Message de St Germain reçu par Agnès Bos-Masseron

Au-delà du temps et de l’espace, et pourtant au sein du temps et au sein de l’espace, vous le savez, certains points se font temple et réceptacle…

…Certains entendent le rayonnement, se laissent nourrir et nourrissent. Car vous le savez recevoir est donner et donner recevoir.

Vous connaissez les deux plans, le plan du temps et de l’espace, et simultanément l’au-delà du temps, l’au-delà de l’espace, ici maintenant, une intensité de vibration. Ces lieux qui se font temple et porte, semblent appartenir à un temps, à un espace, et savent l’au-delà du temps et de l’espace. Pour ceux qui viennent nourrir et se laisser nourrir, l’invitation est la même, localisée dans un temps et dans un espace, et simultanément ici et maintenant, une intensité de vibration. Aspirer toujours à laisser l’intensité s’autodépasser par l’attention, l’attention depuis la détente et la détermination…

… Ces lieux qui se font porte et temple sont le cœur de l’hommage. La nature elle aussi sait s’incliner et se taire. Et de par l’intensité de ce silence, se refont les connexions avec ce que certains nomment d’autres plans, d’autres dimensions. Pourtant il n’est ni plans, ni dimensions, il est ici maintenant, l’intensité de l’écoute, l’intensité de silence et la grande convergence, l’énergie unie par la même fréquence vibratoire.

De par ce choix conscient d’être écoute et silence, s’ancrent les courants de toutes les traditions, unis dans l’au-delà des traditions. Au cœur du silence, celui ou celle qui écoute entend les voix de chaque tradition. Ecouter et répondre dans l’intensité du feu qui se reconnaît à travers chaque voix et qui reste l’au-delà des voix, l’infini du silence, la source et son au-delà. Ne s’enfermer dans aucun courant, les embrasser tous…

… Simplement de par l’intensité de l’écoute et du silence qui mène à l’ouverture, et l’ouverture ouvre à l’intensité de l’union.

Certains parlent de grandes mutations, nous parlons du retour au simple, car le retour à l’absolu du simple ouvre à la source de tout.

Il est vrai, il est des codes, des signes et des langages relatant la gloire de ces civilisations d’harmonie. Il est vrai, la nature connaît les codes et retransmet les signes et les langages, ceux qui alignent un être ou un lieu de retraite des maîtres et l’amour du silence. Au cœur des codes, au cœur des lois, l’amour du silence. Du cœur du silence, naissent les modes d’expression.

Trop souvent l’humanité se perd à vouloir étudier les modes d’expression, oubliant la source, oubliant d’aimer, d’adorer même ce grand magnifique silence. Là convergent toutes les traditions. Là se fondent le temps et l’espace. Dans la simplicité totale, l’être éveillé ramène tout dans l’amour et même l’adoration au grand magnifique silence, au plein du plein.

L’intensité de l’amour ouvre à tous les modes d’expression qui émergent, tous les courants, toutes les voix, tous les chants. Le simple et éveillé s’unit aux chants, aux modes d’expression, ne s’enferme en aucun, garde son amour offert, son adoration même, à cette éternelle source, et de par cet amour et cette adoration, les codes se dévoilent. Les traditions ne s’apprennent pas, elles se révèlent à ceux et celles qui savent être écoute et silence. L’écoute, comprenez-le, n’est pas mentale, vous le savez n’est-ce pas…

… Car comprenez-le, à celui ou à celle qui sait être simple et ouvert, tout est offert. Ne rien vouloir retenir, ne rien s’approprier, offrir les appartenances, quelles que soient les appartenances, car toutes les traditions s’offrent à cette ouverture, à cette source, au simple. Le simple, comprenez-le, est le plein. Les traditions se révèlent à ceux et à celles qui savent être écoute et silence. Le silence, vous comprenez, n’est pas se retenir de parler tout en laissant la machine mentale déraper encore et toujours, et du coup la bouche parle sans même que l’être ne le réalise, le silence est la maîtrise de l’ouverture.

Le silence est l’énergie rassemblée que l’on accompagne pendant qu’elle se repose éternellement dans sa source. Le silence est le jaillissement de l’énergie qui, de sa source, coule et chante tout en reconnaissant, en honorant, en aimant et même en adorant que seule est cette source. Le silence est l’éveil de l’être qui se tait et écoute, et qui est le plein du plein, vibrant, reposé et pourtant dynamique.

Dans ce que l’on nomme les retraites des maîtres, la nature sait cela et inspire. Il est beau de marcher dans de tels lieux, écoutant, se taisant et ainsi se fondant.

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