre du Zohar depuis le ARI jusqu’à nos jours, celui du Soulam sur le Zohar pendant plusieurs siècles, et sur les oeuvres du ARI trois siècles durant.

C’est seulement quand l’époque de la diffusion de la Cabale est venue, qu’une âme particulière est descendue dans notre monde, celle de rabbi Yéhouda Ashlag, qui nous a transmis cette science sous une forme compréhensible pour notre génération.

Cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas eu de grands cabalistes avant notre génération, au contraire, mais ce qu’ils avaient acquis ne pouvait servir que pour leur travail personnel, il ne leur était pas permis d’enseigner la Cabale. Il y avait des cabalistes avant le RASHBI, qui détenaient des connaissances non moins étendues que celui-ci, mais ils n’avaient pas le droit d’en dévoiler les secrets.

On peut citer des exemples de grands cabalistes des siècles derniers: Le RAMHAL, rabbi Moshé Haïm Luzzato, (1700 – 1747), auteur de nombreux ouvrages de Cabale; Le fondateur du hassidisme, Israël Baal Chem Tov (1698 – 1760) ; rabbi Elyahou, le Gaon de Vilna (1710 – 1798), auteur d’ouvrages sur la Cabale et sur les aspects pratiques et théoriques de la Halakha, auteur des commentaires sur les ouvrages de Cabale que sont le «Sefer Yetsira», le «Sefer haBahir», le «Sifra de Tsniouta», etc.

Le fait qu’à notre époque il soit possible d’étudier la Cabale et d’élargir le cercle de ses étudiants (en référence au principe du ARI que d’aucun ne peut réfuter), témoigne du souhait divin de transmettre à notre génération la force qui conduit au parachèvement de la réparation.

Ainsi se pose la question : pourquoi le Livre du Zohar ne s’est pas révélé aux générations précédentes, qui sans aucun doute furent bien plus dignes que les générations d’après? De plus, il convient également de se demander pourquoi les explications du Livre du Zohar n’apparurent pas avant le Ari à ses prédécesseurs ? Et enfin pourquoi les explications du Ari et du Zohar ne sont révélées qu’actuellement?

La réponse est la suivante: Les 6000 ans d’existence du monde correspondent à un partsouf constitué de trois parties, roch, tokh, sof ou haba »d, haga »t, neh »i.

6000 ans, tout comme 13 ans, et nombre d’années et autres dates et indications de temps en Cabale sous-entendent, d’une manière générale, le nombre de degrés, de niveaux qu’il est nécessaire de surmonter pour atteindre un certain degré: 13 années pendant lesquelles les manifestations de l’égoïsme s’accumulent et se développent, années de la création du partsouf spirituel complet correspondant 7X10 sefirot, 6000 degrés des mondes de ABY »A surmontés par celui qui s’élève du degré de «notre monde» d’égoïsme vers le degré de l’union avec le Créateur, le monde de l’Atsilout.

Les sages nous disent (Talmud, Sanhedrin 97; 1): 2000 – le tohu (chaos), 2000 – Torah, 2000 – ère messianique. Machiakh – rédempteur du verbe « limochkh », tirer, celui qui tire l’humanité de l’abîme de l’égoïsme vers la vraie vie éternelle.

Les 2000 premières années, roch et haba »d, étaient pénétrées d’une faible lumière et étaient comme une tête sans corps ne comportant que la lumière «or nefech», car le rapport entre les kelim (récipients) et les orot (lumières) est inverse, ce sont les kelim (récipients) supérieurs qui naissent les premiers dans le partsouf, mais les orot (lumières) sont faibles.

Au début, ce sont donc les kelim de haba »d avec la or nefech qui apparaissent. Par conséquent, on dit des premières 2000 années qu’elles étaient tohu. Les kelim de haba »d sont des kelim d’un altruisme absolu de par leur nature, proches de la lumière de par leurs attributs, ils sont les premiers à descendre dans notre monde parce que la réparation commence par les désirs les moins corrompus pour pouvoir ensuite procéder à la réparation des désirs – kelim plus grossiers au moyen de ceux qui sont déjà réparés.

Or nefesh, appelée lumière de la Torah est descendue dans notre monde au cours des deux millénaires suivants qui correspondent aux kelim de haga »t. C’est pourquoi il est dit de ces 2000 ans qu’ils sont l’époque de la Torah. Les kelim de haga »t sont semblables, de par leurs désirs – attributs, aux kelim de haba »d et ne s’en distinguent, d’une manière générale, que par leur taille.

Les deux derniers millénaires correspondent aux kelim de neh’i parce que c’est à cette époque que la or nechama, une lumière encore plus intense, descend dans notre monde. C’est donc l’époque de Machiakh (Messie). Les kelim de neh »i sont des kelim égoïstes dont la réparation nécessite la lumière intense de la neshama.

Chaque partsouf est structuré ainsi : dans les kelim de haba »d, le haga »t arrive jusqu’à sa poitrine, la lumière y est dissimulée, seule Or hassadim est présente, Or hokhma ne brille que du «haut» vers le bas, dans les neh »i du partsouf. Ceci s’explique par le fait que, avant que les kelim des neh »i ne commencent à se révéler dans le partsouf du monde, la Cabale, et la sagesse du Zohar notamment, ont été dissimulées au cours des deux derniers millénaires.

Les kelim de haba »d et de haga »t n’ont pas besoin de la lumière Or hokhma pour leur réparation, ils s’emplissent de la lumière Or hassadim parce qu’ils ne font pas que recevoir, ils souhaitent, en outre, tout donner sans réserve au Créateur. En raison de leur nature égoïste, les kelim des neh’i ont besoin d’une lumière puissante pour leur réparation, cependant, en procédant à leur réparation, ils ouvrent, dans notre monde, l’entrée de la or hokhma- présence divine parce qu’ils reçoivent dans une intention orientée vers le Créateur.

A l’époque du Ari, l’imminence de l’achèvement des kelim situés en dessous de la poitrine du partsouf, prête alors à recevoir une intense lumière, la sagesse supérieure s’est dévoilée par le biais de l’âme du Ari. C’est la raison pour laquelle le Ari a révélé les fondements du Zohar et de la Cabale comme d’aucun n’avait pu le faire jusqu’alors. Les kelim des haba »d et haba »t se situent au-dessus de la poitrine du corps- partsouf spirituel, les kelim des neh »i, quant à eux, se situent sous la poitrine.

La ligne de la poitrine du corps spirituel délimite les kelim qui «donnent» de ceux qui «reçoivent». Ces kelim ne furent pas achevés en raison de la mort du Ari en 5332, le monde ne fut pas prêt à ce que soient révélées ses connaissances, seules quelques unités ont accédé à ce que le Ari avait révélé, mais elles n’étaient pas autorisées à le dévoiler. Tout comme pour le Zohar écrit antérieurement, les oeuvres du Ari ont été publiées bien plus tard (la plus grande partie d’entre elles a été enterrée dans la tombe puis reprise par les élèves et éditée au cours des générations suivantes). Tout comme le Zohar, les oeuvres du Ari ont été révélées au monde grâce aux commentaires du Baal HaSoulam, c’était déjà à notre époque.

Actuellement, alors que nous ne sommes pas loin de la fin du dernier millénaire, alors que les kelim des neh »i entrent complètement dans notre monde, il est possible de révéler la sagesse du Zohar au monde pour que notre génération et les suivantes découvrent davantage ce qui y est exposé, et ceci, jusqu’à ce qu’elles le découvrent totalement.

Les disputes et l’opposition à l’étude de la Cabale formulées par divers groupes ne sont aucunement fondées. Leur attitude ne montre que leur incompréhension de l’évolution du monde, et ce n’est que naturel car elle est le corollaire de leur méconnaissance des vérités élémentaires de la Cabale.

63. En fait, il n’y a aucune commune mesure entre l’élévation des âmes des premières générations et celle des dernières. Dans tous les partsoufim et les mondes, le principe est le même: ce sont les âmes les plus pures qui procèdent à leur réparation en premier.

L’élévation d’un récipient se mesure à sa similitude par rapport à la lumière. L’importance de la réparation est rigoureusement fonction de celle du désir, plus l’égoïsme est fort, plus la connaissance du divin et le degré de rapprochement avec le Créateur sont intenses. C’est la raison pour laquelle, au commencement, ce sont les kelim de haba »d qui ont procédé à leur réparation et se sont purifiés. Les âmes des deux premiers millénaires étaient donc les plus élevées.

Malgré leur degré de pureté, ces âmes ne pouvaient pas recevoir toute la lumière du fait de l’absence de récipients inférieurs du monde et d’elles-mêmes. Il y a deux attributs dans toute création: la grandeur de son désir d’éprouver du plaisir à des fins personnelles (épaisseur du désir), et la force d’opposition à ce désir au nom d’un but choisi par ce désir (vigueur du désir).

Ces deux attributs s’unissent dans le massakh -écran et définissent le niveau spirituel du keli. Au cours des deux premiers millénaires de notre monde, les âmes qui apparaissaient étaient pures, quelques unités avaient la connaissance du Créateur, ces âmes étaient dotées de faibles désirs égoïstes pour la réparation desquels elles recevaient des lumières peu intenses: les kelim des haba »d avec or nefesh.

Au cours des deux millénaires suivants, les âmes descendues dans notre monde étaient plus grossières, leur égoïsme était plus fort et la réparation de celui-ci avait besoin d’une lumière plus forte : cela correspond aux kelim des haba »t-haba »t avec la or nefesh-rouah.

Les âmes de cette période ont été dignes de recevoir la Torah nécessaire à leur réparation, mais cette réparation pouvait se faire même par l’observation des commandements avec une intention peu développée, en proportion de la force de leur désir égoïste.

Au cours des deux derniers millénaires, toutes les âmes dotées d’un grossier égoïsme descendent peu à peu dans notre monde, plus particulièrement depuis l’époque du Ari. La réparation de ces âmes nécessite l’étude et la mise en application de la sagesse de la Cabale.

Si le Zohar a été dissimulé au cours des siècles, c’est qu’il n’était pas utile. Des âmes particulières comme celles du Ari et du Baal HaSoulam sont donc apparues pour achever la préparation de la Cabale afin que nous puissions l’étudier.

Les âmes qui descendent aujourd’hui dans notre monde sont les plus grossières, elles concernent les kelim des neh »i, leur réparation nécessite un moyen puissant comme la Cabale, en revanche, la lumière qu’elles attirent par leurs actes réparés est très intense, c’est or nechama.

Bien que cette or nechama pénètre dans le keli des haba »d, et non dans ceux des neh »i, autrement dit son scintillement reste dans les mondes spirituels mais, au moment du parachèvement de la réparation, ce sont les âmes qui auront été à l’origine de son entrée dans le keli qui la recevront. Pour l’instant, les besoins matériels grandissent, la pensée se fait de plus en plus superficielle, même les «grands philosophes» contemporains, sont de plus en plus ancrés dans la matière qui occupe leur pensée et leur désir, les «esclaves poursuivent les maîtres» (l’égoïsme commande nos âmes. Talmud. Sota).

Cependant, au cours des générations antérieures, tout comme au cours de la notre, ainsi que l’écrit Iben Ezra (Yessod Moré 8, 2) «Considère et sache que tous les Commandements décrits dans la Torah ou reçus de nos pères, bien que la majorité les observent par l’acte ou le verbe, tous ces commandements sont faits pour la réparation du cœur parce que c’est le cœur que le Créateur exige de nous, pour qu’il Lui soit demandé de nous réparer, parce qu’Il nous a créés non pas pour que nous acquérions de maigres biens dans ce monde, mais pour que nous procédions à notre réparation par l’étude de la Grande Sagesse».

Les lettres sont pareilles à la mort, mais leur sens intrinsèque est pareil à des âmes, et celui qui ne comprend pas le sens spirituel de la Torah est pareil à celui qui feuilletterait un traité médical, en lirait les pages mais ne serait pas soigné pour autant ou bien comme un chameau qui porterait de la soie, fardeau dont il ne peut rien tirer, tout comme la soie ne peut rien tirer du chameau; De la même façon, si l’homme ne comprend pas le sens des préceptes de la Torah, ses efforts sont vains.

D’après les réflexions des Cabalistes, l’essentiel est de poursuivre avec constance le but de la création qui est l’union avec le Créateur pendant cette vie, la compréhension de ce but au cours de l’existence car «la Torah n’est donnée que pour ceux qui ont la connaissance de leur propre cœur», la connaissance d’un cœur capable d’aimer le Créateur, un cœur débarrassé de l’esprit animal et empli de la Sagesse supérieure.

Ensuite, au cours des deux millénaires intermédiaires, au moment où les kelim de haga »t s’unissaient au monde et aux âmes, il y avait encore des âmes suffisamment pures parce que, de par leur nature les kelim de haga »t sont proches des kelim du haba »d, la lumière était encore voilée car il n’y avait pas de kelim en dessous de la poitrine ni dans le monde ni dans les âmes.

Les kelim des haga »t sont de par leur nature, leurs attributs, leurs désirs, semblables aux kelim des haba »d, mais ils sont bien plus petits qu’eux, plus faibles en ce qui concerne les désirs altruistes, ils ont donc besoin de l’aide de la Torah, de l’observation d’actes pour procéder à leur réparation.

Les neh »i étant encore très éloignés des désirs égoïstes, ils n’avaient pas besoin de travailler à l’orientation de leur motivation, à leurs intentions au moyen de la Cabale qui était dissimulée à ces générations. On peut dire que pour ces générations, la voie de la Torah consistait à observer les commandements, elles pouvaient réparer leurs intentions sans étudier la cabale car leurs désirs étaient insignifiants.

Bien que les âmes de notre génération soient d’un niveau extrêmement bas, qu’elles soient celles qui n’ont pas pu effectuer leur réparation et se purifier jusqu’à ce jour, ce sont elles qui parachèvent la construction du partsouf du monde et du partsouf des âmes au moyen de leurs kelim. Les âmes les plus grossières descendent dans notre monde au cours de nos générations, et les dernières d’entre elles sont dotées d’un égoïsme si puissant que seule toute la force de la Cabale peut donner la possibilité de réparer par la voie de la Torah la motivation de leurs actes et de leurs désirs. Ce sont elles qui parachèvent l’ensemble du travail de réparation de la création- désir de recevoir créée par le Créateur afin d’imprimer à celle-ci une intention juste.

Comme nous le voyons, le désir de recevoir demeure, il est impossible de le détruire, c’est l’essence même de l’être créé, et il faut le faire croître considérablement au moyen des mondes impurs de BY »A pour éprouver les immenses délices que nous réserve le Créateur.

L’homme a pour seule tâche d’unir ses désirs à la motivation nécessaire pour éprouver les immenses délices divins. C’est précisément la motivation qui transforme les désirs égoïstes de faible intensité en délices sans limite aucune ni dans le temps, ni dans la puissance.

A la fin du parachèvement des kelim des neh »i, tous les kelim se trouveront dans le partsouf, dans rosh, toh, sof, par conséquent toute la lumière descendra dans rosh, toh, sof, dans tout ce qui doit être empli, autrement dit c’est l’ensemble de la lumière des naranha »y qui est concerné.

C’est par conséquent uniquement au moment du parachèvement de la réparation de toutes ces âmes situées au plus bas niveau que les mondes spirituels pourront se révéler. Ce sont précisément les dernières générations qui déclenchent la pénétration de la lumière la plus intense. Ce même principe s’applique également à chacun en particulier: plus l’homme est égoïste, grossier, plus il s’élève au moyen de sa réparation selon le principe «kol hagadol mi haveyro, itsro gadol mimeyno» (l’homme est plus grand que les autres du fait de la plus grande force de ses désirs (réparés).

64. Les sages posaient déjà cette question (Talmud, Berakhot, 20) et répondaient qu’il est clair que les premières générations étaient bien plus importantes que les dernières par rapport à leurs kelim, leurs attributs, leurs désirs, et bien plus proches des attributs de la lumière. Selon la Torah et la Cabale, les dernières générations sont bien plus importantes que les premières du fait de la lumière qu’attirent leurs actes.

Ceci nous montre que bien que les premières générations fussent plus importantes que les dernières du fait de la nature même de leurs âmes parce ce sont les plus pures qui ont procédé à leur réparation en premier et sont descendues dans notre monde en premier, toute la sagesse de la Cabale et de la Torah se dévoile davantage au cours des dernières générations parce que leur réparation nécessite une puissante lumière- aide divine.

Ceci est dû au fait que la construction générale du partsouf se termine justement au moyen des dernières générations, ce sont des lumières plus puissantes qui doivent donc descendre, bien que leurs attributs soient les plus mauvais. C’est la lumière -or nefech qui pénètre en premier dans le keli-sefira: le keli-keter est le keli le plus pur, autrement celui qui est doté du désir égoïste le plus ténu et, par conséquent, celui qui est le plus proche de la lumière par ses attributs.

Ensuite, Or nefech descend du keli de keter dans le keli de hokhma, libérant ainsi la place dans le keli de keter pour une lumière- or rouakh plus puissante, et Or rouakh pénètre alors dans le keli de keter. Ensuite, or nefech descend du keli de hokhma dans le keli de la bina, la or rouakh descend du keli de keter dans le keli de hokhma, et la lumière or nechama descend alors dans la place libérée dans keli de keter, et ainsi de suite.

Ce schéma de principe nous montre bien que ce sont les keli-sefirot pures qui s’emplissent tout d’abord de lumière car ce sont les plus purs, ils se rapportent à l’observation mécanique des commandements, leur égoïsme insignifiant peut être surmonté avec une relative facilité et à l’observation mécanique des commandements par les masses ou même l’observation dans une intention juste pour les cabalistes de cette époque. Par contre, ces dernières années, à l’approche de l’ère messianique, les âmes de notre monde se rapportent aux kelim inférieurs de la malkhout, des efforts particuliers sont donc nécessaires pour surmonter l’égoïsme, et seule la puissance de la Cabale peut les amener sur le chemin de la Torah et ne pas les laisser sous l’emprise d’un développement sauvage suivant un chemin de souffrances.

65. Cela ne contredit aucunement le fait que les premières générations ont été dépositaires de la partie révélée de la Torah. Pour ce qui concerne l’observation des commandements, le rapport est inverse, les premières générations y étaient plus fidèles que les dernières. Ceci est dû à ce que les actions proviennent des kelim purs des sefirot, tandis que les secrets de la Torah et le sens des Commandements proviennent de la lumière qui a pénétré dans les sefirot.

Tout comme il ne se produit aucune modification dans les kelim, il n’existe pas de lumière qui ne serait pas composée de 10 sefirot, la différence entre une sefira et une autre ne réside que dans leur intention intrinsèque appelée lumière réfléchie, Or Hozer qui correspond à l’intention se caractérisant par la «force de sa capacité à recevoir dans une intention orientée vers le Créateur», et de la même façon, il n’y a aucune différence dans l’observation des commandements entre des croyants simples et un grand rav, tous doivent observer les 613 commandements.

Selon le principe «il est interdit d’ajouter ou de diminuer», un juste ne doit pas ajouter quoi que ce soit à l’observation, un homme simple ne doit pas la diminuer. Ceci fait référence au principe qui régit les 10 sefirot et énoncé dans le «Sefer Yetsira»: «10, non pas 9, 10 non pas 11».

Nous voyons bien, en considérant le développement historique, social et religieux de la société que les générations passées, de par les qualités de leurs âmes, ne se posaient pas de questions sur les raisons, les bases de leur foi non plus que sur la nécessité d’observer les commandements alors qu’à notre époque, pratiquement chacun de nous cherche à comprendre et à prendre conscience du spirituel, aspire à la connaissance du divin. C’est seulement ensuite que nous en venons à une sorte de compromis et que nous nous mettons à observer les commandements.

La manifestation de qualités spirituelles est un processus à considérer dans son ensemble, à notre époque ce sont les âmes les plus égoïstes qui descendent, mais parmi elles certaines concernent le type haba »t haga »t, mais pas ceux-ci purement et simplement, mais le haba »t haga »t inclus (itkalelout) dans les neh »i, car tout degré spirituel est constitué de 10 sefirot qui renferment des fragments de tous les degrés, son principal attribut étant le degré lui-même.

C’est pourquoi il y a dans notre génération des personnes qui se satisfont de l’observation des commandements, qui ne ressentent pas la nécessité de procéder à la réparation de leurs intentions, de leur relation avec le divin. Les personnes opposées à l’étude de la Cabale sont en principe des personnalités dont les désirs sont d’une très faible intensité.

La seule création qui existe est le désir d’éprouver du plaisir, c’est la seule entité qui existe hormis le Créateur, ce désir est créé par Lui Qui désire procurer du plaisir. Cependant, du fait que le plaisir fait naître un sentiment désagréable de honte chez celui qui l’éprouve car il est en situation de recevoir, et que le désir de recevoir a des limites, il est nécessaire de procéder à la réparation de ce désir de recevoir, de lui ajouter la pensée, la motivation, l’intention. Si le désir de recevoir utilise son aspiration à éprouver du plaisir parce que tel est le désir du Créateur, sa capacité à recevoir est alors égale à sa capacité de donner parce qu’il reçoit afin de faire plaisir à celui qui donne et non pour éprouver un plaisir personnel.

Pour qu’une intention de cette nature, présidant au désir d’éprouver du plaisir, puisse être réparée, le Créateur a créé deux systèmes antinomiques de désirs purs et de désirs impurs. Le désir de recevoir à des fins personnelles est appelé le mal (le principe du mal – yetser ara) parce que la forme égoïste ne permet pas d’éprouver un plaisir spirituel. L’homme de notre monde, son corps, correspond au désir d’éprouver un plaisir personnel dans tout ce qui se présente devant ses yeux en ce monde.

Cette nature, la seule chose créée, ne peut pas être modifiée, elle ne peut qu’être réparée, amenée au niveau où le désir de recevoir permet de recevoir de tous les mondes. C’est ceci la réparation de la forme de l’intention d’éprouver du plaisir, parce que c’est le désir du Créateur que l’homme se délecte dans une intention orientée vers Celui qui donne. Ce processus est appelé réparation.

Réussir cette réparation n’est possible qu’à l’aide de la Torah et de la mise en pratique des commandements divins. La Torah est donnée comme outil pour la réparation du mal qui est en nous, les Commandements sont issus du désir du Créateur, c’est comme s’Il nous disait que ces actes sont souhaités par Lui s’il s’agit des commandements positifs, et non souhaités par Lui si ces commandements ont trait aux interdits.

Cela signifie que tous nos actes peuvent être divisés en: interdits (non souhaités « lo taasé »), et positifs (souhaités, taasé), neutres (libres «reshout»). Pour ce qui concerne les commandements positifs ou d’interdiction, comme ils correspondent à une indication et un souhait divin, leur observation doit être rigoureuse, même sans aucune intention.

Le principal travail permettant de réussir à acquérir l’intention adéquate et souhaitée se fait justement dans les actes non réglementés par la Torah, et dont l’observation n’aboutit ni à un commandement ni à son non-respect: en accomplissant un acte libre dans une intention «orientée vers le Créateur», l’homme intègre cet acte de la zone libre de ses désirs au système des forces pures et, ce faisant, le transforme en commandement jusqu’à ce qu’il tourne tout son être, tous ses désirs et pensées libres vers le Créateur.

C’est dans la modification de sa motivation au moment de l’accomplissement de ses actes libres que l’homme se heurte à d’énormes difficultés, combat le mal qui est en lui, son égoïsme. Son corps – désirs lui dit qu’il n’y a rien dans ses actes qui puisse se rapporter à un interdit ou à un ordre, qu’il n’y a par conséquent aucun bienfait ni récompense à en attendre.

Sans récompense, le corps n’est pas en mesure de travailler. C’est la raison pour laquelle si l’homme accomplit les commandements obligatoires, positifs ou négatifs, comme un devoir, dans le domaine des actes libres, ce sont les intentions de l’homme qui font de son acte un commandement, qui le tournent vers le système des forces pures. L’homme peut accomplir les commandements sans aucune intention, tout simplement parce que, de par son éducation, il en attend une récompense dans ce monde ou dans le monde futur. Il peut aussi les observer dans une intention orientée vers le Créateur, autrement dit en y plaçant ou non une intention.

Si l’homme entreprend un acte neutre, c’est justement son intention qui l’oblige à l’accomplir, son égoïsme entre alors aussitôt en jeu car il n’y a pas d’interdit sur l’acte neutre, seulement sur son intention tournée vers Celui pour lequel il accomplit cet acte.

Il est dit: «La façon de tuer le bétail, à la gorge ou bien à la nuque, importe peu au Créateur, la Torah n’est donnée que pour purifier Israël», le terme purification sous-entend la purification de notre corps des intentions égoïstes, ce qui est justement le but de l’observation de la Torah et des commandements (Yéhouda Ashlag, Matan Torah, p. 27, édition en hébreu).

Il s’ensuit de ce qui précède que c’est seulement lorsque nos intentions altruistes prédominent, que le corps aussitôt se refuse à se soumettre. Cette lutte contre le corps est désignée par l’expression libre combat, (milkhemet reshout) parce que seul l’homme peut connaître ses intentions.

Ce combat avec le corps se déroule uniquement vis à vis des intentions, non pas vis à vis de l’accomplissement de l’acte, les actes neutres ne faisant l’objet d’aucun interdit, mais c’est dans l’essence même de son intention que l’homme désire véritablement détruire son désir de recevoir un bénéfice, une récompense, tuer son corps parce que «la Torah ne vit qu’en celui qui s’est tué», (Ein haTorah mitkayemet, ela be mi she memit et atsmo elieya), seul celui qui se libère des désirs égoïstes mérite de recevoir la lumière divine appelée Torah.

On comprend alors que le principal en l’homme est le désir de recevoir (les délices), mais sous la forme initiale, il n’est pas en mesure de recevoir les délices spirituels que lui réserve le Créateur, c’est seulement en transformant son intention de recevoir «pour soi» en recevoir «dans une intention orientée vers le Créateur», qu’il atteint le degré souhaité.

C’est pourquoi le désir de recevoir créé par le Créateur ne disparaît pas, au contraire, il croît considérablement au moyen du système des mondes impurs, il faut cependant que l’homme transforme son intention quand il se réjouit parce que c’est ce que souhaite le Créateur.

La créature «désir de recevoir» ne disparaît pas, seule son intention est transformée, il est dit «barati yetser ra, barati Torah tavlin», « J’ai créé le mauvais penchant et j’ai créé la Torah comme un épice », parce qu’à l’aide de la Torah, nous modifions seulement notre intention sans changer la créature- désir d’éprouver du plaisir que nous sommes, c’est pourquoi la Torah ne fait que rendre notre égoïsme apte à être utilisé, tout comme les épices rendent attrayant un mets sans saveur.

L’observation des commandements accompagnée d’une intention adéquate, tant les négatifs que les positifs est possible jusqu’au parachèvement de la réparation. C’est cependant uniquement l’accomplissement d’actes libres dans une intention orientée vers le Créateur qui permet de procéder totalement à la réparation de l’égoïsme, au gmar tikoun (dans la langue de la Cabale, l’ensemble du combat est mené pour la partie neutre, le tiers moyen de tiferet de Zeïr Anpin ou de Adam Harichon, et l’ensemble de la Torah ne parle pratiquement que de cela. Voir «Beït chaar hakavanot »; La Cabale. Enseignement spirituel du Judaïsme, tome 3).

Ainsi qu’il est écrit dans le Zohar, «Les Commandements de la Torah sont appelés conseils (Etsot) et engagements (pikadon-pkoudot)». Ce qui les distingue réside en ceci que lorsque l’homme observe les commandements avant d’acquérir les désirs altruistes pour les accomplir dans une intention orientée vers le Créateur, les commandements qu’il observe sont appelés «Conseils».

Si l’homme a accédé aux degrés de l’observation des Commandements au sens spirituel du terme, chacun de ces mêmes degrés apporte à l’homme sa lumière, une sorte d’acquis, parce que chacun des 613 actes spirituels appelés commandements renferme une lumière qui correspond à l’un des 613 fragments de l’âme, du récipient -keli de l’homme.

En observant les Commandements, l’homme répare et emplit partie après partie son corps spirituel appelé âme. Ces deux périodes dans le travail de l’homme correspondent respectivement au « conseil » du stade préparatoire préliminaire et à l’acquis du stade de la pénétration de la lumière qui sont appelées «naassé» (faire) et «nishma» (entendre). Il y a 14 groupes d’acquis globaux qui réunissent en eux tous les 613 commandements, tout comme les 7 jours de la création renferment les 6000 années d’existence du monde. C’est la raison pour laquelle il y a une relation directe entre les 14 acquis et les 7 jours de la création.

Chaque jour, le degré spirituel correspond à des commandements bien précis, mais comme ils sont tous liés, il faut observer les commandements – actes spirituels chaque jour à chaque nouveau degré spirituel. Le principe de ce développement pyramidal peut être observé dans le développement de l’homme: le but de la création est le développement progressif de l’homme jusqu’au degré où il peut ressentir le Créateur comme étant le plus proche de lui.

Pour accroître un désir spirituel authentique en l’homme qui, de par ses attributs, est très éloigné du Créateur au début de son chemin, le Créateur lui envoie des circonstances qui induisent en lui une sensation d’inutilité, de vide et d’inconsistance de sa vie, de ses pensées, de doutes quant à ses raisons de poursuive les buts éphémères, vains et les plaisirs fugaces qui constituaient le but de sa vie jusqu’à présent. L’homme se met alors à la recherche de valeurs vraies qui donneraient un sens à sa vie.

Ensuite l’homme prend conscience que ces valeurs ne se trouvent que dans la religion parce qu’elle seule parle de ce qui n’est pas éphémère comme notre vie terrestre, de ce qui est éternel dans l’âme humaine.

Après être arrivé à la conclusion sur la nécessité de s’adonner à une religion, l’homme commence à fréquenter toutes sortes de lieux d’étude pour mieux comprendre ses aspirations, pour savoir mieux comment faire pour que sa vie ne lui semble plus inutile, pour que son acquis dans cette vie échappe au temps.

Les hommes sont très différents et, tout comme il n’existe pas deux hommes semblables d’aspect, intérieurement nous sommes tous différents. De surcroît, l’homme change en permanence car son âme est éternelle et se renouvelle sans cesse, et ceci pour sa réparation au début inconsciente, ensuite consciente.

C’est pourquoi, parmi ceux qui ceux dont l’intérêt s’est éveillé, certains se contentent de l’étude ou de la pratique de rites religieux extérieurs, se limitent à des attributs extérieurs comme les vêtements, les chants religieux, etc., le niveau spirituel qu’ils ont atteint n’exigeant pas plus d’eux pour la réparation de leurs âmes.

Parmi ces êtres qui fréquentent toutes sortes de cercles et de cours, certains se contentent de l’étude et de la pratique rigoureuse des commandements et dédient leur vie à l’observation la plus rigoureuse.

Dans leur aspiration à trouver un but à leur vie, certains choisissent de travailler à la réparation des autres, à attirer à la religion et qui, après avoir pris conscience de l’importance de quelque chose, souhaitent s’auto affirmer et démontrer au monde leur bon droit afin de se renforcer dans leur choix.

D’autres encore passent par tous les stades décrits ci-dessus, mais ne peuvent pas s’arrêter à l’un d’eux bien que cela soit possible, et même pour de longues périodes, mais ils ne se contentent ni de la compréhension des formes rituelles extérieures, ni de l’observation scrupuleuse des commandements, ni du travail social pour s’auto affirmer tant que leur recherche ne les amène à la Cabale malgré tout le mal qu’il en est dit.

Certains commencent à s’intéresser à la Cabale avec précaution, s’arrêtent aux récits faciles sur cette science et sur son histoire, se limitent à étudier la «Cabale» à l’université.

D’autres sont satisfaits de l’étude scientifique de la Cabale, de la description exacte des éléments des structures spirituelles.

Il existe des personnes qui se contentent de passer pour des cabalistes et, au passage, donnent des bénédictions pour percevoir de l’argent et des honneurs, certaines d’entre elles sont même prêtes à payer de leur poche pour avoir cet honneur et ce titre.

Quelques personnes qui sont passées par toutes sortes de cercles, de cours d’amateurs passent à travers les mailles du filet qui se resserre et se retrouvent dans un groupe qui étudie l’authentique Cabale.

Parfois l’homme assiste à des cours, mais il n’entend que ce que d’une oreille, autrement dit son désir de recevoir, son «Moi», est prêt à recevoir, et c’est ainsi qu’il entend ce qu’il doit entendre d’un livre ou d’un cours.

Dans un groupe de cabalistes, chacun est à tel point une entité individuelle qu’il n’est pas possible de le penser constant, immuable; Chaque jour il change à mesure de son évolution en fonction du niveau auquel il se trouve et, à chaque moment, il est une autre personne avec d’autres questions, d’autres goûts et pensées, comme si seuls son aspect physique et son nom étaient les seuls à ne pas changer, toute la partie intérieure étant totalement transformée et n’ayant plus aucun lien avec ce qui était la veille, même parfois quelques minutes auparavant.

Ces transformations ont lieu également en permanence en chacun de ceux qui étudient, elles sont brusques et échappent à toute tentative de description. L’homme lui-même ne connaît pas ses véritables intentions, elles lui sont cachées, par conséquent il peut étudier automatiquement pendant des mois, même des années, aiguillonné par le réflexe et il ne prend conscience qu’après coup des stades par lesquels il est passé, il est déjà alors à un plus haut degré de perfection et peut par conséquent prendre conscience du stade précédant, il a acquis plus de sagesse en se hissant au niveau suivant.

A n’importe quel stade de son développement, l’homme est sous l’influence de forces qui l’obligent à agir en conformité avec le stade auquel il se trouve sur le moment, c’est la raison pour laquelle il ne peut pas entendre les conseils d’autrui, il ne peut les suivre que s’il exclut sa raison.

L’humanité dans son ensemble finira par découvrir qu’elle est parvenue à l’époque de l’étude sérieuse de la recherche du but de la création et du Créateur, en attendant chacun de nous se situe à l’un des stades intermédiaires de son développement et, par conséquent, doit mûrir et ne pas accélérer artificiellement le développement, tous les stades intermédiaires sont nécessaires pour la prise de conscience et le ressenti du but de la création, ainsi que l’écrit le Baal HaSoulam: «Par leur progrès, les peuples civilisés causent des dommages immenses aux peuples «en retard», les privant de la possibilité de faire le chemin de leur développement naturel de manière autonome».

Ces peuples «en retard» auront été privés de la prise de conscience du but et de son ressenti au moment du parachèvement de la réparation. Il est possible de suggérer sans insister, parler à titre d’information, mais pas plus.

66. Sache qu’en tout il y a une intériorité et une extériorité. Israël se rapporte à l’intériorité du monde, et les autres peuples à l’extériorité.

Les 7 x 10 sefirot des partsouf de Zeir anpin du monde de l’Atsilout sont la racine de tous nos désirs intrinsèques et la racine de tous les peuples du monde (désirs extérieurs). Le fait que les peuples des nations sont plus nombreux provient d’une répartition purement historique.

Israël même est divisé en intériorité qui concerne ceux qui sont parvenus à un niveau de perfection, qui travaille dans une intention orientée vers le Créateur, et en extériorité correspondant à ceux qui ne cherchent pas à travailler en ce sens.

Lorsque l’on parle de «travailler en ce sens», il s’agit du travail intérieur à l’aide de l’étude de la Cabale, non pas de celle de la Torah comme d’une science ou dans le but d’apprendre l’observation mécanique des commandements.

Les peuples du monde ont également une intériorité, les justes des peuples du monde, et une extériorité, les personnalités rudes qui causent du tort. Les justes sont ceux qui aspirent à agir de manière altruiste et éprouvent une attirance et une sympathie spontanées, inexplicables, pour les Juifs et Israël. Les pécheurs des peuples des nations correspondent aux destructeurs égoïstes du monde et, en principe, à ceux s’élevant contre les Juifs.

De la même façon, parmi Israël, parmi ceux qui travaillent dans une intention orientée vers le Créateur, il y a une intériorité, ce sont ceux qui sont parvenus à comprendre l’âme intérieure de la Torah et ses secrets. Comme nous l’avons déjà dit, le mot «Israël» provient de Isra-droit et El-Créateur, et ceux qui ressentent en eux cette aspiration sont appelés intériorité d’Israël, bien qu’ils ne soient pas encore parvenus à ce qu’ils désirent, leur appartenance à l’intériorité est définie non pas par leur succès mais par leur aspiration.

La partie extérieure correspond à ceux qui ne se préoccupent que de l’acte, que de la pratique de l’acte dans la Torah, ce sont ceux qui étudient l’observation des commandements et les mettent en pratique sans se poser pour but de procéder à leur réparation, mais accordent plus d’importance à la précision de la pratique des commandements. De la même manière, en chaque homme d’Israël, il y a une partie intérieure correspondant à Israël, c’est là qu’est le point dans le cœur, le ressenti par l’homme de son aspiration au spirituel.

L’extériorité, la partie des peuples des nations, correspond au corps, aux aspirations égoïstes. Même les peuples des nations qui sont en Israël sont considérés comme faisant partie du peuple d’Israël car ils sont attachés à sa partie intérieure, ils sont semblables aux justes qui sont passés des peuples des nations en Israël et qui se sont attachés à Israël.

Si l’homme aspire au Créateur et aussi à d’autres choses, toutes ces choses en fin de compte sont englobées dans son travail spirituel et finiront par être réparées. La pyramide selon l’importance de l’influence sur le processus de la réparation est comme suit construite:

Chez le Juif :

a) Le point dans le cœur (Israël dans Israël),

b) Les désirs- corps (les peuples des nations en Israël).

Chez le peuple d’Israël :

a) Ceux qui ont la connaissance du divin (les cabalistes), qui mettent en pratique les commandements dans une intention «orientée vers le Créateur» ;

b) Ceux qui observent les prescriptions de la Torah (les croyants).

Chez les peuples des nations:

a) Les justes des peuples des nations

b) Les autres personnes des peuples des nations (les destructeurs).

67. Quand l’homme élève son intériorité à partir d’Israël, l’Israël qui est en lui, au-dessus de l’extériorité, les peuples des nations en lui, autrement dit qu’il dédie principalement ses efforts à l’élévation et au renforcement de son intériorité pour le bien de son âme et qu’il utilise ses forces restantes pour l’existence des peuples des nations en lui, autrement dit pour les besoins de son corps, alors, comme il est dit, il fait de la Torah son activité permanente, et de sa spécialité professionnelle une activité secondaire, autrement dit, il place sa progression spirituelle, sa réparation, l’étude de la Cabale comme outil pour la connaissance du divin, comme but de sa vie.

Bien que les foules ne cherchent pas à réparer leur âme ni à se rapprocher de la perfection divine, même si un Juif procède à sa réparation spirituelle, cela influe dans une certaine mesure sur l’attitude du monde vis à vis des Juifs.

Les peuples des nations qui représentent l’extériorité du monde prennent conscience et se rendent compte de la grandeur des fils d’Israël. Ils prennent conscience et se rendent compte involontairement, de manière spontanée, parce que ceux qui s’élèvent, influent sur l’action divine, parce que la présence divine et l’influence de Sa lumière sur l’égoïsme des peuples des nations grandit.

68. Si, au contraire, l’homme qui appartient aux fils d’Israël, élève et accorde une grande importance à son extériorité qui correspond aux peuples des nations qui sont en lui, le développement matériel et égoïste et l’accumulation au-dessus de la partie Israël qui est en lui, au-dessus de la partie altruiste de ses désirs orientés vers le Créateur (Israël: de isra-droit el- Créateur, droit vers le Créateur), alors son extériorité, le guère (le converti au judaïsme) qui est en lui s’élève, et l’intériorité, l’Israël qui est en lui, descend.

68. Ne t’étonne pas qu’un seul homme puisse, par ses actes, élever ou abaisser le monde. C’est un principe qui repose sur le fait qu’une force spirituelle comporte en elle les degrés inférieurs comme composantes, parce que tout degré est le Créateur par rapport à celui est lui inférieur.

Le cabaliste qui s’est hissé à un certain degré spirituel peut s’imprégner des désirs non réparés de ceux qui l’entourent et les aider, de manière imperceptible, à s’approcher de la prise de conscience de l’élévation spirituelle. C’est pourquoi dans le monde il y a si peu de personnes qui s’élèvent car leurs forces spirituelles sont puissantes en regard des désirs ténus des masses.

Chacun doit néanmoins réussir à se libérer spirituellement. Qu’un homme insignifiant puisse être à l’origine de grandes transformations et même faire trembler le monde, nous pouvons le constater d’après l’histoire. Cela est dû au fait qu’il existe un principe qui veut que le général et le particulier sont égaux comme deux gouttes d’eau. Tout ce qui agit sur la structure globale agit également sur les particuliers.

De plus, ce sont les particuliers qui font et déterminent tout ce qui agit dans le général, parce que le global s’ouvre uniquement après que ses particularités ont été dévoilées, conformément à l’importance et aux particularités de ces parties. C’est uniquement l’élévation spirituelle consciente de chacun qui conduira à l’élévation globale du monde, c’est ce qui est désigné par le terme « machiakh».

L’action du particulier, selon ses qualités, élève ou abaisse l’ensemble dans sa globalité. Les forces les plus puissantes dans notre monde ne sont pas visibles, il est difficile de les connaître et de les analyser. Plus une force est puissante, plus elle est imperceptible, comme, par exemple, le rayonnement radioactif. Les forces spirituelles sont imperceptibles par nos organes sensoriels, cependant, ceux sont elles qui sous-tendent l’ensemble de notre monde, chaque atome en est imprégné, et toute matière est dirigée par elles à tous ses niveaux. C’est pourquoi, naturellement, l’homme qui sait agir par ses actions altruistes sur ces forces, induit de substantielles modifications dans l’Organisation divine de notre monde. C’est ce que le Créateur souhaite et attend de nous, que, en nous élevant, nous dirigions nous-mêmes le monde comme Lui. Ce faisant nous justifions Son action.

C’est ainsi que nous devenons libres. C’est ainsi que nous influons sur l’ensemble du monde. Maintenant, essayons de comprendre le Zohar et la Cabale quand ils parlent de ceux qui seront dignes de sortir de l’exil pour être libérés, et quel rapport a l’étude du Zohar et la délivrance d’Israël des peuples des nations.

69. Il infère clairement de ce qui précède que la Torah, tout comme le monde, comporte une partie intrinsèque et une partie extrinsèque. Ces deux degrés sont présents dans l’étude de la Torah. Il y a deux façons d’étudier la Torah et d’accomplir les commandements: intérieurement, l’homme désire recevoir intérieurement ce remède contre toutes les maladies de son égoïsme, ou extérieurement, l’homme étudie la Torah uniquement dans le but de recevoir une récompense dans ce monde ou dans le monde futur, parce qu’il ne veut pas prendre ce médicament par voie interne et ne se transforme intérieurement que du fait de son éducation ou bien parce qu’il s’incline devant des «autorités», etc.

Si l’homme fait des efforts pour étudier la partie intrinsèque de la Torah et de ses secrets, il élève ainsi l’intériorité du monde qui est désignée par le terme Israël. Tout homme qui aspire au Créateur est appelé Israël indépendamment de tout ses autres attributs, et ceci uniquement s’il le veut.

(A propos, c’est la raison pour laquelle la notion de nationalité est absente du peuple juif, elle s’est acquise historiquement, comme chez les autres peuples).

Quand l’intériorité s’élève au-dessus de l’extériorité du monde, représentée par les peuples des nations, tous les peuples reconnaissent alors la suprématie d’Israël sur eux, et la prophétie (Isaïe, 14:2): «Les peuples viendront les prendre pour les ramener en leur pays, et la maison d’Israël les possédera comme esclaves et comme servantes sur la terre du Seigneur» se réalise.

Isaïe dit encore (49:22) « Ainsi parle l’Eternel: «Voici, j’étendrai ma main sur les nations et, du côté des peuples je dresserai ma bannière; et ils apporteront tes fils dans ton champ et chargeront tes filles sur leurs épaules».

Si l’homme place en tête de tous ses désirs le lien avec le Créateur, ce qui est désigné par l’expression «porter sur ses épaules les fils d’Israël», la ligne directrice évolue du chemin de souffrances vers le chemin de la Torah, et tous les peuples revoient leur appréciation des valeurs.

Il est dit «les fils d’Israël» parce que le fils- ben, du terme mevin – compréhension, connaissance, tous les autres désirs en l’homme, tous les peuples des nations, mettront en tête de leurs valeurs vitale la compréhension, la connaissance du Créateur.

Mais si, Dieu préserve, au contraire, l’homme d’Israël abaisse l’importance de l’intériorité de la Torah et de ses secrets qui enseignent les chemins du développement pour la réparation de nos âmes et des degrés de leur élévation spirituelle, le sens des commandements, et qu’il ne parle que de l’observation mécanique des commandements, même s’il étudie l’intériorité de la Torah, accordant à cette tâche un minimum de temps comme si ce n’était pas la peine, ce faisant, il humilie, il abaisse l’intériorité du monde, les fils d’Israël, jusqu’au niveau le plus bas, et renforce l’extériorité du monde, les peuples des nations qui abaisseront et humilieront Israël et considéreront les fils d’Israël comme une chose totalement inutile et superflue de ce monde.

De plus, celui qui n’étudie pas la Cabale engendre ce processus par le fait que même l’extériorité des peuples des nations est renforcée au-dessus de leur intériorité puisque les pires d’entre eux, les saboteurs, les destructeurs du monde, sont renforcés et s’élèvent de plus en plus au-dessus de leur intériorité, au-dessus des justes des peuples des nations. C’est à ces périodes que se produisent les destructions et les meurtres qu’ont connus notre génération. Que le Créateur nous en préserve dans le futur!

Nous voyons ainsi que la délivrance d’Israël et toute sa grandeur dépend de l’étude du Zohar et de la partie intrinsèque de la Torah. Et, au contraire, toutes les destructions et les chutes des fils d’Israël sont la conséquence de ce qu’ils ont négligé la partie intrinsèque de la Torah, de ce qu’ils en ont abaissé la valeur au niveau le plus bas et en ont fait une chose qui ne sert absolument à rien.

70. Il est dit dans le Zohar, Tikounei Zohar, 30: «Levez-vous et réveillez-vous pour l’âme d’Israël, vos cœurs sont vides de sagesse, de connaissance et de Lui, bien qu’Il se trouve en vous». Le Créateur emplit et entoure la création, chacun de nous, le but de la création réside en ceci que nous comprenions et ressentions cette présence par l’harmonie de nos attributs avec ceux du Créateur.

Avant d’accéder à ce niveau, notre cœur-perception est considéré comme vide parce qu’il est empli des désirs de ce monde. Ces paroles du Zohar signifient que la voix se fait entendre à chaque fils d’Israël et l’appelle à demander à élever l’âme d’Israël.

Mais l’âme dit qu’elle n’a pas de forces pour s’élever de la cendre parce que tous les hommes, pareils à des animaux qui mangent du foin, accomplissent les commandements sans les connaître, accomplissent les actes de charité uniquement à des fins personnelles parce que leur observation des commandements est dépourvue de l’intention de faire plaisir non pas au Créateur, mais uniquement à eux-mêmes, pour leur propre profit.

Et même les meilleurs d’entre eux qui dédient du temps à l’étude de la Torah, le font pour leur propre bien- être, sans intention authentique de servir le Créateur. Dans ce cas, il est dit de cette génération que leur esprit passe et ne reviendra jamais. Autrement dit, l’esprit de machiakh (Messie) nécessaire pour débarrasser Israël de l’égoïsme, de toutes ses souffrances, avant la délivrance totale, pour atteindre le niveau dont il est dit : «Le pays d’Israël s’emplira de la connaissance du Créateur», cet esprit disparaîtra et n’existera plus en ce monde.

«Malheur à celui qui cause la disparition de l’esprit du machiakh qui pourrait ne pas revenir en ce monde du fait qu’il rend la Torah insipide, sans intelligence ni connaissance, se limitant uniquement à la partie concernant l’observation, ne souhaitant pas essayer de comprendre la Cabale, de connaître et d’étudier les secrets de la Torah ni le sens des commandements. Malheur à eux qui, par leurs actes, attirent la famine, la pauvreté, la cruauté, l’humiliation, le crime et le vol dans ce monde».

Ces lignes sont extraites du Zohar! Rav Abraham Azoulay, dans l’introduction à son livre «Or haHame» explique qu’il existe 4 catégories de personnes qui sont opposées à l’étude de la Cabale. Il distingue tout particulièrement la troisième catégorie: ceux qui adhèrent à la science de la Cabale et qui savent qu’ils ont tord de ne pas connaître cette science, mais qui affirment néanmoins qu’à leur époque, il n’y a personne ayant la capacité de connaître cette sagesse en raison de sa profondeur exceptionnelle.

C’est contre cette catégorie que s’élève rabbi Shimon bar Yochai dans le Zohar (Zohar Kidoushim), indiquant clairement que tout le monde à l’obligation d’étudier le Zohar même l’ignorant. De plus, rav Azoulay écrit: «J’ai découvert que l’interdiction d’étudier ouvertement la Cabale n’était valable que jusqu’en 5250». A partir de l’année 5250, il est permis d’étudier la Cabale et le Zohar. Depuis 5300, il est souhaitable, nécessaire et préférable que toute personne entreprenne l’étude de la Cabale, les grands et les petits, les personnes savantes et les personnes simples parce que c’est la seule chose qui, dans le futur, induira la délivrance, et rien d’autre.

Nous avons déjà expliqué le sens de cette affirmation du Zohar: si ceux qui étudient la Torah abaissent leur intériorité et l’intériorité de la Torah, c’est à dire la Cabale, et la délaissent comme une chose inutile dans ce monde, ils sont comme des aveugles qui se heurtent à un mur.

71. En agissant ainsi, ils renforcent leur extériorité, autrement dit ce qui est utile au corps. Ils élèvent l’extériorité de la Torah par rapport à son intériorité. Ils font ainsi en sorte que les parties constituant l’extériorité du monde dans son ensemble soient renforcées par rapport à celles de l’intériorité, chacune étant contre la partie lui correspondant parce que l’extériorité d’Israël qui représente les peuples des nations à l’intérieur d’Israël, est renforcée et annule l’intériorité d’Israël, les grands de la Torah.

L’extériorité des peuples des nations, ceux qui causent les destructions, est alors renforcée et annule leur intériorité, c’est à dire les justes des peuples des nations. L’extériorité du monde entier, les peuples des nations, est renforcée et annule les fils d’Israël qui représentent l’intériorité du monde.

Tous les destructeurs de cette génération du monde lèvent alors la tête et, d’une manière générale, souhaitent la destruction des fils d’Israël, comme il est dit dans le Talmud (Iavamot, 63): «Tous les désordres surviennent dans le monde uniquement pour Israël» ainsi qu’il est écrit dans le Zohar, ce sont eux (ceux d’Israël qui méprisent l’étude de la Cabale) qui sont la raison de la pauvreté, des crimes, des vols, des exterminations dans le monde entier».

Après nos transgressions, nous sommes devenus les témoins des prophéties du Zohar, d’autant plus que le châtiment concerne les meilleurs d’entre nous, comme il est dit dans le Talmud (B »K, 60) : «Cela (le décompte) commence à partir des justes ». De toute la fleur de la Torah qu’Israël avait en Pologne, en Lituanie, il ne nous est plus resté que quelques uns qui sont chargés de réparer cette terrible défiguration.

C’est uniquement de notre étude de la Cabale que dépend le bien- être de chacun, de tout notre peuple et du monde entier ainsi que de son attitude vis à vis de nous. Si chacun de nous, rescapés du passé, s’engage, de toute son âme et de tout son cœur, à magnifier l’intériorité de la Torah et à lui accorder la place qui lui revient dans son cœur, son étude et ses actes pour la placer au-dessus de ses préoccupations éphémères et insignifiantes, alors chacun sera digne de renforcer son intériorité, autrement dit l’Israël qui est en lui, c’est-à-dire les besoins de son âme, par rapport à son extériorité, les peuples des nations qui sont en lui et qui représentent les besoins du corps.

Cette force agira également sur l’ensemble du peuple d’Israël tant que les peuples des nations qui sont en lui ne prendront conscience et ne reconnaîtront l’importance et la grandeur des grands d’Israël sur eux, n’écouteront et se soumettront, alors l’intériorité des peuples des nations, les justes des peuples des nations, sera renforcée et soumettra son extériorité, les destructeurs du monde. L’intériorité du monde, Israël, surpassera en grandeur et en importance l’extériorité du monde, les peuples des nations.

C’est alors que tous les peuples des nations prendront conscience et accepteront l’importance d’Israël, et la prophétie de Isaïe: 14, se réalisera «Les peuples viendront les (Israël) prendre pour les (Israël) ramener en leur pays, et la maison d’Israël les (les peuples des nations) possédera comme esclaves et comme servantes sur la terre du Seigneur», et encore Isaïe 49 «Ils apporteront tes fils dans ton champ et tes filles sur leurs épaules ».

Ceci se réalisera comme le prévoit le Zohar (Nasso, 2): «Par la force de ce livre, ils sortiront de la servitude grâce à la clémence divine Amen Ainsi soit il.».

La délivrance spirituelle, et par conséquent, physique, sont interdépendantes, c’est seulement la délivrance de l’esclavage de l’égoïsme qui délivrera Israël de la persécution par les peuples des nations et sera à l’origine d’une existence authentiquement heureuse dans ce monde, sans crainte du temps, des maladies, de la mort, en union éternelle avec la Source de tout ce qui existe, dans les authentiques délices infinis des Mondes spirituels et éternels.
Source : http://www.kabbalah.info/frenchkab/

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de citer l'auteur, les sources, et le site: https://elishean-portesdutemps.com

Votre aide est très Importante…

Depuis plus de 10 ans, de la conception à la publication, je suis seule à travailler sur les sites du réseau Elishean, partageant tous les jours des textes afin d'ouvrir les consciences et aider à l'Ascension, promesse de l'Âge d'or. Je fais appel à vous aujourd'hui afin de me soutenir dans cette démarche en faisant un don (si minime soit-il). Le partage est un don de Soi, un don d'Amour... Recevez toute ma gratitude... Mon Amour vous accompagne...

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2019/ Aux Portes du Temps

Print Friendly, PDF & Email