Ecrit par Michaël MANDI

Dans son avancée immuable, le temps nous mène vers une échéance mondiale importante.

André Barbault ne s’y est pas trompé : après la triple conjonction Saturne-Uranus-Neptune en Capricorne de 1988 à 1993, qui s’est en effet soldée par un tournant politique (mais aussi social et sociétal) majeur, voici que nous approchons de la triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton de 2020, qui aura ceci de particulier que Pluton sera dans le troisième décan du Capricorne, où se formeront une conjonction à Saturne (le 12 janvier 2020 à 22° Capricorne), puis trois conjonctions à Jupiter (le 5 avril 2020 à 24° Capricorne, le 30 juin 2020 à 24° Capricorne et le 12 novembre 2020 à 22° Capricorne), tandis que Jupiter et Saturne aboutiront à leur conjonction dans le signe suivant (le 21 décembre 2020 à 00° Verseau).

Les conjonctions entre Jupiter et Saturne se reproduisent à un peu moins de 20 ans d’intervalle et elles suivent une rythmicité particulière.

La précédente, en 2000, clôturait une série en signes de Terre qui s’était amorcée en 1802 en Vierge, avec deux exceptions : en 1821 en Bélier, dernière conjonction en signes de Feu de la série précédente (commencée en 1663), et en 1980 et 1981, lorsque la conjonction s’est faite en Balance, préludant à une succession qui se mettra en place en 2020 et ce, pour un bon bout de temps !

Ainsi, en 2040 la conjonction se fera en Balance, en 2060 en Gémeaux, en 2080 en Verseau, et ainsi de suite…

La conjonction Jupiter-Saturne de 1980 et 1981 ne présente pas seulement la particularité de préluder à une longue suite dans les signes d’Air : elle a ceci d’intéressant par rapport à notre sujet que Pluton transitait alors aussi la Balance et il y eut ainsi une configuration semblable à celle qui nous attend :
dans ce cas, ce furent trois conjonctions Jupiter-Saturne (le 31 décembre 1980 à 09° Balance, le 4 mars 1981 à 08° Balance et le 24 juillet 1981 à 04° Balance), suivies par la conjonction Jupiter-Pluton (le 2 novembre 1981 à 24° Balance) et par la conjonction Saturne-Pluton (le 8 novembre 1982 à 27° Balance).

Cette triple configuration s’est bien sûr produite dans un passé plus reculé : au XIXe siècle, ce fut le cas en 1820 et 1821, à cheval entre les Poissons et le Bélier ; plus avant encore, il faut remonter à 1682 et 1683, entre le Cancer et le Lion.

Il y a toutefois une autre période qui attire l’attention puisqu’elle présente une grande similitude avec la situation à venir, le signe du Capricorne étant concerné : au XVIe
siècle, il y eut une conjonction Saturne-Pluton (le 3 janvier 1518 à 04° Capricorne), suivie
quatre ans plus tard par une conjonction Jupiter-Pluton (le 18 janvier 1522 à 12° Capricorne) et, deux ans après, par une conjonction Jupiter-Saturne (le 30 janvier 1524 à 09° Poissons).

La succession des aspects est d’ailleurs la même, mais elle aboutit en Poissons et non en Verseau. Ce sont donc deux périodes en particulier, les années de 1518 à 1524 et celles de 1980 à 1982, auxquelles nous allons nous attacher pour tenter de comprendre le symbolisme en jeu.

L’histoire ne se répète jamais à l’identique, sachant que les cycles planétaires débordent la notion de cercle pour ouvrir la dimension de la spirale, mais on dit aussi que « qui ne connaît pas son passé est condamné à le répéter »…

De 1518 à 1524 : entre le Capricorne et les Poissons…

Le Capricorne et les Poissons sont deux signes qui partagent de nombreux points communs, dont un penchant pour le retrait, la méditation et une certaine forme d’ascèse.

Le Capricorne représente aussi l’autorité, les structures solidement établies et celles que l’on se donne, tandis que les Poissons, signe des guides spirituels, ont pour vocation de diffuser, aussi largement que possible, ou de dissoudre… Naturellement, s’agissant de Pluton, les convictions profondément enracinées (a fortiori en Capricorne) sont de mise, quoi qu’il en coûte.

Pluton suppose également des sacrifices, ainsi que des transformations. Jupiter et Saturne, pour leur part, inaugurent un nouveau cycle social, destiné à s’étendre à n’en pas douter.

Le dernier signe de Terre et le dernier signe d’Eau sont concernés : de quoi donner aussi l’envie de joindre les deux bouts…

Il ne faut pas être féru d’histoire pour comprendre l’importance de ce tournant planétaire, qui s’est traduit par un impact majeur sur une structure séculaire (Capricorne) ; avec Pluton, le négateur absolu, c’est ni plus ni moins qu’une réforme religieuse qui émerge, qui ne s’appelle pas par hasard le Protestantisme: les 95 thèses de Martin Luther sont placardées dès la fin du mois d’octobre 1517 ; Luther sera ensuite invité à abjurer ses propos, mais il ne le fera pas, proclamant la supériorité de l’écriture sur l’autorité du pape, qui l’excommunie en octobre 1518.

La rupture avec l’Église est définitivement consommée le 10 décembre 1520.

Ce fait est suffisamment remarquable, mais on ne peut manquer de l’associer à un autre mouvement, de désobéissance civile face à l’oppression, qui s’est développé quatre siècles plus tard en Afrique du Sud sous l’impulsion de Mohandas « Mahatma » Gandhi qui, lors d’une rencontre de protestation à Johannesburg le 11 septembre 1906, met en pratique pour la première fois sa méthodologie du satyagraha (attachement à la vérité) ou protestation non violente.

Cela s’est produit sous une conjonction JupiterPluton et, comme le souligne André Barbault, Gandhi était lui-même né sous une conjonction Jupiter-Pluton: « cette histoire relève de la manifestation d’un pouvoir de révolte, le verbe plutonien étant ici une victoire du « non » au profit du bien ».

C’est en effet un principe négateur qui est en jeu avec Pluton, un principe à rebours, dont il faut tenir compte pour orienter et canaliser cette énergie autant que faire se peut : énergie négatrice à tous les coups, que ce soit des valeurs les plus fondamentales ou de ce qui s’oppose aux valeurs les plus fondamentales.

Sans reprendre la liste des événements relatés par André Barbault au fil du temps, c’est aussi sous une conjonction Jupiter-Pluton, en 1955 et 1956, que l’affaire Rosa Parks fait éclater au grand jour la question de la ségrégation des Noirs aux États-Unis et que la voix du pasteur Martin Luther King se fait entendre : Pluton est donc là pour exprimer un désaccord profond et certains principes fondamentaux…

Dans la même veine, s’ajoute un cas qui à lui seul pourrait faire école : Nelson Mandela, l’un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique institutionnel de ségrégation raciale en Afrique du Sud (l’apartheid), né lui aussi sous une conjonction Jupiter-Pluton, qui est emprisonné le 5 août 1962 sous une opposition JupiterPluton pour être libéré le 11 février 1990 et devenir ensuite le premier président noir d’Afrique du Sud le 9 mai 1994, sous une conjonction Jupiter-Pluton…

Pour en revenir au XVIe siècle, c’est sous cette configuration, le 28 juin 1519, que Charles Quint est élu empereur du Saint-Empire romain germanique ; il sera couronné roi des Romains le 23 octobre 1520. S’agissant de bâtir des structures d’envergure, il est difficile de concevoir davantage, si ce n’est pour l’époque… Son règne se déploiera tout le long du cycle Saturne-Pluton, qui se reforme en 1552 : à cette époque, il négocie la passation des pouvoirs à son fils, le prince Philippe, processus qui aboutit officiellement le 24 février 1558, alors que la conjonction Jupiter-Pluton se fait un an plus tard, en avril 1559.

Un autre empire est de son côté au faîte de sa gloire à cette époque : c’est l’âge d’or de
l’Empire ottoman. Sous le règne de Soliman le Magnifique, dont le sultanat commence le  septembre 1520, les armées ottomanes parviennent jusqu’à Vienne en 1529 et 1532, dont elles font le siège en vain. Cela n’est pas sans évoquer certains problèmes d’actualité…

Sachant que l’Empire ottoman s’est érigé en 1299, entre une conjonction Jupiter-Pluton en 1298 et une opposition Saturne-Pluton en 1300, on comprend qu’il ait connu un nouvel essor à ce stade…

À l’autre bout du (nouveau) monde, cette période est celle de l’émergence de grandes civilisations, que l’on s’empresse de détruire… : on découvre les Mayas dès février 1517 et
les Aztèques en mai 1518. Hernán Cortés, le tristement célèbre conquistador, débarque au
Yucatan le 5 mars 1519, marquant ainsi le début de l’anéantissement de l’Empire aztèque,
définitivement conquis le 13 août 1521 ; Cortés sera nommé par Charles Quint gouverneur
général de la Nouvelle-Espagne le 15 octobre 1522, administrant le Mexique d’une main de
fer. Dans son sillage, Francisco Pizarro se chargera quelques années plus tard, de 1532 à
1533, de liquider l’Empire inca…

On ne peut nier le caractère barbare de ces conquêtes qui ont anéanti des populations entières et, avec elles, de nombreuses cultures…

Une entreprise titanesque est aussi engagée à l’époque : le premier voyage autour du monde, sous la direction de Fernand de Magellan (qui décède avant la fin de son périple, le 27 avril 1521), s’accomplit du 20 septembre 1519 au 6 septembre 1522. La circumnavigation de la Terre est ainsi réalisée.

De 1980 à 1982 : en Balance…

Il s’agit de la dernière réunion en date de ces trois planètes, dans un signe également à
connotation saturnienne puisque la septième planète y trouve son exaltation, mais qui ne se situe pas dans un axe de temporalité et de territorialité : axe Bélier/Balance oblige, il est
question d’affirmation, de soi et d’autrui, de déclarations (d’intentions, d’amour, de guerre…) d’unions et conflits (plutôt unions conflictuelles, mais aussi résolution de tensions…), et d’actions et réactions.

La Balance, signe d’Air, c’est aussi le bras armé de la justice aveugle qui tranche ; or, les prochaines conjonctions Jupiter-Saturne se feront dans cet élément : trouverait-on à cette époque les soubassements constitutifs de ce qui se prépare?

1981 est en effet une année charnière sur le plan historique, à partir de laquelle l’équilibre mondial va basculer : le 20 janvier 1981, Ronald Reagan succède à Jimmy Carter à la présidence des États-Unis. Ronald Reagan, qui ne fut jamais au cinéma qu’un acteur de seconds rôles, n’en réussira pas moins sa « Guerre des Étoiles » en politique : il est le président américain qui a mené l’Empire soviétique à son écroulement.

Quelques minutes après son élection, l’Iran – dont on n’a pas fini d’entendre parler – libère les 52 Américains détenus pendant 444 jours, mettant ainsi fin à la crise iranienne des otages.

Il ne s’agit pas du seul président d’envergure qui arrive sur la scène publique à l’époque : le 10 mai 1981, François Mitterrand est élu à la tête de la Ve République. Une première pour un socialiste et une présidence qui ne manquera pas de laisser une trace profonde.

C’est François Mitterrand qui, respectant son engagement de campagne, abolira la peine de mort en France, le 18 septembre 1981.

Sous la conjonction Saturne-Pluton, plus funeste semble-t-il, et toujours sur le plan politique, l’année 1982 n’est pas moins significative en termes de passation de pouvoirs, cette fois par rapport au bloc communiste : avec le décès de Léonid Brejnev le 10 novembre 1982, c’est la dernière figure incarnant l’impérialisme soviétique qui disparaît. Lui succèderont brièvement deux figures typiques de l’apparatchik de l’URSS : d’abord Iouri Andropov, un « réformateur » qui n’en était pas moins un ancien chef du KGB, décédé quinze mois après son investiture, puis Konstantin Tchernenko, qui prônait un retour au communisme orthodoxe des années Brejnev, décédé après douze mois au sommet.

Ensuite, ce sera l’avènement de Mikhaïl Gorbatchev et, partant de là, la tournure des événements va basculer…

S’agissant de pouvoirs séculaires, l’Église est encore concernée : le pape Jean-Paul II fait l’objet d’une tentative d’assassinat le 13 mai 1981 par Mehmet Ali Ağca, un jeune Turc membre de l’organisation islamiste Les Loups gris. Deux mois après, il n’est plus question de réforme comme au XVIe siècle, mais de repentance : le 3 juillet 1981, le pape désigne une commission d’étude de la controverse ptoléméo-copernicienne des XVIe et XVIIe siècles, afin d’examiner les erreurs commises par l’Église lors de l’affaire Galilée ; encore un exemple de remise en question plutonienne visant à nier la négation, même s’il faudra onze ans pour que ladite commission remette ses conclusions…

C’est sous cette même configuration qu’un pays très attaché au catholicisme comme l’Espagne légalise le divorce, le 7 juillet 1981.

Plus mondain, un autre événement n’en est pas moins emblématique du septième signe, où se
noue cette configuration : le 29 juillet 1981 a lieu le mariage de l’héritier du trône britannique, le prince Charles de Galles, avec Lady Diana Spencer. La cérémonie est suivie par des millions de téléspectateurs, en direct de la cathédrale Saint-Paul de Londres. C’est le début d’une longue saga qui, conformément à la symbolique plutonienne, n’ira pas sans remous…

S’agissant de familles royales ou impériales, André Barbault indique à juste titre que la conjonction Jupiter-Pluton de 1918 en Cancer s’est notamment traduite par « la disparition
des grandes familles régnantes du continent : derrière les Romanov, éliminés à l’entrée de
Pluton dans le signe, Hohenzollern, Habsbourg et autres princes de Bade, de Bavière, du
Wurtemberg… »

Cela est déjà notable en soi car, comme le souligne l’auteur plus avant : « nul doute que la planète se teinte de la nature du signe zodiacal de son parcours ».

Ajoutons toutefois que cette conjonction était précédée par la conjonction Saturne-Pluton de 1914/1915, elle aussi en Cancer, constituant déjà un indice puissant allant dans le sens
évoqué, et l’on peut ainsi considérer que la conjonction successive de Jupiter à Pluton a
littéralement fait « crever l’abcès »…

Ce qui est encore plus remarquable, c’est de constater que l’ancienne impératrice d’Autriche Zita de Bourbon-Parme a fait un retour triomphal à Vienne le 13 novembre 1982 : c’était la première fois depuis 1918 qu’elle était autorisée à revenir en Autriche. Il aura donc fallu que s’accomplissent à la fois cinq cycles Jupiter-Pluton et deux cycles Saturne-Pluton avant qu’elle ne boucle la boucle…

Cette configuration concerne à nouveau les pays d’Amérique latine, avec en particulier deux disparitions successives : le 24 mai 1981, le président équatorien Jaime Roldós Aguilera meurt dans un crash aérien près de la frontière avec le Pérou. Une théorie existe selon laquelle ce crash serait un assassinat orchestré par la CIA et les grands groupes financiers américains pour reprendre le pouvoir sur le pays. Cette même théorie a été évoquée à la mort, également dans un crash aérien, du président du Panama, Omar Torrijos, deux mois plus tard, le 31 juillet 1981.

L’année suivante est pour sa part chargée : en 1982, une nouvelle constitution entre en vigueur au Honduras (le 11 janvier), la guérilla s’organise au Guatemala (avec l’URNG, Unidad Revolucionaria Nacional Guatemalteca, le 7 février), un pays bientôt soumis à la dictature militaire (le 23 mars) ; elle s’amplifie au Pérou (avec le redoutable Sendero Luminoso qui se développe, au point d’investir une prison le 3 mars), tandis que c’est l’état d’urgence au Nicaragua, menacé de l’extérieur par les États-Unis ; le 29 mars, une coalition droite/extrême droite monte au pouvoir au Salvador.

Le Mexique, pour sa part, endetté de plus de 80 milliards de dollars, est au bord du gouffre financier, sans évoquer les autres changements politiques, que ce soit en Bolivie ou au Brésil…

Un des faits marquants de l’époque est aussi l’occupation de l’île de Géorgie du Sud par un groupe de civils argentins, le 19 mars 1982, qui va être l’élément déclencheur de la Guerre des Malouines : le 2 avril suivant, l’Argentine envahit les îles Malouines, territoire britannique d’outre-mer, mais l’affaire sera vite réglée, dès le 14 juin 1982, avec la victoire des forces britanniques.

La Chine est également au-devant de la scène le 25 janvier 1981, avec la fin du procès (la
configuration se nouant en Balance…) de la « Bande des Quatre » (le septième signe désigne les associations, y compris de malfaiteurs…) et la condamnation à mort de la veuve de Mao Zedong, Jiang Qing : fin d’une époque et début d’un nouveau cycle, ce qui est logique considérant que la République populaire de Chine est liée au cycle Saturne-Pluton
(conjonction de 1947).

Plus près de nous, une autre nation est concernée : l’état d’Israël, né sous cette même conjonction.

En avril 1981, l’armée israélienne intervient dans la guerre du Liban ; un an plus tard, le 6 juin 1982, elle lance l’opération « Paix pour la Galilée », l’une des interventions les plus désastreuses de son histoire, qui aboutira en particulier au tristement célèbre massacre de Sabra et Chatila…

C’est une période de tension extrême au Proche et au Moyen-Orient, qui se révèlera décisive par et pour la suite : l’Iran vient de négocier sa Révolution islamique, avec le retour de l’ayatollah Khomeiny à Téhéran le 1er février 1979 et sa prise de pouvoir dix jours plus tard, tandis que la guerre Iran-Irak (commencée le 22 septembre 1980…) bat
son plein.

Considérant ce qui s’en est suivi, que ce soit pour la région ou pour le monde, en termes de guerres ou de terrorisme, nul doute que cette configuration Jupiter-Saturne-Pluton est aussi emblématique qu’inquiétante.

Autre fait marquant : le 6 octobre 1981, le président égyptien Anouar el-Sadate, prix Nobel de la paix, est assassiné par les Frères musulmans.

L’année suivante, le 25 avril 1982, Israël restitue à l’Égypte la dernière partie occupée du Sinaï (la paix…), ce qui ne l’empêche pas d’effectuer un raid aérien pour bombarder le quartier général de l’OLP à Tunis le 1er octobre 1982, provoquant 68 morts (la guerre…).

L’étape est aussi importante pour l’Europe : c’est la période de la crise des euromissiles, de l’émergence de contestations dans le bloc de l’Est et du second élargissement de la CEE (Communauté Économique Européenne). C’est en effet le 1er janvier 1981 que la Grèce intègre la CEE, devenant ainsi le dixième état membre de la future UE (Union Européenne), une évolution significative depuis 1973 (date du premier élargissement incluant le Danemark, le Royaume-Uni et l’Irlande).

On pourrait dire dans ce cas, un peu comme pour celui de Lady Diana Spencer, que l’union a ensuite réservé quelques remous…

Dans un axe de rapports de force, les tensions entre les USA et l’URSS atteignent un paroxysme avec la crise des euromissiles en Europe, à tel point que cela suscite de grandes
craintes et des réactions populaires : le 10 octobre 1981, une manifestation pacifiste rassemble 300.000 personnes à Bonn, tandis que d’autres voient le jour en Europe.

Enfin, un autre pays directement concerné à l’époque est la Pologne. En septembre et octobre 1981, le syndicat libre Solidarność, guidé par Lech Wałęsa, exige des élections libres et les premiers propos antisoviétiques se font alors entendre, clairement aux accents plutoniens. Le 13 décembre 1981, c’est l’instauration de l’état de siège : Solidarność est dissous, Lech Wałęsa et plus de 6.000 militants du syndicat sont arrêtés et emprisonnés.

Le 8 octobre 1982, Solidarność est déclaré illégal, mais le pape Jean-Paul II le soutient. Un mois plus tard, le 14 novembre 1982, la situation a déjà basculé : Lech Walesa est libéré.

En 2020 : du Capricorne au Verseau…

Indéniablement, le climat sous Pluton suscite des protestations : en Capricorne, ce sera l’occasion de s’opposer farouchement à tout ce qui peut être considéré comme un joug inacceptable, mais aussi pour remettre en question les structures importantes, qu’elles soient administratives ou séculaires ; en ce sens, on peut penser que les instances européennes d’une part et l’Église d’autre part seront directement concernées, comme le laissent d’ailleurs présager les événements des dernières années de part et d’autre.

De nos jours, un nouveau schisme religieux semble peu probable, mais une réforme profonde n’est pas à exclure car force est de constater que ce devrait être là un tournant majeur pour le catholicisme, instance séculaire s’il en est, tandis qu’une recomposition ou une réorganisation structurelle de l’Union Européenne, l’exemple type du mastodonte politico-administratif, paraît probable, qui pourrait pour sa part évoquer un schisme ou une scission : il faut en particulier envisager le scénario d’un recadrage et d’un « resserrement de la vis » général, que ce soit en fondant un nouveau « noyau dur » de nations ou en renforçant l’étanchéité des frontières : si ce n’est symboliquement, c’est un nouvel édifice qu’il faudrait bâtir, avec de meilleures concentrations et attributions des pouvoirs…

Le « Brexit » (referendum du 23 juin 2016, qui a vu le Royaume-Uni opter pour la sortie de l’Union Européenne), négocié sous le carré Saturne-Neptune, aurait-il permis de commencer à se tirer une épine du pied?

Une nouvelle Europe des nations est-elle envisageable autour d’un axe plus serré et mieux organisé? Cela fait partie des scénarios envisageables, que l’on peut souhaiter en tout cas.

Il est important de rappeler sur le plan historique que la précédente traversée de Pluton en Capricorne, de 1762 à 1778, correspond à l’avènement en Russie de Catherine II (21 juin 1762), dite « Catherine la Grande », à la fin de l’Empire colonial français en Amérique du Nord (cession de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne en 1763), à l’exploration par James Cook du Pacifique, à sa découverte de l’Australie (1769-1771), tandis que la Pologne est dépecée (25 juillet 1772) ; last but not least, la sortie de Pluton du Capricorne marque la naissance des Etats-Unis (1776).

La concentration des pouvoirs, les restructurations territoriales et l’émergence de nouveaux empires à grandes ramifications est d’autant plus probable considérant que la conjonction Jupiter-Saturne se nouera en Verseau, signe des réseaux, mais quelle forme prendra-t-elle?

La Russie de Vladimir Poutine n’est forcément pas celle de Catherine II, mais n’y voit-on pas poindre d’évidentes visées expansionnistes? Ne faut-il pas garder à l’esprit que la Pologne est concernée par le transit de Pluton en Capricorne et par la triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton?

D’autres pays de la région sont directement touchés par cette configuration, dont l’Ukraine (24 août 1991) et les Pays Baltes (Estonie, Lituanie et Lettonie : tous indépendants en 1991), via leur Saturne natal, ce qui n’est pas vraiment de bon augure.

Quant aux États-Unis, le mouvement de Pluton suggère une fin de cycle qui s’est déjà
amorcée, avec un repli sur la politique intérieure? Là aussi, de profondes restructurations
sont prévisibles ; des réaménagements territoriaux sont-ils concevables? Ou alors un séisme à défaut de schisme?

Considérant le domicile de Saturne et l’exaltation de Mars en Capricorne, on pourrait aussi envisager pour ce pays le règlement de nombreuses questions essentielles, inscrites dans sa constitution : le port d’armes et la peine de mort notamment ; à moins qu’il ne s’agisse de libertés fondamentales…

De toute façon, après celles de 2016, les élections présidentielles auront lieu en 2020 : c’est cette présidence qui inaugurera un nouveau cycle, au moment où les positions sur l’échiquier mondial vont se redistribuer.

Le lien entre Pluton et les extrémismes, l’islamisme en particulier, suscite froid dans le dos: quiconque a un tant soit peu analysé le sujet sait combien la menace est importante, que ce soit par rapport au cycle composé de Jupiter ou à celui de Saturne.

Il faut espérer (et déployer toutes les énergies pour) que ce ne soient pas ces tendances négatrices qui s’affirment, ces radicalismes qui s’attaquent aux questions les plus fondamentales, qu’il s’agisse de droits, de principes ou de valeurs : faudrait-il les tuer dans l’œuf, sachant que Pluton ne fait pas de concessions?

Allons-nous vers un nouvel obscurantisme, à coups d’épreuves, de discriminations et d’interdits, les valeurs féminines (Cancer, en face du Capricorne) étant alors notamment niées, comme c’est le cas s’agissant de la burqa et autres burkinis?

La triple conjonction se nouant dans les signes qui s’opposent par maîtrise aux deux luminaires, ne laissera-t-on plus apparaître que les yeux? Ce serait le comble après tant de siècles, depuis la Renaissance, de libertés et de lumières chèrement acquises.

Une prise de position nette et un changement de cap pourraient-ils dès lors intervenir par rapport aux pays de la région du Golfe Persique, producteurs de pétrole, dont on sait qu’ils ont un rôle fondamental dans cette question?

Considérant que Pluton représente la ploutocratie et les richesses souterraines, que le Capricorne est le signe des éminences grises, cela n’est pas exclu.

Les antécédents pour l’Amérique latine ne sont pas encourageants : dans ce cas aussi, on peut
s’attendre à d’importants changements politiques, structurels, voire territoriaux, sans oublier des disparitions (accidentelles ou provoquées…) de figures politiques de premier plan.

Considérant que la République populaire de Chine (1er octobre 1949) présente Jupiter à 22° Capricorne, il est difficile de ne pas concevoir le développement de cette nation, qui pourrait semble-t-il devenir la prochaine puissance mondiale.

C’est aussi le cas de l’Arabie Saoudite (15 janvier 1902), avec Jupiter à 24° Capricorne, le Soleil sur le même degré et Saturne à 19° Capricorne, sans oublier Mercure à 02° Verseau : un vrai « quitte ou double » pour ce pays, mais est-ce la Chine qui se révèlera déterminante ou l’inverse?

La Syrie et le Liban (dans les deux cas : 1er janvier 1944) sont également concernés, ayant Mercure à 24° Capricorne : beaucoup de changements sont encore à prévoir pour ces pays…

L’état d’Israël (14 mai 1948) devrait en revanche se renforcer : son Soleil (23° Taureau) est en trigone aux conjonctions célestes à Pluton. Est-il concevable que son extension territoriale soit alors officiellement reconnue, sur base d’une restructuration complète de la région?

Hypothèse de politique fiction semble-t-il, mais cette triple conjonction se nouera dans la
maison 3 du pays, ce qui laisse présager du mouvement.

Pour en revenir à notre continent, la réunification économique de l’Allemagne (1er juillet
1990 à 00h00 EET, à Berlin) présente Saturne (23° Capricorne) directement touché : est-ce
l’indice que ce pays assumera un rôle prépondérant en Europe?

Un retrait de l’Union Européenne est inconcevable à l’heure actuelle. En revanche, la Grèce (13 janvier 1822) a le Soleil à 22° Capricorne et son statut pourrait donc être central : en étant la première exclue ou la première à marquer la différence?

Depuis le « Brexit », un compte à rebours se serait-il enclenché?

Le thème de la Ve République (28 septembre 1958 à 22h00 CET, à Paris) présente Vénus à 23°59 Vierge, formant un trigone aux configurations en Capricorne, ce qui devrait permettre au pays de se faire apprécier, notamment sur le plan artistique et diplomatique ; sachant qu’une nouvelle élection présidentielle aura lieu en 2022 (sous une conjonction Jupiter-Neptune), on peut aussi imaginer qu’une femme accède alors à la présidence.

Enfin, considérant que le thème de la restauration de la monarchie en Espagne (22 novembre 1975 à 12h36 CET, à Madrid) présente l’Ascendant à 00°56 Verseau, on peut se
demander si ce pays n’aura pas un rôle précurseur à partir de là ; ou alors sera-t-il question de la fin de cette monarchie?

S’agissant d’institutions séculaires, il ne serait pas étonnant que la plupart des familles royales en Europe soient alors exposées à de profondes transformations…

Après 2020, les principales configurations qui suivent ne sont pas dénuées d’intérêt : JupiterNeptune (en 2022, à 23° Poissons), Jupiter-Uranus (en 2024, à 21° Taureau) et SaturneNeptune (en 2026, à 00° Bélier).

Pour paraphraser André Barbault, à partir de là tous les cycles seront ascendants, sans oublier qu’en 2026 se renouera le sextile Neptune-Pluton, qui s’était reproduit 35 fois de 1950 à 1986 et qui reprend de son souffle jusqu’en 2032 !

Considérant que Saturne gouverne la prochaine configuration en Capricorne et que la dernière conjonction de cette série est sa conjonction à Neptune en 2026, sur le point vernal, on peut la considérer comme fondatrice. Elle évoque en toute logique un nouveau départ et de grands élans communs : puissent-ils être orientés dans le bon sens.

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