‘Il était une fois un homme pauvre qui avait douze enfants. Pour les nourrir, il lui fallait travailler jour et nuit. Quand le treizième vint au monde, ne sachant plus comment faire, il partit sur la grand-route dans l’intention de demander au premier venu d’en être le parrain.

Le Grand Faucheur aux ossements desséchés venait vers lui et l’apostropha en ces termes: «Prends-moi pour parrain.» L’homme demanda: «Qui es-tu?» – «Je suis la Mort qui rend les uns égaux aux autres.» Quand son filleul eut grandi, il lui dit: « Je vais faire de toi un médecin célèbre. Quand tu te rendras auprès d’un malade, je t’apparaîtrai. Si tu me vois du côté de sa tête, tu pourras dire sans hésiter que tu le guériras. Tu lui donneras de cette herbe et il retrouvera la santé. Mais si je suis du côté de ses pieds, c’est qu’il m’appartient. »

Il ne fallut pas longtemps pour que le jeune homme devienne le médecin le plus illustre de la terre et il se dit: « Ne pourrais-je pas un jour gruger la Mort? » La Mort vint ensuite trouver le médecin et lui fit sombre figure, elle le menaça du doigt et dit: «Tu m’as trompée! Pour cette fois, je ne t’en tiendrai pas rigueur parce que tu es mon filleul, mais si tu recommences, il t’en cuira et c’est toi que j’emporterai!»

Quand la Mort vit que, pour la seconde fois, on l’avait privée de son bien, elle marcha à grandes enjambées vers le médecin et lui dit: «C’en est fini de toi! Ton tour est venu!» Elle le saisit de sa main et le conduisit dans une grotte souterraine. Il y vit, à l’infini, des milliers de cierges qui brûlaient, les uns longs, les autres consumés à demi, les derniers tout petits. «Tu vois,» dit la Mort, «ce sont les cierges de la vie humaine ». La Mort lui indiqua un petit bout de bougie qui menaçait de s’éteindre et le petit bout de bougie tomba et s’éteignit. Le médecin s’effondra sur le sol et la Mort l’emporta’.

Cette histoire, issue de la conscience collective de l’Humanité à l’époque des Frères Grimm, montre que seule la Mort peut décider de la Vie et de la Mort d’un autre et que l’on ne saurait en aucun cas défier les lois Divines sans essuyer les conséquences de chacun de nos actes.

Nous sommes désormais à un tournant, à un face à face avec nous-mêmes; un tournant où l’Humanité devra faire face à la Vérité de ce qu’elle représente et représenta sur cette planète qui fut autrefois vierge et abondante. Le physique n’ayant que très peu à voir avec la réalité, avec la Vérité de la Création et du Créateur, l’esprit de chaque être faisant partie du Tout a quelque chose d’inévitable.

Les plus grandes vérités sont celles qui apparaissent lorsque les normes n’entravent plus les sentiments les plus profondément enfouis. La Vérité des êtres apparaît alors au grand jour, sans artifices ni faux-semblants. Que signifie donc notre humanité en cette époque où le monde physique est dominé sans état d’âme ? Est-elle différente ou pire que ce qu’elle signifiait à l’âge de pierre ?

Faisons donc un tour de la Terre, dans les familles des pays riches, des pays du soleil levant à ceux du soleil couchant, en passant par les terres du milieu où règnent les guerres et les révolutions. Le constat est le même dans ce Temps que dans tous les Temps : La souffrance des femmes et des enfants est une arme de guerre et une source de plaisir.

Je suis une Femme, mais qui Suis-Je, sinon le réceptacle de toute cette souffrance infligée aux femmes et aux petits anges torturés comme arme de guerre, mais aussi et surtout pour permettre aux hommes d’atteindre l’extase sexuelle causée par le pic de la souffrance d’un ange. La guerre n’est rien d’autre que l’extension de l’orgueil des mâles de camps adverses et la souffrance des femmes et des enfants est l’extase obtenue par ces hommes dans leurs conquêtes.

Faisons un tour du monde et un voyage à travers la nuit noire du Temps et nous découvrirons que le genre est le seul lien qui unit tous les crimes les plus atroces faisant partie de l’Histoire de l’Humanité. Ces atrocités ne sont pas le fait d’une race, d’une ethnie, d’une religion, ni d’une appartenance politique, car le seul point de convergence entre tous les actes de bestialité de l’Histoire de l’Humanité est le genre des agresseurs. Ainsi, en ce qui concerne l’Histoire de l’Humanité, nous pouvons constater que le Mâle est fait. Face à ce constat impitoyable, nous pouvons rendre grâce au Dalai Lama, à Gandhi et à Mandela pour leur incroyable capacité à réaliser la non-violence à une époque où règne la loi de la bestialité faisant désormais office de norme humaine.

Serait-il temps pour chacun d’avoir le courage de faire face à notre Histoire, afin de nous interroger sur ce que signifie réellement notre Humanité lorsque les femmes et les enfants vivent les agressions des hommes comme étant normales, en temps de paix ou en temps de guerre, dans leurs propres familles ou dans un métier public célébrant au grand jour le fait que les femmes ne sont que des objets pour le plaisir des hommes ? Seul le Temps le dira et le Créateur en sera le seul juge.

Le monde physique, n’ayant aucun intérêt pour la réalité spirituelle, s’imagine être en mesure de nier l’existence du Créateur, qui pourra aussi se transformer en Destructeur lorsque chaque âme devra irrémédiablement passer en jugement. Que restera-t-il alors sinon la Vérité de chaque Esprit, qu’il soit homme ou femme ou enfant, lorsque sera inévitablement dissoute l’illusion du monde physique ?

Auteur anonyme

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