Réflexion suite au Message N° 6 – 23 novembre 2011 – Yessod – Yossef

« Entrez au plus profond de la blessure et exagérez la, donnez lui l’ampleur qu’elle mérite et regardez la en face. Faites lui l’honneur de prendre place au sein de vous et à ce moment, installez la sur le trône de gloire et louez la… Cette reconnaissance est le début de la réparation. Lorsque vous arrivez à aimer vos blessures, elles sont en voie de rédemption. » Les Hathor

Le Trône de gloire : HOD

Entre Netzah : la Victoire, la Combativité et Hod : la Splendeur, la Gloire, la Reconnaissance, vient prendre place Yessod : le Fondement, le Désir de se lier . Nous nous trouvons dans la sphère de la Volonté.

Chaque séphira correspond à un patriarche:

Avraham correspond à Hoch’ma, Itsraq à Binah, Yaacov à Tiphéreth, Moïse à Netza’h, Aaron à Hod,Yossef à Yessod et David à Malkhout.

Netsah est un attribut incarné par Moïse, dépositaire de la Torah offerte au peuple d’Israël, et qui constitue le vecteur du flux intarissable de la sagesse de la vie. La Torah est source de la pérennité de l’humain. Aussi, l’élection de Moïse est due à l’attribut de netsah qui le caractérise. Le Courage, la persévérance.

Aaron le Grand-Prêtre, représente par contre de par son sacerdoce, le culte rendu à l’Eternel dans le lieu et le moment désigné : d’où l’attribut de hod – la magnificence. Au flot de l’enseignement de la Torah qui s’inscrit dans l’éternité des temps et qui est représenté par Moïse, vient en vis-à-vis le culte sacerdotal dans toute son ampleur, ordonné et exécuté selon des principes et des règles établis dans le moindre détail. L’Humilité

La sainteté et la sagesse de la Torah sans limites, sont mises en opposition avec le Temple, lieu délimité de la résidence de la présence divine.

L’équilibre de ces deux extrêmes en apparence, donne naissance à l’attribut de yessod – fondement.

En d’autres termes, l’enseignement de la Torah et le culte rendu à l’Eternel, le sacerdoce, font émerger le mode de vie à suivre, fondement de la conduite et de l’ordre établis dans le monde de l’action. La Torah infinie, netsah, s’exprime dans le sacerdoce, le hod, la magnificence, et se déploie dans la vie qui fonde notre existence, représentée par l’attribut de yessod.

Celui-ci se retrouve chez Yossef Ha Tsadiq. Confronté à ses frères et livré à lui-même, Yossef est le symbole du fondement représentant le lien entre Moïse dépositaire de la Torah et de la pérennité qui la caractérise, et du Grand-Prêtre Aaron qui évoque le Temple et le culte sacré rendu à l’Eternel.

Le Triangle de la Volonté

Netzah

La Netzah, « victoire » ou « éternité ») est la capacité de prendre des initiatives pour réaliser ce à quoi il aspire et perpétuer son existence. Elle est la force directrice primaire de l’âme. Lorsqu’un être est mobilisé dans le service de la sainteté, il réalise que la confiance et l’initiative sont des qualités que D.ieu lui a transmises. C’est la conséquence de la Emouna ( foi,confiance authentique), que D.ieu se soucie de son bien-être.

Dans sa tentative de concentrer l’énergie du moi sur un engagement actif avec la réalité externe, le pouvoir de la netzah est responsable de la détermination confiante et de la résolution avec lesquelles l’individu relève les défis de la vie.

En particulier, netzah qui peut vouloir dire « éternité », symbolise la victoire sur la mort, le pouvoir de perpétuer la vie.

Hod

Hod, « action de grâce », reconnaissance ou splendeur est la faculté de reconnaître. admettre, la vérité, c’est-à-dire faire preuve d’honnêteté, de se confesser ou de capituler. C’est-à-dire de renoncer à une idée à laquelle on tient au profit d’un rapprochement à la vérité.

Dans la Torah, la plus importante stipulation dans la conduite de ses affaires est d’y faire preuve de bonne foi, c’est-à-dire d’y faire preuve d’honnêteté. L’honnêteté signifie d’abord et avant tout de tenir sa parole dans ses relations d’affaires et de ne par manipuler les autres par son discours.

Les séfirot de victoire – netzah – et de reconnaissance – hod – sont dites partenaires.

Le partenariat requière deux individus. L’un joue le rôle de sénior, correspondant à la séphirah masculine de victoire, l’autre, le rôle de junior, correspondant à la séphirah féminine de reconnaissance.

Ces deux séfirot sont également symbolisées par les deux plateaux d’une balance, indiquant qu’ils nécessitent tous deux d’avoir le sens de l’équilibre.

La réciprocité entre les « gains » et les « pertes » représente l’équilibre entre la victoire relative (le gain) et la reconnaissance (la perte).

Cette réciprocité est appelée « la roue qui revient ». C’est par conséquent une des plus fortes motivations de la charité, comme il est indiqué dans le Talmud.

En se donnant la possibilité d’abandonner le contrôle, l’être devient de plus en plus réceptif à la multitude de « vibrations ».

Hod dérive de la racine du mot « écho » qui résonne …

Une petite histoire … Avant que le monde ne se vide de ses dieux, il existait dans une lointaine contrée, une montagne sacrée dont l’écho rendait le son de la vérité.? L’Écho de la Vérité

L’attribut interne de hod, la témimout , « sincérité », est la propriété de l’âme qui reflète le plus la foi simple au travers de relations honnêtes et de confiance avec autrui.

Au travers de chaque action de hod, l’individu crée un « réceptacle » capable de recevoir la bénédiction.

Le potentiel de hod pour promouvoir « l’abandon de soi » donne à l’individu la capacité de conserver sa vision et ses objectifs, tout en lui permettant ainsi d’avancer avec confiance et droiture vers l’autre, en acceptant les obstacles qui se trouvent sur son chemin.

Pour cette raison, hod et netza’h sont décrites dans la Kabbale comme les « jambes » de l’âme qui, dans une démarche unifiée, mènent l’être sur l’indéfectible chemin vers l’accomplissement.

Selon la Kabbale, la jambe gauche, hod, est la partie la plus vulnérable du corps.

En plus de travailler conjointement avec netzah, il est souvent nécessaire que hod, de par sa nature intrinsèquement passive, supprime la tendance agressive de netzah. Dans la posture soumise de hod se trouve implicitement la capacité permettant à l’être de reconnaîtr, de manifester de la gratitude, d’admettre et par là même de partager au profit d’une plus large et plus suprême entité que le moi individuel et isolé.

Le pouvoir transcendant de hod d’inspirer l’égo vers un attachement à une réalité plus sublime est ce qui dote son possesseur de « l’aura de splendeur » qui est également une des significations de hod.

Yessod

Le Yessod, « fondation » est le pouvoir de réaliser, de concrétiser, le pouvoir créatif latent de l’être. La dynamique, l’impulsion vers l’accomplissement personnel.

Le yessod est dépeint dans la Kabbale comme l’instrument de l’énergie procréative de l’homme. Ultimement, il recherche une connexion intime avec autrui, comme moyen de valider,vérifier ou d’accomplir l’égo.

De la même façon que Daat sert de pont pour connecter l’intellect aux émotions, yessod cherche à canaliser les émotions dans la pensée, la parole et l’action.

La propriété de vérité, inhérente à yessod, signifie le besoin de se réaliser extérieurement et par conséquent de valider la valeur de nos aspirations et désirs les plus profonds.

Plus une personne est vigilante dans ses paroles, plus ce discours devient puissant. Cela revient à dire, dans un sens spirituel, que cette personne sanctifie sa parole, c’est-à-dire qu’elle se retient de tenir des propos vides de conscience.

Dans la Kabbale on dit que « la conscience se dissimule dans la bouche ». Plus le discours d’une personne est investi de conscience, plus ses paroles ont de poids.

Le pouvoir expérimental de la fondation, yessod est la vérité. La pire des plaies étant le mensonge et la tromperie.

La Balance de la Justice Divine

La Confiance racontée en deux histoires de la Bible

Le Michpat : le Jugement, le Procès, la Justice non cartésienne

La raison essentielle qui éloigne l’homme de D.ieu, selon le Zohar, est le fait que l’homme est incapable de comprendre la manière dont D.ieu gère et juge son monde.

Nous sommes confrontés à des situations qui semblent se ressembler en tout point et pourtant, tout est tellement différent. Pourquoi l’un va avoir une vie brillante et l’autre une vie catastrophique.

C’est la capacité de discerner entre ces situations qui s’appellent le Michpat …

Rav Dynovisz nous raconte deux histoires apparemment identiques mais dont les réactions des personnages principaux vont être diamétralement opposées et pourtant… De l’histoire ancienne dans l’histoire moderne. Voyage jusqu’au Pakistan et l’Afghanistan avec les tribus perdus !

Le rav va nous conter deux histoires qui se situent à quelques siècles de distance et il va les comparer. Le rav sait raconter avec talent et détails instructifs.

Faut il se rendre ? Faut il céder à nos ennemis ? Deux histoires avec deux situations apparemment semblables et deux réactions opposées et les deux ont raison. Pourquoi ? L’un est le Guilgoul (réincarnation) de l’autre.

Le rav continue comme il l’a fait la veille à jouer sur les mots pour en tirer le sens et la quintessence et il finit enfin de manière originale en présentant 4 personnages différents qui, par leur configuration, indiquent la manière dont D.ieu dirige le monde.

Voir la Vidéo :C’est Vrai, c’est Faux…C’est Faux, c’est Vrai

Le Coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas

« Les expériences qu’il vous sont données de vivre sont significatives de votre mission, nous vous l’avons dit et nous vous le répétons. » Les Hathor

La différence entre être choisi et être élu, c’est que l’élection n’est pas cartésienne. L’élu(e) de notre coeur ne dépend pas d’un choix qui émane de la raison.

Quels sont les critères qui ont justifié le choix des expériences qui nous sont données à vivre ? Notre mission nous dépasse, et c’est la raison pour laquelle il est si difficile de la discerner. Notre mission n’est pas toujours ce qu’on aurait envisagé. Pourtant nous devons l’accepter… Cette nécessité d’acceptation créé les voiles qui nous empêche de discerner.

Nous avons le libre arbitre, mais au fond, avons nous le choix ?

Le point de départ du Michpat ou Justice Divine est le coeur, l’intelligence du coeur se rit de la raison.

« Croyez vous que nous attendons de vous autre chose que ce que vous présentez ? Non, nous nous contentons de contempler votre expression et nous rions, nous rions. Oh, pas pour nous moquer, simplement pour vous aider car notre Joie est le sang de la création. »Les Hathor

« Apprenez à rire de ce qui vous blesse, riez à en perdre haleine car c’est une grande chance pour vous que d’être blessé, cela prouve à quel point vous êtes encore vivant. » Les Hathor

La Joie naît de ce qui se passe à l’intérieur de soi et demeure quoiqu’il advienne au dehors. La joie, c’est le sentiment intérieur qui nous ravit durant les instants pénibles de l’existence, même lorsque nous nous sentons très tristes. Son émergence est subtile, il y a tout d’abord une délivrance du « souhaité », la suppression de la charge spatio-temporelle du désir. Il y a surtout une symbiose éphémère et parfaite, entre ce que nous sommes et la vie. Le plaisir exaltant dans lequel nous ressentons une harmonie entre ce que nous sommes et ce qui est.

La Torah n’envisage pas la Joie comme une nécessité ou une sorte de tolérance faite à la nature humaine, c’est à l’inverse, une notion sérieuse, sublime et originelle.

Les Hathor disent:  » La Joie est le sang de la Création « 

Bonne réflexion,

Miléna

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer le nom de l’auteur milena@OR et la source: http://elisheanportesdutemps.terrenouvelle.ca

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2014/ Aux Portes du Temps


Print Friendly, PDF & Email