Parlons à nouveau de l’univers immédiat qui reflète celui dans lequel nous vivons actuellement; l’anti-univers.

Je ne parle point d’un univers parallèle sinon il ne rejoindrait jamais l’original. Il n’est pas à proprement parlé un double, un duplicata. La meilleure façon de le considérer actuellement, consiste à nous imaginer en face d’un miroir mural. Nous y voyons notre image entière.

Nous évoluons dans une synchronicité parfaite. Si nous levons le bras, l’être du miroir le lève en même temps que nous. Il n’existe aucun délai de retard. Imaginons que cette image de nous soit bien réelle, bien vivante qu’elle soit située derrière le miroir qui est en fait une simple vitre. Elle est ce que nous sommes. Elle prend exactement l’aspect que nous adoptons sur Terre. Nous voyons-nous tout de lumière vêtus ? Elle est lumière telle que nous l’imaginons. Nous présentons-nous dans notre corset de peau terrestre ? Elle reflète strictement ce corps charnel.

Quel intérêt de savoir qu’une entité nous ressemble à un tel point ? N’avons-nous pas déjà un double de lumière et n’est-ce pas suffisant ? Les questions de l’intérêt ou de la suffisance n’ont pas cours dans cette situation. Nous pourrions parler plus utilement de polarités. Tout comme notre corps est vitalisé par la danse des polarités yin-yang, masculin-féminin, ions négatifs, ions positifs, chaque univers a deux polarités, une interne, une externe. L’univers visible quotidien est la qualité yang affublée d’une charge électrique positive. L’anti-univers est sa qualité yin dotée d’une charge électrique négative. La relation entre eux est telle que pour le moment, l’univers visible donne le ton.

C’est du moins ce que nous croyons dès que nous restons fixés à l’image du miroir. L’un agit, l’autre suit instantanément. Comment cet instantané est-il possible ? Pouvons-nous admettre l’époustouflante réalité que l’univers actuel n’est qu’une particule inclue dans un ensemble d’autres univers. Une particule je le répète qui dispose de sa conscience propre, est une entité à part entière. Elle est « une » dès qu’elle adopte son état éternel. Elle est double dès qu’elle se montre parmi ses pairs. Les univers sont à notre image ou nous sommes à leur image selon le point de vue. Ils sont androgynes.

Seulement voilà, il existe une parité entre chaque pôle et c’est vers cet équilibre que nous tendons actuellement. Jusqu’à présent le pôle masculin de notre univers quotidien donnait le ton. Il était prédominant. L’autre pôle reprend une position plus active. Il se remet à bouger lui aussi, nous indique des gestes, nous dicte des paroles. Et nous suivons ses impulsions instantanément. C’est dire que nous éprouvons la sensation que certains de nos actes, de nos paroles sont téléguidés.

Ils sont dictés par les expressions de notre double. Lorsque ce dernier est déjà incarné sur Terre, les qualités de nos échanges mutuels augmentent en puissance. Le double de chaque être humain sur Terre existant dans l’anti-univers n’est pas incarné en ce moment. Disons que celles et ceux qui avaient choisi des tâches diverses, complexes, nécessitant une grande puissance ont négocié la présence de leur double durant cette incarnation-ci. Nous avons créé et participé à un cycle cosmique nourri principalement par les qualités yang de l’univers. Les qualités féminines se sont mises en retrait, dans la discrétion. Elles ont agi à minima avec quelques moments de plus grande intensité durant les 15 milliards d’années.

A chaque fois, elles ont contribué à stimuler les processus vers la paix, la sérénité, engendrés par des communautés d’étincelles de lumière. Aujourd’hui, elles sont actuellement indispensables au mouvement général de fusion. L’arrivée des énergies féminines dans notre galaxie s’explique en fait par le réveil progressif et bientôt complet des énergies yin de l’univers, de ce que j’ai d’abord appelé l’anti-univers. Nous aurons bientôt l’occasion de palper leur existence. Nous comprenons maintenant que cet autre univers est un autre nous-même. Dès lors, nous faisons partie d’un même corps.

Même lorsqu’ils sont éloignés l’un de l’autre, leurs particules se connaissent si intimement qu’elles réagissent toujours ensemble à n’importe quelle stimulation. Ce que l’un pense, l’autre le pense en même temps, quelle que soit la distance. Il ne s’agit pas d’un lien entre les deux parties éloignées mais d’une même entité.

Entrons encore plus profondément dans cette réalité, voulons-nous ? Asseyons-nous là où nous sommes certains d’être en paix. La paix est le creuset de bien des révélations. Voilà, nous sommes la paix. Ce sentiment émane non seulement du cœur, mais du cœur de chaque cellule. La paix émane de nous et nous sommes notre univers, notre microcosme.

Nous existons tout simplement. Nous existons grâce à nos sensations de paix, en particulier. Imaginons un instant que nous existons sans aucune sensation. Nous existons sans rien percevoir, sans rien ressentir. En fait, dans cette situation, nous n’existons pas puisque nous ne le ressentons pas. Nous existons sans exister. Laissons-nous envahir par l’idée qu’un tel état, celui d’exister sans le savoir correspond à l’autre facette de l’univers en nous, le reflet yin de notre univers yang. Ressentons combien notre être ici présent est profondément interpellé et attiré par l’état d’ataraxie de son reflet.

Nous pressentons qu’en atteignant un état de non-être nous allons enfin être, dans toute notre splendeur. Accueillons maintenant le paradoxe suivant. Notre univers-miroir celui qui ne ressent rien se met en mouvement. Il se crée, se recrée grâce à nous, à nos énergies. Il commence à ressentir qu’il existe. Il se met à éprouver des sensations intérieures toutes neuves pour lui. Il frémit à l’idée d’être attirant pour d’autres parties de lui-même dont il perçoit maintenant l’existence.

Tandis qu’il se laisse pénétrer de nos énergies, de nos sensations, nous diminuons la tension intérieure qui nous pousse à agir, à nous déplacer, à créer des choses avec de la belle et bonne matière. Nous sommes maintenant envahis par le sentiment d’être et même d’éprouver la sensation de ne plus exister. Je ne décris pas ici le processus des vases communicants. J’évoque un mouvement de ballet fusionnel. Un principe énergétique pénètre et s’active dans l’autre alors que l’autre envahit et se répand dans celui qui est venu vers lui. C’est une véritable œuvre alchimique et non plus un combat destiné à savoir lequel prendrait le pas sur l’autre. Nous avons joué ce jeu, durant des milliards d’années.

Le principe Yang de l’univers s’est placé à l’avant plan, son pendant s’est posté dans l’ombre, derrière le miroir. Pour être certain de l’oublier, nous avons placé du tain pour voir uniquement le reflet de notre image, de notre univers polarisé. Certes, le miroir n’a jamais coupé le contact avec l’univers reflet. Il a simplement occulté sa présence.

L’heure est aux retrouvailles dans tous les domaines. L’anti-univers, que nous avons inconsciemment considéré comme un adversaire, devient un ami indispensable, un pro-univers. Ces deux préfixes anti et pro entament leur danse nuptiale. Voici les premières observations qui en résultent. Je danse, tu danses, nous dansons. Manifestement le mouvement évolue d’emblée avec trois danseurs, le je, le tu, le nous. Comment le je et le tu arrivent-ils au nous ? Voici quelques bons tuyaux d’alchimistes chevronnés que nous sommes.

Considérons d’abord que le nous n’a jamais déserté notre esprit. Il s’est simplement rétréci en un point si petit qu’il est devenu invisible à nos yeux atrophiés sur cette planète. Il est donc déjà présent en chacun. Avec l’ouverture de notre œil intérieur, nous entrevoyons son existence et donc nous commençons à le ressentir. Le je et le tu, séparés par le miroir aux alouettes, le miroir des illusions, franchissent le voile qui les empêchait de se voir. Après avoir poussé des Ah ! émerveillés, des Oh ! de surprises, ils s’observent, s’approchent, fusionnent avec une intention.

Et l’intention brille du feu de mille étoiles « Je suis toi, dit le je. Je suis toi, dis le tu. » Et le silence s’installe. De puissantes vagues parcourent leurs corps de particules. Elles emportent la moindre parcelle d’énergie ou d’information qui contredirait leurs affirmations réciproques. C’est alors que l’on entend une explosion. Deux aspects d’un même univers retrouvent leur pureté complète. Ils sont à nouveau unis. Leur union est enrichie de toutes leurs expériences glanées durant la longue période de séparation, la longue marche dans les contrées de l’illusion. Oui, deux univers qui fusionnent en ayant atteint ce niveau de pureté provoquent un big-bang. Nous sommes chacune et chacun de tels univers. Percevons-nous la féerie qui se profile, la cascade ininterrompue de big-bang au fur et à mesure de nos épousailles universelles ?

Je formule l’intention que ce premier éclairage réveille notre sentiment d’appartenir au même univers, d’être du même tonneau et qu’il engendre une joie renouvelée.

Merci. La Terre Nouvelle.
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