Jay Weidner et Jason Rice

Bonjour, ici Jay Weidner, et de retour avec nous Jason Rice, pour continuer son récit.

Jay Weidner: Merci d’être là, Jason.

Jason Rice: Merci à vous, Jay.

Jay Weidner: La dernière fois qu’on a parlé, vous aviez terminé votre déploiement sur une planète que vous appeliez Planète Un, où vous combattiez ces féroces créatures. Et vous nous avez décrit le Darwinisme de votre situation et comment ils manipulaient tout le monde, les Dracos et la « Cabale » manipulaient tout le monde pour créer une sorte d’état fasciste du Nouvel Ordre Mondial, en un sens, avec des systèmes bancaire et monétaire financier, et une société semblable à ce qu’on a en Europe et en Amérique aujourd’hui.

Jason Rice: C’est exact.

Jay Weidner: Parlons de l’endroit où vous êtes ensuite allé. On vous extrayait de Planète Un. Êtes-vous allé en navette sur Planète Deux ou avez-vous reçu des ordres? S’est-il passé quelque chose de particulier entre les deux?

Jason Rice: Rien de particulier entre les deux. Quand on reçoit l’ordre de faire les bagages et partir, tous le monde fait son sac, le met dans les navettes, et les navettes se retrouvent sur les vaisseaux mères. Les vaisseaux mères nous emmènent d’un système à un autre. Où se trouve l’autre système, et quelle distance il y a entre Planète Un et Planète Deux dont le nom est Callidus Trois, d’après mes souvenirs… Je ne sais pas quelle distance les sépare. Ca pourrait être 1000 années lumière, ou la porte à coté d’un point de vue stellaire.

Jay Weidner: Donc, vous montez dans une navette puis sur le vaisseau mère. Comment était ce vaisseau?

Jason Rice: Ces vaisseaux mères qu’on utilise pour les voyages interstellaires varient. Il y avait des vaisseaux en forme de cigare, et d’autres vaisseaux cunéiformes. Ils faisaient tous des voyages interstellaires.

Dans ce cas, ça a dû être un vaisseau en forme de cigare, où on a dû entasser on unité, et toutes nos affaires et nos équipements, car les petits vaisseaux cunéiformes n’étaient pas spécifiquement conçus pour un large contingent de troupes terrestres.

Jay Weidner: Combien y avait-il de troupes sur ce vaisseau?

Jason Rice: Chaque vaisseau en forme de cigare avait assez de place pour 2000 à 3000 troupes au sol.

Jay Weidner: Plus leur équipement?

Jason Rice: Et leur matériel.

Jay Weidner: Il devait y avoir d’énormes réfectoires et…

Jason Rice: Oui, des cafétérias, des espaces de travail, des quartiers pour les officiers, des quartiers pour les militaires, tout ce dont une division militaire a besoin.

Jay Weidner: Avec des quartiers très fermés?

Jason Rice: Oui, et en fait les troupes terrestres, nous les fantassins, étions séparés et maintenus isolés du personnel naval. On avait notre propre section du vaisseau où on travaillait, et on n’était pas autorisés à sortir de cette partie de la navette. Si on l’avait fait, on aurait subi tout un nombre de trucs, voire la mort.

Jay Weidner: Savez-vous pourquoi?

Jason Rice: Ils voulaient que les infos restent compartimentées. Si on était sortis, il y avait une chance qu’on commence à farfouiller, genre : « Où est-on? Que font-ils? Quelles autres informations possèdent-ils? »

L’autre face de tout ça est que les accords entre la « Cabale » et les Allemands de Mars requéraient que la Navy et les troupes terrestres soient séparées, car il y avait des éléments parmi ces forces au sol que la « Cabale » ne voulait pas que la Navy des Allemands de Mars connaissent l’existence de munitions stratégiquement placées en cas d’autodestruction.

Jay Weidner: Vous aviez donc un plan secondaire où vous détruiriez tout si les choses tournaient mal?

Jason Rice: C’est correct, y compris le protocole d’autodestruction enfoui dans chaque nanite de chaque soldat.

Jay Weidner: Les Allemands, s’ils l’avaient appris, auraient-ils apprécié?

Jason Rice: Ils devaient le savoir.

Jay Weidner: Combien de temps êtes-vous restés dans la navette avant d’arriver à votre destination?

Jason Rice: Je ne sais plus.

Jay Weidner: Vous appelez cette planète Callidus 3?

Jason Rice: Oui, Callidus 3.

Jay Weidner: Est-ce le nom que la population autochtone lui donnait?

Jason Rice: C’est le nom qu’on lui donnait. Quand on est arrivés, il y avait quatre milliards d’habitants sur la planète. Cette planète était 4% ou 5% plus grande que la Terre. La gravité était semblable. Un peu plus que la Terre, mais toujours à des seuils de tolérance acceptables pour qu’on puisse s’adapter. Avoir ces améliorations par nanite aidait car ça renforce les os et le corps là où on en a besoin. Et à nouveau, 4% ou 5%, c’est peu.

Jay Weidner: D’accord.

Jason Rice: Quand on est arrivés, une autre chose que je peux vous dire sur la planète, c’est qu’elle avait quatre lunes. Elles étaient toutes plus petites que la lune de la Terre. On les appelait lune 1, lune 2, lune 3, et lune 4. Lune 1 était gris foncé. Lune 2 était blanchâtre. Lune 3 était orange foncé.  Puis noire, c’était la plus dure à trouver.

Jay Weidner: Pourquoi ces couleurs différentes?

Jason Rice: je crois que c’est en lien avec les matières composant chaque corps. L’orange foncé, par exemple, avait sûrement un fort taux de fer. La noire avait probablement plus de carbone. La blanche avait probablement les mêmes matériaux qu’on voit sur notre lune ici sur terre. Et la gris foncé, je n’en sais pas plus que vous.

Jay Weidner: Du granite, par exemple.

Jason Rice: Du granite ou du titane. Qui sait?

Jay Weidner: Parlons donc de la population autochtone.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Comment sont-ils?

Jason Rice: La population autochtone atteignait environ quatre milliards quand on est arrivés. La planète en elle même… A nouveau, pas d’eau salée. C’était de l’eau douce. Elle était composée d’environ 70% de terres émergées et les autres 30% étaient de l’eau douce. Elle possédait bien plus de terres que ce qu’on voit ici sur Terre. Et j’ai commencé à reconnaître des choses. C’était… Ils recherchaient… ils commençaient leur ère industrielle, les civilisations qui étaient là, car c’est là qu’ils pouvaient proposer, de leur faire miroiter le plus grand nombre de choses. Les gens étaient plus petits qu’un humain standard. Ils n’étaient pas bien différents des humains qu’on voit ici sur Terre. la couleur de leur peau semblait avoir principalement des nuances de blanc ou être mate.

Jay Weidner: Etaient-ils les uniques habitants?

Jason Rice: C’était les seuls.

Jay Weidner: En dehors des animaux?

Jason Rice: Ils avaient du bétail, qu’ils utilisaient. Leurs vaches étaient plus courtes sur pattes que celles qu’on voit ici sur Terre. Elles étaient bien plus trapues. Imaginez donc une vache plus petite avec des pattes plus larges, un peu comme ce qu’on voit chez l’éléphant, en fait. Elles étaient plus trapues, avaient un cou fort, un nez et des mâchoires plus carrés. les chèvres que j’ai vues… Je les appelle des chèvres. C’était l’animal auquel elles ressemblaient le plus. Mais elles étaient plus petites, plus trapues, plus robustes, plus carrées que ce qu’on voit ici.

Jay Weidner: Quel était l’objectif de votre présence là-bas?

Jason Rice: Notre objectif sur cette planète était la même mission que celle qu’on avait sur Planète Un, c’est-à-dire former les indigs locaux à comment défendre leur planète, à comment lutter contre les envahisseurs…

Jay Weidner: Pas des loup-garous, j’espère.

Jason Rice: On n’était pas sûrs. On ne savait pas. Les renseignements étaient vagues, et c’était délibéré. Mais on savait… On savait que les premières étapes comprenaient des bombardements à énergie cinétique. Et c’était donc pour nous les premiers indicateurs à guetter. Mais on était là pour lutter contre ce qui se présentait à nous.

Jay Weidner: Un scénario très similaire.

Jason Rice: Très similaire.

Jay Weidner: C’est donc la POP. Vous prenez un certain type de population, et vous la changez.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: En ce qu’ils veulent.

Jason Rice:  En ce qu’ils veulent, leur forcer la main en diminuant leur propre population pour accepter les conditions.

Jay Weidner: Pour revenir à la Planète Un, entre le moment où vous avez commencé et celui où vous avez fini, pourrait-on dire que toute la culture de cette planète a été altérée pour toujours?

Jason Rice:  Modifiée.

Jay Weidner: Donc, sur Planète Deux, le même scénario a fonctionné?

Jason Rice: La même chose, oui.

Jay Weidner: Y avait-il des envahisseurs comme dans l’autre scénario?

Jason Rice: Comme l’autre, oui.

Jay Weidner: Ont-ils utilisé des armes cinétiques sur les pôles?

Jason Rice: Sur les pôles, oui, pour faire monter le niveau de la mer, pour inonder les villes côtières.

Jay Weidner: Vous pensez que ce sont des loup-garous?

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Et vous vous préparez?

Jason Rice: On se prépare, et on se répartit pour défendre nos zones et créer des défenses, des tranchées, des structures défensives, et mettre des mines, les technologies défensives typiques employées par l’armée, avec des outils avancés qu’on nous permettait d’utiliser. Je dirais qu’ils limitent la quantité de technologies qu’on peut utiliser avec les indigs. Ils ne limitaient pas la technologie qu’ils utilisaient pour défendre le QG de la division. Chaque fois qu’ils avaient… que les hauts gradés étaient menacés, ça ne leur posait pas de problèmes de le faire. C’était un des signes, pour moi, qu’il se passait bien d’autres choses que les signes subtils qu’on voyait.

Jay Weidner: Avez-vous participé à la première altercation avec ces envahisseurs?

Jason Rice: Je ne me souviens pas avoir participé à l’une des premières altercations…

Jay Weidner: Mais vous avez participé à l’une d’elles.

Jason Rice: J’y ai pris part très souvent, pendant la période de plus de six ans où j’étais là.

Jay Weidner: Vous vous êtes battu là pendant six ans?

Jason Rice: Pendant 52 mois.

Jay Weidner: 52 mois. Lors de leur invasion, les rumeurs et les renseignements se sont propagés sur qui était l’assaillant?

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Vous saviez avant votre première altercation, qui ils étaient?

Jason Rice: On l’a su avant, mon unité, ma propre unité, a participé au combat et ce n’était pas les loup-garous. C’était autre chose.

Jay Weidner: Qu’était-ce?

Jason Rice: On ne le sait pas alors, sauf que c’était un quadrupède, très rapide, et de la taille d’un grizzli, hérissé dans le cou, une grande bouche, et inhumainement rapide.

Jay Weidner: Et quel type d’animal, de créature était-ce? Un robot?

Jason Rice: C’était un être créé, à nouveau. Il semblait comprendre tout un nombre de systèmes différents de… sûrement un croisement entre différentes formes de vie, pour prendre ce dont ils avaient besoin pour potentialiser cette forme de vie, pour l’adapter aux besoins qu’ils avaient.

Jay Weidner: Une créature sur Terre lui ressemble-t-elle?

Jason Rice: Non. Aucune. Imaginez un démon avec quatre pattes et des piquants autour du cou, qui voyage en meute en grand nombre, et peut se déplacer à la vitesse d’une araignée.

Jay Weidner: Une araignée géante?

Jason Rice: Oui, très rapide.

Jay Weidner: Etait-il fait pour le combat?

Jason Rice: Oui, voilà.

Jay Weidner: Des armes?

Jason Rice: Pas d’armes. Des griffes et des dents.

Jay Weidner: Ils étaient l’arme.

Jason Rice: Tout à fait.

Jay Weidner: Ca a dû être plutôt facile, alors, de les tuer quand ils s’approchaient?

Jason Rice: Non.

Jay Weidner: Racontez-nous.

Jason Rice: Quand on a une espèce extraterrestre qui semble avoir une sorte d’armure intégrée au niveau de la peau, des petits calibres ne font rien. On doit recourir à un calibre plus grand, ce qui signifie que des humains normaux… On est limité par la quantité de munitions qu’on peut transporter. Donc on revient à la question du chargement. Combien pouvez-vous en porter? Combien pouvez-vous en fournir à chaque personne? On finit donc par dire : « Ok, on a besoin d’armes plus lourdes pour pouvoir tuer cet ennemi en particulier. » Et souvent, on a fini par distribuer de grandes armes collectives. Au lieu d’avoir 500 éléments par unité, qui sont des combattants individuels, on en a, disons 60%, car on doit réunir des gens en équipe, pour qu’ils aient une chance de pouvoir éliminer cet ennemi en particulier.

Jay Weidner: Un grand nombre de personnes ont été utilisés pour transporter des munitions et pas vraiment pour le combat.

Jason Rice: C’est ça, voilà. On a alors une arme collective qui nécessite deux, trois ou quatre personnes. C’est un seul point de tir, au lieu de deux, trois ou quatre points de tir séparés.

Jay Weidner: Car les armes que vous utilisiez devaient avoir une certaine taille pour vaincre ces choses?

Jason Rice: C’est exact. Les armes qu’on nous permettait d’utiliser. Ils limitaient ça. C’était un point de désaccord particulièrement important. A ce stade, j’étais devenu capitaine et avais donc un grand nombre de personnes dont j’étais responsable, et je voulais m’assurer de leur fournir les meilleurs moyens pour se défendre et pour qu’ils restent en vie. Et je n’aimais donc pas ça. On m’a donc dit plusieurs fois de faire avec et de faire ce que j’avais à faire. On est donc devenus créatifs dans la manière d’utiliser les munitions existantes au cours des premières étapes. Plus tard, quand les pertes ont augmenté et qu’on était vraiment dos au mur, ils ont réalisé. Ca a pris la perte de deux généraux avant que ça arrive.

Jay Weidner: Vous perdiez alors?

Jason Rice: Oh, oui. Ils ne faisaient aucun prisonnier. A nouveau…

Jay Weidner: Lutte à mort?

Jason Rice: Oui, à mort, sans laisser de prisonnier. Le fait était donc qu’ils ne quitteraient pas les lieux avant d’avoir exterminé toute forme de vie.

Jay Weidner: Vous avez fini par trouver des armes qui fonctionnaient contre eux.

Jason Rice: L’antimatière.

Jay Weidner: L’antimatière?

Jason Rice: Des bombes à antimatière de destruction massive.

Jay Weidner: Décrivez-moi ça.

Jason Rice: En fait, une partie du problème, et on en a parlé avec Planète Un, est que la Navy était responsable de défendre la planète et le système solaire. Et ce qui a changé sur cette planète en particulier, c’est que le nombre d’affrontement de la Navy a augmenté exponentiellement, ce qui signifie que le nombre de débarquements a augmenté.

Jay Weidner: Les Allemands de Mars, je suppose.

Jason Rice: C’est exact. Nos ferrailles.

Jay Weidner: D’accord. Et ils perdaient les batailles contre ces créatures aussi.

Jason Rice: Les pertes augmentaient car…

Jay Weidner: Et ils sont devenus plus sérieux quand à comment les contrer?

Jason Rice: Tout à fait. Au final, on a pu commencer à utiliser des explosifs à antimatière et à les placer stratégiquement sur notre périmètre défensif pour pouvoir piéger toutes les invasions pendant les attaques. En fait, on se présentait comme appâts, pour qu’ils viennent en grand nombre, et qu’on les détruise.

Jay Weidner: Les piéger, donc.

Jason Rice: Oui, les piéger.

Jay Weidner: Décrivez-nous les armes à antimatière.

Jason Rice: Elles explosent et brillent comme une bombe nucléaire, sans les effets négatifs des radiations après.

Jay Weidner: Ah oui. Et dans une grande zone?

Jason Rice: Aussi grande qu’on le veut.

Jay Weidner: Vous pouviez contrôler les dégâts que vous faisiez.

Jason Rice: Oui, on pouvait avoir de l’antimatière de la taille d’un petit pois et détruire un pâté de maisons, ou avoir de l’antimatière qui pesait quelques kilos, et une chose aussi grande détruira des zones de la taille de plusieurs états.

Jay Weidner: Peut-on détruire une planète avec ça?

Jason Rice: Sans aucun doute. On peut détruire toute la surface d’une planète avec de l’antimatière, si on veut.

Jay Weidner: Ces créatures que vous combattiez, avaient-elles des navettes?

Jason Rice: Je ne les ai jamais vues. Ils venaient sur des vaisseaux de débarquement massif qui ralentissaient et atterrissaient, puis ils en sortaient en masse.

Jay Weidner: Ils avaient des cargos, en fait?

Jason Rice: Oui, ils avaient des cargos, pas comme des navettes de combat.

Jay Weidner: Et saviez-vous pour qui ils travaillaient?

Jason Rice: A cette époque là, non.

Jay Weidner: Non.

Jason Rice: Non, pas du tout. On n’avait aucun renseignement quant à leur but ultime hormis la destruction et la mort. Aucun renseignement sur leur origine, sur comment était leur planète, sur qui les envoie, ou pourquoi ils avaient choisi cette planète. Ce sont des informations que j’ai compris plus tard, et qui font partie du faux pavillon.

Jay Weidner: Mais vous commenciez à comprendre?

Jason Rice: J’ai commencé à me faire une image sur cette planète, quand mon bon ami Johan m’avait informé de l’histoire des Allemands de Mars et de la « Cabale » sur terre.

Jay Weidner: C’est arrivé sur Callidus 3.

Jason Rice: Oui, Callidus 3.

Jay Weidner: Vous y avez rencontré Johan.

Jason Rice: Je le connaissais de l’entraînement original au FIC. mais c’est là qu’il m’a raconté la vraie histoire.

Jay Weidner: Le grand téléchargement s’est passé à ce moment de votre deuxième « 20 ans et retour »?

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Intéressant.

Jason Rice: Oui.

C’est là que j’ai découvert l’histoire des Allemands de Mars et de la civilisation dissidente, de la frappe nucléaire démonstrative sur le croiseur lourd de la Navy américaine dans le pacifique, du vol de la technologie d’effacement de mémoire, et de la destruction de Challenger et de Tchernobyl.

C’est là que j’en ai appris beaucoup sur des choses de l’histoire de la Terre qu’on ne nous… raconte pas.

Jay Weidner: Vous vous êtes battu pendant presque six ans sur cette planète contre ces créatures envahisseuses. Et vous avez presque perdu.

Jason Rice: Oui, plusieurs fois.

Jay Weidner: Plusieurs fois. Mais les armes à antimatière vous ont sauvé?

Jason Rice: Une fois qu’ils nous ont donné le feu vert, pour pouvoir les utiliser, on a commencé à les incorporer dans de tous petits paquets, pour pouvoir éviter de nous ôter aussi la vie. On tentait de nous protéger nous-mêmes et les civils sous notre responsabilité. On a réussi à la réduire à un dispositif de la taille d’une grenade, et on a pu l’utiliser dans un lanceur, un lanceur spécial, pour pouvoir ainsi… On ne devait pas être tout près. Mais hormis l’emploi d’une petite quantité d’antimatière, on en utilisait aussi à plus grande échelle pour essayer de détruire les bases de l’ennemi. On en est arrivés à un point, où, à la fin de la guerre, à un moment, on a dû employer de l’antimatière de plus grande taille. Je me souviens d’être dans un bunker et la voir exploser, et des gens là pensaient que ça n’allait pas marcher, qui étaient convaincus qu’on allait perdre, que chaque personne dans la pièce allait mourir, et qu’on allait pas pouvoir sauver cette planète-ci, ou celle-là, à ce moment-là. Donc, l’emploi et l’utilisation de ces grandes quantités d’antimatière ont été un moment décisif pour nous.

Jay Weidner: Vous avez détruit leurs bases.

Jason Rice: On a détruit leurs bases en masse.

Jay Weidner: Beaucoup des indigènes sont-ils morts dans cette guerre?

Jason Rice: Il y avait quatre milliards de personnes à notre arrivée, et il y avait environ un tiers de ça à la fin de la guerre.

Jay Weidner: La même chose? Tout était dévasté?

Jason Rice: La planète était dévastée d’un bout à l’autre. Et en fait, certaines zones iù on avait utilisé les explosifs à antimatière ont été abandonnées. De toute évidence, elles n’allaient pas être utilisées avant longtemps. On a donc procédé à reconstruire la planète pour qu’ils reviennent à un état où ils étaient capables d’avoir une civilisation où ils pourraient vivre leur vie.

Jay Weidner: Vous êtes-vous fait des amis parmi les autochtones?

Jason Rice: Oui, on est devenus très proches de beaucoup de populations autochtones, car on avait combattu à leur coté. Ce n’est pas genre : « On va se battre maintenant puis on se retrouve plus tard. » Si on avait perdu, on serait tous morts. Et ça a tendance à créer des liens très forts entre les gens. Et donc… Et c’était des gens tellement gentils. Vous savez, malheureusement, on est arrivés là. mais ils avaient une belle civilisation. A nouveau, basée sur le troc. Ils avaient une culture riche, des croyances religieuses, des croyances spirituelles. Ils ne savaient pas grand-chose de la guerre et des combats. Ils avaient établi une paix durable. Comment ne pas apprécier des gens qui sont ouverts et qui se préoccupent vraiment pour leur voisin ou la personne vivant deux rues plus bas?

Jay Weidner: Personne n’a eu d’histoire d’amour avec des autochtones?

Jason Rice: Laissez-moi juste dire que la politique des gradés voulait qu’aucune des relations qu’on avait avec les populations autochtones, ils nous encourageaient à nous y intégrer, car ils pensaient qu’on pourrait en tirer avantage. Mais les politiques voulaient qu’on était pas autorisés à ce que ça affecte nos décisions de commandement. Donc oui, des gens ont eu des relations avec des autochtones. Cela a-t-il causé ou posé un problème? Non. Mais souvenez-vous que tout ceux qui venaient de la Terre qui étaient présents, étaient améliorés. Donc, avec ces améliorations, et en tant qu’empathiques intuitifs, les gens avec qui on a eu le plus de liens sont ceux de notre propre unité. Donc, des relations amoureuses avec des membres des populations autochtones, ont-elles eu lieu? Oui, tout à fait. Ont-elles duré longtemps? Non, pas du tout.

Jay Weidner: Donc le mode opératoire était clair. Ils « modernisent », disons, ces planètes, puis les intègrent au système de la « Cabale ». Pour créer une sorte d’empire?

Jason Rice: Ils établissent une « Cabale » locale, et ces élites qui seront en charge de ce système en particulier, peut-être en établissant des recherches et développement de technologies de pointe qui séparent deux classes de personnes : les élites et les gens ordinaires. Ca ne vous dit rien?

Jay Weidner: Si.

Jason Rice: Une partie de notre job était de coopter certains leaders locaux pour qu’ils participent et pour les faire accepter les exigences de « notre aide ».

Jay Weidner: Et je dirais que ces gens pensaient sûrement qu’ils aidaient.

Jason Rice: Ils étaient convaincus qu’ils aidaient. Ils n’avaient aucune idée. Et honnêtement, nous non plus. On ne connaissait pas les objectifs à long terme qu’ils avaient et qu’ils allaient transformer des environnements planétaires et des civilisations en leur affidés, en des systèmes contrôlés. On ne le savait pas.

Jay Weidner: Donc, ces gens pacifiques sur cette Planète Deux, avaient-ils participé à des guerres, avant?

Jason Rice: Non. Quand les Allemands de Mars sont arrivés et leur ont fait cette proposition, ils leur ont sûrement montré quelles informations ils voulaient qu’ils voient quant à la progression de ces attaques des invasions aliens, afin de continuer leur récit de faux pavillon. Et ils leur auraient dit : « Bon, écoutez, voici le système voisin qui a été attaqué, et il reste X mois avant que ça soit votre tour. Et vous devez donc prendre une décision. On peut vous aider, ou vous en souffrirez les conséquences. »

Jay Weidner: Donc, les humanoïdes sur Planète Deux, vous les avez décrits. Ont-ils les mêmes caractéristiques faciales que les autres humanoïdes?

Jason Rice: Oui, ce sont les mêmes.

En fait, on avait parlé avant de pourquoi on pense qu’il y a tant d’êtres ressemblant à des humains, répandus dans notre galaxie en particulier. Et j’ai tendance à croire, vous savez, que tous les corps planétaires sont conscients à certains niveaux. Et le modèle de la forme humaine, en étoile, avec deux bras, deux jambes, une tête, et asymétrique le long de la ligne centrale, vous savez, c’est une ébauche pour nos logos.

Maintenant, y a-t-il d’autres domaines de création qui ont autre chose qui sera plus commun? Vous pouvez compter sur ça, car vous savez, la vie existe bien au-delà du tout approfondi que ce qu’on pourrait imaginer. Et donc, vous savez, voir l’humanité sur une autre planète, dans une zone où on peut aller, ou quelque chose qui ressemble à l’humanité, c’est quelque chose à quoi on peut s’attendre, au moins dans nos logos.

Jay Weidner: Je veux vous remercier, Jason, d’avoir le courage de venir nous voir.

Jason Rice: Merci, Jay. J’apprécie que vous me receviez. Comme toujours, c’est la divulgation qui compte.

Jay Weidner: C’est vrai.

Je suis Jay Weidner, merci de nous suivre.

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