Réflexion suite au Message N° 5 – 17 novembre 2011 – Hod – Aaron

« Vous retrouvez un par un tous vos aspects et fusionnez l’essence de votre identité, afin de réapparaître, unis en vous-même en un seul être qui se presse vers son accomplissement. Les temps sont venus pour vous, de réaliser votre unité au sein de la diversité. » … »A chaque petit pas vers la libération d’une étincelle, vous rayonnez encore un peu plus votre pouvoir Divin… »Les Hathor

Le but de l’incarnation est de récupérer nos étincelles perdues …

 

Les 288 étincelles perdues

La Brisure des vases ou chevirat hakelim, produisit 288 étincelles de lumière qui étaient contenues dans les vases. Lors de leur chute, elles se sont mélangées avec les « écorces » (qelipoth) ainsi, « il n’y a rien au monde, dans tous les mondes et, de même dans toutes les parties du monde de la Fabrications comme le minéral, le végétal, l’animal ou l’humain, où l’on ne puisse trouver des étincelles de sainteté mélangées aux écorces ; et elles doivent être triées » (Rabbi Haïm Vital) Ce tri doit avoir lieu dans le Féminin, en Malkouth, la Royauté, dernières séphiroth, notre monde. De ce tri dépend la remontée de la lumière purifiée vers le monde de l’Emanation.

288 est un nombre très connu en qabbalah, celui des étincelles « tombées » des « mondes supérieurs » suite à la « brisure des vases » que l’on peut « traduire » par les ruptures de symétrie dans le langage de la physique moderne. Le nombre 288 est la valeur des trois lettres RHP , qui occupent les positions 68, 69 et 70 du premier chapitre de Bereschit et se situent dans le mot Merahephet du second verset traduit communément par « l’esprit de D-ieu ( Rouah’ Elohim) planait sur les Eaux »

En Kabbale 72 est la valeur de la Séphirah de la Bonté : Hessed et 216 la valeur de la Séphirah de la Rigueur : Guévourah. 72 + 216 = 288…

288 est la valeur du mot Ibbour : 70 + 10 + 2 + 6 + 200, conception, gestation. Ce mot peut parfois prendre le sens de réincarnation .

Au XVIè siècle, Isaac Louria appelé le Ari ha kadosh, enseigna la doctrine des 288 étincelles divines, tombées dans la matière lors d’un « accident » survenu au cours d’une sorte de pré-big-bang, appelé Tsimtsoum. Ondes sonores et ondes lumineuses sont de même nature…

288 est la valeur dodécagonale de 8 …

Dans le Tanakh, la version originale de ce que les chrétiens appellent la Bible, le premier chapitre du Livre des Rois est le chapitre 288. Il relate des derniers moments du roi David. Au chapitre 25 du premier livre des Chroniques, on apprend comment ce roi nomma 288 choristes, « maîtres et apprentis » chargés d’assurer le service des cantiques dans le Temple. Si le Temple en question est une figuration de l’Univers, les 288 chanteurs pourraient bien évoquer les ondes sonores à l’origine de la création matérielle…

En Chine, l’aire rituelle du Ming T’ang avait pour périmètre 288…

Le “pictun” des Mayas (20 baktuns), cycle de 8.000 ans de 360 jours chacun, comprenait 2.880 000 jours…

Le nombre 288 fait partie des nombres liés à la partition du cercle. Il représente les 4/5 de 360. On le retrouve donc dans les mesures en coudées de nombreux monuments du passé. A Tiahuanaco par exemple dans la longueur du temple de Kalasaya ; dans les ruines de Téotihuacan au Mexique.

 

L’Archétype de l’homme qui a récupéré toutes ses étincelles : Abraham

La Torah nous transmet des clés fondamentales du but et de la finalité de nos existences, et nous permet de construire notre propre délivrance. Les patriarches bibliques sont des figures archétypales et nous sommes tous concernés. La fin de l’histoire permet de comprendre la pensée du début, et les derniers moments de la vie d’Avraham vont donc dévoiler ce qu’était le véritable projet.

Pourquoi est-on ici ? Pourquoi notre âme descend elle sur terre !

Nos sages révèlent que la part de travail de l’homme est de partir à la recherche des étincelles perdues !

D. a créé un monde rempli de lumière. Pourtant, tout n’était qu’obscurité au début Le monde a été créé de manière désordonné mais voulu, rien n’est à sa place Les étincelles sont les choses qui ne sont pas à leur place. Tant que ces étincelles ne retrouvent pas leur place, elles ne peuvent briller.

Chaque âme a une quantité de lumière à faire briller qui correspond au nombre d’années qu’il va passer sur terre. Chaque jour non utilisé est un jour qui reste dans l’obscurité.

Mais il est dit d’Avraham « Ba Bayamim » : il est venu avec tous ses jours…

Abraham s’est présenté à D. avec ses 175 ans de vie complètement utilisés, il a récupéré toutes ses étincelles au cours de sa vie. Plus un homme passe dans sa vie à coté de ses étincelles, sans les récupérer, plus il est éteint.

Pourquoi les gens sont de plus en plus tristes en vieillissant ?

Toutes ces étincelles qui n’ont pas été récupérées hurlent de n’avoir pu être reconnues. Les jeunes sont gais, ils rient mais de quoi se réjouissent’ils ? De mensonges et de faux espoirs ? Et les personnes âgées, fatigués de la vie ont une tête d’enterrement ! Or c’est le contraire qui devrait se produire, notre monde fonctionne à l’envers ! Un homme en vieillissant qui a récupéré toutes ses étincelles est lumineux, souriant et ressens une joie de plus en plus profonde.

Voila pourquoi Avraham et Sarah ont choisi de nommer leur enfant Itshak : « celui qui rira » …

La Torah fait mention des trois moments fondamentaux dela vie d’Avraham au cours desquels il récupéra la totalité de ses étincelles …(Voir la vidéo de Rav Dynovisz)

VIDEO : Les plus belles Roses se cueillent au milieu des Ronces

 

L’Homme Nouveau

Le hassidisme comme la Cabale et le Talmud, c’est d’abord un art particulier de la lecture et de l’interprétation des textes. Étude existentielle en laquelle l’homme s’invente au fur et à mesure qu’il invente de nouvelles significations d’être.

Homme nouveau dans une tradition du nouveau. » A rapprocher de « l’homme en marche ».

Dans « tous les grands textes hébraïques, il y a un art de la lecture qui est d’abord une pratique déconstructive dont la finalité est la mise en mouvement du langage pour permettre à l’homme de s’inscrire dans un incessant dynamisme de signification. »

Cette sagesse de l’incertitude dont parlait Kundera « fait obstacle aux idéologies toutes fondées, même pour celles qui sont de bonne foi, sur l’illusion de posséder la vérité. L’art de la lecture que nous proposons se résume dans la formule « lire aux éclats », c’est à dire éclatement de ce qui est définitif pour s’ouvrir à l’infini Recherche d’un au-delà de l' »identité enfermée en soi », incapable d’aller sur les voies du futur.

L’art de la lecture est une méthode qui ouvre et libère.

Etude du Tsimtsoum, paru chez Albin Michel, Collection Spiritualités vivantes, écrit par Marc-Alain Ouaknin, rabbin et docteur en philosophie,

La première partie du livre Voyages d’une étincelle est consacrée à la description du mouvement hassidique des origines à aujourd’hui.

La tâche de l’homme est d’atteindre la perfection de son « étincelle individuelle » à tous les niveaux, dit Ouaknin qui confirme: » Il est important chez les cabalistes de l’école de Louria de découvrir la racine de leur âme comme si seule cette connaissance permettait à l’homme de restituer son âme à sa racine céleste. »

« Il incombe à chaque homme de chercher avec application et de connaître la racine de son âme afin de pouvoir la parfaire et la rétablir dans son état originel qui est l’essence de son être. Plus un homme se perfectionne, plus il se rapproche de son être propre. » Moïse Zacuto, Commentaire du Zohar, Cf Miqdach Meleck, Amsterdam, 1750.

La troisième et dernière partie du livre est consacrée d’une part à un petit traité de méditation hébraïque et d’autre part au Corps et graphie à la mystique des lettres en mouvement. (Suite http://www.psy-spi.com/tsimtsoum.htm)

L’équilibre Hessed /Guévoura réside en Tiphereth

Vous allez recevoir des messages concernant la totalité de vos existences et de vos liens. Il vous faudra y attacher une très grande importance. Ceux que vous croisez sont liés à vous d’une façon ou d’une autre et les interactions, entre vous, seront de plus en plus significatives de la mission qui est la votre….

… Essayez de discerner à quel point ce monde est intriqué, ce qui se déroule chez l’un est un reflet de ce qui se passe chez l’autre, et ce reflet est démultiplié pour une multitude interconnectée. Lorsque vous annulez en vous un lambeau de discorde, vous le faite pour une « sacrée » bonne partie de l’humanité, le savez-vous ? Les Hathor

Entre Hessed : la Bienveillance et Guevoura : la Force ou le Jugement, vient prendre place Tiphereth : la Beauté. Nous nous trouvons dans la sphère émotionelle.

Tiphereth n’est autre que la partie de l’âme dont le véhicule est le corps causal. On nomme cette fraction l’Essence Divine, elle est le matériel psychique avec lequel on peut et doit fabriquer l’embryon d’Or. Toutes les expériences de la vie se trouvent résumées dans l’embryon d’Or, et c’est pourquoi, il est évident qu’il provoque des transformations de fond dans les principes pneumatiques immortels de l’homme.

Tiphereth est un monde qui est au-delà du mental.C’est un monde de couleur bleu électrique intense. Le bleu de Sirius … Dans ce monde de Tiphereth, c’est la musique, le son qui prime.

Tiphereth réalise un équilibre entre deux logiques de création et de destruction, en les réalisant au point qui est juste et nécessaire. C’est le point où la volonté de créer quelque chose de spécifique devient possible.

Cette séphira est liée au premier commandement : « Tu ne tueras point », son nombre est le 6, sa couleur est Or…, mais, sa Qlipah (écorce) est la fausseté.

Il faut savoir mettre du vin dans son eau !

Entre Hoch’ma : la sagesse et Binah : la compréhension, vient prendre place Daat : la connaissance. Nous nous trouvons dans la sphère mentale.

L’existence est fondée sur le ressenti et la compréhension. La Techouva est le retour vers le Soi Divin qui permet la connexion à l’intuition ou Sagesse.

Le vin est le symbole du ressenti, de la compréhension, la Binah. L’eau est le symbole de l’intuition, de la sagesse, la Hoch’mah. La Brach’a ou bénédiction est le fil conducteur de connexion.

Recherche du bonheur – vin – et réponse à la nécessité – eau -, sont les deux activités fondamentales de l’homme.

De la même manière, la compréhension est vin et le dévoilement Divin est eau. L’étude qui procure un plaisir est vin, la soumission à la loi est eau. Or Faire est plus haut que Comprendre nous dit la Torah. Un homme peut vivre sans vin mais ne peut vivre sans eau…

La Techouva est un retour à la nécessité. Or le vin introduit ce retour, la bénédiction se fait sur le vin. Le bonheur aussi est nécessaire.

Comment choisir sa nécessité ? Il faut y croire … La connexion permet de choisir sa soumission.

Le secret de la sortie d’Egypte qui représente la sortie de l’esclavage, se situe dans le choix de « choisir son obligation ».

Voir la vidéo du Rav Dynovisz :http://www.ravdynovisz.tv/video.php?video_id=7390

Ainsi entre Hessed et Guevoura qui à elles deux représentent le chiffre 288, nous réalisons l’harmonie en Tiphereth, la beauté du choix.

Le choix s’inscrit dans le Faire

Les interactions entre les hommes sont significatives de la mission qui est la leur.

L’important est de discerner (Binah – le vin) la limite au sein de laquelle (Guévoura) nous pouvons exercer notre Don sans réserve (Hessed) en vertu de ce qui nous est montré (Hoch’mah – l’eau).

Et ceci dans l’Annulation totale du petit moi, afin d’opérer une greffe (Brach’a – bénediction ), entre ce qui nous est montré et notre désir de réparation.

Bonne réflexion,

Miléna

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