Entretiens de Juillet 2017 – BIDI – Q/R

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Entretiens de Juillet 2017

BIDI – Questions/Réponses

Eh bien Bidi est avec vous. Il vous salue.

… Silence…

Aujourd’hui, dorénavant, vous êtes plus perméables, je n’ai donc plus besoin de hurler. Alors si vous le voulez bien, nous allons jouer le jeu des questions-réponses. Mais attendez-vous, pour ceux qui m’ont posé des questions, à ce que je vous pose à mon tour des questions. Alors je t’écoute.

Question de M. : bonjour Bidi…

Bonjour.

C’est dans la question.

Bonjour quand même.

Question : … et un grand merci pour tout.

De rien.

Question : … Je n’ai pas de question mais si vous avez quelque chose à me dire, je vous en remercie. 

… Silence…

Alors tu es passée par des étapes, durant cette année. Ces étapes, quelles qu’en aient été les douleurs, t’ont permis de relativiser, et la douleur elle-même t’a permis de voir que tu n’étais pas cette douleur, donc de la traverser. Et d’ailleurs, tes innombrables disparitions sont le témoin direct des alchimies qui se sont déroulées en toi, mettant fin à tout attachement, à toute histoire, t’amenant aujourd’hui à te démontrer à toi-même que l’Amour peut être libre, qu’il n’a plus à être attaché à une forme, à une filiation ou à un attachement. Autrement dit, quels que soient les éléments antérieurs que tu as pu vivre depuis d’innombrables années, il t’est donné aujourd’hui de constater que toute histoire, sans même parler de problèmes, te répugne. Là est la Liberté et là est ton autonomie. Tu ne tarderas pas à constater les résultats concrets, non pas sur ta conscience mais sur ton sac de viande, qui sera en harmonie avec la Vérité.

Il y a donc eu réellement pour toi, en cette année que tu vis, par les éléments qui se sont déroulés dans ta sphère intime et proche, qui te permettent aujourd’hui d’affirmer ton autonomie et surtout, de te démontrer à toi-même ta non-implication dans les histoires qu’on voudrait te faire vivre. Cela se traduit en toi par un allègement. Cet allègement ne concerne pas nécessairement le sac de viande mais en tout cas l’allègement des liens, normaux pourtant, au sein de ce monde, entre les êtres, venant, comme je l’ai dit, magnifier tes relations elles-mêmes, à toi-même d’abord et ensuite à ton cercle proche.

Tu constateras de plus en plus, et ce en de nombreuses occasions, que tu ne peux plus être accrochée ou entraînée par quelque élément que ce soit. Il ne s’agit pas d’un refus de la vie ou un refus des problèmes, mais bien d’une transcendance réelle de tout ce qu’il t’a été donné de vivre durant cette année.

Ainsi que tu le constates déjà, un sentiment bien réel, et concret, de Liberté – nouveau – se fait jour. Ainsi certains conditionnements encore présents voilà peu de temps, liés aux habitudes, sont en train de s’évanouir. Là est l’allègement, là est ta liberté.

Je te rappelle que ce qui est important, pour chacun d’ailleurs, ce n’est pas ce que tu penses mais ce sont les faits, rien que les faits. Il n’y a pas de meilleur terreau d’observation que les faits qui se déroulent dans votre vie, pour tout un chacun, car si vous êtes en paix, il est impossible d’être accroché par quoi que ce soit, par quelque séduction que ce soit, par quelque désir que ce soit ou par quelque recherche que ce soit. Donc tout est parfait, et les faits deviennent parfaits eux-mêmes. Là est ce que vous nommez la Grâce de la Lumière. Il ne peut en être autrement dès que tu as vu et vécu les attachements, les conditionnements, les habitudes qui ont été traversés.

Il y a en toi une disposition plus grande à être et à ne rien faire, sans te préoccuper d’une quelconque obligation pensée. Les obligations factuelles, elles, se vivent elles aussi avec plus de facilité. Voilà ce que je peux te dire.

Continue.

Question de M-M. : vous avez dit que la conscience est la qualité ou l’étape la plus supérieure de la matière de nourriture où l’Ultime peut être réalisé. Est-il possible que vous développiez ?

Faut-il encore que je comprenne. Recommence.

Question : vous avez dit que la conscience est la qualité ou l’étape… 

La qualité ou l’état, oui, de la nourriture.

Question : l’étape…

Oui.

Question : … la plus supérieure de la matière de nourriture où l’Ultime peut être réalisé. Est-il possible que vous développiez ?

Peux-tu recommencer une troisième fois ?

Question : vous avez dit que la conscience est la qualité ou l’étape la plus supérieure de la matière de nourriture où l’Ultime…

Les mots ne sont pas mis dans le bon ordre. J’ai dit de mon vivant, comme parmi vous maintenant, je l’ai répété d’innombrables fois : la conscience n’est que le produit de ce que vous mangez, c’est-à-dire que la conscience que vous vivez en ce monde n’est que le résultat de votre sac de viande. Qui se rappelle de sa conscience sans être dans un sac de viande ? Quels sont les souvenirs que vous avez avant d’être nés ? Je ne parle pas de vos vies passées chimériques, qui concernent la personne, mais je parle exclusivement de vos souvenirs.

Les sucs de la nourriture, dans l’Ayurveda, dans les canons anciens, il y a trois qualités d’aliments. Chaque qualité d’aliments modifie la conscience. Les jeûnes, quand vous jeûnez, modifient la conscience. Si vous mangez que des aliments qui vous alourdissent, vous allez être lourds, pas seulement dans ce sac de viande mais dans la conscience. La conscience en ce monde n’est qu’une sécrétion de la matière, de la nourriture. C’est pour ça que j’ai toujours dit, et je vous le redis aujourd’hui, l’obstacle majeur à votre liberté n’est que votre identification à ce corps. Tant qu’il existe la moindre identification à ce corps, vous ne pouvez être libres. Vous êtes dans ce corps, mais de là à dire que vous êtes ce corps, il y a une erreur prodigieuse.

La réfutation, il vous faut aujourd’hui – sans parler de la réfutation telle que je l’avais expliquée – admettre et concevoir même que tout ce qui vous apparaît comme réel au sein de ce monde, même au travers de vos perceptions, n’est pas réel. Le réel est faux, et l’irréel est réel. Quand vous comprenez cela et que vous vivez cela, vous êtes libres. Les circonstances de l’époque de cette terre vous ouvrent de façon importante la capacité à réaliser cela. Vous n’êtes pas ce corps, la conscience est une sécrétion du corps et de la nourriture que vous absorbez. Ce que vous nommez supramental, supraconscience, n’a rien à voir avec cela.

Seul l’Inconnu, pour la conscience, est la Vérité. Je ne parle pas de vos rêves, je ne parle pas des symboles, je parle de ce qui est totalement inaccessible à la personne, et donc à la conscience. Alors je sais pertinemment que dans les aspects qui vous ont été communiqués et que vous avez suivis, il y a eu une espèce de pédagogie pour vous approcher de cela. Mais l’ultime révolution, l’ultime retournement que vous pouvez bâtir aujourd’hui, c’est uniquement d’accepter que vous n’êtes pas ce corps, d’accepter que vous n’êtes pas cette conscience, d’accepter que tout ce qui vous semble réel est irréel et que tout ce que vous ne connaissez pas, c’est-à-dire qui vous semble irréel, est la seule Vérité.

Si vous partez de ces postulats, il n’y a aucun obstacle qui peut se présenter sur votre route, ni souffrance, ni attachements, ni quoi que ce soit d’autre. Le problème fondamental de la conscience, surtout avec ce que vous vivez en ce moment, c’est l’identification au corps, c’est l’identification à la conscience. Vous êtes la conscience, bien sûr, mais pas celle que vous expérimentez en ce monde. D’ailleurs certains de vos Anciens ont bien parlé de l’irruption, déjà du temps où j’étais incarné, de la venue du supramental. Bien sûr, la venue du supramental s’imprime dans le sac de viande à travers ce que vous avez nommé des Portes, des Étoiles, des nouveaux corps, des circuits particuliers, mais ça concerne toujours ce que vous êtes capables de vivre et de sentir. Or vous êtes antérieurs à la conscience.

La solution définitive à la mort… vous n’êtes jamais morts, vous ne mourez jamais, ce que vous êtes, mais la solution à la mort, la solution à l’énigme, c’est de mettre fin à la recherche. Les fondements de cette fin de recherche, c’est ne jamais s’identifier au corps. C’est un véhicule qui est apparu un jour et qui disparaîtra un autre jour. Où est la permanence, là-dedans ? Acceptez cela, posez comme postulat que ce qui est la réalité pour vous est irréel, et que l’irréel que vous ne connaissez pas est réel. Cela entraîne une translation de la conscience d’un point à un autre, ce que j’avais nommé le point de vue. Ce n’est pas un point de vue mental, c’est l’emplacement de la conscience elle-même. Si tu fais cela, il ne peut plus y avoir le moindre obstacle. Je l’avais dit de mon vivant : mes paroles ne peuvent pas échouer, et vous êtes innombrables, soit à vous être détournés de mes paroles, soit à les avoir vécues et à en vivre les effets, et à réaliser, si je peux dire, la Vérité que vous êtes.

Vous ne pouvez vous appuyer, et surtout aujourd’hui, sur absolument rien de connu pour être libres. Bien sûr qu’il existe des archétypes dans ce que vous nommez le monde imaginal, mais vous n’êtes même pas ces archétypes, vous êtes antérieurs à toute manifestation, à toute expression, à toute projection. Et quand vous êtes là, rien de ce qui se passe dans cette Illusion de ce monde ne peut vous affecter. Mais tant que vous êtes identifiés à ce monde, à une histoire, à votre personne, vous ne pouvez pas être libres. Remarquez, ça tombe très bien, parce que même si vous croyez être sur ce monde, vous allez constater très bientôt que ce n’est pas vrai, que vous le vouliez ou pas. L’intérêt d’accepter cette démarche de point de vue de conscience, c’est déjà lever et ôter tous les freins, mais tant que vous rattachez même les vibrations du supramental à votre personne, vous maintenez le lien à l’Illusion. Mais vous êtes libres, si vous voulez rester dans l’Illusion, grand bien vous fasse, c’est que votre conscience a besoin d’expérimenter.

Aucune religion, aucune énergie, aucun texte, aucune écoute, ne peut vous rendre libres, parce que vous êtes déjà libres. C’est juste les voiles, les croyances qui vous font croire l’inverse et qui vous font adhérer à ce que vous vivez plutôt que de vivre l’Éternité, le cœur, vous appelez ça comme vous voulez, mais la Vérité. Si vous voulez vous rappeler ce que vous êtes vraiment, il vous faut retourner à la source de la conscience. Je ne parle pas de la première conscience émanée de l’Absolu, du Brahman, je parle de votre conscience depuis que vous êtes dans ce corps. Allez chercher, si vous voulez, regardez le passé, essayez de vous rappeler ce que vous avez oublié avant que vous n’ayez la conscience d’être un individu et une personne, c’est-à-dire de remonter avant trois ans. Mais je dois dire qu’aujourd’hui, vu ce que je vois, les choses ont bien changé.

Les seuls nœuds qui restent résultent, vous le savez, de la peur. De la peur de la mort, de la peur du changement, de la peur de l’inconnu, de la peur de la souffrance, de la peur du regard de l’autre, de la peur d’un jugement, dernier ou supérieur. Mais qui voulez-vous qui juge ce qui est faux, à part les falsificateurs ? Vous n’avez pas besoin de vous juger, vous n’avez besoin de juger personne. Laissez chacun libre de vivre ce qu’il a à vivre parce que c’est sa vérité, même si elle est illusoire. Mais définissez aussi, clairement maintenant, votre objectif. Quel est votre objectif ? Regardez cela sans faux-fuyants. En vérité, qu’est-ce que vous cherchez ? Vous ne pouvez pas me répondre : « Je cherche la Lumière », sinon vous la cherchez à l’extérieur et c’est une lumière qui est fausse. La seule vraie Lumière est là, au milieu de la poitrine. Elle n’a besoin d’aucun ornement, d’aucune histoire, d’aucun décor, d’aucune forme.

Êtes-vous encore en train de chercher, ou avez-vous arrêté de chercher ? Votre cœur, vous n’avez pas à le chercher, vous savez où il est : au milieu de la poitrine. Que ce soit le cœur de chair, que ce soit le cœur éternel, vous savez où il est, et pourtant vous continuez à nourrir votre tête. Alors bien sûr, pour revenir à ta question, la conscience n’est que la sécrétion du sac de viande. La supraconscience, vous ne la percevez qu’à travers son interaction avec le sac de viande, c’est-à-dire ce n’est plus de l’énergie, c’est ce que vous nommez du vibral, que nous appelons en Orient le plan de la Citta. Dit autrement, vous devez être attachés formellement à votre cœur, là est la seule Liberté. Si vous êtes attachés à ce qui passe, comment voulez-vous trouvez l’immobilité et la Paix ?

Donc, oui, le sac de viande absorbe de la nourriture. La quintessence de cette nourriture oriente votre conscience, la conscience éphémère, mais en allégeant cette conscience éphémère, vous vous approchez, si je peux parler ainsi, du cœur. Pourquoi il a été autant préconisé, dans toutes les traditions, le jeûne, le carême, je crois vous nommez ça en Occident ? Parce que si vous privez le corps de nourriture, à ce moment-là vous allez constater beaucoup de choses, mais vous ne serez pas libres pour autant. La Liberté n’est jamais une privation, c’est une complétude, c’est un épanouissement, c’est une abondance. Et si vous pensez étriqué dans votre tête, si vous pensez karma, si vous pensez corps, si vous pensez symboles, vous n’êtes pas libres. La Liberté est une évidence qui apparaît quand tout ce qui est irréel – que vous considérez donc comme réel – disparaît.

Mais vous ne pouvez pas faire disparaître le monde, il est ce qu’il est, et pourtant comme je l’ai dit, il existe une conscience nommée Turiya, qui est celle équivalente au sommeil. Chaque soir, vous dormez, le monde disparaît. Vous n’avez pourtant aucune appréhension sur votre réveil le lendemain, donc vous disparaissez chaque nuit. Qu’est-ce qui disparaît ? La conscience ordinaire. Elle est remplacée par la conscience Turiya, qui n’est pas la supraconscience, qui est l’élément qui se rapproche le plus du Parabrahman, de l’Absolu ou du Libéré vivant, c’est la même chose. Ne vous laissez pas abuser par les mots. Restez concrets, restez factuels, parce que les concepts peuvent vous dire tout à fait autre chose que les faits, parce que dès que vous parlez des faits, vous les interprétez, et chacun les interprète à sa sauce, à sa façon. N’interprétez pas les faits mais voyez-les.

Quand vous avez une douleur, sans même parler de maladie, vous savez pertinemment que la conscience est attirée par la douleur, et c’est normal. C’est un signal d’alarme, comme quand un voyant dans votre voiture s’allume et demande une révision ou un changement de ceci ou cela. Vous ne pouvez pas le négliger mais est-ce que vous êtes le voyant qui s’allume ? Il vous viendrait jamais à l’esprit de vous identifier au corps de l’autre, à votre voiture. Le seul problème, c’est que vous êtes enfermés dans ce corps, vous n’avez aucune possibilité, au sein du connu, de vous retrouver, et tous ceux qui vous vendent des yogas, tous ceux qui vous vendent des techniques, ne sont que des charlatans.

Bien sûr qu’il existe des yogas particuliers qui vous permettent d’approcher de… c’est en ce sens que les Anciens vous ont donné d’innombrables choses, mais faites au préalable cette révolution intérieure : rien de ce que je crois réel est réel ; seul l’irréel est réel, et je ne le connais pas. C’est donc quelque chose d’inattendu, vous ne pouvez pas l’attendre, vous ne pouvez pas le chercher ni le rechercher, vous ne pouvez que vous vider, ce que vous nommez, je crois, l’instant présent, l’ici et maintenant, le silence, parce que quand il y a le silence de la personne, l’immobilité du corps, votre conscience est disponible pour l’Inconnu. Mais si vous êtes identifiés au sac de viande, vous ne pouvez pas être libres parce que le corps, le sac de viande, il disparaîtra un jour. Qui est capable de me dire où il sera après ? Qui est capable de me dire où il était avant, tant que le corps n’a pas été sécrété par la rencontre du papa et de la maman ?

Donc ce corps est le temple du sacré, mais c’est un sac de viande. C’est comme si vous croyiez encore que Dieu se trouve dans un temple, mais c’est que des fariboles, des histoires à dormir debout. C’est juste des supports pour vous permettre justement d’aller au-dedans, pas d’adorer une statue ou une représentation comme on le fait en Inde ou encore en Occident. La conscience de ce corps, la conscience de qui vous êtes en ce monde dépend uniquement du sac de nourriture et de la nourriture. Une fois ce point acquis en tant que pensée, vérifiez par vous-mêmes. De supposer que le réel est irréel et que ce que vous pensez être irréel ou inaccessible est la seule réalité, change la donne au niveau de la conscience, comme le principe de la réfutation.

On continue.

Question de M-M : existe-t-il une différence entre l’Absolu et l’Illumination ?

Mais tout les oppose. L’Illumination est vécue avec la tête, l’Absolu est vécu par le cœur. L’Absolu n’est pas la Lumière, il est la source de la Lumière. C’est pour ça que je l’avais nommé, de mon vivant, le Parabrahman. L’Illumination, voir la Lumière dans la tête, est un succédané de la Lumière authentique, c’est une falsification. L’Illumination se passe en périphérie. La vraie Lumière ne peut pas être vue, ni avec vos yeux ni en vision éthérique. Y a que la vision du cœur qui vous montre la Vérité, et cette Vérité n’a pas besoin de formes et de couleurs. Alors si vous allez chez les Chinois, ils vont appeler ça le Tao, si vous allez dans la tradition primordiale hébraïque, vous allez appeler ça, je crois, ce qui est au-delà de la Lumière, l’Aïn Soph Aur, mais ce sont des mots qui essayent de s’approcher de la Vérité. Mais aucune vérité entendue ne vous fera vivre la Vérité, c’est à vous de le vivre.

Mais il n’y a aucune obligation. Je dis simplement, et ce, quelles que soient les circonstances particulières de cette époque… vous savez, je n’ai jamais parlé d’évènements, de mon vivant comme depuis que je m’adresse à vous, parce que les évènements, c’est encore l’histoire. Alors bien sûr que quand les évènements arrivent et que vous les voyez, il y a effectivement un choc. Ce choc est collectif et il répercute sur les individus, c’était une forme de préparation ou d’anticipation, mais aujourd’hui, comme j’ai dit, j’ai besoin de parler moins fort parce que vous êtes perméables. Ça vous a été expliqué à d’innombrables reprises par les Anciens, avec les histoires de couches isolantes, mais ça concerne ce monde.

C’est à chacun de définir à l’intérieur de lui-même, de poser des actes et des faits, concrets, réels, et pas suggérés, imaginés ou pensés dans la tête.

Quelle était la question ?

Question : existe-t-il une différence entre l’Absolu et l’Illumination ? 

L’Illumination est un rêve qui appartient à ce monde. L’Illumination, c’est le diviseur, c’est le diviseur qui vous empêche de réaliser ce que vous êtes, qui nourrit l’ego, qui nourrit l’éphémère. Le Libéré vivant, l’Absolu, n’a que faire de quelque manifestation que ce soit en quelque monde ou dimension que ce soit. Le Libéré vivant sait qu’il est toutes les formes, de tous les mondes, toutes les consciences. Il n’a plus besoin de particularisme, il n’a plus besoin de jouer le jeu de la manifestation, même au sein des mondes libres. Mais ce que tu nommes Illumination en ce monde est un travestissement, c’est une escroquerie qui ne conduit nulle part, qui ne fait que renforcer l’Illusion. C’est un succédané de la Lumière, et pourtant c’est ce que font toutes les spiritualités, c’est ce que font toutes les religions.

Aujourd’hui vous êtes perméables. Pourquoi vous encombrer de concepts ? Pourquoi vous encombrer d’histoires ? Voyez cela. Voyez après quoi vous courez au lieu d’être vous-mêmes. En ce monde, c’est un jeu, mais un jeu n’a qu’un temps, et en plus ce jeu, ici sur terre, est particulièrement douloureux, même si vous êtes illuminés. En ce monde, la recherche ne peut jamais cesser tant que votre conscience est tournée vers l’extérieur. Il vous faut rentrer au plus profond de votre intimité. Je crois que vous nommez ça le Cœur du Cœur, le Cœur d’Éternité ou d’Êtreté, mais ce sont des mots, mais qui vous aiguillent, et ce sont des faits : quand vous êtes dans le cœur, vous êtes libres. Vous n’avez plus besoin d’histoire, vous n’avez plus besoin d’adhérer à quoi que ce soit, vous vivez votre vie matérielle comme vous devez la vivre mais il n’y a plus de questions, il n’y a plus d’interrogations. L’Esprit est révélé, l’Absolu est présent, dévoilé.

Or rappelez-vous, l’Absolu ne peut pas se chercher, parce que si vous le cherchez, dans votre conscience vous mettez déjà une distance avec ce que vous êtes. Faites-en l’expérience, restez-en aux faits, sans les travestir, sans les conceptualiser. Le vécu de l’Inconnu, de l’Absolu, met fin à toute souffrance, met fin à la croyance en un personnage, en une forme, en un monde. Là est la seule vraie Paix parce qu’elle est éternelle. Elle ne dépend pas de votre forme, elle ne dépend pas de la nourriture. Elle dépend seulement du fait réel de vivre la Liberté.

Vivre la Liberté n’est pas faire ce que vous voulez à l’extérieur. Être libres, c’est le vivre à l’intérieur, de constater qu’y a plus d’adhésions, y a plus de croyances, y a plus d’émotions, y a plus de mental, même si celui-ci vous sert jusqu’à la fin de vos jours, mais il ne peut plus commander, il ne peut plus diriger votre vie. L’Absolu se vit, il ne s’explique pas. C’est une certitude intérieure qui ne dépend d’aucune croyance, d’aucune adhésion, et qui ne dépend en fait de rien de ce monde.

Vous savez, les peuples primitifs parlent d’une vie dans le rêve, mais cette vie que vous vivez avec cette matérialité est un rêve, je dirais même un cauchemar, où en plus l’ensemble des religions, l’ensemble des spiritualités vous fait croire qu’il faut chercher, qu’il faut s’améliorer. Mais en faisant cela, vous mettez déjà une distance avec ce que vous êtes. Voyez cela. Vous ne vous êtes pas reconnus tant que vous cherchez, alors qu’il y a juste à être, là, dans le cœur. C’est un fait. C’est pas une vue de l’esprit, c’est une réalité, la seule Vérité même, qui met fin à tout le reste.

Maintenant, je ne fais de mes paroles aucune obligation. Si votre liberté, c’est d’expérimenter une forme, alors faites-le. En général, les spiritualeux, spiritualistes, arrivent à cette conclusion en fin de vie. Ils ont passé la vie, leur vie, et pas seulement celle-ci, toutes leurs vies, à chercher ce qui était comme le nez au milieu de la figure. Ils voyaient tout sauf leur nez. C’est pas une erreur, c’est la libre expression de la conscience. L’Absolu n’a rien à voir avec la conscience, il n’est ni inconscient, ni conscient, ni supraconscient, il est antérieur à la conscience. Et d’ailleurs, dans cette époque actuelle, nombre d’entre vous commencent à le voir, à le vivre. En demeurant immobiles, sans pensées, sans but, sans intention, tout est possible, et le faux réel s’efface alors, laissant apparaître, comme je l’ai dit, ce qui a toujours été là.

C’est le même principe : le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt. La conscience est idiote. Elle ne fonctionne en ce monde que par attraction-répulsion, ce que vous nommez la dualité. La seule philosophie qui vous permet de vous désencombrer, de vous désobstruer de tout ce fatras spirituel de toutes ces religions, c’est l’Advaita Vedanta, la non-dualité. Mais n’en faites pas un concept, faites-en un vécu, et trouvez-le par vous-mêmes. Je vous ai donné les clés, et ces clés ne peuvent pas échouer, je le répète, d’autant plus aujourd’hui où tout est perméable.

Continuons.

Question : bonjour Bidi…

Bonjour.

Question de E. : … et un grand merci pour tout. Je n’ai pas de question mais si vous avez quelque chose à me dire, je vous en remercie. 

 … Silence…

Toi aussi, en ce moment, il t’est donné d’observer, comme M. tout à l’heure, ta propre vie. Tu te places spontanément de plus en plus dans le témoin et l’observateur. La seule chose qui est à rectifier, modifier, c’est que cette observation doit concerner exclusivement le présent. Le passé est un poids, il est mort ; le futur est une projection. Donc l’observateur que tu deviens, l’observatrice que tu deviens, doit porter sa conscience, même celle qui est éphémère, sur l’instant présent. C’est ainsi que tu récupèreras la grâce de ton corps (j’ai pas dit la graisse), la grâce de ton corps, l’harmonie, le mouvement juste. Pour l’instant, tu es déséquilibrée, en tant qu’observateur, sur le passé. C’est la mémoire, c’est les automatismes. Cesse cela. Dès que cela arrive à ta conscience, ne fais jamais de comparaison entre maintenant et hier. Sois vierge dans l’instant présent.

Ton instant présent ne doit être coloré par aucun passé ni par aucune expérience, même si dans certaines situations tu trouves des analogies flagrantes et patentes entre ce qu’il t’est donné de vivre aujourd’hui et ce que tu as vécu dans l’enfance. Mais si tu le revis, c’est justement, tu l’as pas dépassé. Ça sert à rien de faire le lien entre les deux puisqu’ils sont déjà liés. Il te faut t’affranchir de cela en portant ta conscience dans ton vécu, sans aucune référence au passé, sans ça tu déstabilises l’observateur que tu es et tu fais revivre à ton corps le passé, avec des formes différentes, des noms différents, mais c’est la même chose, et ça tu le vois pas.

Donc tu t’appuies, même dans ton observation, sur le passé. Le présent doit être libre de tout passé. Ne cherche pas à rattacher quelque évènement que ce soit à ce qui t’est connu, sans ça tu n’es pas disponible pour l’Inconnu. Si tu comprends, si tu acceptes cela et si tu procèdes de cette façon nouvelle, mais tu es Absolue instantanément.

C’est toi-même qui mets des voiles sur ton présent, il n’y a aucun fautif à l’extérieur. C’est toi-même qui t’accroches à ton passé et qui le fait revivre. Il n’y a aucune Liberté là-dedans. Mais c’est déjà très bien de se trouver dans l’observateur, mais j’ai dit tout à l’heure que quand vous observez, que vous êtes le témoin ou l’observateur de ce qui se déroule dans votre vie ou dans votre corps, j’ai jamais dit qu’il fallait le raccrocher au passé ou anticiper l’avenir, bien au contraire. Soyez vierges et disponibles, totalement libres de toute idée, de tout concept, pour vivre ce qu’il y a dans l’instant, quoi qu’il y ait.

Voilà ce que je peux te dire.

Question de I.D. : quand on a vécu la Libération, le mental et les habitudes reviennent, même si elles sont vues. Avez-vous un conseil à m’apporter ?

Alors ce conseil est valable pour tout un chacun. Bien sûr que vous voyez les habitudes et les automatismes, c’est justement parce que vous êtes l’observateur. Avant, vous ne le voyiez même pas, ça se faisait automatiquement, mais c’est justement le fait de le voir qui vous montre que même si c’est présent, vous n’êtes pas cela. Donc ça sert à rien de regimber contre des habitudes, contre des mouvements involontaires ou des croyances spontanées. Ne cherche pas à les chasser, sans ça tu leur donnes du poids. Observe simplement. Je crois qu’on vous a dit : « Traversez cela ». Ça veut dire simplement être le témoin, immobile, silencieux, qui voit, comme tu le dis. Mais si tu vois et que tu restes dans le voir, sans vouloir t’opposer, lutter ou résoudre, au bout de quelques fois que tu l’auras vu, tu ne le verras plus. Mais si ta conscience est entraînée par ce qui est vu, ça ne peut que revenir.

Au moment où le témoin voit des automatismes, des erreurs, acceptez-les, parce que à la fois vous êtes ni ceci ni cela, et en même temps vous êtes ceci et cela. Je disais de mon vivant « neti neti », ni ceci ni cela. Aujourd’hui, du fait de votre perméabilité, je rajoute aussi : vous êtes aussi ceci et cela, mais c’est justement parce que vous êtes l’observateur que vous n’êtes plus impliqués, que vous n’êtes plus identifiés à ce qui passe. Mais ne suivez pas ce qui passe, sans ça vous êtes entraînés vers l’Illusion. Donc il est tout à fait normal, et c’est même essentiel pour le Libéré vivant, que ce soit d’aujourd’hui, d’hier ou de plus loin, de voir clairement cela. Les automatismes ne sont pas à faire disparaître, y en a qui sont importants. Il faut les voir et ne plus y être soumis, ils s’évacueront. Dès l’instant où tu le vois sans vouloir interagir, ils disparaîtront d’eux-mêmes. Il ne faut pas que ta conscience soit emmenée, emportée. C’est comme ça que tu découvres le silence, l’immobilité, la tranquillité et que tu es libérée.

Ce n’est pas en voulant chasser les habitudes, ce n’est pas en voulant éradiquer tel comportement, c’est en le voyant, en l’acceptant, non pas pour s’y soumettre mais pour te démontrer à toi-même qui est le chef. Est-ce que c’est l’habitude ? Est-ce que c’est le mental ? Est-ce que c’est la croyance ? Ou alors est-ce que c’est la Liberté ? Le témoin ou l’observateur est l’emplacement idéal à vivre aujourd’hui, pour ceux qui ne sont pas libérés. Voyez vos habitudes, voyez vos automatismes, ne les jugez pas, ne les condamnez pas, ne les rejetez pas. Ne les acceptez pas plus, contentez-vous de les voir. C’est l’éclairage du témoin, de la Lumière, du Cœur du Cœur, de l’Infinie Présence comme vous dites, qui va agir. Ce n’est pas votre conscience qui peut agir là-dessus, sinon c’est au prix de quel coût ? Que voulez-vous contrôler ?

Le plus grand des changements, à l’heure actuelle, pour tous ceux qui vivent l’état de témoin ou d’observateur, le Soi si vous voulez, le « Je suis », c’est avant tout de magnifier le « Je suis ». Or vous l’éteignez quand votre « Je suis » est dirigé sur le comportement, ou l’habitude, ou la mémoire qui vous gêne. Mais quand vous êtes libérés vivants, réellement, vous voyez sans aucune difficulté les automatismes, mais vous savez pertinemment que vous n’êtes aucun de ces automatismes. Il ne sert à rien de vouloir vous opposer, sans ça vous n’êtes pas dans la non-dualité, vous rentrez à nouveau dans la dualité, bien-mal, peur-Amour, souffrance-Joie, et vous oscillez de l’un à l’autre. Le plus important, c’est l’immobilité du témoin ou observateur, celui qui voit, celui qui sent, mais qui se laisse traverser, qui n’inter-réagit pas, qui ne réagit pas.

À ce moment-là, la Liberté se découvre, et c’est cette Liberté qui dissipe ces automatismes, qui dissipe ces mémoires. Le témoin est essentiel à la Libération, mais ne faites pas du témoin un acteur. Je vais reprendre la scène de théâtre que j’avais expliquée en 2012, longuement. Comment se présente ce monde ? C’est une scène de théâtre, vous êtes sur la scène et vous jouez un rôle. Un jour, vous vous apercevez que vous n’êtes pas celui qui joue la scène et le rôle, mais celui qui regarde, le témoin. Et à force de regarder, un jour, la pièce s’achève, vous sortez du théâtre. Et là qu’est-ce que vous constatez ? Qu’y a jamais eu de théâtre, y a jamais eu de témoin, y a jamais eu de jeux de scène. C’est des jeux qui n’ont aucune substance en regard de la Vérité.

Tous les jeux, quels qu’ils soient, vous emmèneront toujours plus loin dans le jeu. Vous savez que le joueur ne peut pas arrêter de jouer, c’est illusoire, même si il prend des bonnes résolutions. Et j’emploie ce mot de joueur aussi bien sur la scène de théâtre que pour celui qui joue aux jeux d’argent, c’est la même chose. Tant que vous n’avez pas vu que vous êtes celui qui regarde le joueur, vous continuez à vous identifier au joueur. Et quand vous devenez le spectateur ou le témoin, le jeu devient moins intéressant et un jour vous arrêtez d’observer, vous sortez du théâtre, et vous vous apercevez qu’y a jamais eu de théâtre, jamais eu d’observateur, et que tout ça ne fait que passer. Voilà, sous forme imagée, ce à quoi ça correspond.

Continuons.

Question de D.G. : pouvez-vous nous parler de l’Autonomie ? 

L’Autonomie, c’est, intérieurement, ne dépendre d’aucun concept, d’aucune croyance, d’aucune idée, d’aucun lien, d’aucune projection, ni d’aucun passé. Il est vain et illusoire de considérer l’Autonomie au sein de ce monde, parce que vous êtes obligés de gagner votre vie, d’avoir une vie sociale, familiale, de répondre aux obligations qui font partie du jeu commun. L’Autonomie, c’est le moment où le spectateur et le témoin décident de quitter la salle de spectacle, non pas pour fuir quoi que ce soit mais parce qu’il en a marre d’assister au spectacle. Ce monde n’est rien d’autre qu’une scène de théâtre de pacotille, mais vous l’avez oublié. Donc tous les raisonnements, tous les concepts, toutes les énergies concernent l’Illusion. Être autonome, c’est passer du témoin à la réalité.

Le témoin commence à ressentir la Liberté. Il voit en tout cas ce qui n’est pas la Liberté : les jeux de scène, les scénarios, les histoires, les confrontations, les joies et les plaisirs de ce monde. Vous le savez, en ce monde, tout doit se répéter pour demeurer présent. La joie, elle passe. Le sexe, il passe. Une acquisition de quoi que ce soit, le plaisir passe. La souffrance passe aussi, soit par la mort, soit par la guérison. Mais qui joue cela si ce n’est l’acteur ? À vous de savoir si vous voulez être l’acteur, le spectateur, ou celui qui ne dépend d’aucun jeu de rôle, d’aucune observation. Le plus souvent, y a cette logique : acteur, spectateur ou témoin, observateur, et ensuite vous réalisez qu’il n’y a jamais eu d’acteur, ni même de scène de théâtre, et encore moins d’observateur.

Et là, c’est l’Inattendu, qui est toujours inimaginable, toujours impossible à conceptualiser. Là est l’Autonomie : ne plus dépendre des concepts, ne plus dépendre des idées. Bien sûr que vous êtes dépendants de la société, de votre famille, de votre mari, de votre femme, de vos enfants, des impôts. Ça, ça durera tant que la scène de théâtre existe. L’Autonomie, elle est intérieure. Ça rejoint aussi, c’est pour ça que cela vous avait été présenté ainsi, la Voie de l’Enfance, la voie de l’innocence et la voie de la spontanéité.

C’était quoi la question ?

Question : pouvez-vous nous parler de l’Autonomie ? 

J’ai répondu.

Question de I.T. : en cette période de chaos, avez-vous quelques paroles pour sortir de la peur et des attachements, source de souffrance ? 

… Silence…

La souffrance est toujours liée à l’acteur. La délivrance de la souffrance vient quand tu es spectateur. Or tu es partie prenante de ta vie, tu es donc attachée à des principes, à des affects, au sens moral de ce qu’est la vie : la famille, les enfants, le travail. Tu arrives à voir toutefois que ce qui a régi ta vie jusqu’à présent ne peut plus tenir. Ce n’est pas un appel à la fuite, ce n’est pas un appel à se dérober à ses responsabilités, mais c’est enfin et définitivement passer de l’acteur au spectateur. Tant que tu es partie prenante du jeu, comme quand tu regardes un film, tu vas ressentir des émotions. Tu peux même t’identifier aux personnages. Mais si tu deviens réellement le spectateur, sans parti pris de ta propre vie, de ta propre personne, de ta propre famille, de ton propre travail, alors tu n’auras plus de problèmes.

Ne cherche pas à résoudre par l’acteur la scène de théâtre qui te pose problème. Deviens le plus souvent possible le spectateur. Regarde, mais regarde sans juger, aussi bien l’autre que toi. Regarde ce qui dans le passé pouvait te satisfaire, mais qui aujourd’hui ne peut aucunement te satisfaire. À partir de là, cela ne veut pas dire qu’il faut rompre et casser tout ce que tu peux imaginer ou penser, mais changer de point de vue. Tu n’es pas l’acteur, tu es le témoin. Place-toi d’emblée dans ce témoin et l’acteur n’aura plus aucune influence sur toi. Et alors tu constateras que les choses se transforment, sans pour autant qu’il y ait d’évènements dramatiques à vivre. Rends-toi compte, comme tu le dis, que c’est ton propre attachement à des valeurs, à des certitudes qui ont fonctionné à un certain moment, qui aujourd’hui ne peuvent plus fonctionner. Tu ne peux plus vivre avec des certitudes, tu ne peux plus vivre avec des projections, tu ne peux vivre que dans le bonheur immédiat. Tu te prives de ce bonheur immédiat en laissant libre cours à l’acteur plutôt que de le regarder sans t’y investir.

Je ne t’appelle pas à une déresponsabilisation mais bien au contraire à une prise de responsabilisation. Parce qu’il n’y a que toi, il n’y a ni mari, ni femme, ni travail – ça, ça concerne la personne. Installe-toi dans ton fauteuil et regarde. Ne cherche pas à réagir, à lutter, à t’opposer, à te confronter, comme tu le fais systématiquement, puisque la scène qui est jouée est fausse. Il faut en quelque sorte changer le scénario, mais pas par la volonté, pas par le désir, même pas par l’Amour –l’Amour ne s’occupe pas de ça –, mais simplement par le témoin, par l’observateur, par l’Infinie Présence. Tant que tu es piégée par un idéal, au sein d’une relation, au sein d’un travail, au sein d’un besoin même de gagner ta vie, qui est une nécessité, devenir autonome, ne plus souffrir, c’est déjà faire en étant, plutôt que de faire pour vouloir être. Contente-toi d’être et tout se fera, la partition se réécrira, tu n’as pas besoin de changer l’acteur, ou de contraindre l’acteur.

C’est toute la différence, et depuis d’innombrables années, entre vivre des expériences de Lumière et être la Lumière. Être Lumière ne peut s’accommoder avec aucun personnage, aucune mission, aucun rôle, aucune fonction, parce que qui dit mission, qui dit fonction, qui dit rôle, dit projection et donc dualité.

La solution est de regarder, non pas de juger ou de jauger la situation, mais de la voir clairement, et tu ne peux la voir clairement que si tout parti pris et toute revendication de la personne est éteinte. Tu ne peux pas être impliquée dans le jeu de rôle et vouloir changer le jeu. Il te faut voir le jeu, c’est ainsi que ça change. Donc privilégie le silence, l’instant présent, l’immobilité. Fais confiance à ce que tu es et non pas à ta personne. Fais confiance à la Liberté. Considère cela comme un jeu, même si ce jeu est fatigant. Ne te situe pas en tant qu’acteur, sinon tu seras toujours dans la réponse, c’est-à-dire dans la dualité. Un jeu de scène est duel par essence, qu’il vous fasse rire ou pleurer.

La Joie n’a rien à voir avec cela. La Joie ne dépend d’aucune circonstance, d’aucun gain, d’aucune perte, d’aucun avantage. Elle est spontanée. Mais si tu es acteur, tu peux pas être spontanée, parce que toutes tes réactions, toutes tes actions, vont être colorées, conditionnées par le passé et par la scène d’avant. Comment veux-tu trouver la Liberté là-dedans ?

Justement, comme tu le dis, dans cette période de chaos, il n’y a pas de meilleure opportunité que de ne pas jouer le jeu du chaos. Regarde, observe. Ne sois pas le joueur, accepte le jeu que tu regardes mais ne t’identifie pas. Tout ça, ce sont des concepts mentaux de ce qu’a représenté durant ta vie, pour toi, la famille, le couple, la maison, les enfants, la tradition, mais ça, c’est inscrit dans ce monde. Crois-tu que tu vas retrouver, le jour où tu disparaîtras de ce monde, les éléments que tu connaissais en ce monde ? Tu peux te les créer, dans l’imaginaire, mais ils ne seront jamais réels, encore moins réels que ce que tu vis.

… Silence…

Si tu ne dors pas, autre question.

Question de Ma… : l’Esprit du Soleil peut-il nous faire une douche de Lumière ? Si oui, doit-on être en contact direct avec le Soleil ?

Aujourd’hui, le Soleil se transforme, les voiles ont été ôtés, la plupart. Le soleil du matin, les premiers rayons, sont une douche de Lumière. D’ailleurs le Commandeur des Anciens a fait ça toute sa vie. Si vous avez besoin d’un objet extérieur, le Soleil est idéal, mais je vous rappelle que vous êtes aussi le Soleil. Dans cette période de facilitation, prenez une douche de votre propre cœur. Pourquoi aller s’embêter avec quelque chose qui est extérieur, puisqu’il est en vous ? C’est encore avoir besoin d’une projection. Certes, elle est utile, je ne dis pas que ça ne sert à rien, mais je vous propose quelque chose de plus direct. Vous êtes le Soleil, il est là. Et si tu prends une douche de Lumière avec le Soleil que tu vois, tu vas recommencer. Comme je disais, le Commandeur, il a fait ça toute sa vie. Mais le Soleil, il est là, donc douche-toi avec ton cœur. Arrête d’imaginer que c’est quelque chose d’extérieur. D’ailleurs c’est ce qu’a dit le Christ, non ? « Gardez votre maison propre. » Comment vous allez laver votre maison à l’intérieur ? Par le cœur.

Donc bien sûr que ce qui est le plus approchant de cette douche de Lumière, c’est la douche du soleil du matin, que vous lui présentiez votre face avant ou votre face arrière. Mais vous pouvez aussi, et je crois que ça avait été dit par le Commandeur, rester dans votre lit et penser au soleil du matin. Mais le soleil du matin, il se lève à tel endroit, donc dès que vous y mettez cette idée, il est extérieur, il y a projection. Mettez le soleil là où il est réellement, et là tu seras douchée en permanence par la Lumière.

Suivante.

Question de V. : bonjour Bidi, et un grand merci pour tout. Je n’ai pas de question mais si vous avez quelque chose à dire, je vous en remercie.

… Silence…

Voilà ce que j’avais à te dire : trouve le silence, tous les silences possibles, installe-toi-z’y (sic). Je ne parle pas de méditation, je ne parle pas de vibration, je parle du vrai silence, pas seulement des mots mais aussi des pensées, des stimuli sensoriels quels qu’ils soient. Dans ce silence-là, tu te trouveras avec plus d’évidence. Tu n’as plus besoin des contacts, tu les as vécus, avec les peuples de la nature, avec les entités, avec tout ce que tu peux imaginer, tu as besoin de te rencontrer toi-même, et tu ne peux te rencontrer dorénavant que dans le silence.

Je ne t’ai pas demandé d’aller te mettre en retraite mais simplement d’observer le silence de toute stimulation, sans méditer, sans vouloir avoir un objectif, d’être au contraire pleinement conscient, dans la conscience ordinaire. Et observe, et laisse passer ce qui émerge, ne t’arrête à rien, quel que soit le nombre de choses qui vont passer, et il y en aura beaucoup. Laisse-les passer, laisse-les traverser, ne t’y arrête pas, ne retiens rien. Silence des sens, silence des mots. S’il y a réellement le silence, cela est accompli en totalité dans l’instant. Je crois que Marie a nommé ça à plusieurs reprises le mot « accueil », « accueillir ».

Le silence est l’emplacement idéal pour accueillir la Vérité et la vivre. La Vérité n’a besoin d’aucun alibi de ce monde, elle est. Elle ne dépend d’aucun concept, d’aucune idée, d’aucune évolution, d’aucun personnage. La Vérité se découvre quand il n’y a plus aucune projection. C’est accueillir l’Inattendu.

Sois le silence, voilà ce que je peux te dire. Je ne te demande pas d’être muette toute ta vie, mais sois le silence. Pose-toi la question de ce que veut dire « être le silence », et vis-le.

… Silence…

Question de E. : comment se déroule la fusion des monades ? À quel moment aura-t-elle lieu ?

Les monades, c’est ce que vous nommez les « flammes jumelles », je crois, la monade qui s’est séparée en deux lors de la première projection de l’Esprit. Elle se produira en retournant à l’Esprit. La fusion se réalise non pas… même si c’est vécu au sein de la sphère sexuelle ou de la communication,  c’est encore une fusion des corps qui débouche sur l’Absolu, par le vibral, de l’acte en lui-même, de l’affection qui est portée. Mais la fusion des monades telle que tu l’entends ne se réalisera que à partir du corps d’Éternité, puisque ces deux corps d’Éternité sont exactement les mêmes, même si la forme au sein de ce monde n’est pas la même. Ce ne sera plus la petite mort de la sexualité mais la grande mort. Le Un est devenu deux, le deux retourne au Un. On peut parler comme ça des monades.

Mais encore une fois, je ne parle pas pour toi mais d’une façon générale, une monade qui se retrouve dans la matière, dans ce corps, dans cette vie, montre quoi ? Que même s’il y a dissemblable dans l’apparence, dans le fonctionnement, l’Amour est toujours là, non pas comme idée ou projection mais comme vécu, ici, même s’il y a antagonisme, et ce qui arrive toujours, même chez les monades. Un veut aller là, l’autre veut aller là. Ça, ça fait partie du jeu des personnes. La monade concerne le cœur et l’Éternité, le corps d’Êtreté. La fusion de la monade divisée se fera dans le corps d’Éternité.

Mais la particularité de cet Esprit commun qui s’est divisé en deux, ces deux monades, enfin cette monade, ces deux êtres possèdent le même le corps d’Éternité. Je vous rappelle que le corps d’Éternité est le même pour toute conscience, mais dans les monades, les spécificités liées à l’origine stellaire, aux lignées, sont exactement le même codage de Lumière. Y a syntonie totale, quelles que soient les distorsions liées à ce monde. Le vécu du cœur des monades ne peut se prêter à aucune interrogation sur la réalité de ce qui est vécu, ni à aucun doute sur la vérité de cette monade.

La petite mort sera remplacée par la grande mort, en termes initiatiques, je précise. Cela veut dire quoi ? Que ce qu’il se produit quand il y a possibilité de sexualité, à condition que les deux soient en phase d’activité, donne cette vibration du Feu du Cœur, le Feu Igné comme vous le nommez. Il y a une alchimie avec une circulation de l’énergie, de la vibration et de la conscience, qui suit les grands principes du tantrisme par exemple, ou de la sexualité par exemple taoïste, où l’échange n’est pas uniquement un échange corporel mais un échange d’âmes par une circulation selon un certain sens, dans certains méridiens et dans certains circuits. La sexualité des monades est une union mystique qui n’a que faire des organes génitaux, c’est juste des instruments. Cette fusion qui se sert de l’instrument de la sexualité dans le corps d’Éternité, c’est une fusion des deux cœurs puisque ce sont le même, qui s’est divisé en deux.

Cela peut vous poser problème de compréhension au sein de ce monde, mais je vous rappelle que quand vous n’êtes pas enfermés dans ce monde ni dans les sphères astrales intermédiaires, que vous êtes libres réellement, vous fusionnez avec n’importe quel cœur, sauf que là, cette fusion, elle est permanente, mais elle ne prive de rien. Ce que je pourrais en dire d’autre est difficilement imaginable dans l’état actuel de ce que vous pouvez comprendre.

Continuons.

Question de I.D-L. : je n’ai pas de question, mais avez-vous quelque chose à me dire ?

Tu as vécu et découvert, depuis moins d’un an, de par ta sensibilité à l’énergie, aux émotions, au mental, ta sensibilité aussi corporelle, tu as découvert un nouvel état d’être. Tu sais de manière incontestable que cela est véritable, même si tu n’en vis pas encore toutes les facettes. Il te reste simplement, pour en vivre toutes les facettes et l’Unité, d’être un peu moins avide, en un seul mot hein. L’avidité, dans ce sens-là, n’est pas péjorative. Cette avidité dont je parle, c’est le besoin, non pas d’accumuler des richesses mais d’accumuler des expériences, parce qu’effectivement dans ton cas, les expériences qui sont vécues, de par ta sensibilité, te dirigent droit vers ton cœur, que tu as déjà vécu.

Il te reste simplement à être, là aussi, un peu moins l’acteur et un peu plus le spectateur. C’est-à-dire aller au-delà de cette avidité, qui encore une fois n’est pas péjorative, aller de plus en plus vers moins d’avidité et plus de silence, c’est-à-dire accepter de se laisser traverser par tes sens, par l’énergie, par ta conscience, sans vouloir retenir. Laisse passer ce qui se passe, ne le retiens pas, parce que si tu le retiens, tu figes, et tu fermes la porte au nouveau, à l’Inconnu. Néanmoins, ce qui est essentiel, c’est que tu sais ce qu’est la Vérité. Il te reste à être un peu moins avide de cette Vérité. Elle est là, tu n’as pas besoin de la tenir, laisse-la vivre normalement.

… Silence…

Je t’écoute.

Question de N. : cette nuit, après l’affirmation « Je suis Paix, Amour, Lumière », j’ai pris conscience à quel point l’Amour est l’essentiel. Pouvez-vous me parler de l’Amour ?

Parler de l’Amour ? Va voir un poète. L’Amour parlé n’est plus l’Amour, il est adapté à ce monde. L’Amour véritable est le silence, parce que dès que vous utilisez la parole, et même le Verbe, vous trahissez l’Amour quelque part. L’Amour n’a jamais besoin de mots, il est. Donc de t’en parler ne ferait que le travestir. Bien sûr, on peut parler de vibrations, du cœur, des Couronnes, des canaux d’énergie, qui sont les témoins de l’Amour. L’Amour est indescriptible. C’est le moment où vous vous retrouvez, c’est le moment où il n’y a plus besoin de projeter cet Amour, dans une forme, dans un concept, dans l’adhésion à des idées, c’est un feu inextinguible qui brûle en permanence sans rien consumer. D’ailleurs cela s’appelle chez vous, je crois, la consumation d’Amour, ainsi que certaines Étoiles vous en ont parlé.

Mais si je parle de l’Amour, je te fais sortir de l’Amour. L’Amour n’est pas un mot, sauf pour les poètes, pour les musiciens, pour les artistes, pour les romanciers, mais cet amour-là vient de ce monde. L’Amour véritable que vous nommez « inconditionné », lié au Feu Igné, l’Amour est le Feu Igné, cette brûlure d’Amour qui ne consume pas et qui pourtant consume votre personne, vous embrase. Le témoignage en est la Lumière, non pas de la tête mais la Lumière nommée vibrale. L’Amour est sans fin, sans limite, sans début, et sans forme.

L’Esprit, comme l’Absolu, comme l’Infinie Présence, sont le témoignage direct de ce véritable Amour. Cela ne peut que se goûter, s’éprouver, se stabiliser, et se vivre de manière permanente dans le silence. L’Amour ne peut être saisi parce que s’il est saisi, il est altéré. L’Amour qui est nommé n’est plus inconditionné et encore moins inconditionnel. Dans d’autres langues que votre langue, il y a plusieurs mots pour amour. Il y a l’amour commun, le fait d’aimer, qui est toujours une projection même par rapport à l’être aimé. L’Amour inconditionné et inconditionnel n’est jamais une projection, c’est un état, l’état véritable.

… Silence…

D’ailleurs nous le nommons, vous le nommez dans toutes les langues « amour », mais souvent, cet amour ne peut être qu’identifié à travers ce que vous connaissez de l’amour, des liens affectifs, avec votre maman d’abord, qui vous nourrit, ensuite avec l’être aimé, avec les enfants, avec votre métier. L’Amour véritable ne peut être défini comme aucun de ces amours, il est antérieur à cela. L’Amour se traduit pour vous, quand il est inconditionné, par la béatitude, la félicité, Shantinilaya nous disons, nous, les Orientaux.

… Silence…

Je peux donc dire, sans aucun jeu de mot, que aimer n’est pas l’Amour, en ce monde, parce que ce que vous aimez, même l’être chéri, même vos enfants, vous ne pouvez le concevoir que comme étant le vôtre, votre amour, votre enfant. L’Amour ne connaît pas les personnes, ne connaît pas la possession, il est libre. Le seul témoin, à la limite pourrait-on dire, c’est la béatitude, ce sont les extases, telles que Ma Ananda les a vécues, avec les photos que vous avez aujourd’hui. C’est ça l’Amour. Tout le reste n’est que fragmentaire, dévié, et pourtant, heureusement que ça existe parce qu’il ne peut exister la moindre expérience de conscience s’il n’y avait pas l’Amour, s’il n’y avait pas le fait d’aimer, et son contraire, au sein de ce monde.

D’ailleurs vous le dites vous-mêmes, dans votre langue, « faire l’amour ». Mais vous ne pouvez pas faire ce que vous êtes. Voyez comme les mots trahissent le mensonge. Vous ne pouvez pas faire ce que vous êtes. Alors, dans d’autres langues, y a d’autres expressions qui sont de même nature. Par exemple, quand certains disent « tomber en amour », mais on peut pas tomber en amour, c’est la même chose que « faire l’amour ». Tomber en amour, c’est chuter, c’est s’alourdir. Être Amour, c’est s’alléger.

Vous considérez toujours l’amour comme quelque chose d’extérieur, les enfants, le travail, la profession, les amis, la sexualité. Mais tant que vous ne vous êtes pas fait l’Amour à vous-mêmes, et je ne parle pas de masturbation, bien sûr. Faire l’Amour à soi-même, c’est être Amour, c’est la béatitude, c’est la félicité, c’est le regard des sœurs Étoiles quand elles l’ont vécu. C’est une extase qui se suffit à elle-même. Or tant que vous ne vous êtes pas fait l’Amour à vous-mêmes, comment voulez-vous aimer de manière inconditionnée et inconditionnelle, puisque vous ne savez pas ce que c’est ? La meilleure approche en est le Feu Igné, la Couronne ascensionnelle de votre cœur, aussi l’Onde de Vie avec ses frissons d’extase, ou encore la Joie des Théophanies avec Marie.

L’Amour véritable n’est ni une projection, ni une possession, ni un arrangement, de couple, familial. Ce qui s’en rapprocherait le plus, dans ce monde illusoire, c’est l’amour maternel, à condition que cet amour maternel ne soit pas exclusif, possessif ou prédateur – parce que l’Amour rend libre. Si vous aimez quelqu’un et qu’il se sent enfermé, ce n’est pas de l’Amour, quels que soient les mots que vous employez. L’Amour rend toujours libre, il rend libre l’autre intérieurement.
Une autre.

Question de C. : je n’ai pas de question mais avez-vous quelque chose à me dire ?

… Silence…

Oublie-toi toi-même, mets-toi en vacances de toi et sois libre. La seule chose que tu dois tenir fermement, en lâchant tout le reste, c’est ton cœur. Quand je dis « tenir », ne veut pas dire le contrôler mais ça veut dire te tenir dans le cœur, non pas en concept, non pas en comportement, mais en vérité. La vibration que tu vis, où qu’elle soit, est un encouragement. Il serait souhaitable dorénavant de laisser filer tout ce que tu vis, de ne rien intercepter, afin de t’alléger, te mettre à nu, afin de t’aimer, non pas en tant que personne, de tel âge, de telle vie, mais d’aimer l’Inconnu, ce que je nommais « l’irréel », qui est le seul réel.

… Silence…

Quand je dis « mets-toi en vacances », cela rejoint dans une certaine mesure ce que j’ai nommé pour une autre sœur « faire le silence ». Mettre fin aussi à l’avidité, non pas matérielle mais à une forme d’avidité spirituelle qui met de la distance. Sois spontanée et moins réfléchie. La réflexion est utile pour les affaires de ce monde, elle est même indispensable, mais oublie cela dès que cela concerne ce que tu es.

… Silence…

Autre question.

Question de J. : que pouvez-vous me dire ?

… Silence…

Il t’est offert, sur la scène de théâtre, d’être libre, c’est-à-dire de ne plus dépendre de la matière, c’est-à-dire de la maison, de la maman, de la femme, et de tout ce qui est lié à cette notion de sécurité. Non pas pour te priver de sécurité mais pour te faire vivre ce que vous avez nommé, je crois, le Féminin sacré. Et tu dois d’ailleurs constater, dans ta forme, dans ta vie, ce que tu ne peux nommer pour l’instant, mais ton côté observateur te fait voir que beaucoup de choses changent, sans que tu le veuilles. Et je dis bravo, là est la Vérité. Les circonstances de ta vie, quoi que tu puisses en juger depuis ta personne, ne sont en fait que les conditions les plus adéquates pour toi, aujourd’hui, pour vivre ta complétude et ton éternité.

… Silence…

Je crois qu’il y a une expression qui dit : « C’est un mal pour un bien ».

… Silence…

Autre question.

Question de F.D. : que pouvez-vous me dire ?

… Silence…

Essaye de te voir. Ton instant présent est toujours coloré par l’expérience d’avant. Ça ne veut pas dire que tu n’es pas spontanée mais qu’il faut encore plus de spontanéité et de liberté. Là aussi, je pourrais te dire : « Silence ». Vis l’instant librement, tu n’as pas besoin de le raccrocher à une logique, à un passé, ou à un futur. Cela ne veut pas dire que tu le fais volontairement mais que c’est un automatisme, vraisemblablement lié à ta profession et ce que tu as fait durant ta vie. Vous savez que les habitudes se prennent très facilement, toutes les habitudes, parce que les habitudes représentent une cessation de la peur, vous êtes en terrain connu. Il n’y a rien de pire que l’habitude, parce qu’elle vous enferme, elle vous rigidifie, elle vous sclérose. Il faut que vous soyez neufs et vierges pour ce qui est à vivre dans l’instant sans que cela soit coloré d’autre chose que l’instant.

Être soi-même, être vrai, être spontané, être autonome, c’est la Voie de l’Enfance. C’est être entièrement immergé dans l’instant présent, même dans l’Illusion de ce monde, mais non pas en train de jouer, de réagir, de s’agiter. C’est un acte de bienveillance vis-à-vis de toi-même. Et si tu es bienveillante envers toi-même, ce sac de viande va fonctionner de manière plus libre. L’Amour, comme l’instant présent, n’ont pas besoin de règles, n’ont pas besoin de morale, n’ont pas besoin de techniques, ni même de préparation. Vois cela, observe-le, et laisse-le filer.

Vous le voyez à travers ce que je vous ai dit, à certains d’entre vous, voire même la plupart d’entre vous, c’est fort simple. C’est la personne et le personnage qui compliquent tout. Le corolaire c’est : si ce n’est pas simple, c’est que ce n’est pas vrai. L’Amour est, a toujours été et sera toujours simple. Alors bien sûr, quand je me suis exprimé parmi vous ou quand j’étais incarné, j’étais obligé de prendre de références le moins possible dans ce que connaissaient mes interlocuteurs. Je fais la même chose aujourd’hui.

Autre question.

Question de M-M. : environ trois semaines après avoir vécu en votre présence la Libération, j’ai vécu tout un après-midi la Joie. C’était insupportable. Qu’en est-il ?

Qu’est-ce qui était insupportable ?

Question : la Joie.

La Joie est insupportable pour qui ?

Question : pour M-M.

Ben oui, pour la personne. Parce que cette Joie, comme je l’ai dit, est un Feu inextinguible, avec au début, effectivement, des phénomènes vibratoires intenses. Qu’est-ce qu’elle me demande ?

Question : que vous pouvez dire sur le fait de ne pas supporter la Joie ?

Elle ne supporte pas les manifestations de la Joie, parce qu’effectivement, passer de la personne à la Liberté et à la Libération, pour ceux qui l’ont déjà vécu, ça s’accompagne de phénomènes vibratoires. Ça peut aller jusqu’à un sentiment d’explosion, de vibrations tellement fortes qu’il peut y en avoir marre. Par contre, la Joie est reconnue en tant que marqueur de la Libération. Cela veut dire simplement que si la Joie qui a été vécue à ce moment-là t’était insupportable, malgré l’acte de Libération en m’écoutant, ne fait que traduire les liens de la personne, pas de toi puisque tu as été libérée, mais il existe des automatismes de ce corps, des souffrances qui sont passées par ce corps, tu le sais, avec des maladies, précises, qui correspondent à une origine précise. Cela a été pour toi un mécanisme de fonctionnement qui visait à te préserver, quelque part.

La Liberté est intolérable pour celui qui s’est laissé brimer d’une façon ou d’une autre. Elle fait peur même, parfois, la Liberté, parce que dans la Liberté, le regard de l’autre n’existe plus, parce qu’on ne peut se retrouver dans aucun regard, et pourtant on est chacun de ces regards.

Ce qui freine, c’est la personne, pas toi mais ce qui a été vécu par ce corps, avec ses affects, avec ses troubles. Et pourtant la Joie ne peut pas disparaître, même si tu ne la ressens plus. Et pourtant, tu n’as pas cherché à t’emparer de cette Joie pour la personne, tu as simplement constaté des altérations, temporaires certes, mais qui t’ont rappelé certains mauvais souvenirs. Parce qu’effectivement, dans la Joie de l’Amour inconditionné, il y a des similitudes avec la souffrance, donc cela a réveillé inconsciemment des mauvais souvenirs, dans ta tête, pas dans la chair.

Mais tu ne peux pas éviter la Joie quand elle a été vécue ne serait-ce qu’une fois, parce que tu sais que c’est ça, même si après tu as l’impression qu’il existe une distance entre l’état vécu qui semble devenir qu’une expérience qui est passée, ce qui est faux, c’est toujours là. Mais les mémoires des souffrances passées t’évoquent certains côtés de cette Joie et te mettent face au problème crucial, pour toi, de ce qu’est la Liberté, intérieure comme extérieure.

… Silence…

La Joie qui est apparue et reconnue comme véritable, même si elle n’apparaît plus, ne peut jamais disparaître, jamais, puisque vivre ce que vous nommez le Feu du cœur, le Cœur Igné, le Cœur Ascensionnel, la Couronne radiante du cœur, et vous avez d’autres expressions encore, tout ça signifie que les gaines isolantes qui enserraient le chakra ont été dissoutes par la Lumière, elles ne peuvent plus jamais se reformer. Mais s’il y a distance, c’est-à-dire que tu considères que ça a été une expérience et non pas un état, tu as l’impression qu’il y a une distance, mais cette distance est illusoire, elle ne correspond qu’à la similitude dont je viens de te parler.

… Silence…

Autre.

Question de A. : que pouvez-vous me dire ?

… Silence…

Tu as saisi, par tes innombrables expériences et tes innombrables pratiques dans des domaines précis, que quelles que soient l’efficacité et la réalité éprouvées de cela, cela ne te conduirait jamais à toi-même. Aujourd’hui, tu redécouvres les vertus, là aussi, du silence intérieur, de l’observateur, du témoin, de la pacification, de la douceur. De toi-même, et spontanément, tu commences à vivre l’Abandon à la Lumière, c’est bien plus que du lâcher-prise. Ça veut dire qu’au travers de cela, tu es prêt à accueillir l’Inconnu, tu es donc disponible pour la Vérité. Cette disponibilité nouvelle, qui s’accompagne dans le même temps – que tu l’aies constaté ou pas encore, parce que c’est récent –, de la cessation de vouloir comprendre, expliquer, démontrer. Tu as donc saisi que ce mécanisme est intime et te concerne toi-même, seul à seul. C’est dans ce face-à-face, dans cette acceptation, que tu poses les fondements de ta liberté.

… Silence…

Alors continue.

Il n’y a plus de questions écrites.

Y en a-t-il qui veulent parler ?

Question : oui, je voulais vous remercier du plus profond de mon cœur, et je pense que mes frères et sœurs présents ont sûrement la même chose en eux.

Alors retenez que même si mon naturel est revenu, je n’ai plus besoin de vous assaillir parce que vous êtes perméables. Avez-vous d’autres choses à me demander ?

Question : quand deux personnes ont les mêmes initiales, votre réponse est-elle bonne pour les deux ?

Mais c’est n’importe quoi, je ne me fie pas aux initiales. Simplement, celui dans lequel je suis, il connaît vos noms, non ?

Question : quand on est dans un état où on n’arrive même plus à lever le petit doigt pour faire quoi que ce soit, faut-il se laisser aller ou faut-il lutter ?

Si le fait de ne plus bouger, de ne plus pouvoir bouger le petit doigt est une injonction de la Lumière, laisse faire. Si ce n’est pas une injonction de la Lumière, c’est de la fainéantise. Comment sais-tu que c’est une injonction de la Lumière ? C’est très simple, il se passe quoi, là, dans le cœur ? Vous ne pouvez pas vous tromper. L’action de la Lumière, l’injonction de la Lumière, l’appel de la Lumière se passent dans le cœur. Certaines formes de l’appel de la Lumière rentrent en contact avec vos résistances. Là je ne parle pas de ne rien faire ou de ne pas pouvoir lever le petit doigt, mais par exemple dans des troubles qui apparaissent. Il faut « faire » pour résoudre la souffrance, et il faut « être » pour laisser la Lumière se montrer, se voir, s’éprouver.

Les injonctions de la Lumière, comme cela vous a été dit, deviennent de plus en plus intenses. Parfois cette injonction va faire que d’un seul coup, vous qui avez senti, vibré, y a plus rien. Mais remerciez, vous êtes débarrassés des béquilles. Votre conscience est suffisamment expansée, il est temps qu’elle retourne dans le silence du cœur. Mais effectivement, beaucoup parmi vous, depuis ma venue parmi vous en 2012, vivent ce processus où plus rien ne peut être fait. Il ne s’agit pas d’une maladie, il ne s’agit pas le plus souvent d’être fainéant, mais c’est réellement des injonctions à la Lumière.

Alors bien sûr, vous allez vous dire certains jours : « Je suis obligé d’aller à tel rendez-vous, c’est une obligation ». Mais posez-vous la question : qu’est-ce qui est prioritaire, l’obligation ou la Lumière ? Vos affaires personnelles ou la Lumière ? Il n’est plus possible de composer. Vous le voyez, vous le vivez, c’est l’un ou l’autre, et ça va très mal ensemble, et la Lumière trouve tous les moyens, dans ses injonctions et ses appels, pour que vous restiez tranquilles. Si on doit, enfin pas moi hein, si la Lumière a besoin de votre immobilité, eh bien elle va casser un membre. Si la Lumière, votre éternité, a besoin de couper la sphère sensorielle, les oreilles vont se boucher, les yeux vont gonfler, la bouche va faire des abcès, et le nez va se coincer, l’un après l’autre, jusqu’à ce que vous compreniez.

Donc, comme je disais tout à l’heure, c’est un mal pour un bien, un mal pour la personne et un bien pour l’Éternité. Ne croyez pas, et d’ailleurs vous ne pourrez plus y croire, que parce qu’il y a la Lumière, tout est beau dans le sac de viande. Pour la lumière fausse, c’est la vérité, mais pour la Lumière véritable, c’est tout sauf vrai. La Lumière s’occupe de votre cœur, je dirais même qu’elle n’a que faire de vos arguments, de vos justifications et de vos obligations. Ça en arrive maintenant, du fait de la perméabilité, à ce point-là qui est un point de rupture. Vous le vivez tous, à vous de choisir. Vous avez le choix, de suivre la Joie de la Lumière ou de résister. Mais la Lumière frappe réellement à votre porte, et elle frappe où elle peut.

Nous avons atteint l’heure limite.

Alors dernière question rapide.

Question : qu’en est-il de l’impatience des jambes, les personnes qui ont besoin de toujours bouger les jambes ?

C’est pas un manque de magnésium, c’est un manque de vide mental. Ce sont souvent des frères et des sœurs qui sont incapables de se tenir tranquilles dans leur tête. Ils sont toujours en activité mentale et donc les jambes sont sans repos, y a des crampes, y a des mouvements. Le corps ne fait que traduire ce qui se passe dans ta tête, où il n’y a que mouvement, il n’y a pas le silence. Il y a besoin de projections, il y a besoin de pensées, de nouveau. Tout ça se déroule dans la tête, et le corps ne fait que traduire cette agitation. Alors après, qu’il y ait des carences en ce que tu veux, mais c’est pas la cause, c’est la conséquence, et tant que tu traites les conséquences, la cause, elle disparaîtra jamais. Qu’est-ce que c’est que le magnésium ? Qu’est-ce que c’est que le phosphore ? C’est du mouvement, c’est de l’agitation, c’est de la Lumière, condensée certes, falsifiée certes, mais ce sont les éléments les plus remuants.

D’ailleurs, tu l’as dit toi-même, quand il manque de calcium, de magnésium et d’autres métaux, vous avez des inconvénients, mais ce n’est que la conséquence. La cause, il faudrait vider la tête à la petite cuillère de tout ce qui est encombrant là-dedans, de l’attachement à l’histoire, de l’attachement à la personne, de scénarios.

Si le mental se calme, les jambes ne bougeront plus. Les jambes servent à quoi ? À fuir. Les bras servent à quoi ? À se battre, entre autres, mais c’est des fonctions archétypielles. Si tu passes ton temps à te fuir par les artifices du mental, des histoires, les jambes vont te fuir, te montrant par là même que c’est le mouvement de ta tête qu’il faut arrêter.

Je crois que c’est l’heure.

Alors Bidi vous remercie. Il a pris grand plaisir à échanger, et je vous dis : « Bienvenue dans la Liberté ».

À bientôt peut-être

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