Croire, sans y croire …

La foi du charbonnier n’est pas recommandée aux voyageurs intérieurs que nous sommes. Y croire dur comme fer est létal, quel qu’en soit l’objet. Si la foi est indispensable, le doute l’est tout autant. Les chamanes et Bouddha nous expliquent ce paradoxe vital.

« Ne croyez pas une chose simplement sur des ouï-dire. Ne croyez pas sur la foi des traditions uniquement parce qu’elles sont en honneur depuis des générations. Ne croyez pas une chose parce que l’opinion générale la croit vraie ou parce qu’on en parle beaucoup. Ne croyez pas une chose sur le seul témoignage d’un sage de l’Antiquité.

Ne croyez pas une chose parce que les probabilités sont en sa faveur ou parce que l’habitude vous pousse à la croire vraie. Ne croyez pas ce qui provient de votre propre imagination en le prenant pour la révélation d’une Puissance supérieure. Ne croyez rien en vous fondant sur la seule autorité de vos maîtres ou de vos prêtres. Ce que vous aurez vous-même éprouvé, ce dont vous aurez fait l’expérience et que vous aurez reconnu pour vrai, ce qui vous sera bénéfique ainsi qu’aux autres, en cela, croyez-y et conformez-y votre conduite. » – Çakya Muni, le Bouddha historique.

D’une façon un peu différente de celle des bouddhistes, les chamanes héritiers des peuples premiers connaissent le prix du doute et le poids de la croyance. Ils naviguent dans des mondes impossibles où les voyages sont intérieurs, absolus. La moindre erreur peut y tuer l’imprudent.

« Croire sans y croire », telle est, selon Juan Matus, la règle du guerrier.

C’est l’art de se tenir en équilibre entre deux pôles inconciliables, les deux hémisphères de notre cerveau. C’est l’agilité et l’autorité qu’il faut pour glisser son pied dans la porte entrebâillée. Croire sans y croire. Être et ne pas être. A la fois vivre et mourir, affirmer et nier, se fermer et s’ouvrir, se retenir et se lâcher. Si la règle du guerrier ne comportait qu’un seul article, ce serait celui-là. Croire sans y croire. Et les poules ont des dents.

Ce n’est pas une moitié de toi qui croit tandis que l’autre moitié ne croit pas.

C’est toi tout entier, avec tes trois corps et ton souffle immortel, c’est tout toi qui crois et qui n’y crois pas. L’art de se tenir à deux endroits en même temps. L’ubiquité. Difficile de comprendre une telle notion avec la seule raison « raisonnante ». Ici, on utilisera plutôt l’hémisphère droit du cerveau, pôle de l’intuition, de l’imaginaire, de l’impensable. Côtoyer l’abîme, en pleine folie contrôlée.

La folie contrôlée, c’est l’expression de Castaneda pour désigner cette non-pensée.

Le cerveau est vide de mots, d’idées comme d’images. Le néo-cortex est une antenne qui reçoit les fulgurances de l’aura. Contrôler la folie, c’est localiser la conscience dans le corps calleux, ce faisceaux de « câbles » qui relie nos deux hémisphères cérébraux. Au lieu de se servir d’un hémisphère ou de l’autre, on jongle avec les deux, chacun dans sa sphère d’activité propre. Le « je-pense » devient « ça-pense ».

C’en est trop pour Descartes qui explose et s’écroule sur le carrelage.

Cet équilibre centré requiert une vacuité mentale que les Asiatiques cultivent à travers la méditation. Cette tournure d’esprit était celle des druides qui l’appelaient « la folle pensée ». Les Tuatha et les enchanteurs comme Merlin n’ont jamais pratiqué autre chose. En Brocéliande, non loin de la fontaine de Barenton qui connut les amours de Merlin et de la fée Viviane, il existe encore un hameau qui se nomme « Folle Pensée ». La nature sauvage aide à y parvenir.

Dans cette folle pensée druidique, on reconnaît la folie des sages bien connue des Soufis.

« Folie des sages, sagesse des fous », se plaît à dire Idries Shah. Un état proche de la transe, proche de l’inconscience, mais qui laisse la conscience claire et active. Les psys et les sensitifs l’appellent ondes alpha, ou simplement alpha. Pour évoquer cette question non-mentale avec un discours rationnel, donc hyper-mental, je me heurte au mur de brouillard : les mots tuent l’alpha car il est ineffable.

Croire, parce que la foi déplace les montagnes. Sans y croire, parce que la naïveté est un péché impardonnable dans cet univers prédateur.

Croire, parce que l’usage de nos pouvoirs divins est à ce prix. Sans la foi, pas de dieu ; et le dieu, c’est toi, si tu y crois. Sans y croire, parce que si tu es assez naïf pour te prendre pour dieu, tu vas morfler sévère. Voilà le challenge. Tu as tout pour être dieu, c’est ton destin, mais surtout, ne te prends pas pour lui. L’ego fait obstacle à l’éveil.

Il y eut une secte oubliée, contemporaine des Zoroastriens, mais riveraine de la Méditerranée, les Véristes ou Adeptes de la Vérité.

Cette secte est à l’origine de l’expression : « Toute vérité est bonne à dire ». A première vue, chacune et chacun se dit ma foi, c’est aussi mon idée. Mais en y regardant d’un peu plus près, on remarquera que l’affaire est un peu trop vite expédiée. Certes, la phrase n’est pas absurde, sur le plan de la logique et de la démocratie Elle est même indiscutable mais sur le plan de la vraie vie, l’est-elle ?

« Toute vérité est bonne à dire » oui, c’est bien vrai, mais quand ? et où ? et à qui ?

Le résistant qu’on torture pour qu’il donne les noms de son réseau, l’enfant moribond qui ne sait pas qu’il a perdu ses parents dans un accident d’auto, l’inconnue face au médium qui voit sa mort au dessus d’elle – et qui vivra peut-être à la seule condition que le médium se taise – dans tous ces cas et dans des milliards d’autres, toute vérité n’est pas bonne à dire. D’ailleurs, quelle vérité ? « A chacun sa vérité » disait Pirandello. « A chaque instant » ajouterai-je.

« Pour qu’une chose mérite d’être dite, il faut qu’elle soit bonne, utile et vraie. Les trois, et dans cet ordre. » (Adage gnostique)

Oui, mais ce qui est vrai pour toi peut s’avérer faux pour un autre.

Nous n’avons pas tous le même parcours, ni le même degré d’avancement. L’utile à l’une est néfaste à l’autre, et inversement. Alors si la Vérité elle-même perd son caractère absolu, à quoi se fier ? Peu importe. Fiez-vous en vous. Vous pouvez vous fier à Allah, à Elie ou à Yahweh Vous pouvez vous fier à Wakan Tanka, à Kwai-Long ou à Quetzalcóatl. Vous pouvez croire en qui vous voulez, l’important c’est de croire.

Croire… avec, toujours, le doute !

« La foi fait l’homme », a dit Lao Surlam. « Il n’y a que la foi qui sauve », dit l’adage. Croire, c’est assurer son salut. Pour beaucoup d’êtres qui ne souhaitent pas aborder certaines questions perturbantes, la foi est un bouclier, un soutien, un encouragement de chaque seconde. Faut-il dire à tous ces êtres de lumières qu’ils sont dans l’erreur au nom d’une certaine vérité supérieure à laquelle ils ne comprendraient sans doute rien si on la leur expliquait ? Quelle vérité ? Qui décide de ce qui est vrai et de ce qui ne l’est pas ? Qui nous dit d’aller où ?

Chrétien, croyant, prêtre et philosophe, Durandeau porte un témoignage sincère et juste sur cette grave question :

« Je suis presque sûr que Dieu est là. Je soupçonne sa présence. Mais aucun discours sur Dieu n’est satisfaisant, les conduites religieuses sont toujours suspectes, et les critiques de Marx comme de Freud sont fondées. Alors comment vivre ? Si tout se désagrège, soumis à une critique cohérente, ma première sécurité sera de me conduire selon, ma conscience. Je me découvre donc philosophe et croyant. Philosophe, parce que je me méfie perpétuellement du croyant que je suis. Croyant, parce que le message chrétien me concerne et m’interpelle. Le croyant en moi provoque le philosophe et le philosophe ne parvient pas à réduire le croyant. Et ce dialogue est source de vie. » (source)

Croire pour vivre, vivre pour croire, et en croyant, donner la vie.

Le monde est ce que nous croyons qu’il est. N’en soyons pas dupes. Changeons de point de vue, le monde changera. « Douter de tout ou tout croire deux solutions qui nous dispensent de réfléchir ». Henri Poincarré

Source : http://eden-saga.com/

Service d’Autrui ou Service de Soi

les hathorMessage des HATHOR N°9 – 8 février 2012 – Itsraq et Ishmaël, les enfants d’Avraham

Nous te saluons Miléna@OR,

Nous vous saluons, vous tous qui lisez ces quelques lignes, nous sommes les Hathor.

Nous venons vers vous en cette pleine lune, afin de vous parler de la meilleure façon d’explorer le Doute, car contrairement aux apparences, le Doute est une pierre que vous pouvez tailler et polir comme une pierre d’achoppement, afin d’en faire la pierre d’angle du Saint Edifice et définir son orientation dans l’espace à trois dimensions…

Le Doute est aussi la base du mortier dont vous faite les briques pour toutes vos constructions.

Pourquoi parler de Doute alors qu’il nous est répété que le plus ‘important est d’avoir la Foi ?

Le Doute est un Guide, une boussole, un moyen de s’orienter dans l’obscurité. Le Doute est la seule certitude dans un monde de limites où la réalité n’est pas là une fois pour toute, mais dépend de ce que vous observez.

La Foi comme un étalon de la Lumière illimitée, est la principale unité de Mesure.

Pour bâtir il vous faut une Règle, une Equerre et un Compas, n’est-ce pas ? L’équerre est votre Foi et le compas est votre Doute… La Règle, nous en reparlerons plus loin.

La Foi doit être comparée au Bâton de Moïse qui a ouvert la mer rouge afin de laisser sortir les Hébreux. Cette sortie des limites de la matrice que représente symboliquement l’Egypte ne pouvait se faire sans la Foi. Ce Bâton de Foi peut donc opérer tous les miracles.

Pendant que vous marchez dans le désert et vous appuyez sur ce Bâton, il vous mène à bon port, quoi que vous experimentiez, votre Foi, c’est la garantie que tout est juste et bienvenu.

Le Sens de la Mesure n’a de sens que dans la démesure d’une Certitude sans limites. Il ne peut y avoir de doute concernant votre destination et vous le savez. Vous pressentez votre mission … vous connaissez Votre Terre promise … La seule limite se situe à la croisée du chemin.

Comment introduire l’illimité au sein du limité ?

Ce chemin qui vous mène à bon port, quadrillé de tant de carrefours, est le terrain de jeu de toutes les interactions possibles qui vont construire votre Responsabilité, votre Royauté. Le ciment de cette construction est votre Foi. Mais comment construire si vous n’avez pas taillé la pierre ou façonné la brique de votre Doute ? Le matériau doit s’adapter aux fins de la Divine Proportion.

Pour élever cet Edifice intérieur il vous faudra façonner des briques, et chacune de ces briques sera fabriquée à partir de la Terre de votre Doute et ensuite séchée au Soleil de la polarité de votre Discernement.

Les briques sont les pierres taillées qui vous permettent d’édifier cette Pyramide à quatre cotés dont nous vous avons déjà parlé. (voir le Message des Hathor N° 3- La Force d’Annulation, Secret du 13ème Son)

Ces briques sont toutes comme autant de boussoles polarisées qui permettent à cet Edifice de s’orienter. Car rien n’étant statique, tout est en mouvement, et vous ne pouvez construire que sur le sable mouvant de l’Octave de vos Densité de Temps. Comme autant de fractales chaque brique détermine l’orientation de la totalité.

Le grand chantier sera à son apogée à la fin de cette année 2012.

Lors de la construction de la Tour de l’Alliance des dieux (voir Message des Hathor N° 8 – La Tour de l’Alliance des trois cerveaux), vous avez expérimenté son contraire : le puît, et l’eau a abondée, à tel point que vous vous trouviez inondés de tant de connaissances, vous ne pouviez plus vraiment avancer. Il vous fallait absorber toute cette eau, vous remettre un peu au sec et goûter de nouveau à la poussière afin que la soif vous revienne.

Tout le monde l’a expérimenté en son temps individuel et certains ressentent encore ce phénomène de trop plein d’eau. C’est le surplus de mémoires qui demandent Reconnaissance et Réparation.

Maintenant que nous avons posé les bases de cet enrichissement, nous allons commencer à réellement travailler dans le but de fructifier. La Terre ameublie peut maintenant être labourée afin de préparer l’ensemencement, dans la Maîtrise Parfaite des outils qui vous sont dévolus …

Encore faut-il les Reconnaître ces outils ! … Les reconnaissez- vous ? Ou bien avez-vous encore des doutes sur ce qui vous appartient vraiment ?

Comprenez-vous le vrai sens du Doute et de la Foi ?

Ils sont les deux polarités qu’il faut apprendre à exploiter au mieux de vos possibilités, comme deux outils que vous devez manier. Ce ne sont pas les mots qui ont une importance ici mais la valeur que vous leur donnez. De la même façon ce n’est pas l’outil qui fait l’artisan, mais son expérience de l’art.

Le Doute comme unique certitude vous protège du Fantasme et la Foi comme unique certitude vous protège de l’Incertitude.

Le Doute est le compas du Service de Soi et la Foi est l’équerre du Service d’Autrui. Les deux sont au Service de la Loi de UN. La Loi de UN définit la Règle qui réunit les Services en un seul Point d’édification. : »Aimes ton prochain comme toi-même », principe de base de la Création.

Le Créateur veut Se connaître Lui même, ceci est le Service de Soi, dans un Don sans réserve pour Sa Création, ceci est le Service d’Autrui.

Es-il besoin de souligner que nous employons ici le Maître mot « Service »… Il n’y a de Servitude qu’en esclavage au sein des limites de la Création. Comment ces limites peuvent-elles devenir illimités ?

Prenons l’exemple de la Terre, elle est une sphère avec ses limites, mais nous pouvons en faire le tour sans jamais s’arrêter … C’est le moyen de faire entrer l’illimité dans le limité.

Imaginons un homme du moyen-âge marchant tout au long de sa vie dans la même direction sans jamais en changer, il ne peut que s’apercevoir combien la terre est sans limites et alors sans aucun Doute affirmer qu’elle est infiniment plate… Sans aucun Doute l’homme est en Servitude puisque ce qu’il observe est Sa propre réalité.

La notion de Service implique de se confronter à une tout autre réalité, un engagement une fois pour toute, qui se situe parfois à mille lieux du champs d’observation directement dépendant de la zone de confort que vous avez souhaité vous attribuer.

Le Service est bien plus contraignant que la Servitude ! …

Lorsque vous accueillez l’échelle de la multidimensionnalité au sein de votre parcours de vie, et cela, à chaque instant. Vous engagez la totalité de votre Être au sein du Service dans le choix immuable qu’ordonne votre polarité et ne connaissez plus la servitude.

Rappeler vous, l’Equerre de la Foi n’est pas la croyance, le Compas du Doute n’est pas l’incertitude, et la Règle est toujours la force de votre engagement. Sachez maintenir cet engagement en gardant confiance en la Sagacité de votre Discernement, ainsi, à chaque instant, en conscience, vous vivrez en Maîtres, au Service de la Loi de UN.

La promesse de cette année est celle de la Délivrance des enfants d’Avraham. L’Unité se présente comme étant la norme et de plus en plus, vous êtes nombreux à avancer dans cet état esprit, et ceci est une première victoire. Encore ne faut-il pas céder à la tentation de la Servitude. Ne vous préoccupez de rien et restez simplement engagé dans le Service, ne laissez en aucun cas pénétrer le jugement qui sous-tend la culpabilité. Rappelez-vous il n’existe en dernier ressort que le Service, puisque entre Soi et Autrui il n’y a plus de séparation.

La Dualité entre le Doute et la Foi est un des derniers remparts de cette petite guerre qui ne demande qu’à transmuter. Mais ce sont toujours les guerriers les plus subtils qui tardent à rendre les armes. Encore faut-il que soit conscientisée cette essentielle querelle de clocher !…

Peut importe le choix de la polarité seul l’engagement est décisif, c’est la Règle, le troisième terme, le secret du Saint Esprit , la promesse du cinquième élément, l’attribut quantique ou enfin, la ligature du 13ème Son. (Voir le Message des Hathor N° 2- Développer l’Attribut quantique).

Vous comprendrez bientôt que tout ce que vous avez rejeté vous servira de point d’appui pour le saut quantique de Conscience que vous, qui lisez ces lignes, ne pourrez pas manquer. Soyez fins prêts pour la Délivrance, bientôt vous entendrez le Son de la corne d’abondance retentir depuis le fin fond de la galaxie…

Ce sera tout pour aujourd’hui, nous vous remercions pour votre écoute et vous saluons.

Nous sommes les Hathor et nous vous aimons et vous honorons.

Les Hathor

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