Transmis par Karl Renz

À propos de l’éveil :

Tu es la réalité et la réalisation. Tu ne peux pas séparer l’un de l’autre. Regarde simplement les mots « réel » et « réalisation » juxtaposés ! C’est le réel et également le déploiement du réel dans le temps et l’espace.

Y a-t-il un moment dans le temps où tu ne sois pas réalisé?

Mais d’un autre côté, ce que tu prends pour toi-même ne sera jamais réalisé. Comment une idée pourrait-elle se réaliser ? Elle n’est pas réelle. Et elle ne peut pas le devenir.

La réalisation signifie que la conscience, qui s’était identifiée à un objet, devient infinie. Elle prend conscience d’être la conscience. Mais le Soi n’est jamais réalisé ni non réalisé. Il est toujours antérieur à toute idée d’éveil ou de non-éveil, quoi que tu en dises. Tout ce que tu peux en dire est une idée.

Personne n’a jamais réalisé quoi que ce soit, pas même Karl, qui fait partie de cette réalisation.

À propos de la mort :

La seule mort possible est celle de l’ego (l’idée de séparation). Et la question est : «Comment ce qui n’existe pas pourrait-il mourir ? Comment pourrait mourir ce qui est une apparence se présentant dans la perception comme simplement une sensation ? Par quel moyen le mensonge prétendant à l’existence d’un être séparé peut-il disparaître ? Pour quoi ou pour qui le mensonge de la séparation disparaît-il ? »

Lorsque tu vois qu’il ne s’est jamais rien passé, il n’y a plus d’étapes. Tu es ce que tu as toujours été et toujours sera ; le reste est simplement le lila, un jeu théâtral.

Reviens toujours à ce point : soit antérieur à ce qui existe dans le temps. Vois que ce que tu es ne peut être perçu par aucun des sens.

À propos d’avoir un maitre :

Tous ceux qu’on nomme maîtres renverront à la parole vivante. Et non aux livres morts ni à l’histoire morte. C’est la parole vivante qui compte : quand ce qui parle parle à ce qui est !

Ne suis aucun exemple ; il n’y a ni bons ni mauvais exemples pour te trouver toi-même. Tu ne te trouveras auprès d’aucun maître. Tu ne te trouveras que maintenant, dans la confrontation absolue avec celui qui voit, et que tu es. Et non en tant que le questionneur qui a posé une question à un moment donné. Ici et maintenant, tu peux regarder ce qui se regarde. Tu peux être l’absolu qui voit, et qui ne peut jamais être trouvé. Dans aucun concept de quiconque.

Rien n’existe à part ce que tu es. Il n’existe pas d’autres dieux en dehors de toi. Il n’y aura jamais de Dieu qui puisse t’aider à t’en sortir. Personne ne peut te consoler. Et cette désolation est la paix et la joie.

Seul le Soi regarde, peu importe comment : dans le temps, en dehors du temps ou antérieurement au temps. Le Soi perçoit, et ce qu’il perçoit est toujours le Soi, puisque le Soi est tout ce qui est.

N’écoute personne, pas même toi-même. Tout ce que tu perçois ne peut pas être ce que tu es. Tout ce que tu as compris, tu peux l’oublier. Ce qui peut disparaître peut assurément réapparaître.

Le Soi se révèle uniquement à lui-même, dans son omniprésence, dans le Présent éternel. Un disciple apparaît en même temps qu’un enseignant comme une question apparaît avec sa réponse. De l’absence de désirs surgit un désir dans le temps, qui se dissout lorsqu’il est comblé, exactement comme chaque question trouve sa délivrance à travers la réponse.

C’est la loi karmique de la conscience. Il n’y a ni enseignant ni étudiant, seulement des questions et des réponses.

Karl Renz

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