Transmis par Samuel

Quel degré d’autodestruction dois-je atteindre avant de me reconstruire ? Jusqu’où me laisserai-je désacraliser mon esprit et mon corps ? Je nourris encore une graine dépravée à l’affût de la moindre occasion pour germer intérieurement.

Le courant de notre société, oscillant entre amoralité et immoralité, nous plonge toujours plus dans les Ténèbres. Lorsque l’on est tout au fond de l’obscurité et que l’on regarde vers le haut, ce n’est plus que son propre reflet tordu que l’on voit. Le piège de la Séparation s’est complètement refermé. Nous fuyons ce reflet pour partir en quête de miroirs complaisants offrant de plus confortables représentations de soi.

Nos étincelles de vie se sont éparpillées sur le sol de cette planète. Les Ténèbres ont remonté leur couverture afin de se les approprier. Il devient facile de croire que Dieu ferme les yeux depuis trop longtemps sur ce qui se passe ici-bas.

Vient désormais le Temps où la Source divine envoie des Porteurs de Lumière au plus profond de ces abysses terrestres. Ces Porteurs de Lumière viennent insuffler le courage nécessaire à l’amorce d’une remontée suffisante au point de distinguer de nouveau la Lumière Véritable de la fausse lumière.

Cette fausse lumière est celle-là même qui nous conduit à être sans cesse plus amoureux des fausses images de nous-mêmes. Du plaisir par procuration et des jeux dans l’idolâtrie de dieux du stade étanchent cette soif savamment entretenue. Tels sont les autels auxquels nous sommes incités à prier, et devant lesquels je ne m’agenouillerai plus. Je délaisse les célébrations des reflets faciles que l’enorgueillissement nous apportent en trophée. Le Cœur se fane sous le tapage des divertissements et le confort matériel.

Alors que l’horizontalité hypnotique attire tous les regards, je lève les yeux vers ces messagers du Ciel qui se détachent pour plonger au plus près de chacun. Ils viennent refermer la plaie béante laissée par la Révolution française. Le découplage de la guidance céleste sur les affaires terrestres y fut enclenché. Le catholicisme porte dans sa fondation les germes de sa nécessaire destruction. Le protestantisme, le christianisme orthodoxe, le judaïsme et l’islam sont détournés pour être des outils du chaos. Ces Formes imparfaites traduisent de moins en moins la nécessaire conduite divine de la destinée des hommes. L’obsolescence des religions, que d’aucuns nomment apostasie, fut alors confondue avec athéisme. La Monarchie de droit divin fut mise en suspens afin qu’une Forme temporaire de gouvernance détruise la Forme obsolète des religions. La démocratie se sachant périssable et entropique lutte maladroitement pour se maintenir au-delà du Temps que Dieu lui a accordé.

La Source divine laisse l’Humanité atteindre le degré nécessaire de destruction de toutes les formes obsolètes. Le dernier degré requis s’approche à grand pas. Les Porteurs de Lumière entrent parallèlement en action, traduisant l’Amour sans faille de Dieu pour la Vie sur notre planète.

Plus ce qui nous entoure est source de distractions et de plaisirs préformatés, plus nous y consacrons notre temps et notre énergie, et moins nous en avons pour la réflexion et l’étude. Ce sont pourtant deux tâches nécessaires pour comprendre la nature réelle des dragons. Ceux-ci ne se révèlent pas d’eux-mêmes.

Les mystères des dragons se conquièrent.

Cette quête appelle des sacrifices. Le mot « sacrifice » dans son sens originel signifie rendre sacré. Ce que je décide de rendre sacré est mon temps, mon esprit, mon corps. Trois terrains de conquête pour les Ténèbres. Trois terrains que je m’efforce de défendre.

Le temps, l’esprit et le corps sont mes trois piliers pour la réflexion et l’étude.

Une pouponnière de dragons

Je me suis rendu sur les rives du lac Memphrémagog il y a presque deux ans. L’énergie d’un dragon s’est faite sentir alors que je me laissais hypnotiser par la surface de l’eau. Un nom s’était formé en mon centre, Agrosius. Je percevais cette rencontre comme anodine. J’étais là. Il était là. Simplement.

Les mois s’écoulèrent jusqu’à ressentir un matin l’appel pour acquérir des crânes de dragon en cristal. Le hasard m’amena à en acquérir 13. Ils ne m’étaient pas destinés, je devais simplement trouver la bonne personne pour chacun. Le plus gros d’entre eux ne me laissa pas indifférent. Un nom me parvint très rapidement, Osiriam. Il devait rester avec moi selon mon intuition.

De nombreux mois s’écoulèrent de nouveau. Mon dragon Arzus me tira de mon indolence afin que je travaille avec le crâne de dragon du nom d’Osiriam. Cette fois-ci, c’est le nom d’Agrosius qui jaillit. Je ressentais de fortes palpitations dans la poitrine ainsi qu’une énergie ne laissant aucun doute sur sa présence dans ce crâne de dragon. Les dragons se révèlent tous dépositaires de savoirs et de secrets que rien ne laisse paraître. Ce jour-là, l’un d’entre eux me fut révélé :

Les dragons nous apportent notre propre Lumière.

Lorsque je ressentais une crainte certaine lors de mes premiers contacts avec les esprits-dragons, ce n’était pas simplement la culpabilité enfouie de mes sacrilèges à leur encontre. Au-delà de l’acceptation des choix que j’avais posé dans des vies reculées, quelque chose d’apeurant se tapissait au fond de moi. La réponse à cette question languissante se cachait dans cette Vérité.

Le retour de sa propre Lumière est aussi effrayant que l’obscurité.

Dialogue avec le dragon Agrosius

Agrosius : Samuel, enfin tu te connectes à moi, tu me manquais depuis le lac que tu nommes Memphrémagog. Non, je ne suis pas la grande dragonne rouge du lac. Elle est la mère de nombre d’entre nous. Elle est l’une des Grande-Mères dragonnes. Elles sont peu nombreuses sur cette planète. Elles enfantent lorsqu’un dragonnier ou une dragonnière se présentent à elles et se montrent dignes de guider l’un de ses enfants. Vous êtes autant nos guides que nous sommes les vôtres. Vous avez accès à tellement de potentiels que nous apprenons et évoluons grâce à vous. Il en est de même pour nous. Nous avons beaucoup à vous offrir. De l’Amour tout d’abord, ce même Amour qui vous fait tant défaut et dont l’absence vous égare de vous-même.

Samuel : Quelle était cette énergie que je ressentais dans le champ qui bordait le lac ?

Agrosius : La mienne et la sienne. Tu n’avais pas fait la distinction entre nos deux énergies. Tu t’imaginais que j’étais le gros dragon rouge que certains riverains peignent chez eux. Je trouvais cela très drôle. Ce n’est pas ma première présence sur Terre, elle a beaucoup changé depuis ma dernière venue. Les hommes n’étaient pas si ignares des dragons dans le passé. TU n’étais pas aussi ignare!

Samuel : Des questions sans réponse, je n’en manque pas en effet. Je voudrais savoir tout d’abord quel est alors le nom de la grande dragonne rouge ?

Agrosius : Le nom véritable de notre Grande-Mère signifirait dans votre langage « abondance ». Je peux te suggérer un nom accessible, celui d’Attila. Elle est très révérée car elle est restée sur Terre tout au long de notre grande Absence. Son nom reflètent d’abord son pouvoir d’Attraction et se finit par -ila qui est la fréquence d’abondance. De nombreux noms sacrés des dragons furent détournés et renversés. Nos noms de vibration féminine devinrent masculin pour l’homme. Les plus Grands et Grandes d’entre nous furent donner aux plus vils d’entre vous. La profanation de l’héritage des dragons se manifeste aussi ainsi depuis que ce que tu nommes les Ténèbres ont pris la direction de ce monde.

Samuel : Y a t-il d’autres dragons en ce lieu du Québec ?

Agrosius : Mes frères et sœurs sommes nombreux sur les bords du lac. Nous grandissons sous l’aile protectrice de notre Grande-Mère. Nous n’avons pas de corps physiques perceptibles par votre propre fréquence vibratoire, dont la périodicité de vos ondes sont lentes et l’amplitude moins élevée que la nôtre. Lorsque vous parlez d’accélération vibratoire, cela correspond à raccourcir la périodicité de vos ondes et accroître leur amplitude.

Je vais t’apprendre deux choses importantes aujourd’hui.

Par un allongement de la périodicité de votre onde personnelle, vous êtes plus enclins à la stagnation et à la répétition de vos erreurs. Il n’y a plus l’élan nécessaire pour capitaliser sur vos expériences de vie, sur votre passé, pour sortir de la trajectoire prédéfinie par ce qui vous environne.

Par un abaissement de l’amplitude de votre onde personnelle, vous vous éloignez de l’éveil de conscience. Votre vision du monde est ramenée à un état inférieur où la profondeur et la complexité sont absents. Elle se rapproche de la dimension plane. Tu comprends donc ta dernière expérience de projection astrale ?

Samuel : J’ai fait un voyage astral assez déroutant. Diriger sa projection astrale est vraiment une science inexacte pour moi.

Agrosius : Ta difficulté à te diriger hors de ton corps provient de la puissance des égrégores sur Terre. Quand une énorme masse de gens oriente ses pensées sur quelque chose, l’égrégore créé devient un véritable puits gravitationnel vers lequel il est facile de glisser.

Samuel : Je me suis retrouvé face à une surface plane s’étendant infiniment dans toutes les directions. Des formes géométriques aux formes anguleuses formaient des motifs sur sa surface. Un enchevêtrement de polygones. Une intense couleur verte prédominait. La surface se mettait ponctuellement en mouvement. Ce que je croyais être une seule surface était en réalité un mille-feuille où chaque feuille glissait au-dessus ou en dessous d’une autre. Il n’y avait pas d’effet de profondeur ou de perspective. Comme si je regardais ce plan d’existence avec un œil unique. Intégrés à certaines feuilles de la surface, des êtres étaient présents et m’observaient. Ils ressemblaient à des Mantidés que l’on aurait fait en origami plane. Ils me mettaient mal à l’aise.

Agrosius : Ce que tu as découvert cette fois-là est ce que vous apparentez à la 2D ou la deuxième dimension. C’est un plan d’existence très répandu dans l’univers. C’est un plan inférieur très éloigné de votre réalité. Il est un sous-jacent à votre monde. Il y a normalement peu de « portes » pour y accéder. Par contre, ce dont tu as été témoin est un plan de deuxième dimension en vert négatif.

Les couleurs primaires de la lumière sur Terre sont le rouge, le vert et le bleu. Dans l’œil humain, vos trois types de cônes vous servent à décomposer la lumière en ces trois couleurs primaires.

Samuel : Agrosius me fait faire des recherches sur le Vert négatif (V-) car mon registre de connaissances est trop limité pour que je reçoive la suite de son message. Le Vert positif est celui du spectre visible. Le Vert négatif est une onde porteuse déstructurante. Il provoque des ruptures de forces et crée des déséquilibres vibratoires. Maîtrisée, cette onde servait aux Égyptiens pour déshydrater leurs morts et soustraire les corps à la décomposition.

Agrosius : Employé à mal escient, le Vert négatif induit l’allongement de la périodicité et l’abaissement de l’amplitude de votre onde personnelle. Il vous branche sur ce plan d’existence que tu as visité en voyage astral. Tu comprends donc ce que cache l’enjeu de capter votre regard de longues heures devant vos écrans de télévision à regarder vos terrains de jeu dont le spectre lumineux contient aussi du Vert négatif.

Samuel : Agrosius ne souhaite pas détailler davantage. J’entendais un autre nom au travers de ton crâne de dragon, qu’en est-il ?

Agrosius : Tu vas trouver la situation paradoxale. Le fait qu’un grand nombre d’humains se branchent sur des fréquences d’enfermement, cela permet de créer des espaces dans votre monde pour que des fréquences de réunification se mettent en place.

Il s’agit d’Osiriam, un autre aspect de toi que je porte pour toi et que tu devras réintégrer. N’oublie pas que comme tout humain incarné présentement, tu es fragmenté. Chaque fragment a un nom. En tenant les premières fois mon crâne de dragon entre tes mains, c’est une partie de toi que tu as entendu, que tu as reconnu.

Samuel : Est-ce des noms propre à chacun ou commun à tous ?

Agrosius : Tu commences à comprendre. La réponse est cependant plus complexe que tu ne le voudrais. Vous êtes chacun fragmenté de manière unique en quelque sorte. Les fractures de votre Être véritable sont propres au vécu de chacun. Cependant, vous avez en commun les mêmes aspects de votre Être qui vous ont été retirés. Ton Osiriam ne ressemblera à aucun autre Osiriam. Il a sa propre colloration. Les Osiriam sont des éléments clés, c’est la part multidimensionnelle de vous qui fait le pont entre l’Âme et l’Esprit. Tu avais déjà compris que l’Âme est l’ensemble de ce que tu es, de ce que tu as été et de ce que tu seras sur Terre. L’Osiriam est en quelque sorte la Couronne que porte l’Âme, celle-là même qui est ton être transdimensionnel faisant le pont entre ton Âme et l’Esprit auquel tu es une émanation.

Mon crâne de dragon est en mookaïte jaune. Ce n’est pas un choix anodin puisque je porte ton Osiriam. Ton Osiriam est du Rayon Jaune. Nous savons que tu as peu d’attrait pour la notion des Rayons. C’est pourtant important de connaître le Rayon auquel on appartient afin d’embrasser pleinement ce que l’on vient réaliser dans son incarnation physique.

Tu peux maintenant retranscrire cet échange afin que chacun comprenne pourquoi plusieurs dragons vont être amenés à se présenter à chacun. Nous portons les aspects de votre propre Lumière qui vous ont été retirés dans l’accomplissement de votre Œuvre sur Terre.

Crédit illustration : Sakimichan

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