EN CES TEMPS-LÀ DE LA TERRE…

NO EYES : Les Carnet de novembre 2015

No Eyes salue en vous le Grand Esprit. Soeurs et frères de la Terre, que la paix du Grand Esprit soit en vous.

… Silence…

J’ai déjà, à de nombreuses reprises, exprimé un certain nombre d’éléments vous permettant de situer ce qui peut être vu avec les yeux, avec le coeur, avec la vision éthérique. Aujourd’hui, je vais tenter d’exprimer avec des mots – et surtout avec la vibration – ce que je pourrais nommer la vision ultime. La vision ultime est celle où plus rien n’a besoin d’être vu, plus rien n’a besoin d’être observé, plus rien n’apparaît. Cette vision ultime est celle qui ne donne rien à voir, rien à percevoir.

La vision ultime serait, en quelque sorte, la vision du Coeur du Coeur, le moment où il n’y a ni forme, ni couleur, ni chemin, ni route, le moment où la dernière vision de celui qui est installé dans le coeur, se baignant dans la Lumière Blanche et ne voyant déjà plus de forme, plus de conscience autre que la Lumière Blanche, s’éteint elle aussi. Cette vision-là, où il n’y a rien à voir, est celle qui permet à la conscience elle-même d’être débarrassée, je dirais, de tous attributs, de toute forme, de tout chemin, et de toute idée même de quoi que ce soit.

En la vision ultime il n’est plus possible de s’appuyer sur quoi que ce soit de perçu. Il n’y a plus de repères, il n’y a même plus d’observateur qui pourrait observer quoi que ce soit. C’est quelque chose bien sûr, vous diraient nos soeurs et nos frères orientaux, qui a été explicité – comme l’Absolu, le Parabrahman – comme quelque chose qui ne pouvait être saisi en aucune manière.

Le temps des tambours de la Terre, le temps des tambours du ciel, celui du réveil du Phénix, cette vision ultime est précédée toujours, que cela soit individuellement ou collectivement, par une Annonce. Une Annonce n’est pas seulement quelque chose qui est entendu, n’est pas seulement quelque chose qui vibre, n’est pas seulement apporté, en l’occurrence sur cette Terre par Marie, mais c’est un sentiment, un sentiment qui dépasse tous les sentiments humains connus ou connaissables, qui pourrait s’appeler « un Grand Vide ». Mais un Grand Vide qui n’est pas vide mais au contraire plein de tous les possibles, mais qui n’ont pas besoin d’être vus, ni même perçus, ni même pensés.

Cette vision ultime apparaît de manière intérieure. C’est le moment où il ne peut plus exister d’apparition, sur l’écran de la conscience, de quoi que ce soit en rapport avec vous, ou même en rapport avec le monde ou les mondes, ni même avec les dimensions. La vision ultime, le Grand Vide, est aussi je dirais, le grand saut. C’est le moment où vous êtes capable de ne plus vous appuyer sur quoi que ce soit qui soit compréhensible à la conscience, quelle que soit cette conscience.

Cette vision-là confère surtout, au-delà de toutes les explications envisageables, donne en quelque sorte une vision sur la vie, au retour, profondément différente de ce qu’elle aurait pu être auparavant. Je dirais que le Grand Vide et la vision ultime confèrent l’immortalité. Non pas l’immortalité de l’être ou de la conscience mais l’immortalité de ce qui n’est jamais né, qui n’est jamais mort et n’est concerné par aucune vie en manifestation, et qui pourtant va supporter toutes les vies, toutes les manifestations, toutes les dimensions, tous les potentiels et toutes les autres visions.

C’est le moment où il y a reconnaissance et reconnexion à l’ultime finalité du pourquoi de la conscience, du pourquoi de la vie, du pourquoi des dimensions. Non pas en tant que justification mais bien comme l’évidence de la Vie et l’évidence du non-être.

L’ultime vision apparaît à ce moment-là non pas comme la finalité mais bien comme l’émergence, l’Alpha rejoint l’Omega, diriez-vous. C’est Ouroboros qui se mord la queue. C’est le moment où vous voyez qu’il n’y a ni Alpha ni Omega, et c’est le moment où vous êtes stabilisé en la vision, et en la vibration si je peux l’exprimer, de ce qui est nommé ER.

C’est un endroit sans endroit, c’est une forme sans forme, c’est une couleur sans couleur, c’est une Lumière sans Lumière – qui n’a rien à voir avec l’ombre, qui n’a rien à voir avec les jeux d’ombre et de lumière, en ce monde comme en tout monde. Et ce moment est un moment privilégié sur ce monde, c’est le moment où tout ce qui pouvait vous attacher, même à votre propre vision éthérique ou vision du coeur, aux consciences quelles qu’elles soient, même les plus transcendantes, n’a plus aucune importance. C’est le moment, justement, où rien ne semble plus important que cela. C’est le moment où cesse réellement, concrètement et définitivement, le principe même de la quête.

En cette vision ultime, il est possible bien sûr d’avoir toutes les autres visions. C’est le moment où vous reconnaissez vous-même que vous n’êtes rien de ce qui concerne la conscience. Alors dans les temps anciens, certains ont pu assimiler ça à Dieu, d’autres encore au Grand Esprit, dépourvu des qualificatifs habituels, des formes habituelles ou des images habituelles.

En la période qui vient de s’écouler depuis plus d’un an, vous avez finalisé l’OEuvre au Blanc. L’OEuvre au Blanc est la Lumière de ce que vous nommez le Soi. C’est la reconnaissance au sein de l’ultime forme qui n’est pas concernée par le jeu des dimensions, des couleurs, des temps et des espaces, et même des mondes, et où pourtant subsiste une forme particulière de conscience qui est comme saturée de joie, liée au Samadhi, à l’extase, à la béatitude, à la paix, à un ensemble de qualificatifs de cet état merveilleux.

La vision ultime ne peut même pas être qualifiée de merveilleuse, elle est qualifiée d’Évidence par celui qui la vit, et permet à celui qui le vit de ne pas en faire un souvenir mais de garder vivant ce qui est au-delà du merveilleux, à chaque souffle de son corps, à chaque regard porté même sur le monde, et qui permet de dépasser le sens même d’une interprétation de quelque élément que ce soit, non pas parce qu’il en est désintéressé mais parce que ce qu’il a vécu, ramené par la conscience elle-même, ne peut plus être utilisé pour jouer avec la conscience.

La vision ultime est la soeur de la profondeur. Elle regarde la Lumière Blanche s’éteindre. Elle regarde le Christ, le Soleil, l’esprit des Éléments éventuellement, mais sait pertinemment qu’elle n’est concernée par rien de cela, et où pourtant le Grand Vide procure, je dirais, une forme de plénitude à nulle autre pareille qui ne peut plus être ébranlée par quelque circonstance que ce soit, par quelque vision que ce soit, fût-elle la plus pure au sein de la vision du coeur.

C’est le moment aussi, au retour, où il y a comme une reconnaissance que tout provient, et que tout revient à cela. C’est le moment où il n’y a plus besoin de penser à l’Amour, à la Lumière, à l’Esprit même, réalisant en quelque sorte, en la conscience ordinaire, le sentiment réel que tout a déjà été accompli, qu’il ne reste rien à accomplir et surtout rien à modifier en quelque circonstance que ce soit et en quelque état que ce soit.

La vision ultime du Grand Vide procure une plénitude à nulle autre pareille, qui ne peut plus être qualifiée de vibration, qui ne peut plus être qualifiée d’énergie, qui ne peut même plus être qualifiée par rapport à ce qui est perçu par la conscience, même sur les plans les plus subtils. La vision ultime, vous l’avez compris, n’est justement pas une vision. C’est le moment où plus rien n’a besoin d’apparaître pour justifier quoi que ce soit, c’est le moment où la forme disparaît. Goûtant à cela et vivant cela, vous réalisez alors pleinement que vous êtes vous-même la Source des mondes, des univers, des dimensions, et que tout le reste, vécu ou vu, ne sont que des rêves que vous partagez peut-être avec d’autres frères et d’autres soeurs.

La vision ultime décristallise littéralement toute adhésion à quelque vision que ce soit, toute participation à quelque dimension que ce soit. Cette vision ultime ne peut pas être localisée, même si certains de nos Anciens, de nos frères, ont dit ou ont parlé du Coeur du Coeur, ou ont trouvé un certain nombre de qualificatifs à cet état – qui n’en est pas un.

Vous avez la Roue de la Vie, et ce qui permet le mouvement de la Roue de la Vie, c’est le moyeu qui est au centre de la roue, le coeur. Et au point le plus central de ce moyeu de la roue, il y a un point immobile qui ne tourne pas et qui permet pourtant tous les mouvements de la Vie, en quelque direction que ce soit et en quelque manifestation que ce soit de la conscience.

C’est le moment où la conscience, à son retour, n’a plus besoin de jouer à quoi que ce soit. En quelque sorte, le Grand Vide de la vision ultime vous remplit et vous met en plénitude, qui est toujours présente et semble toujours avoir été là, et n’avait pas été reconnue jusque-là. C’est le moment où ni la personne ni les dimensions ne peuvent infléchir en aucune manière ou modifier en aucune manière quoi que ce soit au non-être. Vous ne pouvez vous le représenter, vous ne pouvez le décrire, et c’est pourtant là que se trouve l’origine même de la Source, et le retour même de toute conscience. Mais ne voyez pas cela dans un temps, qu’il soit linéaire ou ultra-temporel, rappelez-vous que c’est une Évidence, qui n’est pas installée comme une conviction, comme une croyance, mais qui découle directement, sans aucun effort, de cette vision ultime.

Il n’y a plus d’énergie, il n’y a plus de vibrations, il n’y a plus d’organes, il n’y a plus de monde, il n’y a plus de chemin, il n’y a plus d’expérience, il y a juste, au retour, « la Grande Joie », celle qui ne dépend de rien, et même pas du Soi, et encore moins de la personne. Cette expérience est en quelque sorte indélébile, elle accompagnera systématiquement la conscience quand celle-ci entrera en manifestation en quelque monde que ce soit.

Le Grand Vide met fin à toute mémoire, à toute expérience, mais permet également toutes les expériences, et supporte d’ailleurs toutes les expériences.

Souvent, les Occidentaux, les Orientaux, ont parlé de Soi, d’Unité ; la vision ultime n’a plus besoin de tout cela. Non pas que cela n’existe pas à proprement parler, non pas que cela soit parfaitement tangible, quelque part, en quelque temps, mais même cela est vu comme un rêve qui ne fait que passer.

La vision ultime donne une immuabilité qui ne peut être altérée par quelque élément que ce soit, par quelque vie que ce soit ou par quelque histoire que ce soit.

Vivre la Grande Joie, c’est d’abord vivre le Grand Vide. C’est accepter d’aller bien au-delà de l’Abandon à la Lumière ou du Soi. C’est aller au-delà même de son essence en tant que Source. C’est retrouver en vérité l’ultime et l’unique quintessence de la Vie, puisqu’elle est toutes les vies et toutes les consciences, ainsi que tous les mondes.

La vision ultime vous fait dire effectivement – et cela est tout à fait réel pour celui qui le vit -, qu’il est l’ensemble des mondes, l’ensemble des vies, mais n’est possédé et ne possède rien. Il sait que la conscience est libre, mais il sait aussi qu’il n’est pas la conscience.

Ce Grand Vide est aussi une disparition de l’illusion, quoi que devienne le corps, quoi que devienne ce monde comme tout monde.

La vision ultime vous donne aussi, à votre retour, à vivre l’absence de cloisonnement, l’absence de séparation, et la futilité de tout jugement sur qui que ce soit ou quoi que ce soit.

Le Grand Vide vous donne une certitude, celle que vous êtes réellement à la fois Dieu, à la fois la Source, à la fois l’Un et à la fois toutes les consciences, sans pour autant avoir besoin de le prouver ou de le démontrer, pour vous ou pour n’importe qui. C’est le moment où chacune de vos actions devient effectivement libre de toute causalité et de toute implication.

Jusqu’à ce jour et durant cette période, dans ces temps-là de la Terre, Anciens, Étoiles et soeurs ont tenté de vous exprimer un certain nombre d’éléments concernant ce qui est à vivre maintenant. Ils vous ont parlé du souffle et du Verbe. Le Verbe lui-même ne peut venir que de l’Ultime. Que vous le nommiez Ultime, Ultime Vision, Absolu, ce ne sont encore une fois que des mots qui tentent de décrire ce qui ne peut être décrit en aucune manière, et qui va se traduire pour vous surtout par cette Grande Joie qui ne dépend de rien, et qui surtout ne peut pas être ébranlée par quoi que ce soit concernant aussi bien ce corps que vos relations et que même, je dirais, la fin d’un cycle ou la fin d’une vie, ou la fin d’un monde. Parce que vous savez intimement qu’il n’y a ni début ni fin, pour avoir vécu cette ultime vision.

L’ultime vision est celle qui vous débarrasse de manière définitive de toute croyance, de tout espoir, de toute projection, et aussi de toute dimension. Vous n’avez plus besoin d’exprimer une conscience quelle qu’elle soit, en fait vous n’avez plus besoin de rien. Parce que vous savez à ce moment-là que vous êtes à l’origine même de la conscience quelle qu’elle soit, et que vous êtes vous-même la fin de la conscience. La question de l’Amour, la question de la Vérité, ne se posent même plus.

Il existe un autre marqueur qui est l’apparition, non pas du chant du ciel et de la Terre, mais bien du chant de la Liberté, que vous avez entendu nommer le Choeur des Anges, mais aussi l’Esprit du Soleil.

La vision ultime ne peut pas être cherchée ni même pensée. Je dirais qu’elle se produit d’elle-même dès l’instant où vous lâchez ce que vous croyez tenir, et ce que vous croyez vivre, en quelque expérience que ce soit, en quelque idée que vous vous fassiez de la conscience elle-même.

La vision ultime vous donne la liberté de faire et d’agir en tout état et en toute forme, comme en toute conscience. Vous n’avez plus besoin de vous attribuer quoi que ce soit comme champ de conscience et d’expérience.

Dans le Grand Vide il y a une telle capacité à se reconnaître au-delà de la forme qu’effectivement je peux dire que tout cela est inscrit depuis toujours, dans toute vie, même ici sur ce monde, mais a simplement été oublié. Quand vous vivez le Grand Vide dans cette vision ultime, absolument tout le reste peut être oublié, même si cela reste dans votre mémoire en revenant. L’oubli fait que vous êtes libre de tout passé et de tout avenir, car vous savez que ce que vous vivez, ici sur Terre comme ailleurs, n’aura qu’un temps, même dans les espaces où la densité de temps n’a plus rien à voir avec celle qui est sur Terre.

La vision ultime fait aussi que dans votre vie vous ne cherchez jamais, ici sur cette Terre, un avantage ou un intérêt personnel. Tous les jeux présents à la surface de ce monde entre deux consciences sont vécus et assumés, mais n’ont plus aucune répercussion sur la conscience elle-même. Et pourtant vous n’êtes pas indifférent. Et c’est dans les moments où justement vous semblez absent ou en méditation que vous êtes le plus dense en ce monde, et le plus fixe. Je vous renvoie pour cela à ce qu’ont pu exprimer mes soeurs Étoiles Gemma, Hildegarde ou encore Ma Ananda Moyi, quant à leur vécu.

Je dirais aussi que c’est un moment où la conscience lâche tout, même au sein de la supraconscience. Reconnaître cela fait de vous, et vous le savez – cela a été exprimé par Bidi -, un Libéré Vivant, soumis aux lois de ce monde mais dont l’Esprit est libre.

La vision ultime, je l’ai dit, est précédée d’un chant. Nos frères orientaux ont appelé ça le chant de la création, le OM, le OD si vous préférez, mais ce n’en est que les prémices. La conscience est faite pour être consciente d’elle-même, et consciente aussi des mondes et des univers. Elle n’est pas faite pour se reconnaître elle-même au-delà de ce qu’elle vit et au-delà de ce qu’elle expérimente. Le Grand Vide est pourtant le support de toutes les manifestations et de toute vie, comme de tout monde, comme de tout univers et de tout multivers, mais ce n’est pas encore cela.

Dans l’ultime vision, il n’y a pas de miracles, il n’y a pas de merveilleux, au sens où la conscience pourrait s’en saisir. Il y a juste la reconnaissance de la Vérité, qui ne souffre aucune supposition et aucun compromis.

La vision ultime vous fait clairement savoir, en un endroit qui est autre que la conscience, que la conscience n’est finalement qu’à la fois éphémère et éternelle, mais tout en étant éphémère et éternelle, elle n’est pas la Vérité. Elle est une vérité relative dépendant, vous le savez, d’un point de vue et d’une dimension donnée.

La vision ultime est l’achèvement de la dissolution de la conscience, non pas de l’âme mais même de la notion d’Esprit séparé du Grand Esprit, et même antérieur au Grand Esprit. Je dirais même qu’elle encadre le Grand Esprit, entre la notion d’avant et d’après. Mais elle n’est ni l’avant, ni l’après, ni le Grand Esprit, elle ne peut plus être située, bien qu’étant au Centre du Centre.

La vision ultime vous marque définitivement de son sceau. Durant toutes ces années, la Source elle-même vous a parlé de Serment et de Promesse. C’est le moment où vous réalisez que vous n’êtes pas la conscience, non plus, et que bien sûr vous n’êtes ni ce corps, ni cette vie, ni même quelque monde que ce soit. Vous êtes affranchi même de ce qui se manifeste aujourd’hui en vous, ici sur ce monde, et qui a été nommé la co-création consciente, le Féminin Sacré, et l’état de Grâce. Vous n’avez plus besoin d’éprouver et de vivre tout cela, c’est le moment où vous n’avez besoin de rien, au sens de l’Esprit, et où vous êtes libéré réellement, non seulement des croyances, des habitudes, des comportements, mais du monde lui-même, tout en étant sur ce monde.

C’est le moment où vous savez, en définitive, au-delà de votre expérience de vie, que tout a déjà été écrit parce qu’il n’y a rien à écrire, que tout est possible, même l’impossible, et que ces qualificatifs-là ne concernent en rien ce que vous êtes.

C’est le moment où la personne que vous êtes, à votre retour, n’a plus besoin de béquilles, de repères, ni de se saisir de quelque concept que ce soit, tout en acceptant bien sûr de jouer le jeu de la vie. La question de l’Amour ou du non-Amour ne se pose même plus, non pas seulement parce qu’il n’y a plus de dualité et qu’il y a Unité, mais même parce que cela représente un jeu qui n’a qu’un temps. Toute connaissance vous semble superflue et inutile parce que vous n’avez besoin d’aucune connaissance – vous êtes vous-même la Connaissance – et tout cela sans avoir besoin de voir, de ressentir ou de percevoir quelque preuve que ce soit, parce que vous êtes devenu vous-même la preuve.

Le dernier repère avant l’ultime vision, vous le savez, c’est le tam-tam du ciel et de la Terre, c’est l’Appel de notre Mère, qui préparera au mieux la dissolution du Soi pour ceux qui l’acceptent.

Retenez surtout, en cette période où nombre de vibrations s’ouvrent à vous, nombre de perceptions s’ouvrent à vous, dans la vision du coeur et la vision éthérique, ne serait-ce qu’à travers les peuples élémentaires ou à travers vos contacts entre vous, et entre vous et les autres plans, que cela ne fait que passer et n’est pas non plus concerné par la Vérité.

Vous ne pouvez adhérer à la vision ultime, vous ne pouvez la chercher, vous ne pouvez la déclencher, même de l’intérieur. Elle se révèle dès que le moment est venu. Si je peux prendre une image, le fruit est mûr et il tombe, mais ce n’est pas vous qui le faites tomber, ce n’est même pas les circonstances de ce monde, même si aujourd’hui cela pourrait sembler plus facile.

Votre conscience elle-même ne peut y accéder. Non pas parce qu’il y a un blocage mais parce que la conscience elle-même, même la plus expansée, ne peut se reconnaître en dehors de la conscience. Il n’y a que vous, en ce que vous êtes au-delà de toute conscience, qui pouvez le vivre. Cela ne dépend ni d’un sauveur ni d’un moment collectif mais bien plus que de vous-même, au moment où vous lâchez votre propre conscience. Je ne parle pas ici de l’Abandon à la Lumière tel que cela a été longuement développé par l’Archange Anaël il y a de nombreuses années, je parle ici d’une reconnexion en quelque sorte à un « indicible », qui n’est porteur de rien puisque c’est le Grand Vide, et qui pourtant supporte – et est vu comme tel -, toutes les créations. Alors bien sûr on pourrait parler d’Incréé, ou de « décréé », mais on serait encore loin de la Vérité.

En tant qu’Étoile Vision, ma Présence pourra vous apparaître, non pas visuellement mais bien plus dans votre conscience qui s’éteint, avant son extinction.

Même s’il n’y a pas souvenir de ce Grand Vide, rappelez-vous que c’est toujours présent quand vous l’avez vécu, parce que vous ne faites pas appel aux souvenirs, ni à la mémoire, ni à quelque chose qui ne peut être évité, ni même pensé, ni même fui, quelque chose qui est au-delà de toute chose, qui ne peut être défini, ni expliqué, et qui pourtant est connu.

La vision ultime est liée, bien sûr, à la deuxième Étoile qui apparaîtra dans le ciel et qui approche de vous. C’est pour cela que cela a été nommé aussi le Serment et la Promesse, ou si vous préférez aussi, la stase. C’est le moment effectivement où tout s’arrête, parce que rien n’a réellement commencé un jour. C’est un moment où il n’y a plus ni de Terre ni de ciel, ni de conscience. En quelque sorte, l’ultime vision vous libère vraiment de la conscience elle-même.

Rappelez-vous que c’est un processus naturel qui ne nécessite pas d’effort, bien au contraire, que c’est quelque chose qui ne peut être que vécu au-delà de la conscience, et indépendamment de la conscience. C’est le moment où vous ne savez plus qui vit quoi. Vous n’êtes plus une personne, vous n’êtes plus le Soi, vous n’êtes plus ni vos lignées stellaires, ni votre origine galactique, et vous êtes antérieur à tout cela.

… Silence…

Je dirais même que la vision ultime est le moment où vous réalisez qu’il n’y a plus aucun espoir ni aucune espérance de quoi que ce soit, parce que l’espoir et l’espérance font partie des jeux de la conscience. L’idée même d’être une personne ne vous effleure plus, même si vous vivez dans une personne.

La vision ultime fait de vous un non-voyant. C’est quelqu’un qui n’a plus besoin de voir, même si il voit. C’est quelqu’un qui n’est plus quelqu’un, et qui pourtant vit sa vie, mais il n’est plus marqué par quelque élément de cette vie ou de quelque monde que ce soit. Il a dépassé même le principe de ce que vous avez nommé, durant cette année écoulée, l’assignation vibrale, parce que l’assignation est encore un jeu de la conscience.

Alors bien sûr, au sens des fruits apportés à ce monde, celui qui vit la vision ultime n’a pas besoin de justifier ou de faire quoi que ce soit. Quels que soient d’ailleurs sa vie et son âge, il suit simplement, sans volonté aucune, ce que la Vie propose, ici comme ailleurs.

La vision ultime donne la certitude qu’il n’y aura plus de mouvement, plus de vie, plus de conscience, étant devenu la vraie Vie. Et puis surtout la vision ultime ne peut être vécue que si l’humilité et la simplicité sont omniprésentes.

C’est le moment aussi où vous pouvez servir tout le monde parce que vous n’avez besoin de personne en particulier. Parce que vous servez la Vie et vous n’avez plus besoin de nourrir quelque conscience que ce soit.

Vivre la vision ultime, c’est ne pas faire de différence non plus entre le silence et le Verbe.

… Silence…

C’est se sentir vivant au-delà de toute conscience et de toute forme, comme de toute relation.

… Silence…

La vision ultime est bien plus qu’un héritage ou une promesse, c’est l’état qui enveloppe tous les autres états et qui n’est plus un état, et qui n’a plus besoin de preuve, de certitude ou d’expériences. La conscience elle-même suit à ce moment-là ce que demande la Vie, dans ce corps, dans ses relations, dans ses activités.

Si l’on parle de la vision ultime par rapport au mécanisme de la vision quel qu’il soit, – la vision normale, la vision éthérique, la vision du coeur –, c’est le moment où il n’y a plus besoin de voir quoi que ce soit parce que vous savez, sans pouvoir le définir, que dans le non-voir il y a tous les « voir ». Et que voir quelque chose est de nouveau possible, vous pouvez vous déplacer dans les mondes, dans les visions, sans être en quelque sorte tributaire de ce qui est vu ou de ce qui est perçu. La vision ultime est donc bien au-delà de toute perception, quelle qu’elle soit.

La conscience a toujours été considérée sur ce monde comme l’apanage des êtres sensibles. Mais la conscience, en définitive, est la même dans le Soleil, dans un grain de sable, dans un Archange, dans la moindre molécule d’eau. Il n’y a pas de différence. Il y a différence de vibration, de forme, mais la quintessence est exactement la même. Seul le jeu des formes, des différentes visions, des différentes perceptions peut donner à voir des différences mais dans le Grand Vide il n’y a pas de différences puisque tout y est contenu et que tout est réciproque.

Quant à moi, je ne viens pas vous donner de techniques, ni même comment diriger votre conscience par l’attention pour vivre le Verbe, mais je viens simplement, sous forme allégorique, voilée, vous permettre de vous repérer avant de perdre tous vos repères. Alors bien sûr, pour le Soi, pour la personne, je peux dire que c’est quelque chose d’horrible ou de terrible, parce que comme vous le savez, c’est l’inconnu, l’inconnaissable. Et pourtant, en le vivant, tout ce qui pouvait être de l’ordre de la peur ou de l’incompréhension disparaît de lui-même. C’est le moment, comme disait le Commandeur, où vous acceptez de tout lâcher, parce que vous comprenez qu’en définitive rien n’était tenu. Que tous les supports, que cela soit votre conscience, le bocal comme disait le Commandeur, ou encore les chaises, pas plus que le corps, n’ont de réalité.

Je dirais que l’une des conditions préalables est surtout de ne rien refuser, tout en réfutant tout. C’est comme enlever peu à peu tous les voiles, tous les habits jusqu’à ce que vous soyez nu, pour vous apercevoir qu’il n’y avait pas de corps, ni même de conscience.

C’est le moment où il n’y a plus ni conditionnement ni condition même, à quoi que ce soit.

Tout ce que je peux vous dire, c’est que si vous vous servez du Verbe, en portant ce Verbe et ce souffle et cette conscience sur l’Étoile Vision, ou la Porte Vision, ou les deux, vous constaterez alors que très vite vous serez amené aux limites de la conscience. Mais même à ce moment-là, il faudra être capable de tout lâcher. Si vous êtes encore tenu par une histoire, par une mémoire, vous n’irez pas plus loin, plus profondément. Mais c’est déjà, en quelque sorte, un premier et un dernier pas.

La vision ultime, c’est aussi ce qui a été nommé dans votre écriture sainte, par le bien-aimé Jean, comme le moment où vous lavez votre robe dans le sang de l’agneau, c’est le moment où le Christ vous appelle un à un. C’est le moment où vous disparaissez. Mais vous ne pouvez disparaître de vous-même, vous disparaissez « de » vous-même.

Je dirais qu’en définitive il est beaucoup plus facile de vivre ce Grand Vide à l’article de la mort – jusqu’à présent, ce n’était pas possible parce qu’il y avait toutes les constructions, vous le savez, au niveau de l’astral – parce que c’est le moment où vous êtes obligé de lâcher ce à quoi vous teniez, c’est-à-dire votre corps de manifestation en ce monde, et le moment où vous transitez et transiterez dans le corps d’Êtreté.

Ce moment unique, annoncé par Marie, ne mettra pas fin au rêve, mais mettra fin à tous les rêves, même si le rêve se poursuit un peu. C’est le moment où vous n’aurez plus besoin d’identifier quoi que ce soit, ni de nommer quoi que ce soit, parce que même nommer vous semblera comme différencier quelque chose, et donc le séparer.

… Silence…

Cette vision ultime, qui n’en est pas une, est l’extinction de toute forme de captation de quelque information que ce soit. Le meilleur exemple, et cela vous a été dit à de nombreuses reprises – et c’est effectivement la vérité la plus approchante -, c’est le moment où vous dormez, parce que quand vous dormez, le monde n’existe plus, et vous-même n’existez plus. Et pourtant, vous vous endormez le plus souvent avec confiance, parce que vous savez que vous revenez. Et pourtant cela ne suffit pas à vous donner la vision ultime, mais cela est superposable, mais les conséquences sont tout autres parce que vivre la vision ultime vous libère du rêve, et de tout rêve, même dans le sommeil.

Voilà simplement ce que j’avais à vous délivrer. Portez votre Verbe et votre conscience sur Vision, de la même façon que portez votre attention et votre Verbe sur Thérèse, pour vous aligner à la Grâce. De la même façon, de temps à autre, portez votre Verbe, votre souffle et votre attention sur l’Étoile Vision et la porte Vision, c’est aussi une préparation à l’Appel de Marie, et à la vision de la deuxième Étoile. C’est en quelque sorte une préparation de la conscience elle-même qui, pourtant, ne peut pas y arriver d’elle-même.

… Silence…

La vision.

Ainsi si ensemble, là, et partout, nous pensons à l’Étoile Vision, simplement à l’Étoile, sans la Porte, et que nous laissons grandir la perception, elle va s’éteindre d’elle-même. Même si vous vous endormez, cela ne sera pas simplement de l’endormissement. Rappelez-vous que la preuve n’est pas dans ce qui est vu, parce qu’il n’y a rien à voir, mais la preuve est dans ce que vous êtes à votre retour, où vous ne dépendez de plus rien de dedans et de plus rien de dehors. D’ailleurs, il n’y a ni dedans ni dehors.

Voilà ce que No Eyes avait à vous dire, retenez aussi que le son, perçu dans vos cocons de Lumière comme perçu dans le ciel et la Terre, est l’annonce de ce processus. Alignez-vous à la Grâce, et ensuite résonnez en Vision. Vérifiez par vous-même. Couplez cela avec l’écoute du son, couplez cela, comme cela sera expliqué par Maître Ram, avec la respiration, c’est le mieux que vous puissiez faire avec votre conscience. Et comme vous le disait Bidi, et que je ne peux que confirmer, surtout n’envisagez jamais cela comme un but, et encore moins comme une finalité, car ce n’est ni l’un ni l’autre, c’est juste la Vérité absolue.

Permettez que No Eyes vive en vous, permettez que cette clé que je porte s’ouvre en vous. Alors, et cela sera ma façon de vous saluer, installons-nous ensemble dans la radiance de Vision.

… Silence…

No Eyes se retire en vous. Gratitude à vous tous.

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