Par Daniel Meurois

L’enseignement concernant la purification du chakra de base nous fut donné, il y a deux millénaires, au sommet de ce qu’on nomme aujourd’hui le Mont des Béatitudes, un mont surplombant quelque peu le lac de Tibériade. Le choix de ce lieu était intentionnel, comme d’ailleurs la plupart de ce qui est généré par un Maître de Sagesse et, à plus forte raison, un Avatar.

Le rabbi Jeshua nous rappelait ainsi à sa façon la célèbre parole prêtée à Hermès Trismégiste: « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. ».

En l’occurrence, cela signifiait que l’énergie résidant à l’extrême base du corps humain est tout aussi respectable que celle qui se manifeste au niveau de son crâne. Parler en altitude du premier chakra était donc, pour Lui, une façon symbolique de le réhabiliter. Il nous indiquait à quel point sa force touchait aux Cieux tout en demeurant parente avec l’élément Terre.

En théorie, nous étions ouverts à cette affirmation même si elle contredisait certains réflexes de pensée induits par les anachorètes. Ceux-ci méprisaient systématiquement tout ce qui était proche de la matière dense. Dans la pratique, cependant, notre ouverture n’était pas si évidente bien que notre petit groupe fut essentiellement constitué d’hommes et de femmes du peuple rompus aux labeurs physiques et en contact direct avec la nature.


Pour quelle raison ? Parce que toutes les âmes qui se sentent appelées sur cette Voie que l’on dit spirituelle regardent spontanément vers le « haut » en estimant que le « bas » n’a pour synonyme qu’asservissement et emprisonnement.

Cette tournure d’esprit demeure encore bien présente parmi nous aujourd’hui, conséquence logique d’un dualisme entretenu par des siècles et des siècles de dogmatisme fort éloigné de la pensée christique.

Savoir que le Maître pouvait « placer le bas en haut » représentait à l’époque une petite révolution intérieure pour les êtres simples que nous étions.


C’est certes moins vrai aujourd’hui puisque nous jonglons davantage avec notre intellect mais cela demeure sans doute tout aussi difficile à assimiler. En effet, pour la plupart, nous nous sommes coupés de notre rapport avec la terre nourricière. Combien de nos contemporains ne considèrent-ils pas qu’une poignée de terre est sale et qu’il faut donc bien vite s’en laver les mains ? Cette attitude traduit beaucoup.

Extrait de « La méthode du Maître » de Daniel Meurois.

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