Canalisé par Pamela Kribbe

Les quatre stades de la transformation de la conscience

Caractéristiques psychologiques de la transformation.

Nous avons divisé ce processus en quatre étapes ou stades, que nous résumons une fois encore par souci de clarté :

  • 1) Etre insatisfait de ce qu’une conscience fondée sur l’ego peut offrir, aspirer à « autre chose » : Le début de la fin.
  • 2) Prendre conscience de ses attaches à une conscience fondée sur l’ego, reconnaître et se libérer des émotions et des pensées qui les accompagnent : Le milieu de la fin.
  • 3) Laisser mourir en soi les vieilles énergies fondées sur l’ego, se débarrasser du cocon, devenir son nouveau soi : La fin de la fin.
  • 4) L’éveil d’une conscience fondée sur le coeur, motivée par l’amour et la liberté ; aider les autres à faire la transition.

Stade un : l’ego ne suffit plus

La transition d’une conscience fondée sur l’ego à une conscience fondée sur le coeur débute par l’expérience d’un vide intérieur. Ce qui avait l’habitude d’attirer votre attention ou les situations dans lesquelles vous étiez auparavant complètement captifs vous laissent maintenant vides ou ne vous inspirent plus. Les choses semblent avoir perdu de leur intérêt et de leur pertinence habituels.

Avant de faire l’expérience de ce vide, la conscience est sous l’emprise de la peur et du besoin qui s’ensuit de se réaffirmer constamment. Elle cherche continuellement une confirmation extérieure car elle ne veut pas faire face à la peur du rejet et de la solitude sous-jacente.

Cette peur profonde et le besoin de confirmation extérieure peuvent longtemps rester cachés comme motivation réelle de nombre de vos actions. Votre vie entière peut être bâtie dessus sans que vous en soyez vraiment conscients. Peut-être êtes-vous conscients d’une vague agitation ou d’une tension internes. Mais souvent, il vous faut un événement majeur tel qu’une séparation, le décès d’un proche ou la perte d’un emploi pour vous inviter à vraiment examiner de près en quoi consistent cette tension ou cette agitation.

Quand l’ego est le centre de votre être, votre conscience et votre vie émotionnelle sont dans un état de crispation. Vous êtes pétrifiés de peur et de cette position, vous êtes constamment sur la défensive. Lorsque vous êtes au stade de l’ego, vous faites toujours l’expérience d’un manque, d’un besoin de plus. Le fondement de vos pensées, de vos sentiments et de vos actions est un trou noir, un vide qui ne peut jamais être tout à fait comblé. C’est un trou de peur, un lieu rempli d’ombres, puisque vous en détournez votre conscience. Dans les ombres, il y a un vide dont vous êtes vaguement conscients, mais vous ne voulez pas y aller.

A ce stade, votre relation avec Dieu, ou Tout-ce-qui-est, est marquée par un sentiment de séparation.

Au fond de vous-mêmes, vous vous sentez seuls et abandonnés. Vous avez l’impression d’être un fragment brisé, sans but ni signification. Et comme vous dissimulez votre peur de cela, vous n’en faites qu’une expérience indirecte, sous forme d’une ombre.

Les gens sont terrifiés à l’idée de faire face à leur vide intérieur en pleine conscience. Ils sont terrifiés d’aller à la rencontre de leurs ténèbres intérieures et d’en poursuivre l’investigation. Mais si vous n’y faites pas face, c’est toujours là, et vous aurez besoin d’élaborer des stratégies pour que la vie soit supportable. La stratégie de l’ego est toujours de s’occuper du problème à sa périphérie, et non à son centre. L’ego cherche à résoudre le problème en tournant votre conscience vers l’extérieur. Il essaie de soulager la douleur intérieure en vous nourrissant d’énergies du dehors. Les énergies dont il est particulièrement friand sont la reconnaissance, l’admiration, le pouvoir, l’attention, etc.

Ainsi, l’ego semble créer une réponse à la profonde aspiration de l’âme à l’unité, la sécurité et l’amour.

Cette aspiration est en elle-même tout à fait valable et authentique.

C’est Dieu qui vous appelle. C’est votre nature même qui vous interpelle. Vous êtes Dieu ! Dieu est l’énergie de l’unité, de la sécurité et de l’amour. Tout le monde aspire à l’amour inconditionnel et à l’étreinte de l’énergie que vous appelez Dieu.

En essence, cette aspiration est celle d’être complètement conscient et donc Un avec votre Soi divin. Votre divinité est votre porte d’accès à l’amour inconditionnel. Vous ne pouvez y accéder qu’en traversant la peur et les ténèbres qui l’entourent, ce que vous faites en vous tournant vers l’intérieur, et non vers l’extérieur. Vous le faites en vous servant de votre conscience comme d’un phare qui dissipe les ombres.

La conscience est la lumière.

Elle n’a donc pas besoin de combattre l’obscurité ; sa simple présence la dissipe.

En tournant votre conscience vers l’intérieur, en vérité, ce sont des miracles qui vous arriveront.

Mais l’ego procède exactement à l’opposé. Il enregistre le besoin d’amour et de sécurité mais il a pour but de répondre à ce besoin sans faire face aux ténèbres intérieures et à la peur. Pour accomplir cela, il applique un « truc » : il transforme le besoin d’amour en besoin d’approbation et de reconnaissance de la part des autres. Il transforme le besoin d’harmonie et d’unité en besoin d’exceller et d’être meilleur que les autres.

Une fois que vous pensez qu’être aimé c’est être admiré pour vos exploits, vous n’avez plus besoin d’aller en vous pour obtenir de l’amour ; vous devez simplement travailler davantage ! De cette façon, l’ego s’efforce de maintenir le couvercle sur la marmite de la peur.

Votre aspiration originelle à l’amour et à l’unité béatifique a maintenant été déformée en désir de reconnaissance. Vous recherchez constamment une confirmation externe qui vous rassure temporairement. Votre conscience est essentiellement focalisée sur le monde extérieur. Vous vous fiez aux jugements des autres et vous êtes très crispés sur ce que les gens pensent de vous. C’est très important pour vous, car votre estime de soi dépend de cela.

En fait, le sens de votre valeur baisse de plus en plus, car vous abandonnez votre pouvoir aux forces externes qui vous jugent selon vos performances extérieures, et non selon votre être véritable.

En même temps, le sentiment d’abandon et de solitude profondément enfoui n’est pas soulagé. En réalité, il ne fait qu’empirer, car vous refusez de le regarder.

Ce que vous refusez de regarder devient votre ombre.

La peur, la colère et la négativité peuvent y gronder et vous influencer, intensifiées par votre refus d’aller en vous.

L’ego peut être très obstiné lorsqu’il en vient à refouler des doutes, des idées noires ou des sentiments. Il ne relâche pas son contrôle aussi facilement.

 

Ce que vous percevez comme « mal » dans le monde résulte toujours du fait de se cramponner au pouvoir personnel. C’est le refus de relâcher le contrôle et d’accepter sa peur et ses ténèbres intérieures.

Le premier pas vers l’illumination est de s’abandonner à ce qui est. Illumination signifie que vous acceptez tous les aspects de votre être dans la lumière de votre conscience. Cela ne signifie pas que vous êtes pleinement conscients de tout ce qu’il y a en vous, mais que vous avez la bonne volonté de faire face à chaque aspect consciemment.

Illumination est synonyme d’amour. Aimer signifie vous accepter tels que vous êtes.

Les ténèbres intérieures, ce sentiment d’abandon au tréfonds de votre âme, dont vous avez si peur, sont temporaires. Ce stade de l’ego est juste une étape dans un vaste développement et déploiement de la conscience. A ce stade, le premier bond est fait vers une conscience divine individualisée.

La naissance de la conscience individuelle, votre naissance comme « âme séparée », va de pair avec l’expérience d’être laissé seul, d’être séparé de votre Mère/Père. Elle est comparable au trauma de la naissance dans votre monde physique. Dans le ventre maternel, le bébé fait l’expérience d’un sentiment océanique d’unité avec la mère. Quand il naît, il devient une unité en lui-même.

A cause de ce trauma de naissance, (nous parlons maintenant de la naissance de l’âme), celle-ci ressent l’impression d’être déchirée ; elle doit se séparer de tout ce qu’elle tenait pour acquis.

L’âme nouveau-née aspire à revenir au stade d’unité semi-conscient d’où elle est originaire et qu’elle considère comme son foyer. C’est impossible et à cause de cela, l’âme vit une grande peur et des sentiments d’abandon et de doute. Cette douleur intérieure et cette désorientation vont former peu à peu le terrain nourricier pour la prise de pouvoir par l’ego. L’âme doit gérer la peur et la douleur, et l’ego promet de trouver une solution. L’ego dérobe la perspective du pouvoir et du contrôle à la conscience de l’âme. L’âme se sent impuissante et perdue et finit par laisser les commandes à l’ego.

L’ego est cette part de l’âme orientée vers le monde matériel, externe. En essence, l’ego est l’instrument de l’âme pour se manifester sous forme d’être physique dans le temps et l’espace. L’ego procure de la focalisation à la conscience. Elle rend la conscience spécifique au lieu d’être océanique, « ici & maintenant » au lieu de « partout ». L’ego traduit des impulsions internes en formes matérielles spécifiques. C’est la part de vous qui comble le fossé entre votre part spirituelle non-physique et la part physique.

Pour l’âme qui est par essence spirituelle et non-physique, il n’est pas naturel de se trouver fixée dans le temps et l’espace.

L’âme est pour l’essentiel indépendante de toute forme matérielle. Lorsque vous rêvez que vous volez, vous contactez cette part de vous indépendante et libre. Par ailleurs, l’ego attache et fixe. Il vous permet de fonctionner dans une réalité physique. L’ego joue donc un rôle très précieux qui n’a rien à voir avec « bon » ou « mauvais ». Quand il fonctionne dans une situation équilibrée, l’ego est un outil neutre et indispensable à l’âme qui demeure sur la terre dans un corps physique.

Mais lorsque l’ego se met à diriger la conscience de l’âme, au lieu de fonctionner comme un outil, l’âme est déséquilibrée. Quand l’ego régente l’âme, (ce qui est le sceau d’une conscience fondée sur l’ego), il ne fait pas que traduire les impulsions intérieures en formes matérielles, mais il va contrôler et refouler de façon sélective ces impulsions. L’ego vous présente alors une version déformée de la réalité. L’ego déséquilibré est toujours à la poursuite du pouvoir et du contrôle et il interprètera les faits en positif ou en négatif selon cet éclairage.

Il est très instructif de découvrir vos motivations fondées sur le pouvoir ou le contrôle dans vos actes quotidiens.

Essayez de repérer à quelle fréquence vous voulez soumettre les choses ou les gens à votre volonté, même si c’est pour une noble cause. A quelle fréquence êtes-vous agacés par des choses qui ne vont pas comme vous le voulez ? Il est important de réaliser que derrière le besoin de contrôler il y a toujours une peur de perdre le contrôle. Posez-vous donc la question : Quel est le risque de relâcher le contrôle, de lâcher-prise de ce besoin de prévoir ? Quelle est ma plus grande peur ?

Le prix que vous payez maintenant pour garder les choses sous votre contrôle est que votre attitude envers la vie est pleine de tensions et de restrictions.

Lorsque vous osez vivre en suivant votre inspiration et en ne faisant que ce qui vous apporte de la joie, cela crée un ordre naturel et véritable dans votre vie. Vous vous sentez détendus et heureux sans avoir besoin de modifier le cours de la vie. C’est cela vivre sans peur : vivre en ayant pleinement confiance en ce que la vie vous apporte. En êtes-vous capables ?

Pour une âme jeune, le piège d’une conscience fondée sur l’ego est presque inévitable. L’ego offre une solution au problème de la peur et de l’abandon ; il détourne votre attention de « ce qui est au-dedans » vers « ce que vous pouvez obtenir du monde extérieur ». Ce n’est pas une solution réelle à ce problème mais cela semble vraiment apporter du soulagement pour un temps. Exercer son pouvoir sur son entourage peut donner une satisfaction temporaire ou une stimulation. Il y a là un bref sentiment d’être aimé, admiré et respecté. Ce qui calme votre douleur pour un temps. Mais c’est de courte durée et vous devez encore faire des efforts pour vous démarquer, être encore meilleurs, plus gentils ou plus dévoués.

Soyez bien conscients que sous la bannière de l’ego, vous pouvez être à la fois gentils et méchants, donner et prendre, dominer ou subir.

Beaucoup de dons apparemment non-égoïstes sont en fait un appel inconscient à recevoir de l’attention, de l’amour et de la reconnaissance de celui à qui vous donnez. Lorsque vous prenez toujours soin des autres et que vous leur donnez beaucoup, vous vous cachez simplement à vous-mêmes.

Pour comprendre ce que signifie la domination de l’ego, il n’est pas nécessaire de se référer à de cruels tyrans comme Hitler ou Saddam Hussein. Restez simples : observez-vous dans votre vie quotidienne.

La présence de la domination de l’ego peut se reconnaître au besoin de contrôler les choses.

Par exemple, vous voulez que certaines personnes se comportent d’une façon particulière. Pour que cela se produise, vous adoptez certains modes de comportement. Vous êtes par exemple aimables et dociles, et vous essayez de ne jamais froisser personne. Derrière ce comportement se trouve un besoin de contrôle.

«Parce que je veux que tu m’aimes, je ne te contrarierai pas».

Cette ligne de comportement est fondée sur la peur.

C’est la peur de vous affirmer, la peur d’être rejeté et abandonné. Ce qui paraît gentil et agréable est en fait une forme de déni de soi. C’est l’ego à l’oeuvre.

Aussi longtemps que l’ego gouverne votre âme, vous aurez besoin de nourrir votre âme avec l’énergie des autres pour vous sentir bien.

Il semble que vous deviez mériter l’acceptation des autres, d’une autorité au-dehors de vous. Mais le monde autour de vous est instable. Vous ne pouvez jamais vous fier à l’adhésion permanente de ceux sur qui vous vous appuyez, que ce soit votre épouse, votre patron ou vos parents. C’est pourquoi vous devez travailler tout le temps, être toujours aux aguets pour attraper des « morceaux d’approbation » au passage. Ce qui explique l’état de tension et de nervosité permanent où se trouve celui qui est coincé au stade de l’ego.

L’ego ne peut pas vous procurer l’amour véritable ni l’estime de soi. La solution qu’il offre au trauma de l’abandon est en fait un puits sans fond. La vraie mission de la conscience de l’âme jeune est de devenir le parent qu’elle a perdu.

Soyez bien conscients que la structure de la vie terrestre, c’est-à-dire le processus qui se déroule du bébé sans défense qui grandit pour devenir un adulte autonome, vous invite souvent à faire cela précisément.

La clé du vrai bonheur dans vos vies réside souvent là : Vous devenez vos propres père et mère, et vous vous donnez l’amour et la compréhension dont vous avez manqués et qui vous manquent de la part des autres.

Sur le plan plus large, métaphysique, dont nous avons parlé, cela signifie : en venir à comprendre que vous êtes Dieu, et non l’une de ses brebis égarées. C’est cette prise de conscience qui vous ramènera à la maison et qui vous conduira au coeur de qui vous êtes : amour et puissance divine.

La fin du stade de l’ego est visible lorsque l’âme réalise qu’elle répète sans cesse le même cycle d’actions et de pensées.

L’ego perd sa domination lorsque l’âme se fatigue et s’épuise de lutter tout le temps pour un trésor toujours fuyant. L’âme commence alors à soupçonner que les promesses du jeu dans lequel elle joue sont fausses et qu’en vérité, il n’y a rien à gagner. Quand l’âme est fatiguée d’essayer d’être tout le temps performante, elle commence à lâcher-prise du contrôle.

Comme il y a moins d’énergie utilisée pour contrôler les pensées et le comportement, un espace énergétique s’ouvre pour permettre des expériences nouvelles et différentes. Au début de votre passage à ce stade, il se peut que vous vous sentiez juste très fatigués et vides. Ce que vous jugiez important avant peut vous paraître complètement vain.

Des peurs peuvent aussi faire surface, sans cause apparente immédiate. Ce peut être des peurs assez vagues de mourir ou de perdre ceux que vous aimez. De la colère peut se manifester, en rapport avec des situations dans votre travail ou votre mariage. Tout ce qui semblait évident est maintenant remis en question. Ce que la conscience fondée sur l’ego avait tenté d’empêcher finit par arriver.

Peu à peu, le couvercle est enlevé de la marmite, et toutes sortes d’émotions incontrôlables et de peurs surgissent et entrent dans votre conscience, semant le doute et la confusion dans votre vie. Jusqu’alors, vous fonctionniez largement sur le pilote automatique. Nombre de schémas de pensée et de sentiment fonctionnaient automatiquement ; vous les laissiez passer sans les remettre en question. Cela donnait de la stabilité et de l’unité à votre conscience.

Mais lorsque votre conscience grandit et s’étend, votre personnalité se sépare en deux.

Une part de vous veut retenir les anciens modes de fonctionnement ; l’autre part les remet en question et vous confronte avec des ressentis inconfortables telles que la colère, la peur et le doute.

L’expansion de conscience qui survient à la fin du stade de l’ego est souvent vécue comme un trouble-fête, un envahisseur malvenu qui gâche le jeu.

Cette nouvelle conscience déstabilise tout ce qui semblait évident auparavant et cela réveille des émotions en vous que vous ne savez pas comment gérer. Quand vous commencez à douter des schémas de pensée et d’action fondés sur l’ego, un nouvel aspect de vous entre dans votre conscience. C’est une part de vous qui aime la vérité au lieu du pouvoir.

Vivre selon les dictats de l’ego est très répressif. Vous servez un petit dictateur effrayé qui a pour buts le pouvoir et le contrôle, pas seulement sur votre entourage, mais spécialement sur vous. Les courants spontanés de vos émotions et de vos sentiments sont restreints par ce dictateur.

L’ego n’aime pas beaucoup la spontanéité. Il vous empêche d’exprimer librement vos sentiments, car les sentiments et les émotions sont incontrôlables et imprévisibles, ce qui est dangereux pour l’ego.

L’ego fonctionne avec des masques.

Si votre ego vous dicte : « Sois gentille et aimable pour gagner la sympathie des gens », vous refoulerez systématiquement les ressentis de déplaisir et de colère qui montent en vous. Si vous mettez en doute la viabilité de ce dictat, ces émotions refoulées remontent soudain. Les sentiments ne sont pas éliminés en les refoulant. Ils continuent à vivre et gagnent en intensité à mesure que vous les refoulez.

Quand l’âme fait l’expérience du vide et du doute si caractéristiques de la fin du stade de l’ego, il est possible de rencontrer tous les sentiments cachés auparavant dans l’ombre et d’y faire face.

Ces émotions et sentiments refoulés sont la porte d’accès à votre Soi plus grand. En explorant ce que vous ressentez réellement au lieu de ce que vous êtes censés ressentir, vous restaurez votre spontanéité et votre intégrité, cette part de vous aussi appelée « enfant intérieur ». Contacter vos sentiments et vos émotions véritables vous met sur le chemin de la libération. C’est le début de la transition vers une conscience fondée sur le cœur.

Stade deux : Explorer ses blessures intérieures

Nous avons distingué quatre étapes dans la transformation d’une conscience fondée sur l’ego à une conscience fondée sur le coeur.

1) Etre insatisfait de ce qu’une conscience fondée sur l’ego peut offrir, aspirer à « autre chose » : Le début de la fin.
2) Prendre conscience de ses attaches à une conscience fondée sur l’ego, reconnaître et se libérer des émotions et des pensées qui les accompagnent : Le milieu de la fin.
3) Laisser mourir en soi les vieilles énergies fondées sur l’ego, se débarrasser du cocon, devenir son nouveau soi : La fin de la fin.
4) L’éveil d’une conscience fondée sur le coeur, motivée par l’amour et la liberté ; aider les autres à faire la transition.

Dans ce chapitre, nous allons parler de la seconde étape.

Quand vous cessez de vous identifier à l’ego, vous passez d’abord par un état de confusion, ne sachant plus qui vous êtes. Cette confusion peut être intense et de nature très philosophique. Vous vous posez des questions sur le sens de la vie, sur le bien et le mal, sur ce que vous ressentez et pensez vraiment et qui est différent de ce que les autres vous ont appris à ressentir et penser. Ces questions sont tout à coup très vraies pour vous et elles ont une portée directe sur les choix de vie que vous faites. Vous vous regardez et vous pensez : est-ce moi ? Est-ce ce que je veux ? Il est difficile de faire des choix, car plus rien n’est évident.

En fait, vous êtes en train de faire un pas en arrière, un pas en profondeur, un pas vers l’intérieur. Vous prenez conscience d’une partie de vous-même plus profonde, moins conditionnée par votre éducation et la société. Vous avez des aperçus de qui vous êtes vraiment, de votre caractère unique, individuel. Vous vous souvenez qu’il y a une part de vous qui ne dépend pas de votre entourage, de vos parents, de votre travail, de vos relations, pas même de votre corps. En cela, naît en vous le sentiment (vague) de votre divinité, la part de vous qui est complètement illimitée et éternelle.

En fait, vous êtes tous des êtres multidimensionnels ; vous êtes capables de vous manifester (et vous le faites) dans plusieurs réalités différentes en même temps.

Vous n’êtes pas limités à un cadre temporel linéaire.

Votre personnalité actuelle n’est qu’un aspect de l’entité multidimensionnelle que vous êtes.

Lorsque vous prenez conscience que votre expression actuelle, sous la forme d’un être humain physique, est simplement l’un de vos aspects, vous la dépassez et vous pouvez entrer en contact avec le Soi plus grand que vous êtes. Mais avant d’arriver là, vous avez besoin de guérir vos blessures intérieures.

Vivre selon les dictats et les exigences de l’ego a créé en vous des blessures psychologiques.

Le lâcher-prise d’une conscience fondée sur l’ego crée de la confusion, des doutes et de la désorientation. Après cette première étape, vous passez à un nouveau stade : c’est le stade de l’observation, de la compréhension et de la guérison de vos blessures intérieures. Nous allons en parler maintenant.

Sous le contrôle de l’ego, vos pensées et vos actions ont été fondées sur la peur pendant longtemps. En un sens, vous avez poursuivi impitoyablement votre désir de pouvoir, de reconnaissance et de contrôle. Ce faisant, vous avez trahi votre véritable nature. Votre comportement a été fondé sur des critères extérieurs et non sur vos besoins réels. Vous n’avez pas non plus été capables d’aimer vraiment quelqu’un d’autre, car l’amour est le contraire du besoin de contrôler et de dominer. Cet état de conscience dans son ensemble menaçait l’intégrité de votre âme.

L’âme a souffert sous le règne de l’ego.

Quand vous vous extirpez de l’emprise de l’ego, cette douleur intérieure est plus visible pour vous. Elle s’expose à vous, nue et à l’état brut, dépouillée de ses masques. Mais vous ne savez pas encore comment gérer cette douleur, car vous êtes encore dans un état de confusion et de désorientation.

Bien souvent, vous passez par un stade où vous jugez vos blessures intérieures, car elles semblent vous mener à des schémas de comportement négatifs : dépendances, dépression, changements d’humeur incontrôlables, problèmes de communication, difficultés dans vos relations intimes.

Ce jugement à votre égard inflige davantage de douleur à votre âme, qui vient juste de se tourner vers la Lumière. L’âme est en train de lâcher-prise du besoin de pouvoir et de contrôle, elle devient plus sensible…et elle se retrouve prisonnière de l’autojugement.

Nombreux sont ceux qui errent dans ce no man’s land entre l’ego et le coeur. Ils sont en quête d’une réalité plus emplie d’amour mais ils sont encore à portée du fouet de l’ego.

En fait, ce n’est pas votre blessure qui fait de vous une proie de ce que vous considérez comme vos défauts. C’est le jugement que vous portez sur cette blessure qui est la cause de la négativité. Si vous vous regardez avec une attitude d’acceptation, vous ne voyez pas une persona toxicomane, dépressive ou en situation d’échec. Vous voyez juste une douleur intérieure qui a besoin d’attention et de soins de la manière la plus douce et la plus tendre possible.

Ce qu’il y a de plus important à ce stade de la transition entre l’ego et le coeur, c’est que vous ayez la bonne volonté de comprendre votre douleur : l’accepter, comprendre ses origines et lui permettre d’être là.

Si vous parvenez à percevoir le noyau de peur inhérent à toutes les expressions d’une conscience fondée sur l’ego, vous entrez dans la réalité d’une conscience fondée sur le coeur.

Aussi répréhensible que soit le comportement de quelqu’un, si vous reconnaissez la douleur, la solitude et le besoin d’autoprotection sous-jacents, vous entrez en contact avec l’âme qui déploie ce comportement négatif. Sitôt que vous percevez l’âme en peur, vous êtes capables de pardonner. Cela s’applique d’abord et avant tout à vous-mêmes.

Prenez quelque chose que vous détestez vraiment chez vous, qui vous gêne et dont, selon vous, vous auriez dû vous débarrasser depuis longtemps. Ce peut être la timidité, la paresse, l’impatience ou une dépendance : quelque chose qui, à votre avis, ne devrait pas être là. Maintenant, essayez de comprendre le motif réel derrière ce défaut ou cette tendance. Qu’est-ce qui vous pousse à ressentir ou à faire cela de façon compulsive ? Parvenez-vous à percevoir un élément de peur dans votre motivation ?

Avez-vous remarqué que dès que vous réalisez qu’il y a de la peur, vous devenez tout tendre et vous vous dites : « ça alors ! Je ne savais pas que tu avais si peur ! Je vais t’aider. » Il y a maintenant de la tolérance dans votre attitude. Il y a de l’amour et du pardon.

Aussi longtemps que vous jugez un comportement fondé sur la peur tel que l’agression, la dépendance, la soumission, la vanité, etc. « mauvais », « scandaleux », « coupable » ou « stupide », vous êtes dans le jugement.

Mais le jugement est lui-même une activité issue de la peur.

Avez-vous remarqué que lorsque vous portez un jugement, vous vous durcissez intérieurement ? Il y a quelque chose qui se crispe, comme des lèvres serrées et un regard froid. Pourquoi avons-nous besoin de juger ? Qu’est ce qui nous pousse à réduire les choses au bien et au mal ? Quelle est la peur derrière notre besoin de juger ? C’est la peur de faire face à notre obscurité. C’est, essentiellement, une peur de vivre.

En lâchant-prise de la conscience fondée sur l’ego, vous souhaitez développer une façon entièrement nouvelle de voir les choses. Le meilleur qualificatif de cette vision serait celui de « neutre », c’est à dire qu’elle constate juste ce qui est, sans se soucier de comment ça devrait être.

Les causes et les effets d’un comportement fondé sur l’ego sont observés, le noyau de la peur est reconnu et l’ego devient alors transparent pour vous. Et de tout ce qui est transparent pour vous, si vous le voulez, vous pouvez lâcher-prise.

Chaque être humain connaît la peur. Chacun de vous connaît l’obscurité et la solitude d’être prisonnier de la peur. Quand ils voient clairement la peur sur le visage d’un enfant, la plupart des gens réagissent immédiatement en lui tendant les bras. Mais lorsque la peur se montre indirectement, sous le masque de la violence et de la brutalité, elle semble impardonnable. Plus un comportement est cruel et destructeur, plus il est difficile de percevoir la peur et le désespoir qui sont derrière.

Vous en êtes pourtant capables.

Du tréfonds de votre expérience de la peur et du désespoir, il vous est possible d’entrer en contact avec la peur profonde de l’âme des meurtriers, des violeurs et des criminels.
Il vous est possible de comprendre leurs actions. Et si vous le faites sur la base de votre expérience intime de l’obscurité, vous pouvez lâcher-prise. Vous pouvez laisser les choses être sans avoir besoin de les juger.

Si vous parvenez vraiment à comprendre ce qu’est l’énergie de la peur que vous connaissez si bien par vos expériences de vie, vous pouvez vous libérer du jugement. La peur n’est ni bonne ni mauvaise. Elle EST et elle a un rôle à jouer.

Selon des modalités très difficiles à exprimer en concepts humains, la peur est une bénédiction autant qu’une torture.

En tout cas, le choix de permettre à la peur de faire partie de votre réalité n’a pas été fait pour vous. Vous étiez les Dieux, pour ainsi dire, qui ont permis à la peur de jouer un rôle primordial dans votre réalité. Vous avez agi ainsi non pas pour vous torturer mais pour créer, pour créer une réalité qui a plus de substance, plus d’ampleur en elle qu’un monde fondé uniquement sur l’amour.

Je réalise que cela puisse avoir l’air incroyable, mais peut-être pouvez-vous saisir intuitivement ce que j’essaie de vous dire.

La peur est une part viable de la création.

Là où est la peur, l’amour n’est pas. Là où l’amour n’est pas, il peut être trouvé de manières nouvelles et imprévisibles.

Un éventail entier d’émotions peut être exploré, et même créé par l’absence d’amour.

L’absence d’amour peut être ressentie d’une grande variété de manières. La présence de l’amour peut seulement être ressentie sur l’arrière-plan de la peur. Autrement, l’amour imprègnerait tout et vous ne le remarqueriez même pas.

Ainsi, en créant la peur, en vous catapultant hors de l’océan d’amour qui vous entourait, cela vous a permis de faire l’expérience de l’amour pour la première fois.

Comprenez-vous ?

Vous n’avez pas créé l’amour, mais vous avez créé l’expérience de l’amour.

Vous aviez besoin d’un contraire, de quelque chose d’autre que l’amour, pour accomplir cela et votre instrument a été la peur.

De l’autre côté du voile, nous voyons clairement le rôle spirituel joué par la peur dans votre réalité. C’est pourquoi nous vous demandons instamment de ne pas juger. S’il vous plaît, ne jugez pas la peur et l’obscurité qu’elle induit, en vous ou en l’autre. C’est l’amour qui vous a créés et c’est à l’amour que vous retournerez.

Quand vous passez au second stade du processus de transformation de l’ego au coeur, vous êtes confrontés à votre blessure intérieure, à votre peur et vous êtes invités à les regarder avec compréhension et acceptation.

Après avoir pris conscience de votre blessure intérieure et de votre peur, il se peut que vous passiez d’abord par une période d’autojugement, où vous risquez d’avoir un comportement destructeur. Vous pouvez avoir l’impression de régresser au lieu d’avancer.

A ce point, vous êtes dans la zone dangereuse, le no man’s land entre l’ego et le coeur. Vous savez que vous voulez vous débarrasser de l’ancien, mais vous ne pouvez pas encore réellement étreindre le nouveau, alors vous êtes prisonniers du doute de soi et de l’autojugement. Le passage se fait lorsque vous cessez de vous juger, au moins pour un temps.

C’est seulement quand vous êtes prêts à vous regarder avec une attention ouverte et bienveillante que vous entrez dans la réalité d’une conscience fondée sur le coeur. Avant cela, vous ne faites que vous comparer à un modèle artificiel ou à un idéal que, la plupart du temps, vous n’atteignez pas. Vous culpabilisez pour cela puis vous essayez encore de vous conformer au modèle que vous vous êtes créé dans votre tête.

Sachez que cette sorte de perfectionnisme est une arme meurtrière.

C’est le contraire de l’amour.

En vérité, l’amour ne compare pas et, chose plus importante, il ne veut jamais vous forcer ou vous changer.

L’amour ne connaît pas ce qui devrait être. Cette catégorie est absente de la conscience du coeur.

Vues du coeur, les catégories morales sont de simples modalités d’interprétation ou de division de la réalité. Ce sont des idées dans votre tête et, comme vous le savez, elles peuvent être très différentes d’une tête à l’autre.

Le besoin même d’établir des critères et de définir ce qui est bien est le précurseur des conflits humains et des guerres.

Ce ne sont pas tant les idées que le besoin sous-jacent de contrôler et de fixer qui cause l’agression et le conflit.

Les idéaux spirituels, personnels ou politiques, les normes de beauté, de santé physique et mentale, vous procurent tous des critères standardisés de ce que les choses devraient être, de comment vous devriez vous comporter. Ils essaient tous de fixer et d’établir ce qui est Bien.

Mais la définition du Bien n’intéresse pas l’amour. Ce ne sont pas les idées qui l’intéressent, mais la réalité. L’amour se tourne vers ce qui est réel.

Le coeur s’intéresse à tout ce qui est, à chacune de vos expressions véritables, celles qui sont constructrices et celles qui sont destructrices. Il prend note, simplement ; il est là, simplement, vous entourant de sa présence, si vous le laissez faire.

Si vous vous ouvrez à la réalité de l’amour, la réalité du coeur, vous lâchez-prise du jugement. Vous acceptez qui vous êtes à cet instant. Vous réalisez que vous êtes ce que vous êtes à cause d’une multitude de raisons, que vous allez maintenant examiner et explorer.

Quand arrive cet instant, c’est une grande bénédiction pour l’âme. Vous êtes à présent capables de vous guérir. Vous allez retomber dans l’autojugement de temps en temps, mais vous avez maintenant le souvenir conscient de ce qu’est l’amour. Et dès que vous avez cela, vous y retournerez pour le retrouver à nouveau, car vous avez regoûté au doux parfum du foyer.

Au second stade de la transition de l’ego au coeur, vous êtes entrés en contact plus intime avec vous-mêmes. Vous regardez plus attentivement vos bagages du passé. Vous revivez des mémoires douloureuses, des souvenirs de cette vie, peut-être des souvenirs de vies passées.

Les bagages psychologiques que vous portez de toutes vos vies jusqu’à celle-ci, forment votre identité actuelle.

Vous pouvez considérer ces bagages comme une valise pleine de vêtements. Vous avez joué de nombreux rôles dans le passé, assumé beaucoup d’identités, juste comme des habits. Vous avez cru si fortement en certains rôles que vous en êtes venus à les considérer comme faisant partie de votre identité. « C’est moi », pensez-vous de ces rôles ou vêtements.

Mais quand vous examinez vraiment ce que ces rôles ont à faire avec vous, vous allez découvrir que vous n’êtes pas ceux-ci. Vous n’êtes pas les rôles psychologiques ou les identités que vous assumez. Vous n’êtes pas vos vêtements. Vous avez utilisé ces rôles, selon un besoin d’expérience ressenti par votre âme.

L’âme se réjouit de toutes les expériences, car elles font partie du processus d’apprentissage dans lequel elle est engagée. A cet égard, toutes les expériences sont utiles et précieuses.

Quand vous regardez de plus près vos rôles ou identités, vous remarquez vite qu’il y a eu dans votre passé des expériences douloureuses et même traumatisantes, qui collent encore à vous. Il semble que vous soyez incapables de vous en délivrer.

Elles sont devenues comme une « seconde peau », peau au lieu de simple vêtement.

Ce sont les éléments difficiles de votre passé, les morceaux qui vous empêchent maintenant de vivre vraiment et d’apprécier la vie. Vous vous êtes tellement identifiés avec eux que vous pensez être ceux-ci. A cause de cela, vous pensez être une victime et vous en tirez des conclusions négatives à propos de la vie. Mais ces conclusions ne concernent pas la vie en elle-même ; elles concernent juste les parts traumatisées de la conscience de votre âme.

Ce sont ces parts qui ont maintenant besoin de soins. Vous le faites en pénétrant à nouveau dans votre passé mais avec une conscience plus aimante et plus sage que jamais. A ce stade, vous guérissez des épisodes de votre passé en les entourant de votre conscience actuelle.

En les revivant dans le présent, à partir d’une attention centrée sur le coeur, vous allez vous délivrer des parts traumatiques de votre passé.

Un trauma se produit quand on fait l’expérience d’une grande perte, d’une douleur ou d’un mal et que l’on ne peut comprendre pourquoi cela arrive. Vous avez tous fait l’expérience du trauma dans de nombreuses vies. En fait, la conscience de l’âme pendant le stade de l’ego est traumatisée dès l’origine : la perte de l’unité, du foyer, dont elle se souvient et qu’elle ne comprend pas.

Quand vous revenez à l’évènement traumatique originel par l’imagination et que vous l’entourez de la conscience du coeur, vous changez votre réponse originelle à cet événement. Vous la faites passer de l’horreur et l’incrédulité à la simple constatation objective de ce qu’elle est.

Dans la régression, vous constatez simplement ce qu’il s’est passé et c’est cela qui crée un espace pour la compréhension, un espace pour la compréhension spirituelle de ce qui a vraiment pris place dans cet événement. Quand cet espace est présent, vous redevenez maître de votre réalité. Vous êtes maintenant capable d’accepter l’épisode tout entier, car vous comprenez depuis le coeur qu’il a un sens et une pertinence dans tout ce qui arrive.

Vous pouvez ressentir depuis le coeur qu’il y a un élément de choix libre présent dans tout ce qui advient, et ainsi, vous parvenez à l’acceptation de votre responsabilité dans cet événement. Une fois votre responsabilité acceptée, vous êtes libres de continuer votre chemin.

C’est seulement lorsque vous vous reliez à vos identités passées comme des acteurs le font pour leurs rôles que vous êtes libres d’aller où vous voulez. Vous êtes alors libres d’entrer dans la conscience fondée sur le coeur. Vous ne restez plus accrochés à un aspect de ce que vous avez été dans le passé : victime ou agresseur, homme ou femme, noir ou blanc, pauvre ou riche, etc.

Quand vous pouvez vous amuser des aspects de la dualité et simplement les utiliser quand cela vous apporte de la joie et de la créativité, vous avez saisi le sens de la vie sur la terre.

Vous faites l’expérience d’une grande joie et d’une sorte de retour à la maison. Cela parce que vous entrez en contact avec la conscience sous-jacente à vos différents rôles et identités. Vous reprenez pied à nouveau avec votre conscience divine, la réalisation que tout est un : en bref, la réalité de l’amour.

Nous allons clore ce chapitre en vous donnant deux méditations qui vous aideront à entrer en contact avec le courant de l’unité, ce courant de conscience divine qui est sous-jacent à toutes vos expériences.

Méditation I
  1. – Quelles caractéristiques psychologiques que vous considérez comme vous-même vous causent le plus de problèmes dans votre vie ? Nommez-en deux.
  2. – Portez votre attention sur le contraire de ces caractéristiques. Si vous avez choisi « impatience », par exemple ou « insécurité », focalisez-vous maintenant sur leur contrepartie : patience et confiance en soi. Ressentez l’énergie de ces caractéristiques pendant un instant.
  3. – Allez en vous et cherchez-y ces énergies. Nommez trois exemples dans votre vie où vous avez manifesté ces caractéristiques positives.
  4. – Maintenant que vous êtes en contact avec ces caractéristiques positives, laissez leur énergie s’écouler en vous et ressentez comme elles vous équilibrent.
Méditation II
  1. -Détendez-vous et laissez votre imagination voyager vers un moment où vous avez été très heureux(se). Prenez la première chose qui vous vient à l’esprit. Ressentez à nouveau ce bonheur.
  2. – Maintenant, allez à un moment où vous étiez extrêmement malheureux(se). Ressentez l’essence de ce que vous aviez alors ressenti.
  3. – Saisissez ce qui est commun à ces deux expériences. Ressentez ce qui est semblable dans ces deux moments.

Ces deux méditations sont là pour vous rendre conscient(e) de la conscience sous-jacente, le « vous » toujours présent dans toutes vos expériences.

Ce vaisseau de conscience toujours présent, celui qui porte vos expériences, est le Vous divin. C’est votre porte d’accès à une réalité au-delà de la dualité : la réalité du cœur.

Stade trois : Le lâcher-prise de votre ancien « vous »

Comme nous l’avons vu, la transition d’une conscience fondée sur l’ego à une conscience fondée sur le coeur progresse selon les étapes suivantes :

1) Etre insatisfait de ce qu’une conscience fondée sur l’ego peut offrir, aspirer à « autre chose » : Le début de la fin.
2) Prendre conscience de ses attaches à une conscience fondée sur l’ego, reconnaître et se libérer des émotions et des pensées qui les accompagnent : Le milieu de la fin.
3) Laisser mourir en soi les vieilles énergies fondées sur l’ego, se débarrasser du cocon, devenir son nouveau soi : La fin de la fin.
4) L’éveil d’une conscience fondée sur le coeur, motivée par l’amour et la liberté ; aider les autres à faire la transition.

Nous allons maintenant parler de la troisième étape. Mais avant cela, nous souhaitons insister sur le fait que cette transition ne s’effectue pas selon un cheminement strict et linéaire. Par moments, il se peut que vous retombiez à un stade que vous aviez déjà dépassé. Mais cette régression peut aussi vous mener plus tard à un grand pas en avant. Ainsi, certains détours peuvent s’avérer être des raccourcis. Et le chemin spirituel de toute âme est unique et individuel. Donc, voyez ce résumé en quatre étapes que nous vous proposons comme une simple manière d’éclaircir certains moments décisifs du processus. Les résumés et les catégories sont de simples instruments pour rendre visible une réalité qui ne peut être saisie par votre mental.

Après que vous ayez accepté vos blessures intérieures et guéri les parties traumatisées de votre conscience, ainsi que nous l’avons décrit au chapitre précédent, votre énergie change.

Le lâcher-prise d’un ancien « vous » est en cours. Vous faites de la place pour une manière d’être et de vivre entièrement nouvelle.

Dans ce chapitre, nous aimerions vous expliquer ce qu’il se passe énergétiquement lorsque vous lâchez-prise de la conscience fondée sur l’ego. Lorsque vous passez de la domination de l’ego à la conscience fondée sur le coeur, le chakra du coeur prend la préséance sur la volonté, le troisième chakra.

Les chakras sont des roues d’énergie en rotation, localisées le long de votre colonne vertébrale. Chacun de ces centres d’énergie est relié à un thème de vie spécifique ; par exemple, la spiritualité (chakra-couronne), la communication (chakra de la gorge), les émotions (chakra du nombril).

Les chakras participent d’une réalité matérielle jusqu’à un certain point, car ils sont reliés à des endroits précis de votre corps. Mais ils ne sont pas visibles à l’oeil physique, alors on peut dire qu’ils sont quelque part entre l’esprit et la matière ; ils forment un pont entre les deux. Ils sont la porte d’accès de votre esprit (la conscience de votre âme), lui permettant ainsi de prendre une forme physique et de créer les évènements de votre vie.

Le chakra du coeur, localisé au centre de votre poitrine, est le siège de l’énergie de l’amour et de l’unité. Le coeur porte des énergies qui unifient et harmonisent. Lorsque vous mettez votre attention quelques instants sur ce centre, vous allez ressentir de la chaleur ou de l’ouverture. Si vous ne ressentez rien, laissez, essayez peut-être plus tard.

Le chakra en-dessous du coeur, le « plexus solaire », est situé près de votre estomac. C’est le siège de la volonté. C’est le centre qui focalise votre énergie en une réalité physique. C’est donc le chakra connecté aux questions de créativité, de vitalité, d’ambition et de pouvoir personnel.

L’ego et la volonté sont intimement liés.

La faculté de volonté vous permet de vous focaliser sur quelque chose, soit au-dehors, soit au-dedans. Votre perception de la réalité, à la fois de vous-même et des autres, est très influencée par ce que vous voulez, par vos désirs. Vos désirs sont souvent entremêlés de peur.

Souvent, vous voulez quelque chose parce que vous avez l’impression que vous en avez besoin. Il y a là derrière une sensation de manque ou de besoin. A cause des peurs présentes dans nombre de vos désirs, le plexus solaire est souvent mené par l’énergie de l’ego. L’ego s’exprime surtout par le plexus solaire.

A travers la faculté de volonté, l’ego met littéralement une pression sur la réalité.

Celle-ci doit entrer de force dans ce que l’ego veut que vous croyiez. L’ego se comporte selon un ensemble de suppositions de base sur la façon dont la réalité fonctionne, et qui reposent toutes sur la peur. Il vous présente une image de la réalité très sélective, puisque sa façon de regarder est orientée vers ses besoins et ses peurs. De même, il a besoin d’émettre des jugements sur tout ce qu’il remarque. Il n’y a pas de place pour simplement constater les choses. Tout doit être divisé en catégories, être étiqueté bon ou mauvais.

Quand on vit selon le coeur, il n’y a pas de critères fixes pour évaluer ou interpréter les faits.

On ne se cramponne plus à de fortes convictions. On devient davantage un observateur.

On reporte tout jugement moral car il se pourrait bien que l’on n’ait pas tout compris d’une situation. Les jugements ont toujours quelque chose de définitif mais les définitions n’intéressent pas le coeur. Il essaie toujours d’aller au-delà de ce qui semble sûr et certain.

Le coeur est ouvert, il explore, il est prêt à réexaminer et à pardonner.

Quand vous utilisez la force de volonté centrée sur l’ego, vous pouvez ressentir un tiraillement sur le chakra de votre plexus solaire. Cet usage de votre volonté est un fait énergétique dont vous pouvez avoir conscience, si vous le voulez. Lorsque vous ressentez ce tiraillement, accompagné d’un désir intense que les choses aillent comme vous le voulez, c’est que vous essayez de modeler la réalité selon vos desideratas. Vous essayez d’imposer vos croyances à la réalité.

Quand vous agissez à partir du coeur, vous accompagnez le cours des choses tel qu’il se présente ; vous ne poussez ni ne forcez.

Si vous travaillez très dur pour accomplir quelque chose et que vous échouez de façon récurrente, s’il vous plaît, demandez-vous de quel chakra, de quel centre énergétique cela provient. Vous pouvez aussi vous mettre à l’écoute de votre coeur et demander pourquoi cela ne marche pas ou pourquoi vous devez y mettre autant d’énergie.

Vous essayez souvent de réaliser des objectifs sans être vraiment allé en vous et avoir vérifié si cela vous sert réellement sur votre chemin vers la sagesse et la créativité. Et même si vos objectifs représentent vos désirs les plus sincères, il se peut que vous ayez des attentes irréalistes au sujet de leur déroulement temporel.

Il se peut que vous soyez sur une ligne de temps qui n’est pas celle du coeur mais celle de la volonté personnelle.

Il y a un rythme naturel pour toutes choses et ce n’est pas nécessairement celui que vous pensez être désirable.

La réalisation de vos objectifs requiert un changement dans l’énergie.

Les changements d’énergie prennent souvent plus de temps que vous ne vous y attendiez ou le souhaitiez. En fait, les changements d’énergie ne sont rien d’autre que votre changement.

Quand vous aurez atteint vos objectifs, vous ne serez plus le même. Vous serez devenu une version agrandie de votre soi actuel, empli de plus de sagesse, d’amour et de force intérieure.

Le temps nécessaire pour accomplir vos objectifs est celui qui est nécessaire pour changer votre conscience de façon à ce que la réalité désirée puisse entrer dans votre réalité effective. Donc si vous voulez accélérer les choses, mettez votre attention sur vous et non pas tant sur la réalité.

Bien souvent, il vous faut même lâcher-prise de vos objectifs, pour vous ouvrir à recevoir. Cela peut sembler paradoxal. Mais en fait nous disons simplement que vous avez besoin d’accepter complètement votre réalité actuelle avant de pouvoir faire un pas en avant dans une nouvelle réalité.

Si vous n’acceptez pas votre réalité actuelle et que vous vous cramponnez à vos objectifs de façon crispée, vous n’avancez pas.

Rien ne quittera votre réalité, à moins que vous ne l’aimiez. Aimer équivaut à libérer.

A moins que vous n’étreigniez votre présente réalité et que vous l’acceptiez comme votre création, elle ne peut pas vous quitter, sinon vous reniez une partie de vous-même. Vous dites « non » à la partie de vous qui a créé cette réalité pour vous. Vous aimeriez couper cette partie dont vous ne voulez plus et avancer.

Mais ce n’est pas possible de créer une réalité qu’on aime mieux à partir de la haine de soi.

Vous ne pouvez pas vous faire entrer de force dans une nouvelle réalité en repoussant les parties dont vous ne voulez plus. Ce dont vous avez besoin, c’est d’entrer en contact avec votre coeur. Les énergies de compréhension et d’acceptation sont les matériaux requis pour construire une réalité nouvelle et plus plénifiante.

Quand vous avez des interactions avec la réalité à partir du coeur, vous permettez à la réalité d’être ce qu’elle est. Vous n’essayez pas de la changer ; vous constatez simplement et attentivement ce qu’elle est.

Quand le coeur devient le régisseur de votre être, le centre de la volonté (le plexus solaire) l’accompagne. L’ego (la faculté de volonté) n’est pas éliminé, car il sert naturellement d’énergie de transmission de la conscience à la réalité physique.

Quand cette transmission ou manifestation est guidée par le coeur, l’énergie de la volonté crée et circule sans effort. Il n’y a pas de pression ni de forçage.

C’est là que se produit la synchronicité : une coïncidence remarquable d’évènements qui accélère grandement la réalisation de vos objectifs.

Lorsque les choses s’arrangent ainsi, cela vous semble miraculeux. Mais en fait, c’est ce qui arrive tout le temps lorsque l’on crée à partir du coeur.

L’absence d’effort est la caractéristique de la création à partir du coeur.

Créer votre réalité à partir du coeur

La véritable créativité ne repose pas sur la détermination ni la forte volonté mais sur un coeur ouvert. Etre ouvert et réceptif à ce qui est neuf et inconnu est essentiel pour un vrai créateur.

L’une des clés de la véritable créativité est la capacité à ne rien faire : se retenir d’agir, d’arranger, de se focaliser. C’est la capacité à placer votre conscience sur un mode purement réceptif mais vigilant.

Ce n’est qu’en ne sachant rien, en gardant les choses ouvertes, que l’on peut faire de la place pour laisser entrer quelque chose de neuf dans sa réalité.

Cela va à l’encontre de ce que dit la littérature du nouvel âge au sujet de « créer sa réalité ».

Il est vrai que l’on crée sa réalité à chaque instant. Votre conscience crée, que vous en soyez conscient ou non. Mais quand vous voulez créer votre réalité consciemment, selon ce que vous enseignent nombre de livres et de thérapies, il est essentiel de comprendre que la façon la plus créatrice de créer ne repose pas sur la volonté (être actif) mais sur la conscience de soi (être réceptif).

Tout changement dans le monde matériel, par exemple dans le monde du travail, des relations ou de votre environnement matériel, est un reflet de changements intérieurs. C’est seulement lorsque des processus de transformation interne sont achevés que la réalité matérielle peut répondre et vous les refléter en changeant les circonstances de votre vie.

Quand vous essayez de créer selon votre volonté, par exemple en vous concentrant sur vos objectifs ou en les visualisant tout le temps, vous ignorez la transformation intérieure qui est le prérequis véritable au changement. Vous créez d’une façon artificielle et vous risquez d’être déçu. Vous ne créez pas à partir du tréfonds de votre âme.

L’âme vous parle dans les moments de silence. Vous écoutez vraiment sa voix lorsque vous ne savez plus rien.

Souvent, l’âme vous parle très clairement quand vous laissez tomber et que vous jetez l’éponge. Ce qu’il se passe quand vous laissez tomber et que vous désespérez, c’est que vous vous ouvrez à ce qui est neuf. Vous relâchez toutes vos attentes et vous êtes vraiment réceptif à ce qui est.

Le désespoir est causé par les fortes croyances que vous avez sur ce qu’il devrait se passer dans votre vie.

Quand la réalité échoue à répondre à ces croyances, vous êtes déçu et parfois même désespéré.

Mais si vous laissez tomber vos attentes et que vous osez vous ouvrir à ce qui est neuf, vous n’avez pas besoin d’atteindre ce stade du désespoir avant d’entrer à nouveau en contact avec votre âme. Il vous est possible de vous tenir tranquille, réceptif et ouvert à ce qu’elle vous dit, sans avoir à passer par la déception.

Aussi longtemps que vous « savez exactement ce que vous voulez », vous limitez souvent les possibilités qui sont disponibles pour vous énergétiquement.

Cette réalité nouvelle que vous recherchez, que ce soit un emploi, une relation ou une meilleure santé, contient de nombreux éléments qui vous sont inconnus. Souvent, vous pensez que ce que vous désirez est quelque chose que vous connaissez (un emploi agréable, un compagnon affectueux) projeté dans l’avenir. Mais ce n’est pas ainsi.

Ce que vous faites vraiment en créant une réalité nouvelle, c’est aller au-delà de vos limites psychologiques.

Et il vous est impossible de savoir maintenant ce qu’il y a au-delà de ces frontières.

Vous pouvez avoir l’impression très claire qu’il y a là quelque chose de très désirable, mais vous n’avez pas besoin de le restreindre en vous concentrant dessus ou en le visualisant. Vous pouvez simplement l’accueillir avec l’esprit ouvert et curieux.

En vérité, pour créer la réalité la plus désirable, vous accepter tel que vous êtes est beaucoup plus important que de concentrer vos pensées ou votre volonté.

Il vous est impossible de créer ce que vous n’êtes pas. Vous pouvez répéter des mantras des milliers de fois, visualiser des quantités d’images positives, mais aussi longtemps qu’elles ne reflètent pas ce que vous ressentez vraiment (la colère, la dépression, l’agitation, par exemple), elles ne sèment que le doute et la confusion. « Je travaille tant mais rien ne se passe ».

L’acceptation de soi est une forme d’amour.

L’amour est l’aimant le plus puissant pour attirer des changements positifs dans votre vie.

Si vous vous aimez et vous acceptez pour ce que vous êtes, vous allez attirer des circonstances et des gens qui reflètent cet amour de vous-même. C’est aussi simple que cela.

Ressentez votre énergie, tous vos sentiments.

Ressentez comme vous êtes beaux et vrais là, tout de suite, au milieu de tous vos tourments et vos conflits. Vous êtes beaux, avec toutes vos imperfections et vos défauts. C’est la seule réalisation qui compte.

Embrassez ce que vous êtes, soyez à l’aise avec vous, regardez vos innombrables fêlures avec le sens de l’humour.

La perfection n’est pas une option, c’est juste une illusion.

Créer votre réalité à partir du coeur, c’est reconnaître votre Lumière, ici & maintenant. En la reconnaissant, en en prenant conscience, vous semez une graine qui va croître et prendre forme sur le plan physique.

Quand Dieu vous a créés en âmes individuelles, Elle n’a pas exercé sa volonté. Elle était simplement Elle-même et à un moment donné, Elle a senti qu’il y avait quelque chose au-dehors qui valait la peine d’être exploré. Elle ne savait pas exactement ce que c’était mais c’était comme si elle tombait amoureuse. Et sans embarras, elle a supposé qu’elle était digne de faire l’expérience de cette attirante réalité nouvelle. Elle était aussi un peu amoureuse d’Elle-même !

C’est ainsi que vous avez pris forme en âmes individuelles et Dieu a commencé à faire l’expérience de la vie à travers vous. Comment tout cela s’est déroulé (les détails du processus de création), Dieu ne s’en est pas vraiment soucié. Elle s’est juste aimée et elle était ouverte au changement. Et ce sont là les seuls éléments requis pour que vous puissiez créer votre réalité parfaite : l’amour de soi et la bonne volonté de s’aventurer dans ce qui est neuf.

S’ajuster à la vie selon le coeur

Créer à partir du coeur est plus puissant et requiert moins d’efforts que de créer à partir de l’ego. Vous n’avez pas besoin de vous soucier des détails ; vous avez juste besoin de vous ouvrir à tout ce qui est, à la fois dehors et dedans.

Dans cette ouverture, il se peut que vous ressentiez de temps à autre une sorte d’attrait.

Vous pouvez vous sentir attiré vers certaines choses.

Cet attrait est en réalité le doux murmure de votre coeur ; c’est votre intuition. Quand vous agissez selon votre intuition, vous êtes tiré au lieu de pousser. Vous n’agissez pas jusqu’à ce que vous ressentiez intérieurement qu’il est approprié d’agir.

Comme vous avez l’habitude de pousser, c’est-à-dire d’utiliser votre volonté pour créer, le passage énergétique de l’ego au coeur est un vrai défi pour vous. Ce passage requiert un énorme ralentissement.

Pour entrer vraiment en contact avec votre intuition, il vous faut faire un effort conscient pour « ne pas faire », pour que les choses soient telles qu’elles sont. Cela va à l’encontre de ce qu’on vous a enseigné et de ce dont vous avez l’habitude.

Vous avez l’habitude de faire reposer vos actions sur la pensée et la force de volonté. Vous laissez vos pensées déterminer vos objectifs et vous utilisez votre volonté pour les réaliser. C’est exactement le contraire de la création selon le coeur.

Lorsque vous vivez à partir du coeur, vous écoutez votre coeur, puis vous agissez en conséquence. Vous ne réfléchissez pas, vous écoutez attentivement, l’esprit ouvert, ce que votre coeur vous dit. Le coeur parle à travers vos sentiments, et non votre mental. La voix de votre coeur est plus clairement entendue lorsque vous êtes tranquille, détendu et enraciné.

Le coeur vous montre le chemin vers la réalité la plus emplie de joie et d’amour, là, tout de suite. Ses murmures et ses suggestions ne reposent pas sur la pensée rationnelle.

Il vous est possible de reconnaître la voix de votre coeur à sa légèreté et sa note joyeuse. Légèreté, car le coeur n’impose rien ; il n’y a aucune ficelle attachée à ce qu’il suggère.

Votre « soi de coeur » n’est pas attaché à vos décisions et il vous aime quoi que vous fassiez.

Vivre selon le coeur ne signifie pas que vous allez devenir passif ou léthargique. Laisser les choses telles qu’elles sont, sans les étiqueter bonnes ou mauvaises, sans les pousser d’une manière plutôt qu’une autre, requiert une grande force. C’est la force d’être totalement présent, de faire face à tout ce qui est et de simplement les regarder.

Il se peut que vous vous sentiez vide, nerveux ou déprimé mais vous n’essayez pas de repousser ces sensations. Tout ce que vous faites, c’est les entourer de votre conscience.
Vous ne percevez pas le véritable pouvoir de votre conscience. Elle est faite de Lumière.

Quand vous maintenez une chose dans votre conscience, elle change à cause de cela.

Votre conscience est une force de guérison, si vous ne la limitez pas par vos pensées et votre compulsion à « faire ».

Vos vies sont remplies par la dictature du mental et de la volonté, la prédominance de la pensée et de l’action.

Notez bien que le mental et la volonté travaillent tous deux selon des règles générales. Il y a des règles générales de pensée logique ; ce sont les règles de logique. Il y a des stratégies générales pour mettre la pensée dans la matière ; ce sont les règles de gestion de projets.

Mais ce sont tous des principes généraux. Les directives générales et les règles ont toujours une composante mécanique. Elles sont applicables à tous ou à la plupart des cas ; autrement, elles seraient de peu d’utilité.

L’intuition, quant à elle, fonctionne de façon très différente. Elle est toujours « sur mesures » pour une personne ou un moment spécifique. Elle est hautement individualisée. Elle ne peut par conséquent pas être soumise à une analyse rationnelle ou des règles générales.

Vivre et agir selon votre intuition réclame donc une grande confiance, car vos choix reposent alors uniquement sur le sentiment que vous avez de ce qui est juste, au lieu de ce que disent les règles des autres.

Vivre selon le coeur vous demande donc de ne pas seulement vous défaire de l’habitude d’utiliser votre mental et votre force de volonté à outrance, mais cela vous met aussi au défi d’avoir vraiment confiance en vous.

Cela prend du temps pour apprendre à écouter votre coeur, à faire confiance en ses messages et agir en conséquence. Mais plus vous le faites, plus vous comprenez que c’est seulement en soumettant vos soucis et vos doutes à la sagesse de votre coeur que vous trouvez la paix intérieure.

Lorsque vous continuez à progresser et que vous passez au troisième stade de la transformation de l’ego au coeur, vous trouvez la paix intérieure pour la première fois.

Vous prenez conscience que c’est le désir de contrôler la réalité par la pensée et la volonté qui vous rendent agités et impatients.

Quand vous relâchez le contrôle, vous permettez à la magie de la vie de se déployer. Tout ce que vous avez à faire est d’écouter. Soyez attentifs à ce qu’il se passe dans votre vie, à vos sentiments à l’égard des autres, à vos rêves et à vos désirs. Quand vous êtes attentifs à ce qu’il se passe en vous, la réalité vous procure toutes les informations nécessaires pour agir de façon appropriée.

Par exemple, il se peut que vous preniez conscience qu’il y a dans votre coeur le désir d’une relation dans laquelle vous vivez en communion l’un avec l’autre. Si vous remarquez et acceptez simplement cette aspiration, vous serez étonnés de voir comment l’univers y répond. Sans en tirer de conclusions, mais juste en maintenant cette aspiration dans la Lumière de votre conscience, votre appel sera entendu et recevra une réponse.

Cela peut prendre plus de temps que vous ne vous y attendiez, car des changements d’énergie doivent prendre place avant que certaines aspirations soient comblées. Mais vous êtes les maîtres, les créateurs de votre réalité énergétique. Si vous la créez à partir de la confiance et du lâcher-prise, vous recevrez tout ce que vous désirez et bien au-delà.

Stade quatre : S’ouvrir à l’Esprit

Nous avons distingué quatre étapes dans la transformation d’une conscience fondée sur l’ego à une conscience fondée sur le coeur.

1) Etre insatisfait de ce qu’une conscience fondée sur l’ego peut offrir, aspirer à « autre chose » : Le début de la fin.
2) Prendre conscience de ses attaches à une conscience fondée sur l’ego, reconnaître et se libérer des émotions et des pensées qui les accompagnent : Le milieu de la fin.
3) Laisser mourir en soi les vieilles énergies fondées sur l’ego, se débarrasser du cocon, devenir son nouveau soi : La fin de la fin.
4) L’éveil d’une conscience fondée sur le coeur, motivée par l’amour et la liberté ; aider les autres à faire la transition.

Nous allons maintenant parler du quatrième et dernier stade : s’ouvrir à l’Esprit.
Lorsque vous passez à ce stade, vous trouvez en vous un lieu de paix et de tranquillité.

Fréquemment, vous prenez contact avec un silence dans votre coeur que vous savez être éternel. Tout ce dont vous faites l’expérience est relatif par rapport à cet Etre illimité qui imprègne tout.

Ce lieu de paix et de silence en vous est aussi appelé Esprit.

Selon vos traditions ésotériques, il y a une distinction entre l’Esprit, l’âme et le corps.
Le corps est le lieu de résidence physique de l’âme pour un temps limité.
L’âme est l’ancre psychologique, non-physique, de l’expérience. Elle véhicule les expériences de nombreuses vies. Elle se développe avec le temps et croît lentement en un gemme à multiples facettes, chacune d’elles reflétant un type d’expérience différent ainsi que la connaissance qui s’y rapporte.

L’Esprit ne change ni ne grandit avec le temps. Il est en-dehors du temps et de l’espace.

L’Esprit en vous est votre part éternelle, intemporelle, qui est Une avec le Dieu qui vous a créés. C’est la conscience divine qui est le fondement de votre expression dans le temps et l’espace.

Vous êtes nés d’un royaume de pure conscience et vous avez véhiculé une parcelle de cette conscience à travers toutes vos manifestations sous une forme matérielle.

L’âme participe de la dualité. Elle est affectée et transformée par ses expériences dans la dualité.

L’Esprit est en-dehors de la dualité. C’est l’arrière-plan sur lequel tout se développe et évolue. C’est l’alpha et l’omega que l’on appelle simplement l’Etre ou la Source.

Le silence, extérieur mais surtout intérieur, est la meilleure porte d’accès pour faire l’expérience de cette énergie toujours présente, qui est Vous, dans votre noyau le plus intime. Dans le silence, vous pouvez entrer en contact avec la chose la plus évidente et la plus miraculeuse qui soit : l’Esprit, Dieu, la Source, l’Etre.

L’âme véhicule des mémoires de nombreuses incarnations.

Elle connaît et comprend bien plus de choses que votre personnalité terrestre. L’âme est connectée à des sources de connaissance extra-sensorielles, telles que les personnalités de vos vies passées, des guides et des alliés sur les plans astraux.

Malgré cette communion, l’âme peut se trouver dans un état de confusion et ignorer sa vraie nature. Elle peut être traumatisée par des expériences et rester par conséquent dans les ténèbres pendant quelque temps. Elle évolue constamment et acquiert la compréhension de la dualité inhérente à la vie sur la terre.

L’Esprit est l’élément immuable dans ce développement.

L’âme peut se trouver dans les ténèbres ou l’illumination. Pas l’Esprit. Il est Etre, pure conscience. Il est dans les ténèbres aussi bien que dans la lumière. Il est l’Unité sous-jacente à toute dualité. Lorsque vous parvenez au quatrième stade de la transformation de l’ego au coeur, vous vous connectez à l’Esprit. Vous vous connectez à votre Divinité.
Vous connecter au Dieu qui est en vous est comme sortir de la dualité tout en restant complètement présent et enraciné.

Dans cet état, votre conscience est emplie d’une extase profonde mais tranquille : un mélange de paix et de joie.

Vous prenez conscience que vous ne dépendez de rien au-dehors de vous. Vous êtes libres. En vérité, vous êtes dans ce monde mais vous n’êtes pas de ce monde.
Vous connecter à l’Esprit qui est en vous n’est pas quelque chose qui arrive une fois pour toutes. C’est un processus lent et graduel, au cours duquel vous vous connectez, déconnectez et reconnectez…

Peu à peu, votre attention passe de la dualité à l’unité. Elle se réoriente et trouve qu’en définitive, elle est plus attirée par le silence que par les pensées et les émotions. Par silence, nous entendons être complètement présent et centré, dans un état de vigilance qui ne porte pas de jugements.

Il n’existe pas de méthodes ou de moyens pour y accéder. La clé pour vous connecter à votre Esprit n’est pas de suivre une discipline (méditation, jeûne, etc.), mais de comprendre véritablement que c’est le silence qui vous ramène à la maison, et non les pensées ou les émotions.

Cette compréhension se fait lentement à mesure que vous êtes de plus en plus conscients des mécanismes de vos pensées et de vos émotions. Vous lâchez-prise de vos vieilles habitudes et vous vous ouvrez à la nouvelle réalité d’une conscience qui repose sur le coeur. Votre conscience fondée sur l’ego se retire et meurt lentement.

Mourir n’est pas quelque chose que vous faites ; vous lui permettez d’arriver.

Vous vous abandonnez au processus de la mort. La mort est un autre nom pour le changement, la transformation. Il en est toujours ainsi. La mort est toujours un relâchement de ce qui est ancien et une ouverture à ce qui est neuf. Dans ce processus, il n’y a pas un seul instant où vous « n’êtes pas », c’est-à-dire où vous êtes mort, selon votre définition.

La mort telle que vous la définissez est une illusion. C’est seulement la peur de changer qui vous fait craindre la mort.

Vous avez peur non seulement de mourir physiquement, mais aussi de mourir émotionnellement et mentalement au cours de votre vie. Mais sans la mort, les choses deviendraient rigides et statiques. Vous deviendriez captifs de formes anciennes : un corps usé, des schémas de pensée périmés, des réactions émotonnelles restrictives. Asphyxiant, n’est-ce-pas ?

La mort libère. C’est une cascade d’eau pure qui brise pour les ouvrir de vieux portails rouillés et vous propulse dans de nouveaux territoires d’expérience.

Ne craignez pas la mort. Il n’y a pas de mort, seulement du changement.

Le passage d’une conscience fondée sur l’ego à une vie centrée sur le coeur est à de nombreux égards une expérience de mort. Plus vous vous identifiez à l’Esprit, au Dieu qui est en vous, plus vous relâchez des choses dont vous aviez l’habitude de vous soucier ou dans lesquelles vous mettiez beaucoup d’énergie.

Vous prenez conscience à des niveaux de plus en plus profonds qu’en vérité, il n’y a rien à faire, excepté être.

Lorsque vous vous identifiez à votre êtreté, au lieu des pensées fugaces et des émotions qui vous traversent, votre vie en est immédiatement affectée.

L’Esprit n’est pas quelque chose d’abstrait. C’est une réalité que vous pouvez véritablement faire passer dans votre vie. Etre en contact avec cette source qui est la plus pure qui soit, finira par tout changer dans votre vie. Dieu (la Source ou l’Esprit) est par nature créateur, mais selon des voies qui vous sont quasi-incompréhensibles.

L’Esprit est silencieux, éternel et cependant créateur.

La réalité du divin ne peut être vraiment saisie par le mental. Elle ne peut qu’être ressentie. Si vous lui permettez d’entrer dans votre vie et que vous la reconnaissez dans les murmures de votre coeur, lentement, tout va trouver sa place. Quand vous êtes accordé à la réalité de l’Esprit, l’attention silencieuse qui se trouve derrière toutes vos expériences, vous cessez de forcer ou d’imposer votre volonté sur la réalité.

Vous permettez aux choses de retomber dans leur état d’être naturel. Vous devenez votre Soi réel, naturel. Tout cela se passe de manière harmonieuse et pertinente. Vous faites l’expérience que les choses s’arrangent d’une façon qui a son rythme naturel, son cours naturel. Tout ce que vous avez à faire, c’est rester accordé à ce rythme divin et lâcher-prise des peurs et des malentendus qui vous font vouloir intervenir.

Aider les autres selon l’Esprit

Une fois que vous avez fait cette transition de l’ego au coeur, vous êtes plus ou moins en contact permanent avec le courant divin de l’être en vous. Dans cet état d’être, il n’y a pas de besoin ou de désir d’aider les autres, mais cela vous vient naturellement.

Vous attirez cela à vous, mais ce n’est pas votre volonté qui agit. Energétiquement, vous émettez maintenant certaines vibrations, et c’est leur présence dans votre champ énergétique qui attire les gens vers vous. Ce n’est pas quelque chose que vous faites mais quelque chose que vous êtes. Il y a une vibration disponible dans votre énergie qui peut les aider à entrer en contact avec leur soi divin.

Vous pouvez être pour eux un miroir dans lequel leurs difficultés se résolvent et se transforment en énergie de solution. Ils peuvent percevoir l’énergie de la solution qui repose toujours sur le contact avec le soi divin dans votre être.

Vous avez la capacité de leur enseigner quelque chose, et cet enseignement prend place en étant vous-même. Ce n’est pas en transmettant une connaissance ou en utilisant certaines méthodes, que vous enseignez et guérissez. C’est en vous permettant d’être simplement ce que vous êtes, et en vous exprimant de la façon la plus joyeuse que votre présence devient véritablement salutaire. C’est en partageant ce que vous êtes avec les autres que vous rendez disponible un espace de guérison pour eux, où ils ont le choix d’entrer ou non. C’est eux qui choisissent.

En tant que guérisseur ou thérapeute, vous avez réellement une seule chose à faire : rester en contact avec votre divinité intérieure, avec cette attention silencieuse qu’est l’Esprit.

C’est réellement cette communion qui émeut les gens et les élève à un état de conscience plus libre, s’ils le choisissent. S’ils le font, cela se fera à leur rythme.

Il y a une tonalité très neutre dans cette façon d’être là pour les autres. Cela représente un degré de détachement où vous relâchez votre désir personnel de changer ou de « soigner » les autres. Un tel désir, manifesté par tous les artisans de Lumière à un certain stade, ne provient pas d’une compréhension véritable du chemin intérieur que les gens veulent emprunter pour trouver leur vérité.

La plupart des gens ont besoin d’aller au fond de certaines difficultés avant d’être vraiment prêts à les lâcher. Quand ils agissent ainsi, ils « possèdent » vraiment la solution à leur difficulté et ils en tirent une grande satisfaction. Peut-être reconnaissez-vous cela dans votre vie et les difficultés dans lesquelles vous vous débattez.

S’il vous plaît, soyez conscients de cela et ne vous battez pas pour empêcher les gens de toucher le fond. S’ils sont déterminés à y aller, ils iront en dépit de tout ce que vous ferez ou direz.

C’est mieux de ne pas vous impliquer émotionnellement avec les gens que vous aidez. Une implication émotionnelle entraîne la volonté personnelle de soigner ou de transformer les autres. Ce désir personnel n’aide pas les autres. Il peut même entraver leur processus de guérison. Lorsque vous voulez que les gens changent, vous n’êtes plus dans un espace d’amour et de permission. Ils le ressentent. Il se peut que vous ayez l’impression de les observer et de lire en eux, mais ils voient aussi clair en vous !

Dans ce quatrième stade de la transition entre l’ego et le coeur, il est question de transcender le plan de l’âme et de s’élever à celui de l’Esprit.

Nous ne voulons pas dire par là que l’âme est « inférieure » à l’Esprit, bien sûr.

En fait, vous êtes plus grands et plus englobants que votre âme.

L’âme est un véhicule pour l’expérience.

En vous identifiant à l’Esprit en vous, à votre soi divin, tout ce que vous avez vécu dans toutes vos vies prend sa place. Vous vous élevez au-dessus des expériences en ne vous identifiant à aucune d’entre elles. Et cela a un effet de guérison sur l’âme.

© Pamela Kribbe
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