ShaNiraa : Titre original : « Brief an die Kinder des Lichts – Abschiedsbrief »

Savez-vous ce qui était le plus difficile pour moi lorsque j’ai écrit les lettres aux enfants de la Lumière ?

Le début !

Comment trouver les mots d’introduction pour le sujet sur lequel j’ai l’intention d’écrire ?

Comment commencer afin que ce que j’écris soit simple et agréable à lire ?

Vaut-il mieux écrire sans ambages de manière décontractée ou bien devrais-je rester un peu plus sérieuse afin de souligner l’urgence de certains sujets ?

Mais qu’est-ce qui est vraiment urgent ?

Et voilà que mes pensées sont à nouveau prisonnières dans la roue de la conscience de polarité qui demande constamment ce qui est juste et ce qui est faux. Cette conscience que nous, qui nous sommes engagés sur ce « chemin spirituel », aspirons tant à dépasser !

Donc là nous sommes tout compte fait d’accord, ou… ?

… Ou peut-être pas ?

S’agit-il peut-être quand même de ce qui est juste, de la Lumière, du bien qui vainc finalement le mal ? Si nous savions enfin à 100% comment ce bien décide « correctement » dans chaque situation de la vie !

Ou alors, si nous nous sommes décidés pour la Lumière, n’avons-nous pas à nouveau choisis qu’un seul côté et ainsi exclu l’obscurité ?!

Une chose est sans doute évidente pour nous tous :

Nous aussi, qui avons choisi ce chemin spirituel de l’unité, nous sommes bien souvent loin d’être unis en ce qui concerne la signification réelle du chemin spirituel.

Et même si nous n’aimons pas vraiment l’entendre et que nous sommes/aimerions être de vieilles âmes, des anges incarnés ou ne pas être de cette planète :

Nous sommes « aussi » des êtres humains et cet être humain aime justement avoir une opinion, il a même besoin d’avoir une opinion, un point d’orientation afin de s’y retrouver dans ce monde et de se définir en tant qu’individu.

Dans ma quête à dépasser la conscience de polarité, j’ai été pendant très longtemps entièrement focalisée sur la Lumière sans remarquer à quel point cela m’éloignait au fond d’un chemin du centre (intérieur).

Les lettres aux enfants de la Lumière sont nées à cette époque.

Cela fait bientôt 6 ans que j’ai écrit ma première lettre aux enfants de la Lumière (LAEL). Et ceux qui m’ont accompagné depuis ce temps auront sans doute remarqué que ces dernières années (1 à 2 ans), je n’ai que rarement rédigé une de ces lettres, alors qu’avant je donnais des nouvelles presque chaque mois.

Chaque fois que j’envisage de m’asseoir pour écrire, quelque chose en moi semble résister. Mais aujourd’hui, poussée par certains évènements, par de nouvelles rencontres ainsi que par des rencontres avec d’anciens amis qui m’ont amené à une profonde réflexion, j’ai décidé d’en avoir le cœur net.

Et alors là j’ai remarqué :

C’est en quelque sorte la Lumière qui me freine !

Nous sommes des enfants de la Lumière et de l’ombre. Déjà rien que lors du titre de mes lettres, la partie en moi qui depuis longtemps déjà ne se considère plus comme un enfant de la Lumière, semble résister. Car même si au début de mon chemin j’ai pensé que j’allais maintenant me décider pour la Lumière, tout au fond de mon cœur j’ai choisi d’acquérir une nouvelle conscience – une sorte de conscience d’unité, l’union de la lumière et de l’ombre en moi, dans mes pensées, dans mes sentiments, tout comme dans mes actes et ma façon d’être.

Au fond, presqu’une chose impossible dans ce monde.

Mais j’ai également et avant tout choisi d’explorer ma conscience, j’ai décidé de reconsidérer ce que le monde me présente comme étant la vérité, de remettre en question les opinions habituelles de « bien et mal », de « juste et faux » et de me faire mon opinion personnelle, à supposer évidemment que ce soit possible.

Donc à examiner de manière critique ce qui m’a été suggéré presque quotidiennement dès mon enfance par le système, par la science, par la société dans laquelle je suis née, par les parents et les enseignants, si bien qu’aujourd’hui je suis persuadée que cela est aussi mon opinion.

Et aussi me demander quelles opinions j’ai adoptées, parce que j’ai voulu faire partie d’un certain groupe, comme par exemple le groupe des « travailleurs de la Lumière ». Et même si plus tard on abandonne à nouveau beaucoup d’opinions – lesquelles sont restées en moi parce que je les ai si parfaitement intégrer dans mon système que je pense actuellement encore qu’elles sont une partie de moi ?!

Au fond, la question de toutes les questions qui sous-tend ces efforts de toutes ces années est :

“Who the f… am I ??” (1)

(sorry (désolée), ici l’anglais exprime tout simplement mieux mes sentiments par rapport à cela).

(1) [NDLT : En anglais dans le texte allemand. On pourrait le traduire par : Qui suis-je en fin de compte ? What the f… (argot) : que diable, bordel…]

Et peut-être, du moins je le pense ainsi actuellement, qu’on ne peut réellement répondre à cette question que par une autre question : « Qui choisis-je d’être ?! »

Au cours de mon chemin spirituel j’ai redéfini de nombreux points de vue et opinions que j’avais abandonnés, j’en ai aussi repris certains. J’ai cru et je crois encore actuellement et peut-être plus que jamais, à des choses que la plupart des gens trouvent insensées. Et même si être considéré comme « insensée (2) » ne me plait pas toujours et ne m’a pas toujours plu, des choses qui ne sont pas démontrables scientifiquement se sont cependant avérées exactes pour moi personnellement. Certes, d’une manière qui ne me permet pas de les faire comprendre à quiconque comme étant prouvées, mais d’une manière qu’une argumentation logique ne peut plus me dissuader si facilement des expériences que j’ai faites personnellement.

(2) [NDLT : verrückt : fou/folle, détraqué, insensé (pour une personne) ; déplacé (pour un objet) (participe passé de verrücken) ]

Pourtant je ne dirais pas que mon opinion est établie une fois pour toutes, car s‘il y a quelque chose que j’ai appris sur mon chemin, c’est qu’il peut être très utile de toujours garder un espace d’à peu près 10% ouvert pour le cas où on se serait tout de même fourvoyé.

Insensée plutôt que fourvoyée pourrait être ma devise actuellement.

D’une certaine manière cette opinion m’a rendu courageuse. Car si je m’octroie à moi-même l’espace pour des erreurs, alors ce n’est pas bien grave si je m’aperçois que je me suis réellement trompé. Mon espace de 10% de possibilité d’erreurs m’a en outre permis d’être beaucoup plus détendue lorsqu’il s’agit de discuter avec des gens qui me croyaient vraiment insensée.

Après tout, ils n’ont pas tort, car la décision d’emprunter un chemin spirituel va de pair avec une déclaration d’accord de s’écarter de sa façon de penser et de ses actions habituelles. Nous déplaçons un peu nos pensées, nous déplaçons notre perspective sur la vie, sur la façon dont nous pensions que cela fonctionnait. Nous déplaçons même nos sentiments, libérons notre tête pour des voix éventuelles qui ne sont peut-être pas les nôtres, mais qui viennent d’autres entités, d’un champ de pensées collectives ou de quoi d’autre. Nous essayons d’ouvrir un 3ème œil invisible afin de vérifier s’il existe réellement, nous essayons de quitter le corps etc…

Et tous ceux/celles qui choisissent ce chemin et qui y persévèrent quelques années, font tôt ou tard l’expérience de quelque chose qui pour eux/elles personnellement est une sorte de preuve qu’il existe effectivement plus que ce que nous pouvons percevoir avec le corps physique.

Personnellement je ne doute pas de ce que j’ai vécu sur ce chemin, je ne doute pas des choses inhabituelles que j’ai entendues, vues ou perçues, mais puis-je vraiment être certaine de savoir à 100% ce que c’est que j’ai perçue ?

Aujourd’hui j’aimerais écrire tout à fait ouvertement et sincèrement sur mon travail, j’aimerais par exemple partager avec vous comment ça se passe pour moi dans ma fonction de channel.

La canalisation est une affaire diffuse. Et via cette capacité, que je comprends d’ailleurs comme un sens atrophié et non pas comme un don particulier, j’ai déjà eu pour moi comme pour d’autres tant de réponses exactes et d’aides que je ne doute pas que cela fonctionne.

Mais en réalité je ne sais pas à 100% d’où je reçois vraiment les réponses et je trouve important et sain de garder cette attitude afin de rester flexible plutôt que de rester enlisée quelque part.

Certes, je crois le savoir, mais en réalité je ne le sais pas à 100%, car mes points de vue et mes opinions sont fondées sur mes expériences personnelles, sur mes empreintes individuelles, nées de mon chemin de vie et de ce que j’ai vécu sur celui-ci.

Et ce que je considère être une preuve peut pour une autre personne sembler être une élucubration insensée lorsque cette « preuve » n’est pas concevable pour elle aussi, car cela demande une expérience personnelle.

Voici un autre exemple :

Il y a quelques années, j’ai canalisé la série de guérison (la série sacrée) avec les Archanges. Cela laisse transparaître que je suis probablement convaincue que les Archanges existent réellement.

Mais lorsque quelqu’un me pose cette question, ma réponse la plus honnête est Oui et non ! (3)

(3) [NDLT : Dans le texte : Jein = contraction de oui (ja) et non (nein)]

Car je n’ai jamais vu un Archange tel qu’on les représente, ni un être ressemblant à un humain avec des ailes et qui m’aurait parlé.

Je pourrais le décrire plutôt comme un champ intelligent auquel ma conscience peut accéder. Un champ qui, « pour moi », existe en moi, autour de moi et partout où je dirige mon attention. Une qualité fondamentale, dans sa perfection, une perfection qui au fond n’existe pas sur Terre.

Par exemple l’Archange Michael – la perfection de la clarté et de la véracité, un champ bleu, froid et pourtant aimant, qui peut aider à sentir, à voir, à pressentir où est réellement notre place.

L’Archange Chamuel – la perfection de l’amour entre les humains, un puits de réponses lorsqu’il s’agit de résoudre les conflits, dans lequel on peut plonger, bien que mettre immédiatement en pratique la sagesse qu’on y trouve est un autre chapitre.

Et cætera et cætera…

Est-ce que les Archanges sont des entités, des champs d’information ou encore autre chose ? Sont-ils quelque chose qui existe à l’extérieur de nous, à l’intérieur de nous ou les deux ?

Je ne le sais pas et je trouve normal de ne pas le savoir, mais je sais qu’il est possible d’entrer en contact avec ces champs. Et je sais que cette prise de contact, une fois établie, peut guérir nos plus grandes blessures, parfois en quelques secondes, et qu’il est possible d’en recevoir des réponses qui peuvent mieux nous guider dans notre vie et qui peuvent avant tout nous mener sur de meilleurs chemins.

Je sais aussi que je sens de l’amour lorsque j’y plonge, une expérience dont je conclue personnellement qu’il doit s’agir de bien plus que de purs champs d’informations « froids ». Mais comment puis-je savoir si l’amour n’est pas aussi une partie d’un champ d’informations ? Et qui peut dire que la conscience et le champ d’information ne sont pas la même chose ?

Et il y a certainement encore bien d’autres modèles d’explication.

Je ne peux donc pas affirmer avec certitude savoir quelque chose, car en réalité je sais seulement que je ne sais pas.

Non pas que je ne sais rien, mais je ne sais pas !

Car il y a certaines choses que je sais maintenant pour moi-même.

A savoir ce qui pour moi fonctionne pour vivre une vie plus heureuse, et ce qui pour moi ne fonctionne pas, et c’est tout de même déjà quelque chose !

Je sais que je décide en quoi je crois, et je sais que cette croyance n’est cependant pas établie une fois pour toutes, si bien que pour moi ce n’est pas la peine de lutter et de défendre mon idée lorsque quelqu’un de mon entourage a une autre croyance ou une autre opinion concernant certaines choses.

Je n’ai pas à convaincre ces personnes, ni à les éviter.

Je sais que lui/elle ne sait pas non plus, mais que lui/elle a aussi ses raisons de penser et de croire comme il/elle le fait.

Actuellement, sur mon chemin, je suis arrivé à un point où je peux comprendre et accepter cela, j’ai donc cessé de me défendre si d’autres me considèrent comme « in-sensée » (ver-rückt) (4).

(4) [NDLT: Ver-rückt dans le texte d’origine. L’écriture réelle = verrückt. Le tiret suggère qu’il ne faut pas prendre ce mot au 1er degré.]

J’ai aussi cessé de ne m’entourer que de personnes orientées spirituellement. Au cours des deux dernières années, j’ai à nouveau commencé à m’ouvrir à toutes les personnes et : oui, je suis « in-sensée » mais celui qui peut accepter cela est bienvenue dans ma vie.

Dans ma vie, je me suis si souvent déplacée d’ici à là, j’ai changé mes points de vue et mes opinions, un peu à gauche, ensuite à nouveau un peu à droite, au point que je ne peux absolument pas nier être « in-sensée ».

Je ne suis pas un enfant de la Lumière ou, dit autrement, je suis aussi un enfant de la Lumière, comme le sont tous les autres humains. Et comme tous les autres humains, je suis également un enfant de l’ombre, vu qu’en tant qu’être humain incarné je me suis rendu dans le monde des contraires.

J’ai donc décidé, plus de cinq ans après ma première lettre aux enfants de la Lumière, d’écrire aujourd’hui ma dernière.

Evidemment chaque fin est aussi un nouveau début, j’aimerai donc aider une nouvelle chronique à voir la lumière et l’ombre de ce monde.

Les « Lettres aux « in-sensés ».

De petites lettres d’une « in-sensée » aux « in-sensé(e)s », et à propos commencement :

Peut-être pourrais-je aussi à l’avenir me faciliter la tâche et solutionner mon éternel problème des débuts de lettres en commençant mes lettres simplement comme des lettres, à savoir :

Chers « in-sensé(e)s » (Ver-rückte), aujourd’hui j’ai pris la décision, qui me tenait à cœur depuis longtemps, d’enterrer les Lettres aux enfants de la Lumière, de les laisser partir dans l’obscurité de la paix éternelle.

Je pense que là-bas dans l’obscurité on a bien besoin de lumière, de même qu’en nous la lumière a besoin de l’ombre afin que nous puissions la découvrir, car comme on dit si bien :

« Ce n’est que dans l’obscurité de la nuit qu’on peut voir le scintillement des étoiles ! »

Je l’ai déjà cité plusieurs fois, je sais, mais je pense que ce n’est que maintenant que je prends de plus en plus conscience de la signification réelle de cette phrase.

Mais qui sait, peut-être que demain déjà je penserai différemment à ce sujet.

In Lak’ech… ou Juhu – Je suis aussi seulement un autre toi !

Votre Shari « in-sensée »

Traduit de l’Allemand par Sophia (Belgique).

Le texte original se trouve en allemand sur : http://www.sternenkraft.at

© Shari D. Kovacs (Lektorat : Lara)

Ce texte peut être reproduit, diffusé et utilisé en public à condition de : citer les auteurs tel qu’ils se sont définis eux-mêmes (http://www.sternenkraft.at). Le texte ne peut pas être retravaillé ou modifié. En cas de diffusion, les personnes qui lisent/écoutent ce texte doivent être informées des conditions de la licence de ce texte. Chacune de ces conditions peut être annulée après un accord écrit des auteurs/ayants droit.

Aimablement traduit de l’Allemand par Sophia (Belgique) pour le site ashtar.sheran.free.fr

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de citer le site: http://elisheanportesdutemps.terrenouvelle.ca

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