Kuthumi transmis par Saïra

Nous vous saluons dans l’amour.

On dit que Bouddha enseigna par des moyens adroits.

Nous vous rappelons volontiers ce fait précieux et ce qu’il peut signifier dans son essence pour toi et dans ta vie.

Enseigner par des moyens adroits était aussi propre à d’autres entités éveillées venues dans ce monde.

Ils ont tous enseigné dans un langage clair, compréhensible et simple, souvent sous formes de paraboles, de métaphores et de symboles, mais sans pour autant faire des images ou des mots la chose elle-même.

Un autre point commun qu’avaient ces entités éveillées, c’est qu’ils rencontraient les être humains sur un pied d’égalité et là « où ils étaient » et non où ils croyaient ou pensaient qu’ils devaient être.

Peux-tu rencontrer ce qui est sans fuir, sans y apporter d’embellissement ou de déformation ?

Peux-tu être présent et voir ce qui est, sans lui donner un nom, sans aucune forme de souvenir ou de comparaison?

La formulation « observation consciente » déclenche aussitôt chez beaucoup des associations de concentration et d’effort avec la volonté de devoir « le » voir. C’est pourquoi nous aimerions plutôt l’appeler l’art de l’écoute attentive, être vraiment présent à ce qui est, ce qui se rapproche beaucoup plus de l’attention véritable.

C’est une époque où beaucoup se souviennent de nouveau de la nature de la non-dualité, qu’ils perçoivent comme un souffle de vent, qui n’a jamais été absent et qu’on ne peut cependant pas décrire avec des mots.

Aucune « description positive » ne peut rendre justice à ce qui Est.

Une indication de ce que c’EST n’est possible que par la négation, par ce que Ce n’est pas.

C’est pour cela qu’il est très important de ne pas s’attacher aux mots, aux symboles ou aux images, de ne pas faire d’eux la chose elle-même.

Le mot « amour » n’est pas l’amour, le mot « vérité » n’est pas la vérité.

Ces ‘moyens adroits’ par lesquels ces entités éveillées enseignaient, n’étaient pas le résultat d’une analyse ou d’une conclusion, c’était l’effet d’une intelligence de l’instant. Pour cela, une réflexion mentale n’était pas nécessaire.

Par une observation claire s’éveillent les actions claires, l’intelligence et le cœur compatissant – l’ordre s’installe.

Ils voyaient la vérité et cette vision est rencontre immédiate, au-delà de plus haut ou plus bas, au-delà de plus loin ou de moins loin.

Ce qui est mesurable, limitant, séparant, n’est présent que dans la pensée.

Mais peut-on mesurer ce qui est incommensurable ?

Peut-on limiter ce qui est sans limites ?

Peut-on séparer ce qui est Un ?

Rencontrer les êtres humains là où ils se situent est un acte naturel de l’amour et de la compassion. Cela ne nécessite pas des règles préétablies, des conceptions de la morale ou des codes de conduite.

Mais cette forme de rencontre n’est possible que là où tu peux te rencontrer aussi toi-même sans jugement, sans jugement de valeur et avec compassion.

Sais-tu te rencontrer toi-même avec amour et compassion, sans l’image trompeuse de l’opinion, du jugement, de la vision idéale et du jugement de ce que tu es ou de ce que tu étais hier ?

Souvent, « tu » juges l’un bon, l’autre mauvais, l’un juste et l’autre erroné, l’un noble et l’autre répréhensible, tu crées ainsi en toi séparation et conflit.

Ce conflit a besoin de guérison.

Tu es une entité entière.

C’est l’esprit de séparation qui est la cause de la guerre et de la violence sous quelque forme que ce soit et qui, pour finir, a aussi diviser l’atome pour tuer des êtres humains.

Peux-tu observer cela sans le juger ?

Si tu veux comprendre quelque chose, alors tu ne peux le faire que si tu le rencontres sans jugement, sans jugement de valeur et si tu veux réellement comprendre de l’intérieur.

Es-tu adroit ou es-tu maladroit par rapport à cette manière d’observation spirituelle ?

Etre libre d’appréciations et de jugement ne signifie pas réprimer ces processus, mais reconnaître ces processus et de voir toutes les conséquences qui en découlent. Ainsi tu éclaires ces processus et une réorganisation et un changement de l’esprit en sont le résultat naturel.

Maîtriser ta vie par des moyens adroits présuppose d’être présent pour la rencontre qui a lieu, d’avoir de la sollicitude et de s’engager totalement dans ce qui est.

Ce n’est que là où une vraie rencontre a lieu qu’on peut voir ce qui est, et cela ne nécessite aucune analyse ou conclusion.

Le conflit a lieu là où, inconsciemment, tu essayes de faire de quelqu’un ou de quelque chose autre chose, en fonction de ce que tu penses que cela devrait être. C’est une fuite et cela crée toujours des contradictions et des conflits.

Sois présent à ce qui est, même si cela n’est pas toujours agréable ou confortable – là où tu perçois étroitesse, pression, contrainte, c’est précisément là où ton attention affectueuse est nécessaire afin d’amener la « lumière dans l’obscurité » et de guérir les conflits en toi.

Ces processus nécessitent ta prise de conscience, ta compréhension pour qu’ils puissent se dénouer, se transformer et guérir.

C’est là une relation adroite qui te soutient.

Sois présent, prends conscience de ces processus, ce n’est que de cette manière qu’une réelle compréhension de soi peut avoir lieu.

Sans compréhension de soi, la liberté ne peut exister.

Où t’interdis-tu une rencontre parfaite avec toi-même, avec autrui, avec ce qui est ?

Par la prise de conscience, qui ne peut se faire que par la vraie rencontre, un chemin adroit est possible, pour toi et pour autrui.

Dans la prise de conscience, l’intelligence se révèle de façon toute naturelle et à ce moment il n’y a plus de séparation entre toi et ce qui EST.

Vouloir t’imaginer ou cultiver cela mentalement ne t’apportera rien, seul le chemin de l’attention te mène à une perception claire.

Perçois-tu qu’il est possible de faire une idée de chaque vérité ?

Pour te soumettre de nouveau à cette idée et à cette vision mentale et d’en faire un dogme, au lieu d’être en contact avec le réel ?

Tu ne peux apprendre qu’en rencontrant toujours avec un esprit nouveau ce qui est.

Sois dans l’instant, sois présent pour ce qui est, sois en contact avec la vie.

Que tu fasses ton ménage, que tu lises une lettre ou que tu ailles au travail ne joue aucun rôle – il n’y a aucune « action spécifiquement sacrée ».

S’il existe une chose comme une action sacré, saine, c’est celle qui vient de ta totalité.

Il n’y a pas de « différence sacrée » entre le fait de réciter des mantras, de repasser le linge ou de boire un verre de vin – sois présent à ce qui est, sois totalement là où tu es, c’est là qu’est ta vie.

Sois présent, avec une attention affectueuse, à tes blocages, à ta joie, à ta peur – sois présent à ce qui est.

Lorsque nous attirons ton attention sur tout ceci, des images, des paraboles ou aussi des symboles s’ouvrent dans ton esprit. Ils ont leur parfait bien-fondé et ils t’aident à comprendre si tu sais les utiliser de manière adroite.

Ils ne devraient en aucun cas être réprimés « au nom de la liberté de pensée », ce qui serait de nouveau une autre forme de violence envers toi-même et une sorte de répression – observe et admet ce qui est, sans t’attacher à quelque chose en particulier.

Chacun de vous a des images, des symboles, des métaphores uniques. Ils ont leur place et leur bien-fondé, tout comme la pensée et la connaissance.

N’essaye pas de bannir les images, les symboles, les métaphores et les paraboles de ton esprit. C’est, tout comme la pensée aussi, une fonction de ton esprit, mais ne retiens rien comme une « construction- c’est-ainsi » rigide, car si tu fais cela, tu sors de l’instant présent.

Chaque grand Maître, chaque entité éveillée a enseigné de diverses manières et souvent par des paraboles, des symboles et des métaphores, mais en étant conscient que l’inexprimable n’est jamais le mot, l’image ou la parabole en soi.

Ils étaient donc aussi des « bâtisseurs de ponts », mais ils laissaient chacun libre de passer ou non ce pont.

La décision de passer ce pont n’était pas une décision de la raison, mais le résultat du discernement.

Ils savaient, dans le vrai sens du terme, qu’ils ne pouvaient libérer ou sauver personne, mais ils pouvaient attirer l’attention sur quelque chose.

Même si, pendant les grands enseignements, des « guérisons miraculeuses » avaient lieu, ce n’est en fin de compte pas ce genre de miracles, mais la prise de conscience qui est à l’origine de la véritable liberté et du début d’une toute nouvelle façon de vivre.

Accueille les miracles et le merveilleux dans ta vie, ils sont le résultat naturel d’un ordre retrouvé et de la réintégration dans le Grand Tout, qui se fait par la libération des erreurs et de la séparation.

La guérison a lieu là où l’ordre existe ou est rétabli.

La lumière de la conscience, qui est intelligence, met de l’ordre là où c’est nécessaire et intègre là où il y avait séparation auparavant.

La connaissance et la compréhension de soi sont le commencement de toute sagesse.

Comment veux-tu te comprendre tant que tu ne te rencontres pas toi-même tel que tu es ?

Comment peux-tu guérir ta peur, ta colère ou ton désespoir si tu ne sais pas les observer affectueusement et attentivement ?

C’est cette présence attentive, qui ne veut modifier quoi que ce soit, qui n’a aucune intention ou préférence, qui ne vise ni l’illumination ni l’ascension, qui ne désire obtenir quelque chose de quelque manière que ce soit.

Toute motivation contient une séparation de la réalité, ce qui mène de nouveau aux conflits, aux contradictions et à la séparation.

Par là, nous ne disons pas qu’actuellement un très grand changement n’a pas lieu, un changement qui modifie complètement la perception de la réalité, mais nous tenons à souligner que tout désir de vouloir obtenir quelque chose est un éloignement de la réalité.

Le sentiment d’être abandonné résulte souvent de cette motivation qui s’auto-éloigne.

De l’observation claire naissent des actions claires qui sont au-delà des conflits et des contradictions.

Cette façon d’être n’est nullement un « non-agir » ou de la passivité, mais exige à tous égard une énorme énergie, une grande vitalité et une action immédiate.

Au niveau personnel, le choix dans la vie quotidienne n’est évidemment pas fini. Si on te demande si tu aimerais aller manger, un choix et une décision de ta part sont évidemment nécessaires. Ce choix ne survient pas de lui-même par l’observation, à ce niveau personnel tu es naturellement invité à respecter et à assumer tes besoins.

Mais par l’observation sans jugement tu peux, au niveau personnel, percevoir plus clairement tes besoins, les respecter et les assumer.

Mais au moment où tu confonds le niveau personnel, avec sa conscience qui choisit, avec ta nature véritable, l’être sans intention que tu es, la confusion et la contradiction surgissent.

Dans le quotidien tu as besoin de structures, d’intentions et de décisions claires – mais être conscient du niveau où tu te trouves est fondamental pour pouvoir mener une vie dans l’ordre et l’harmonie et ne pas confondre l’un avec l’autre. Pour cela il faut une perception claire et différenciée.

Un comportement adroit, logique, juste, résulte de cette perception claire.

Demande-toi sans cesse consciemment : est-ce que j’agis de manière adroite, est-ce que je suis un soutien pour moi-même et pour la vie, ou bien la façon dont je gère actuellement mes défis est-elle plutôt maladroite ?

Es-tu dans le conflit ou dans l’observation ?

Si tu as vraiment compris, non pas mentalement, et que tu n’en fais pas non plus une nouvelle idée, mais que fleurit de l’intérieur la compréhension que résistance, lutte ou fuite ne provoquent jamais de véritables transformations, alors tu changes ta façon de voir et de traiter ce qui est – tu deviens plus adroit à traiter cela, tu choisis un chemin différent, un chemin nouveau et holistique.

L’action adroite présuppose le discernement, et le discernement n’est possible que si tu es totalement en contact avec quelque chose.

Beaucoup ont peur de ce contact, ils craignent de s’y perdre, ils craignent d’y périr, de ne plus être eux-mêmes.

Mais ce contact, cette rencontre directe est une relation véritable.

Tant que tu as peur de te perdre toi-même, tu t’accroches à une construction mentale par rapport à qui tu crois être, et une véritable relation n’est pas possible.

Cette façon de s’accrocher à une construction mentale rigide porte en elle des conflits destructeurs, la lutte et en fin de compte la disposition à tuer.

Pour ne pas te perdre, ta réputation, tes idéaux, tes conviction, naissent souvent des choses qui provoquent destruction et chaos et cela dans une lutte pour quelque chose qui ne peut jamais survivre.

La paix véritable n’est pas possible tant que tu confonds la réalité du « monde des formes » avec tous ses contenus changeants, avec ce qui est réellement.

Que tu appelles cela réalité, le monde des formes, réalité-illusion, ton rêve, c’est un choix qui t’appartient, il dépend de ton ressenti et de la nomenclature qui est logique pour toi.

Es-tu prêt à t’abandonner au flux de la vie et à suivre ce qui est, sans être attaché à une image, une construction mentale, une idée sur ce que tu es ?

C’est seulement alors qu’il t’est possible d’être un maître des formes, un changeur de formes conscient.

Comprends, il s’agit en premier lieu de toi et de ta vie et du fait de trouver un chemin adroit pour vivre ta vie de manière vraiment digne d’être vécue, c’est là l’expression de l’intelligence.

Un des moyens adroits que Bouddha a enseigné, était la voie du milieu. Il ne te sera donc pas utile de te mouvoir dans les extrêmes.

Les extrêmes surviennent toujours là où tu exclues catégoriquement quelque chose, où tu ne veux pas voir quelque chose parce que tu préfères t’accrocher à ta conviction plutôt que de t’ouvrir à une approche globale.

Vérifie donc où dans ta vie tu es rigide, catégorique, exclusif ou dogmatique.

Tant que tu as une opinion par rapport à quelque chose, tu es dogmatique.

Observe les choses toujours de nouveau et attentivement à l’instant présent et la compréhension s’ensuivra tout naturellement. Et cette compréhension comprend également le fait de reconnaître clairement dans quels domaines la pensée et la connaissance sont nécessaires et où les images, les métaphores, les symboles et les idées ont leur place parfaitement légitime.

Mais tant qu’à cet égard il y a confusion, malentendu et désaccord, l’ordre véritable ne peut pas non plus s’installer à l’extérieur, pas plus que la coexistence non conflictuelle qui en résulte.

L’observation claire apporte une prise de conscience claire par rapport à quelles lois règnent à quel niveau, cela est le début d’une véritable clarté, d’un ordre réel et d’une vraie harmonie !

A l’extérieur comme à l’intérieur.

Permets-toi de traiter tes défis de manière adroite, en regardant affectueusement ce qui est, en étant compatissant avec toi-même et en étant présent à ce qui est, ainsi tu découvres l’image réelle de toi-même !

Nous vous remercions pour votre attention.

Dans l’amour,

Saira et Kutumi – Maîtriser la vie par des moyens adroits – Titre original : « Mit geschickten Mitteln das Leben meistern » – 25 Janvier 2015 – Transmis par SAIRA (Autriche) – Aimablement traduit de l’Allemand par Sophia (Belgique) pour le site ashtar.sheran.free.fr – Un grand merci à Sophia.

Le texte original se trouve en allemand sur : http://www.sternenkraft.at

© SaiRa T. Saumweber

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