Le soleil et la lune s’aimaient d’un amour impossible, car la lune ne pouvait luire que lorsque le soleil se couchait, son rayonnement dépendant du déclin de son astre sœur. Alors, l’Éternel, dans son infinie bonté, créa l’éclipse afin que les deux astres puissent s’unir, car aucun amour n’est impossible.

Lors de l’éclipse lunaire ainsi produite, une lune de sang apparaît à nos yeux, afin que l’espèce humaine se souvienne de son cœur.

Si une tétrade d’éclipses lunaires se suit, chacune séparée par 6 mois lunaires, nous avons le chiffre 666 qui est inscrit dans le ciel.

Pourtant, ce chiffre qui inscrit au firmament le sang versé par l’humanité n’est que le chiffre de la bête qui est en chacun de nous, notre partie obscure qui nous fait tuer et insulter.

Lorsque le 8 du karma est produit, il est l’union du 9 et du 6, ainsi nous ne pourrons équilibrer notre karma que par l’union des contraires.

Si une série de lunes de sang n’est pas un signe de fin du monde, elle est un signe de fin d’un monde, d’un changement de paradigme.

En effet, les éclipses qui apparaissent régulièrement dans nos cieux sont synonymes d’accouchement se faisant dans la douleur, afin d’obtenir l’union des contraires qui permet à l’espèce humaine de se remettre en question pour se transformer et transformer son monde. Ainsi, lorsque le soleil et la lune se rencontrent enfin, la lumière dispersée de l’aube et du crépuscule créés simultanément sur la Terre colore la lune tandis qu’elle s’unit au soleil.

Lors de l’éclipse, le soleil, qui est symbolisé par le christianisme, est caché par la lune qui représente l’islam. Lorsque les deux astres, qui représentent le frère et la sœur qui regardent dans des directions opposées, se rejoignent lors des éclipses, ils sont en mesure de prendre conscience de leur fraternité et de se réconcilier.

L’union du soleil et de la lune est la pierre angulaire de l’équilibre terrestre, sa pierre philosophale, lorsque la main droite du monde s’unit à sa main gauche dans un geste d’union et de respect de la différence.

Lorsque l’Éternel nous envoie une éclipse, nos certitudes se détachent de nous et nous mènent au renouvellement. Tandis que se rejoignent notre main droite et notre main gauche, nous nous inclinons devant l’Éternel qui est toute chose et son contraire. Ce geste représente le « namasté » sacré qui signifie que chaque contraire salue la part de divin qui existe en l’autre. Le soleil et la lune s’inclinent avec respect devant l’étranger car l’hôte est une partie de l’Éternel qui est le Tout.

Lorsque les deux mains sont jointes au niveau du cœur, chacune est en position neutre, car elle cède sa puissance devant l’Éternel.

Dans la tradition chrétienne, les mains jointes en prière permettent de recentrer l’équilibre du corps et de l’âme. Ce geste signifie : Que la paix soit avec vous. Dans la tradition musulmane, Tariq Ramadan décrit ainsi la façon dont on se salue en toute circonstance : « La clef du succès ? Rester debout et ferme face aux colporteurs de préjugés, aux responsables de l’oppression, aux diffuseurs de la haine en gardant la dignité de savoir dire Salam ! – Paix ! »

Selon les textes védiques, lorsque l’humanité aura tourné le dos à la loi éternelle, à l’équilibre représenté par l’union des contraires, l’esprit de l’Éternel viendra rétablir le droit chemin afin de donner naissance à une ère de pureté. Le Vishnu Purana 4.24 dit ainsi : « Lorsque le soleil et la lune, ainsi que l’astre Tishya et la planète Jupiter, sont tous dans la même maison, alors l’ère de Krita sera de retour. »

L’ère de Krita mettra fin à l’ère de l’obscurité, qui est celle de la violence et de l’impureté, faisant que le soleil et la lune viennent à s’affronter.

Selon la tradition de la lune, le gendre du prophète de l’islam, Nahj al-Balagha, prévient des effets néfastes de la violence. En effet ses sermons 37 et 41 disent : “ Il y a ceux qui, ayant tiré leurs épées, ont ouvertement déclaré leurs intentions maléfiques et qui ont rassemblé des armées », « je vous préviens et vous conseille de ne pas vous battre, car vous pourriez être tués lors de la bataille, et le jour suivant le soleil du matin pourrait éclairer vos corps mutilés et vos corps ensanglantés ».

Pourtant, l’obscurité n’est jamais totale, car le croissant de lune et les étoiles éclairent notre voie. Ainsi le Coran donne l’indication suivante au sujet de l’Éternel : « C’est lui qui a placé pour vous les étoiles afin que vous soyez dirigés dans les ténèbres sur la terre et sur les mers ». Le Trône d’Allah se trouve au-dessus du septième Ciel, sachant que le Livre Saint indique : « Ne voyez-vous pas comment Dieu a créé les sept cieux, disposés par couches, s’enveloppant les unes les autres ».

Selon la tradition du soleil, l’évangile de Matthieu dit : « Remets ton épée à sa place, car ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. » Car l’union des contraires n’est possible que par la paix. Ainsi, l’évangile de Luc dit : « Mais je vous dis, à vous qui m’écoutez : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. »

Selon la tradition rationaliste, nous avons ce que nous rapporta le premier homme voyageur de l’espace restreint, le soviétique Youri Gagarine. Son examen d’un morceau du ciel lui fit dire qu’il était monté là-haut et qu’il n’avait pas vu Dieu. Il en déduisit que l’Éternel ne devait sans doute pas exister et que l’humanité était au centre du monde, tout comme les premiers hommes avaient déduit qu’à l’évidence la Terre était plate.

Selon la tradition du soleil, le mystère de l’indéchiffrable s’explique par le fait que le ciel ne signifie pas un lieu « espace », mais une manière d’être.

Ainsi, l’Éternel ne se trouve pas dans un lieu spécifique, car il est au-delà de tout aussi bien qu’en chaque être de la création. Nous comprenons alors que les cieux sont les cœurs des hommes et que c’est par la paix que nous pouvons communier avec le Tout. La paix est symbolisée par la Vierge Marie « avec un croissant de lune sous ses pieds et sur la tête une couronne de 12 étoiles ». Ainsi, lorsque le soleil et la lune se rencontrent et se saluent, chaque contraire s’incline avec respect devant la part de divin qui existe en l’autre, les mains jointes devant le cœur.

Selon la philosophie hindoue, une éclipse signifie que l’obscurité est suivie de lumière, le mal de la souffrance est donc suivi par le bien de la paix. Ainsi, les éclipses sont nécessaires car elles détiennent le pouvoir d’obtenir le changement. De ce fait, lorsque le soleil, la lune et la terre sont dans le même alignement, ce rééquilibrage porte la renaissance de la conscience, par la victoire sur l’obscurantisme qui est provoqué par l’ignorance.

Ainsi, lorsque le soleil est occulté et assombrit le globe terrestre, la nuit arbore ses atours indigo et se pare de pierreries étincelantes, que nous nommons des étoiles, et d’un diadème que nous nommons le croissant de lune qui illumine nos pensées. Alors, notre cœur est en mesure de s’éveiller et de rêver à la paix. Comme le dit Jules Renard : « La rêverie est le clair de lune de la pensée. » Tandis que le soleil sommeille, la lune et les étoiles nous guident afin que nous soyons dirigés dans les ténèbres. Comme le dit le poète Lamartine : « La lune est dans le ciel, et le ciel est sans voiles ; Comme un phare avancé sur un rivage obscur, Elle éclaire de loin la route des étoiles. »

Lorsque le soleil et la lune s’embrasent lors de leur union, la lune se pare et nous éblouit, révélant nos erreurs et éveillant nos cœurs. Le cœur de l’être humain est aussi de cœur de la Terre et le cœur de l’univers. Si l’être humain prend conscience du fait que la Terre toute entière et l’univers tout entier sont des parties de lui-même, il sera en mesure de fusionner avec le Tout et de se métamorphoser tel un papillon aux ailes déployées qui aura recouvré la liberté de vivre en paix. Comme le dit Saint Augustin : “Ne t’en vas pas au dehors, rentre en toi-même; au cœur de la créature habite la vérité”

Lorsque le soleil et la lune se rejoignent au cœur de l’humanité, l’orient et l’occident se rencontrent au cœur géographique de la Terre qui se situe en Algérie. Car lorsque les deux moitiés de notre être se rencontrent le long de la frontière du méridien, notre cœur géographique se situe au 30e parallèle nord, en Algérie.

Avec le méridien 180 qui lui est directement opposé, ce méridien zéro définit les hémisphères est et ouest, tout comme l’équateur répartit les hémisphères nord et sud. Le monde fut ainsi divisé par l’égyptien Eratosthène. Il divisa l’équateur en 360° et la terre en 24 quartiers d’orange, car il était ainsi possible de voir briller le soleil en même temps dans chacun de ces quartiers. Il est ainsi que sur le méridien 180°, dans le Pacifique, on est à la fois au début et à la fin du jour.

Le temps peut alors fusionner et ne plus avoir de sens si l’on ne peut imaginer l’intemporel. Ainsi, sur l’île Taveuni aux Fidji, il est inscrit pour ceux qui pourraient en perdre le nord : « Ici, à gauche de cette ligne, vous êtes hier et à droite de la ligne, vous êtes demain ». De ce fait, Saint Augustin conclut que le temps n’indiquait que l’heure de l’Éternel : “Quand au présent, s’il était toujours présent, s’il n’allait pas rejoindre le passé, il ne serait pas du temps, il serait l’éternité.”

Selon la tradition nordique, l’arbre de vie, le Yggdrasil, est alimenté par trois Nornes qui gouvernent au destin des hommes et des Dieux. Leurs noms sont: Urd – le passé, Verdani – le présent et Skuld – le futur. Chacune passe le temps à filer les fils auxquels tiennent nos vies. Chaque matin, les trois Nornes placent un coq tout en haut de l’arbre de nos vies, de sorte que son chant soit un avertissement pour tous les humains et pour tous les Dieux afin qu’ils s’éveillent. Chaque jour, ce sont les Nornes qui versent l’eau sur l’arbre de nos vies, mais le destin de chacun est lié à celui de tous, afin que toutes les branches du Yggdrasil puissent exister en harmonie, plutôt que de lutter et de le détruire en entier.

Lorsque les frontières de l’espace et du temps sont abolies et que hier et demain se rejoignent au cœur de la Terre, nous sommes au cœur physique de l’humanité; au pays des berbères, en terre d’Islam, en Algérie.

Le drapeau algérien hisse ses couleurs faites de deux bandes verticales, l’une verte comme la neutralité du cœur et l’autre blanche comme la lumière de la pureté. Au cœur de son drapeau, une demi-lune rouge s’ouvre afin d’accueillir une étoile dans sa partie blanche pour signifier la lumière. En effet, le nom Algérie, qui provient de l’étymologie « Ziri ibn Menad » signifie Djezaïr ou Dziri, du berbère Tiziri qui signifie « clair de lune ».

La poésie occupe une place de choix dans les contes populaires algériens, ainsi il est bon de décrire le pays où se rejoignent le soleil et la lune afin d’éclairer nos cœurs avec la formule consacrée pour introduire notre récit :

« Au nom de Dieu j’ai commencé et, sur le Prophète, j’ai prié.
Je te conte ce qu’il y avait, il y avait le basilic et le lys
Dans le giron du Prophète, sur Lui prière et salut ! »

Dans Le chant du lys et du basilic de Latifa Ben Mansour, une jeune algérienne de 15 ans se souvient avec tendresse de son passé. Faisant qu’hier et demain se rejoignent dans un tourbillon de couleurs, elle se remémore dans sa salle de classe tous ceux qui lui rappellent sa mère patrie l’Algérie :

« à la première maladresse de l’institutrice, l’esprit de Meriem s’envolait avec Mohammed, le prophète, avec Abou Bakr, avec Omar, Othman, Ali, Haroun Arrachid, Tariq, Oqba, Juba Massinissa, saint Augustin, Abd el-Kader, Bouziane el Qual’i, Al Moqrani, qui ne ressemblaient en rien aux personnages sanguinaires, fourbes et pillards qu’on lui présentait. La jeune fille admirait Charlemagne, non parce qu’il avait inventé l’école, mais parce qu’il fut le premier empereur occidental à établir de bonnes relations avec les Arabes. »

Le philosophe et souverain spirituel de toute la chrétienté, Saint Augustin, était en effet né en Numidie, dans la partie orientale de l’Algérie actuelle. Il étudia à Madaure et devint évêque d’Hippone dès 396. Ses Confessionssont à la fois un trésor littéraire et philosophique, une biographie intellectuelle dans laquelle Saint Augustin raconte comment sa vie de débauche a été sauvée par sa conversion à la religion chrétienne. La Cité de Dieu, son ouvrage de philosophie théorique, décrit une organisation politique régie par Dieu. L’algérien Saint Augustin décrit la paix comme étant le but de toute action, car :

« La paix de la cité céleste, c’est la communauté parfaitement ordonnée et parfaitement harmonieuse dans la jouissance de Dieu et dans la jouissance mutuelle en Dieu. »

Lorsque nous polarisons notre attention sur une tradition culturelle et religieuse, nous ne pouvons comprendre l’œuvre de l’Éternel, qui est le Tout, et ne pouvons donc accéder au bonheur de vivre en paix. Léonard De Vinci dit ainsi : « Afin d’obtenir un esprit accompli : Étudiez la science de l’art, étudiez l’art de la science. Apprenez à voir. Réalisez que toute chose est reliée à toute autre chose.”

Dans la symbolique de l’Homme dans l’Univers de Léonard de Vinci, l’homme est placé dans un carré qui représente les 4 points cardinaux. Si nous plaçons ce carré à l’échelle de la terre, alors la plante des pieds de l’humanité se tient au pôle sud, ses chevilles se placent au 60e parallèle sud, ses genoux au 30eparallèle sud, son entrejambe se situe à l’équateur; et son cœur, qui est entre le plexus du cœur et le plexus solaire afin de créer un équilibre véritable, se situe au 30e parallèle nord – en Algérie, tandis que son 3eœil qui le guide se situe au 60e parallèle nord.

Lorsque nous obtenons l’équilibre parfait, nous avons l’union des contraires, l’union de l’hémisphère droit de l’être humain et de son hémisphère gauche, l’union du triangle dont le pôle est au nord et la base est au 30e parallèle sud et du triangle dont le pôle est au sud et la base est au 30e parallèle nord. Alors, la Terre est équilibrée verticalement en son centre parfait du nord au sud, ainsi que horizontalement à l’équateur de nos racines communes, formant une croix au milieu du cercle que représente la Terre. Le sceau de Salomon, représentant l’union des contraires, est délimité par ces deux triangles équilatéraux inversés.

Le destin de l’humanité est en effet interconnecté et les anciens Égyptiens le savaient. Les bâtisseurs du site de Gizeh l’avaient placé sur l’une des bornes géographiques du monde.

Ils savaient donc déjà que la Terre était sphérique et utilisaient le principe de sa géométrie sacrée afin d’établir les latitudes et longitudes.

Le triangle des pyramides fusionnait donc avec l’essence de la Terre selon l’ordre voulu par l’Éternel et ils avaient établi le nombre d’or qui est la proportion structurale qui se répète dans la nature et dans l’Univers et dont la valeur est 1.618. Gizeh est à l’intersection du 30e parallèle nord et du 30e parallèle est, cette symétrie étant en parfaite concordance avec le méridien 0 et avec l’ordre naturel. Ce méridien diffère de 1 degré par rapport au méridien de Greenwich. Les 4 côtés de la pyramide de Khéops coïncident avec les 4 points cardinaux et ses arêtes sont alignées sur les axes géographiques nord-sud et est-ouest. De plus, les diagonales prolongées de la pyramide renferment exactement le delta du Nil et le méridien nord-sud qui passe par le sommet divise le delta en deux secteurs rigoureusement égaux.

Giza signifie « frontière » et elle est la projection spatiale de la pyramide par rapport à la Terre et par rapport à l’humanité, selon l’ordre voulu par l’Éternel. Ceci rappelle le texte de la tradition du soleil qui dit :

« En ce jour-là, il y aura un autel élevé à l’Éternel au milieu du pays d’Égypte, et à la frontière même, une colonne dédiée à l’Éternel ». — Es. 19 : 19,20.

Selon la géométrie sacrée, le cœur de la Terre sur son axe nord-sud est conforme à l’emplacement du cœur de l’être humain qui est encapsulé entre les chakras du soleil et de la lune, le plexus solaire et le plexus du cœur. C’est sur ce plan géographique que la tradition solaire et la tradition lunaire doivent se rencontrer plutôt que de se tourner le dos en un geste de rejet.

Au cœur de la Terre, dans le pays d’Algérie, se profilent l’Atlas saharien au sud et ses oasis qui constituent ce qui est appelé « la porte du désert » dans lequel se baladent des dromadaires insouciants. Plus au sud, au cœur du Sahara, le mont Tahat est son point culminant, faisant 3 003 mètres. Dans cette terre ancestrale des berbères, s’étend ce qui fut le plus connu des royaumes berbères, la Numidie. Du latin Numidia et du grec nomadia, ce nom évoque le pays des nomades.

Afin d’écouter le conseil de Léonard de Vinci pour avoir un esprit accompli, nous pouvons nous plonger au cœur de l’Histoire de la Terre, afin de voir comment tout est relié. Dans son œuvre « Histoires », Hérodote s’approprie ce nom comme titre de son livre car le terme Historía signifie « recherche, exploration » et aussi « celui qui sait, qui connaît ». Ainsi, afin d’être celui qui sait plutôt que celui qui agit, nous pouvons nous imprégner de notre culture millénaire.

La terre d’Algérie comprenait le plus connu des royaumes berbères qui s’étendait dans sa partie orientale, en Numidie,et qui était connue pour ses rois tel que Massinissa, le fondateur du royaume de Numidie. Le terme « étranger » provient du terme barbare, signifiant berbère.

Si pour l’humanité tous les étrangers, qui sont nos contraires, sont des barbares; nous pouvons voir que ce terme, qui provient du grec ancien « bárbaros », était un mot utilisé par les anciens grecs pour désigner d’autres peuples n’appartenant pas à leur civilisation et dont ils ne comprenaient pas la langue, de sorte qu’il était impossible de communiquer. C’est selon cette signification non-péjorative que les historiens arabes adoptèrent à leur tour le terme « barbares ». Les Européens nommèrent ainsi la côte de l’Algérie la Barbarie, dont l’équivalent en berbère est Imazighen, le pluriel de « amazigh », signifiant « Homme libre ».

L’Algérie du temps de berbères est à l’origine du nom Afrique. En effet, ce nom provient de leur Déesse de la guerre, Ifri, qui était la protectrice des marchands et qui figurait sur les pièces de monnaie berbères. Pline l’Ancien écrivit qu’en Afrique, personne ne prenait de décision sans invoquer « Africa », le nom latin d’Ifri. La déesse solaire Ifri était donc la protectrice de son peuple, et, comme la protection était essentielle à la vie, les femmes tatouaient sur le front de leurs enfants, un point ou une croix afin de conjurer le mauvais sort.

Ainsi, l’Algérie honore en chaque chose la part de l’Éternel, comme le décrit si bien son auteur contemporain Lounès Benrejdal dans son recueil de contes Le Messager Magnifique. Dans ce recueil, tiré du riche patrimoine kabyle, l’auteur nous fait part des contes de son enfance. À la manière de Jean de La Fontaine, Benrejdal fait parler les animaux qui éveillent la conscience des hommes. Il revient ainsi aux temps immémoriaux où l’Éternel, ayant constaté une grande misère auprès de l’humanité, avait décidé de les aider. Il leur avait alors envoyé comme messager un magnifique couple de corbeaux au plumage chatoyant où s’entremêlaient plusieurs couleurs. C’était un spectacle d’une grande beauté. Avant de les envoyer en mission sur la Terre, Dieu leur avait donné à chacun, un sac plein de pépites d’or et un sac plein de tourments.

C’est ainsi que l’humanité se tourne le dos et crée le chaos, mais l’Éternel dans son infinie bonté nous donna les éclipses afin de nous éveiller en nous émerveillant au miracle de la lune de sang.

Afin de clore ce récit selon l’ancienne formule consacrée de la terre d’Algérie :

« Et voilà mon histoire. Elle est partie le long de la rivière. Et moi je suis revenue avec les généreux. »

Auteur anonyme

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