Jay Weidner et Jason Rice

Bonjour, je suis Jay Weidner. Reprenons notre conversation avec Jason Rice.

Jay Weidner: Bonjour Jason.

Jason Rice: Bonjour Jay. Merci de me recevoir.

Jay Weidner: Récapitulons un peu. Vous avez été gravement blessé sur Planète Trois. Vous êtes retourné sur Mars en convalescence, puis sur Planète Deux pour travailler dans un programme de reconstruction.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Vous avez pu voir les résultats de… ce qu’on appellera le plan de la Cabale pour cette planète.

Jason Rice: Oui, exact.

Jay Weidner: C’était pour les faire passer d’une sorte de société rurale agraire à une plutôt high-tech. Pour le faire rapidement, ils ont manipulé la situation avec des fausses bannières.

Jason Rice: C’est juste.

Jay Weidner: Vous voici donc sur cette planète. Que se passe-t-il?

Jason Rice: on est là pour les aider à reconstruire et à maintenir la paix. La posture de notre mission avait à voir avec des mesures de maintien de l’ordre, car la portée et l’ampleur de la guerre avait affecté chaque recoin de la planète. De nombreux services sociaux ou services gouvernementaux où ils se trouvaient, étaient interrompus. Et toute la population qui restait, environ un tiers de quatre milliards au départ, qui restait maintenant, elle dépendait entièrement de la structure gouvernementale pour son bien-être, ses réserves, sa nourriture, son logement, et pour prendre soin des familles. La structure de notre mission exigeait qu’on prenne des mesures de maintien de l’ordre ou de service civil. On devait donc terminer et les aider à établir cela. Une partie du plan consistait, pour la Cabale, à les faire atteindre une civilisation fondée sur les technologies aussi vite que possible, car une partie du plan de l’IA était d’accélérer les progrès des technologies.

Jay Weidner: C’était donc le modus operandi que ce groupe pour qui vous travailliez appliquait partout. Bien au-delà de ce que vous avez vécu.

Jason Rice: Bien au-delà de ça, oui.

Jay Weidner: Combien de temps avez-vous servi là-bas?

Jason Rice: J’ai participé aux efforts de reconstruction sur Callidus 3 pendant deux années encore.

Jay Weidner: Et finalement… votre service a pris fin?

Jason Rice: Mon déploiement a pris fin.

Jay Weidner: Qu’ont-ils fait? Ils vous ont dit : « Merci, vous avez bien aidé, mais vous rentrez »?

Jason Rice: Ce n’était pas encore fini. Ils ont décidé que l’expérience et les connaissances acquises lors de mes déploiements sur toute une série de planètes étaient précieuses pour la poursuite des efforts, et ils me voulaient dans les régiments d’entraînement. Et c’est donc là qu’était mon poste suivant. Je suis retourné dans le système SOL et j’ai passé les dernières années de mon service au sein du SSP en tant qu’instructeur.

Jay Weidner: En tactiques et en armes?

Jason Rice: Tactique, armes… Les nouveaux arrivants passent par exactement les mêmes choses que moi.

Jay Weidner: On parle de beaucoup de gens?

Jason Rice: Ils sont environ 5000 par an. De tous les pays.

Jay Weidner: Sont-ils volontaires, ces gens, ou était-ce contre leur gré?

Jason Rice: Ils étaient tous volontaires. Tous ceux que j’ai aidés lors de leur formation étaient tous volontaires. Ils étaient tous en lien avec le service civil ou militaire dans la Navy, chez les Marines, dans l’Air Force ou l’armée de terre, et venant d’un grand nombre de pays.

Jay Weidner: Combien de temps êtes-vous resté?

Jason Rice: Pendant presque cinq ans.

Jay Weidner: Quelle aventure.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Ca a dû être un soulagement de faire ce travail après la guerre et les batailles.

Jason Rice: C’était à double tranchant. C’était gratifiant, mais aussi très préoccupant. Car c’est à cette époque que j’ai commencé à rassembler de nombreuses pièces du puzzle pour avoir le tableau complet de ce qui se passait vraiment.

Jay Weidner: Une des choses qu’on a pas couvertes dans votre récit est l’époque où vous étiez dans le Pacifique Sud. Il est important qu’on l’aborde un peu, allons-y donc. Que s’est-il passé? Comment êtes-vous arrivé là au début de votre carrière?

Jason Rice: L’entraînement qu’on a subi au FIG, le Fort Indiantown Gap, une base souterraine, s’est terminé avec deux missions. La première en Antarctique, on a dû utiliser individuellement nos capacités d’empathes intuitifs pour retourner à la base. Et la deuxième était similaire, sauf que ce n’était pas en Antarctique, mais dans le Pacifique Sud. Les îles Adaman-et-Nicobar, au large des côtes indiennes, ont ces énormes structures rocheuses au large des côtes, formées essentiellement d’îles en forme de cylindre, qui sont couvertes d’herbes, de verdure et d’arbustes. Mais ce sont des structures incroyablement belles.

Il y a une région, je ne l’ai pas encore localisée, mais il y a une région dans le Pacifique Sud où on nous a largués au-dessus de l’une d’entre elles. C’était à nouveau un exercice individuel où on était tributaires de nos capacités d’empathes intuitifs pour retourner à notre base. Leur objectif était qu’ils voulaient, primo, qu’on ait entièrement confiance en ces capacités. Et ils nous ont formé jusqu’à un point où ils devaient nous tester. Et c’est donc l’une des meilleures façons qu’ils ont trouvées : lâcher les gens dans la nature.

Jay Weidner: Et vous deviez encore tenter de retrouver votre chemin en traversant la jungle… ou?

Jason Rice: C’était un peu différent. Certaines tactiques anti-gravité qu’ils nous ont enseignées et qu’on testait comprenait l’utilisation, à défaut d’un terme plus adéquat, de ces planeurs transformables. Ce sont des planeurs individuels. On avait des sacs individuels à anti-gravité. Ils étaient limités par leurs batteries, on ne devait donc pas donner une impulsion complète. On pouvait l’utiliser par intermittence pour aller là où on devait aller. Puis utiliser l’aérodynamisme naturel du planeur…

Jay Weidner: Du deltaplane?

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Vous utilisez la force G pour vous élever, puis l’aérodynamique pour planer.

Jason Rice: Ils nous ont largués au-dessus de ces colonnes.

Certaines culminaient à plus de 30 mètres au-dessus de l’eau. On avait donc juste à sauter pour pouvoir décoller, ce qui nous évitait d’utiliser l’impulsion anti-gravité de notre sac à dos pour décoller. Une fois qu’on a décollé, on tente de trouver des courants ascendants pour rester dans les airs, pour pouvoir préserver le sac à dos aussi longtemps que possible.

Jay Weidner: L’exercice consistait à rester dans les airs?

Jason Rice: Rester dans les airs, s’orienter et trouver qu’on était à 800 km de la base. Est-elle dans cette direction ou dans l’autre? On en a aucune idée. On doit alors utiliser nos capacités empathiques intuitives pour dire : « je crois que c’est par là. Je le sens, c’est par là que je vais. » On devait donc trouver son chemin grâce aux outils qu’ils nous avaient donnés, des outils limités. Les planeurs transformés avaient des flotteurs, dans le cas où on tomberait dans l’eau, pour pouvoir les reconfigurer mécaniquement, ce qui devenait un petit bateau à voile. Car les ailes étaient en tissu, ils sont donc facilement transformables en voilier.

Jay Weidner: Vous êtes revenu? On dirait bien…

Jason Rice: Oui, je suis rentré. Ca m’a pris environ 12 jours. Et les améliorations nanites nous ont permis de préserver et de conserver notre énergie, sans qu’on doive manger aussi souvent. On avait de l’eau avec nous, on en était donc pas privés. On la rationnait individuellement pour pouvoir survivre au voyage. J’ai aussi apporté, en tant qu’ingénieur avec une formation conventionnelle en ingénierie, à un moment donné, on m’a appelé dans une base russe pour les aider sur un système de propulsion de pointe sur un véhicule terrestre qu’ils avaient capturé quelque part. Je n’avais jamais vu ça avant.

Jay Weidner: Vraiment? C’était une base russe dans l’espace ou ici?

Jason Rice: C’était une base ici sur Terre.

Jay Weidner: Parlez-moi donc de cette base en Russie.

Jason Rice: La base russe où je suis allé était dans une région tropicale, quelque part sur la planète. Je ne crois pas qu’elle était en Russie, en Russie continentale. Mais c’était quelque part dans ces régions tropicales, vu les températures et le taux d’humidité.

Jay Weidner: C’était à l’époque où vous entraîniez les recrues?

Jason Rice: C’était à cette époque là, oui.

Jay Weidner: Avec vos talents d’ingénieur?

Jason Rice: Oui, je les ai utilisés.

Jay Weidner: Comment était cette chose?

Jason Rice: C’était un véhicule terrestre. Il avait des roues, mais son groupe moteur, je n’avais jamais vu ou touché ça. Ils voulaient donc mon aide et assistance pour évaluer ce que c’était et comment il fonctionnait. Une partie, un tiers du véhicule, je dirais, avait été détruit par… Ils ne voulaient pas me le dire. Je n’ai pas demandé. Mais une partie manquait. Les parties restantes étaient suffisantes pour le rétro-concevoir et travailler dessus.

Jay Weidner: Pourquoi pensait-ils que vous pourriez les aider?

Jason Rice: A cause de mon expérience en ingénierie et de celle que j’avais eue sur différentes planètes.

Jay Weidner: D’accord. Vous auriez pu avoir un tel véhicule…

Jason Rice: Exact.

Jay Weidner: Ont-ils pu découvrir ce qu’était ce véhicule ou d’où il venait?

Jason Rice: Je soupçonne qu’il venait peut-être d’un des exploits d’une autre division sur une planète différente de celles où j’étais allé.

Jay Weidner: Le SSP russe est-il associé au SSP de la Cabale, ou est-ce la même chose?

Jason Rice: Tous les pays sur la planète contribuent avec des soldats au programme des Allemands de Mars. car tout pays voulant participer ou pouvoir utiliser le LOC doit contribuer avec des soldats à cet effort. C’est le prix à payer.

Jay Weidner: D’autres aventures entre ça et le moment où vous êtes revenu?

Jason Rice: A un autre moment, j’ai quitté la planète pour aller à une conférence. J’ai voyagé là-bas dans une navette interstellaire du SSP de l’Air Force. La plupart des gens avec moi était du personnel de l’Air Force, SSP. J’étais là pour de la physique avancée, et connaître les dernières technologies les plus géniales.

Jay Weidner: Comment était-ce sur cette navette?

Jason Rice: Elle était incroyable. A mi-chemin entre une navette et un bombardier furtif B-2, c’est la meilleure analogie qui me vienne à l’esprit.

Jay Weidner: Elle avait des ailes?

Jason Rice: Ils l’utilisaient dans l’atmosphère et elle utilisait les systèmes de propulsion à anti-gravité. Toutefois, vu son aérodynamisme, elle n’utilisait pas vraiment des ailes pour s’élever. Je crois que la forme utilisée pour ses ailes servait plus à désinformer, mais dans l’espace aussi, vous voyez. En gardant un grand espace ouvert à l’intérieur, pour que toute la navette soit comme une grande aile, il y avait beaucoup d’espace dedans. C’était une combinaison des deux.

Jay Weidner: A anti-gravité, mais ils lui ont mis des ailes pour faire croire qu’elle volait comme un avion?

Jason Rice: Exact.

Jay Weidner: Je parie qu’ils le font souvent.

Jason Rice: Ils le font, oui, pour maintenir la désinformation.

Jay Weidner: Très intéressant. On pourrait le faire avec des fusées et des missiles.

Jason Rice: Oui, absolument.

Jay Weidner: Ils passent au-dessus de vous, et vous pensez que c’est un avion.

Jason Rice: Ou un drone.

Jay Weidner: Qu’avez-vous fait en dernier?

Jason Rice: Une des dernières choses que j’ai faites pour le SSP, j’en suis sorti en passant par une installation de la zone 51. C’était ma première étape de retour sur Terre. Je m’y suis ré-acclimaté pendant quelques jours, avant d’être transféré à une base navale dans le nord-est des Etats-Unis où ils faisaient toutes les procédures médicales. Et ils y faisaient une fête de départ à la retraite. J’ai eu une promotion provisoire, car à nouveau, dans le programme SSP où j’étais, aucun des soldats de la Terre n’étaient autorisé à avoir un rang au-dessus de major. Car ça n’était… Sauf pour les médecins.

Jay Weidner: Ils en ont besoin.

Jason Rice: Ils ont besoin de médecins. Tous les autres ne dépassent pas le rang de major, peu importe les honneurs que vous avez eus ou si vous avez bien réussi.

Jay Weidner: Et qu’avez-vous eu?

Jason Rice: Après ma sortie du SSP allemand, de retour sur Terre, à la cérémonie j’ai eu le grade provisoire de lieutenant-colonel. Un autre mensonge, en fait. On en reparlera, je pense. Ils font miroiter des mensonges pour nous distraire.

Jay Weidner: Ils se sont moqués de vous, en fait.

Jason Rice: Bien sûr.

Jay Weidner: C’est assez humiliant, en fait.

Jason Rice: Tout à fait.

Jay Weidner: Ils vous ont fait une petite cérémonie, vous avez sûrement dû signer des papiers.

Jason Rice: Bien sûr, ils n’ont sauté aucune étape de la désinformation : « Voici votre dossier et les documents de votre promotion. » Bien sûr, rien de ça n’a jamais passé le processus de transition.

Jay Weidner: C’était du théâtre.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Puis vous êtes allé là où ils font cet acte abominable de vous ramener 20 ans avant dans votre existence?

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Comment était-ce?

Jason Rice: Ce qu’ils font d’abord, c’est de nous faire subir une procédure médicale intense qui dure environ 14 jours. Les procédures sont si invasives qu’ils ont, sur place, des quartiers où l’on loge. Immédiatement derrière la porte de votre collocation, car il y avait d’autres personnes subissant la même procédure, immédiatement derrière notre porte se trouve l’entrée des labos médicaux. Le processus est semblable à une chimiothérapie intensive. Ca vous épuise et rend malade. je n’ai pas beaucoup de souvenirs de cette période, tellement j’étais dans les vapes pendant le processus et tellement j’étais malade. Ils vous gardent à moitié endormi aussi dans le but de tenter de vous empêcher de crier de douleur ou de résister aux procédures à cause de toutes les douleurs physiques intenses qu’on subit.

Jay Weidner: Ils vous mettent sous morphine liquide tout le temps?

Jason Rice: C’était une chose dans le genre.

Jay Weidner: C’est horrible.

Jason Rice: Ils vous gardent dans les vapes, drogué.

Jay Weidner: Vous risquez aussi une possible addiction à la morphine et à plein de choses horribles.

Jason Rice: Impossible de savoir quoi d’autre. Le processus psychologique, mental, combiné à l’élimination de toutes les nanites, au nettoyage de tout le système et la réinitialisation du corps physique au point où ils vous ont sorti de la chronologie initiale pour vous mettre dans le SSP. C’est le but : tout réinitialiser, effacer tout ce qu’ils peuvent qui constituerait une preuve ou un indice de votre passage dans le SSP.

Jay Weidner: Après cette période horrible, vous vous réveillez 20 ans plus tôt?

Jason Rice: Oui, 20 ans plus tôt avec ce qui ressemblait à un rhume.

Jay Weidner: Vous croyiez avoir un rhume?

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Je comprend, le stress.

Jason Rice: Et personne dans l’unité n’avait pris froid. Je n’avais jamais de rhume.

Jay Weidner: Vous n’aviez pas été malade?

Jason Rice: A aucun moment, sauf cette fois là.

Jay Weidner: Et vous vous réveillez ici sur Terre avec un rhume. Et vous aviez quoi, 24 ans?

Jason Rice: Oui, 24 ans.

Jay Weidner: Intéressant.

Jason Rice: je ne me suis souvenu de rien jusqu’à 20 ans plus tard.

Jay Weidner: Comment ça a été la vie après ça? Etiez-vous visiblement choqué ou la vie a juste repris son cours?

Jason Rice: J’étais incroyablement affecté émotionnellement après mon retour. Je souffris de TSPT, de dépression. J’ai pas mal souffert.

Jay Weidner: D’une cause mystérieuse?

Jason Rice: Vraiment mystérieuse. J’ai vécu ça en tentant de trouver des réponses évidentes ou conventionnelles, à quoi, pourquoi? Vous vivez ça, vous en parlez aux médecins, et vous surmontez le processus. Et j’ai finalement mis cette période derrière moi, et j’ai tenté de continuer ma vie.

Jay Weidner: Les souvenirs ont-ils fini par vous revenir?

Jason Rice: Ils ont commencé à revenir et j’ai eu des flashs. Au départ, c’était : « Wahou, quel rêve vraiment intense. » ou alors : « Pourquoi ai-je cette envie de mieux comprendre tout ça? » ou bien : « Pourquoi ai-je besoin de trouver cette réponse? Et pourquoi ai-je le sentiment que ce n’est pas la vraie réponse? » C’est un processus qui a duré 20 ans.

Jay Weidner: Avez-vous eu des rencontres étranges avec des gens qui, d’après vous, pourraient vous avoir surveillé?

Jason Rice: Tout à fait.

Jay Weidner: Ah oui?

Jason Rice: Tout à fait. Dès que les souvenirs sont devenus plus clairs, ça a jeté une lumière nouvelle sur la raison poir laquelle des gens me surveillaient quand j’étais à Fort Wood. Ou pourquoi je me souvenais de gens venant me voir dans mes quartiers, ce que je ne pouvais expliquer.

Jay Weidner: pendant votre service au sein de l’armée, c’est-à-dire après ce 20 ans et retour…

Jason Rice: Exact.

Jay Weidner: Vous avez fait des rencontres étranges pendant cette période?

Jason Rice: J’étais suivi, surveillé, des gens venaient me voir.

Jay Weidner: Avec des déguisements différents, prétendant être ce qu’ils n’étaient pas?

Jason Rice: En fait, ils étaient… Ils venaient me voir dans mes quartiers, ils étaient donc sur la base. Ils devaient donc y avoir accès, avoir une habilitation pour être là. Vous voyez, ces hommes en costumes noirs apparaissent à votre porte. Les seuls souvenirs que j’avais alors étaient : « Je suis ici pour l’entraînement des officiers. » Donc, tout ce qui se présente devant votre porte avec un badge, vous faites ce qu’ils veulent. Bien qu’avec l’effacement de mémoire qu’ils ont fait après leur visite, je ne me souvenais pas pourquoi ils étaient venus. Juste des flashs et des images de leur présence.

Jay Weidner: Est-il possible que ces types, ces hommes en noir, soient de l’AFOSI, l’Air Force Office Special Investigation?

Jason Rice: Impossible de le savoir.

Jay Weidner: Ils pourraient?

Jason Rice: Non.

Jay Weidner: Vous êtes sûr?

Jason Rice: Non, pas que je me souvienne.

Jay Weidner: La rumeur veut que les hommes en noir, c’est l’AFOSI.

Jason Rice: Ah. Ca ne m’étonnerait pas. J’imagine qu’il existe probablement de nombreuses couvertures qu’ils utilisent pour leurs activités abjectes.

Jay Weidner: Y a-t-il eu une période après votre départ de l’armée où vous pensiez qu’ils ne vous surveillaient pas?

Jason Rice: J’ai pensé pendant un moment : « Tout ça a été un chapitre étrange de ma vie que j’ai pu mettre derrière moi. » je me souviens, de retour dans la vie civile après, de toujours voir ces grandes berlines noires étranges qui me suivaient ou me filaient. Et quand je les regardais ou m’approchais du véhicule, ils partaient. C’est arrivé à un point où je ne les ai plus vus. Je crois que c’étaient des filatures d’observation pour s’assurer que la couverture utilisée était cohérente. Elle l’était pour moi.

Jay Weidner: Et les boulots que vous avez eu après? Y a-t-il i,e chance qu’on vous ait aidé à avoir un travail là où vous travailliez, pour qu’ils puissent vous surveiller?

Jason Rice: Il y a des chances que ça a été le cas. Cependant, j’ai vraiment eu du mal après mon départ, car ils devaient avoir prévu que je finisse ma carrière dans l’armée, ici sur Terre. Mais je ne voulais pas de ça. Je venais d’arriver….

Jay Weidner: Vous aviez 40 ans de carrière…

Jason Rice: Soudain, je me suis dit : « Impossible. » C’était fini.

Jay Weidner: Vous vouliez partir.

Jason Rice: Je voulais partir.

Jay Weidner: Avez-vous trouvé un boulot, alors?

Jason Rice: J’ai eu du mal à en trouver un, mais j’ai réussi.

Jay Weidner: Dans le domaine que vous vouliez?

Jason Rice: Oui, tout à fait. Dans l’ingénierie.

Jay Weidner: les souvenirs sont revenus et vous voici.

Jason Rice: Et me voici.

Jay Weidner: Je ne comprend pas une chose : tout ce qu’ils ont dû faire pour vous avoir dans cette épreuve qu’est le 20 ans et retour. Pourquoi ne pas se débarrasser de vous et c’était fini?

Jason Rice: Oui, pourquoi ne pas nous abandonner sur une planète?

Jay Weidner: Vous ne seriez plus un problème. Car là, il y a une chance que vous vous souveniez, ils doivent gérer ça. Mais expliquez-nous ça.

Jason Rice: Une partie de la raison, c’est que la technologie qu’ils ont utilisé pour la régression leur a été donnée par une race extraterrestre. Et les accords qu’ils ont signés, les contrats qu’ils ont acceptés, exigeaient qu’ils fasse tout leur possible pour ramener chaque bénéficiaire de cette technologie à leur lieu de départ originel, à l’emplacement d’où ils avaient été emmenés.

Jay Weidner: Ce dont on se rend compte ici, c’est que ces organisations, le Programme Spatial Secret et tous ses associés, ont un ensemble de règles, non seulement dans les contrats avec les aliens, mais aussi entre eux. Et ils doivent les suivre, non?

Jason Rice: C’est juste. Même la mafia a ses propres règles et les suit. Et les programmes SSP ne diffèrent pas de ça. Ils ont des limites jusqu’où ils peuvent aller, mais ils doivent rester dans ces limites, en ce qui concerne les règles qu’ils doivent suivre.

Jay Weidner: Tout doit-il être signé? Y a-t-il constamment de la paperasse entre les différentes factions? C’est comme ça?

Jason Rice: Ils ont des traces écrites, numériques, néanmoins c’est leur manière de garder une trace de leur folie. Et ils les suivent. Une des choses qu’on a dû voir lors de notre entraînement initial était le système d’approvisionnement. C’est-à-dire comment commander de nouvelles fournitures. Comment les obtenir. Et si on est déployés, où elles sont livrées. Et il y a de nombreuses façons d’avoir des  choses larguées sur vous, littéralement, depuis l’espace ou une navette spatiale, ou apportées, ou transférées, par une autre unité. Donc oui, il y a…

Jay Weidner: Tout est pris en compte.

Jason Rice: Tout. Chaque nanorobot.

Jay Weidner: Qui étaient les aliens qui nous ont donné la technologie des 20 ans et retour, et pourquoi?

Jason Rice: Si j’ai bien compris, cette technologie a été donnée aux Allemands de Mars. Dans le cadre d’un accord qu’ils ont passé pour le transfert des technologies, même s’ils donnaient quelque chose en échange, ils devaient toujours suivre des règles.

Jay Weidner: C’es Johan qui vous a donné ces informations?

Jason Rice: Oui, Johan. La race alien qui a passé le marché avec eux, je soupçonne… Johan ne l’a jamais dit, mais je soupçonne des Nordiques. C’est un de mes soupçons.

Jay Weidner: Les Allemands ont aussi reçu la technologie d’effacement de la mémoire d’un groupe alien, probablement les Nordiques aussi.

Jason Rice: Je soupçonne que cette technologie en particulier vienne des Dracos.

Jay Weidner: Les Dracos.

Jason Rice: Moyennant l’un de leurs développements assistés.

Jay Weidner: Avez-vous une hypothèse sur le fonctionnement de cette technologie?

Jason Rice: Je sais que la programmation, c’est ainsi qu’ils l’appellent, la programmation compartimentée et segmentée qui est utilisée leur permet de programmer sélectivement des personnes dont ils ont besoin avec des mots clés d’activation, des objectifs de mission, des secrets compartimentés, des informations. Ils peuvent les utiliser très efficacement pour tout compartimenter et laisser les gens dans l’ignorance.

Le processus comprenait, d’après mon expérience, une combinaison de produits pharmaceutiques. D’après ce que je comprend, au départ, les produits pharmaceutiques utilisés n’assuraient qu’un taux de réussite de 90%, et avec le temps, ils ont été capables de réduire le taux d’échec entre 1% à 3%, selon la combinaison des produits pharmaceutiques et de la technologie. Je connais le magnétisme et les champs, j’ai de l’expérience avec de nombreux types d’armes différents, j’ai vu comment ils fonctionnent, je peux vous dire que les champs et les ondes qui sont émis par la technologie d’effacement de la mémoire, sont basés sur l’énergie qui affectent les systèmes électriques de l’esprit. Où et comment, médicalement, je ne sais pas.

Une partie du processus, pour l’entraînement initial, était d’établir un point de référence psychologique et médical. Mais les références psychologiques qu’ils avaient établies se basaient sur comment ils allaient utiliser cette technologie d’effacement de la mémoire efficacement, pour obtenir l’effacement le plus performant qu’ils pourraient avoir.

Jay Weidner: Mais c’est quelque chose qu’ils n’ont pas pu faire du jour au lendemain genre : « D’accord, reprogrammons quelqu’un. » Ca prend un peu de temps.

Jason Rice: Même avec des technologies de pointe, ils devaient établir des références. Ils peuvent le faire clandestinement, sans que vous sachiez jamais qu’ils cherchent à établir des points de références. Ils envoient une personne vous poser une ou des questions ravivant un certain souvenir d’une période donnée où ils peuvent l’identifier à distance pour pouvoir le contrôler ou le cibler.

Jay Weidner: Ils découvrent si l’effacement fonctionne en utilisant un rappel de mémoire, puis ils trouvent où ils doivent l’effacer.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: C’est un processus ininterrompu finalement.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: On vous a sûrement effacé la mémoire souvent à votre époque.

Jason Rice: Souvent.

Jay Weidner: Ca va être un autre problème pour vous souvenir.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Walter Bowart a écrit le livre Opération Mind Control, paru il y a 25 ans. Il parle de cette découverte chez les gens affectés par le MK-Ultra, comme quoi les effets de la programmation ne duraient en fait qu’environ 20 ans. La plupart de ces gens vers la quarantaine, commençaient à se souvenir de choses. Ca a en fait commencé en 1985, les souvenirs ont commencé à revenir, on leur a donc effacé la mémoire dans les années 60. S’agit-il d’une expérience révélatrice? Après 20 ans, le domaine originel retrouve sa cohérence?

Jason Rice: Je crois que c’est en partie le cas, selon mon expérience, ça a à voir avec la progression personnelle. La progression spirituelle individuelle, si vous voulez. Et un changement de conscience des gens. Généralement, au départ, aux alentours de 40 ans, on traverse ce qu’on appelle souvent la crise de la quarantaine. Où vous changez d’idée.

Jay Weidner: La nuit noire de l’âme.

Jason Rice: Exactement. Les gens ont une meilleure compréhension de leur mortalité, des gens qu’ils connaissent meurent, la famille et les amis commencent à décéder. Le développement spirituel d’un individu généralement commence à ce moment là de toutes façons. Je crois que c’est une combinaison de choses qui me sont arrivées : ma spiritualité individuelle qui change, les champs de la Terre qui passent, et ceux qu’on a en ce moment ont aussi un effet sur ça. le changement de conscience des gens sur la planète ont un effet aussi. Rien ne s’explique par une seule cause, et ceci en est l’exemple : il n’y a pas qu’une raison au retour de ces souvenirs, à la manière dont ils sont revenus et dans cette proportion. Il y a eu une combinaison de facteurs qui a joué.

Jay Weidner: Aviez-vous des symptômes physiques quand vous êtes revenu du 20 ans et retour, ou étiez-vous normal?

Jason Rice: Toutes les améliorations qu’ils m’avaient intégrées ont été retirées. Toutes les nanites ont été retirées. Quand je suis revenu, c’était comme si j’étais revenu avec une gueule de bois de cinq jours et un méchant rhume. je me sentais très mal. Tout mon corps me faisait mal. Il ne restait rien des améliorations. J’étais revenu à la même taille, au même poids, même taux de graisse, tout. Vraiment tout ce que j’avais quand je suis parti, ils avaient tout noté, tout écrit ou enregistré quelque part, et savaient donc exactement où ils devaient me ramener. Une partie du processus de départ comprenait de s’assurer que nos rythmes biologiques correspondaient au cycle. Donc, le jour où ils m’ont ramené au même endroit, une partie du processus, des règles dont on a parlé, est de me ramener à l’endroit où ils m’ont pris, et autant que possible, dans mon état d’origine.

Jay Weidner: Vous êtes une des seules personnes avec qui j’échange qui est allé dans la zone 51. Comment était-ce?

Jason Rice: Notre sortie s’effectuait par la zone 51. Je n’ai rien visité ou eu droit à une visite. Ce n’était qu’une halte. Ils s’assuraient qu’on soit surveillés. Bien sûr, j’étais très curieux. Je connaissait la réputation de la zone et toutes les informations à propos de choses qui sont arrivées là-bas, avant que je sois privé d’informations dans le SSP. Je savais que c’était une base secrète où ils faisaient des recherches confidentielles et classifiées. J’étais à ça d’être dehors, et je n’allais pas tout gâcher.

Les installations que j’ai vues étaient des immeubles ordinaires des années 50, ou des immeubles semblables. Des blocs, des briques rouges, du tarmac… d’aviation, pour les pistes d’atterrissage, ou les pistes, les quartiers individuels où je logeais qui consistaient en une chambre avec un lit.

Jay Weidner: Ils n’allaient rien vous montrer.

Jason Rice: Non. je n’avais pas besoin de savoir.

Jay Weidner: Quand ils préparaient votre sortie de la zone 51, vous a-ton dit de ne pas parler de ce qui était arrivé? Comment ont-ils géré ça?

Jason Rice: Le personnel de la zone 51 m’évitait. Ce n’est pas comme si les gens frappaient à ma porte : « Où êtes-vous allé? Qu’avez-vous fait? »

Jay Weidner: Et vos supérieurs? Vous ont-ils dit à un moment de la fermer quand à ce que vous aviez vu? Ou la bonne blague était que vous n’alliez pas vous en souvenir?

Jason Rice: C’était la bonne blague. Dès le départ, on ne devait rien dire à personne qu’ils ne devaient pas savoir. Ce n’était donc rien d’unique ou de spécial à mon arrivée dans la zone 51.

Jay Weidner: Procédure permanente.

Jason Rice: Ca avait été la POP depuis le départ. Ne demandez pas si vous ne voulez pas connaître la réponse, et ne dites rien sauf si ça s’avère nécessaire.

Jay Weidner: Et vous y étiez bien entraînés?

Jason Rice: Exactement.

Jay Weidner: Vos croyances spirituelles ont-elles évolué au cours de cette période?

Jason Rice: J’avais une foi plus intense dans mes croyances spirituelles et je m’y suis reconnecté.

Jay Weidner: Au final, vous êtes une personne meilleure?

Jason Rice: Je le crois.

Jay Weidner: On vous suivait donc, d’une façon ou d’une autre, je suppose. Pensez-vous qu’on vous sur veille encore et avez-vous peur que vos révélations attirent à nouveau les cerbères?

Jason Rice: Il existe toujours le risque que les choses que j’ai à dire contrarient certaines personnes, ou certains plans, ou mettent en lumière ces choses qui sont arrivées. Tout l’objectif de ma présence ici est d’aider le processus d’évolution de la divulgation. Je ne serais pas humain si je n’étais pas inquiet pour la sécurité de ma famille ou la mienne. Toutefois, je dirais que je ne me sens pas menacé pour le moment, s’il y a des gens qui me surveillent ou me cherchent. j’ai toujours tenté de maintenir un contrôle positif de mon environnement et d’être attentif à ce qui m’entoure, ce que je fais et à qui je parle et aux choses que je vis. Je ne suis nullement invulnérable, mais on peut prendre certaines précautions pour se prémunir. Et c’est ce que je fais.

Jay Weidner: Je crois que tout ira bien pour vous.

Jason Rice: Je le sais, oui.

Jay Weidner: Jason, ravi de vous avoir accueilli ici. Merci.

Jason Rice: Merci à vous. C’est la divulgation qui importe.

C’était Divulgation Cosmique, merci de nous avoir suivis.
https://www.elishean.fr/

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