Cib / Ajmak Trecena de la Sagesse et du Pardon 5 – 17 mai 2017

Transmis par Birgitte Rasine

Cib, ou Ajmaq en Maya K’iche, représente la sagesse et les âmes de nos ancêtres, ces anciens qui nous ont précédés tant dans notre lignée personnelle que dans la famille humaine qui habite notre Terre.

L’énergie de Cib incarne notre connexion à la longue histoire évolutive de la Vie pendant laquelle, depuis des millions d’années, notre planète a été bénie par la diversité du vivant que nous observons aujourd’hui, par le caractère sacré de la conscience, par le libre arbitre et l’amour.

Cib représente aussi l’absolution, le pardon, le péché et le plaisir. Nagual des défauts et des vices, il symbolise également les présents et la Terre Mère. Ses animaux totems sont le Vautour et le Hibou. Dans la tradition Maya Classique, Cib est associé à la direction cardinale du Sud et à la couleur jaune.

Pendant les jours Cib, les Mayas demandent le pardon de leurs ancêtres car c’est une période où ces derniers sont particulièrement à l’écoute et ouverts pour entendre nos souhaits et nos demandes. C’est aussi un Jour favorable pour l’harmonie et pour gérer les discordes. Dans la Période Classique Maya, Cib soutenait les Mayas à maintenir l’équilibre dans leur vie : c’était une période pour rester à la maison et méditer sur ses actes et leurs conséquences, que ceux-ci soient intentionnels ou non.

Cib incarne deux énergies archétypales : le Pardon et la Sagesse. Nous trouvons d’ailleurs actuellement de nombreux écrits qui traitent du pardon car nous en avons besoin, plus que jamais.

Le taux élevé de divorces, de poursuites judiciaires, de criminalité liée à la haine, l’envie ou la vengeance, et autres problèmes de communication qui marquent les sociétés dans de nombreux pays dits développés, sont les symptômes de notre incapacité et manque de volonté à pardonner. Le pardon est porteur d’immenses et puissantes forces : celles de l’amour, du respect, de l’intégrité, de l’honneur, de la compassion, de la compréhension et de l’empathie.

Tant que nous sommes incapables de pardonner profondément, totalement et sans condition, tant que nous recherchons la vengeance ou la revanche, nous ne pouvons pas être libres car nous demeurons sous le contrôle des personnes qui nous ont fait du tort en leur consacrant nos pensées, nos émotions et notre énergie.

Il nous faut avant tout nous pardonner à nous-même et cela peut s’avérer plus difficile que de pardonner aux autres. Beaucoup d’entre nous portent en eux une profonde culpabilité, parfois même sans le savoir. Cette culpabilité, quelles qu’en soient les origines, doit être évacuée. Lorsque vous pardonnez, non seulement vous lâchez prise et libérez ceux qui vous ont fait du tort, mais plus important encore, vous vous libérez vous-même ; et c’est là le plus grand cadeau que vous puissiez vous faire ainsi qu’à ceux qui vous entourent.

Cib incarne également la sagesse et la perspicacité acquises grâce à une longue expérience. Pour les Mayas, atteindre le statut d’Aîné — ce qui se produit à l’âge de 52 ans lorsque vous avez terminé 4 cycles de 13 ans chacun — est l’une des plus grandes réussites pour un être humain. Paradoxalement, la société moderne occidentale vénère quant à elle la vigueur et l’idéalisme de la jeunesse et traite ses aînés comme des personnes qui ne sont désormais plus utiles ou productives, les considérant davantage comme des fardeaux que les trésors de sagesse qu’elles sont réellement.

Ceci est fondamental car si nous ne savons pas respecter ou reconnaître le savoir et l’expérience inestimables de nos aînés, nous nous condamnons à répéter les erreurs et les décisions malavisées du passé — et cela s’applique à tous les niveaux et à tous les aspects de notre société, depuis la politique étrangère et les indicateurs économiques jusqu’à nos propres valeurs sociales et réussites professionnelles.

Nos aînés sont notre unique lien avec ce qui s’est passé avant nous, notre seule connexion avec les générations précédentes et les leçons qu’elles ont si durement apprises. Aucun livre, aucun site Internet ou réseau social ne peuvent remplacer la sagesse vivante et profonde incarnée par nos aînés. En nous coupant de ces lignées fondamentales nous nous séparons de notre propre conscience collective et nous nous empêchons d’avancer individuellement ou en tant que société.

C’est pourquoi il est si crucial de vous connecter aux voies parcourues par vos ancêtres ; de vous connecter non seulement aux ancêtres de votre lignée directe, mais aussi à tous ceux qui vous ont précédés et dont vous appréciez l’érudition, le travail et les efforts, à travers diverses formes telles que les technologies, les techniques, les méthodes, les procédés, les inventions et autres outils et connaissances qui permettent à votre vie d’être plus abondante, pratique et agréable.

Reconnectez-vous avec les aînés, tant avec ceux qui sont vivants qu’avec ceux qui sont partis – ainsi vous vous reconnecterez avec votre âme.

Brigitte Racine
http://maya-portal.net/
Traduction française : Pascale-Linda Steketee
http://www.mayanmajix.com/french.html

http://passageemergence.blogspot.co.il

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