Transmis par Sabine Wolf

Nous sommes en train de vous écrire l’histoire de la Création sous un angle nouveau. Ce n’est qu’un récit mais il doit servir de base pour nos rencontres et nos échanges, servir de fondement pour nos explications et votre compréhension de CE QUE et de QUI vous êtes véritablement.

En voici quelques extraits, cités dans les leçons de Saint Germain, qui vous en donnent un aperçu en attendant que la traduction française soit complétée.

Début des extraits tirés de “La danse de la vie“:

Le début de Tout ce qui est ou le voyage du “ÇA“

Au commencement étaient la LUMIÈRE, l’ESPRIT, la présence UNE.
“ÇA“ était rempli d’Amour et de Sagesse,
plein de puissance et de force de rayonnement,
mais sans expression et sans être conscient de sa propre existence.
“ÇA“ était TOUT et RIEN.
Alors un jour, “ÇA“ s’en alla dans le champ du RIEN
pour, ici, devenir le TOUT.

Au début de notre histoire, il y a eu une présence – pas un être, mais une présence dans le cosmos. Nous l’appelons “PRÉSENCE UNE“ ou “ÇA“.“ÇA“ était espace et centre, étendue cosmique et limite extrême. Mais rien de cela n’était concevable ni palpable. “ÇA“ était une présence “dormante“ au pays du TOUT et du RIEN. “ÇA“ reposait en un calme infini. Rien n’était en mouvement. Rien ne respirait. Rien ne se produisait. Rien n’était à faire. “ÇA“ ÉTAIT tout SIMPLEMENT. Et si “ÇA“ avait parlé, il n’aurait probablement prononcé que les seuls mots: “JE SUIS“.

La “PRÉSENCE UNE“ était obligée d’accepter que rien ne change, que son immense potentiel de Lumière et d’Amour ne puisse pas s’exprimer, que toute sa sagesse et sa puissance ne serviraient finalement à rien. “ÇA“ l’accepta longtemps – jusqu’à un jour bien précis.

Ce jour cosmique-là, “ÇA“ ressentit au plus profond de soi la toute première pensée divine et “ÇA“ l’énonça dans les profondeurs insondables de son être: “ICI et MAINTENANT cela suffit!“

Et “ÇA“ fit une toute première respiration. Cette respiration déchira “ÇA“ en son intérieur, ouvrit “ÇA“, traça des canaux à partir de son centre et déclencha un bouleversement gigantesque dans tout “l’Omnivers“. Toutes les structures environnantes spirituelles et énergétiques se trouvèrent prises en un tourbillon de mouvement et s’engouffrèrent en mugissant à travers les canaux ouverts jusque dans le cœur de “PRÉSENCE UNE“. Et Dieu sait que cela a été sacrément inconfortable! À un certain moment, “ÇA“ revint à lui, fut très étonné et se demanda: “mais qu’est-ce qui se passe?“

Finalement, “ÇA“ pensa: “Il FAUT qu’il se passe quelque chose! Je ne supporte pas CELA plus longtemps!“ Car il y avait quelques millions d’années que “ÇA“ se trouvait dans cet état d’ouverture mugissante. “ÇA“ est un peu plus patient que vous. Vous, vous trépignez déjà quand rien ne change au bout de trois jours. “ÇA“ devait faire quelque chose, mais quoi? Rien que le fait de FAIRE n’avait encore jamais existé. Qu’est-ce que c’est – FAIRE? Comment est-ce que cela fonctionne? Comment faut-il s’y prendre? Des questions dans la Lumière éternelle – et pas de réponse à l’horizon!

Alors, à la fin, “ÇA“ commença lui aussi à s’agiter et voilà qu’il en inventa le tout premier mouvement. Ce mouvement n’a jamais cessé jusqu’à aujourd’hui, car il est encore nécessaire pour aller plus loin, pour exprimer quelque chose, en faire l’expérience et le transformer. “ÇA“ s’agita de manière incontrôlable et mit tout son univers sans dessus dessous. Des choses trépignaient et bougeaient aux fins fonds de “ÇA“. Mon Dieu, encore quelque chose de nouveau: une ASPIRATION, un SOUHAIT qui devint brûlant. Soudain, cela tracassa “ÇA“ de ne pas vraiment savoir ce que c’est. “QUE – SUIS-JE?“

Pendant tout ce temps, “ÇA“ avait vécu sans savoir QUOI, QUI ou POURQUOI “ÇA“ existait. C’était une constatation véritablement renversante. Il fallait que “ÇA“ y trouve une réponse! Au plus profond de son être, “ÇA“ le pressentait: la réponse ne pouvait se trouver qu’au cœur du TOUT ou, au contraire, dans le RIEN. Car il n’y avait rien d’autre que le TOUT et le RIEN, pas même un cœur. Alors, “ÇA“ commença d’abord par créer un CŒUR et un espace vital avec une limite extérieure. Puis, il créa une CONTREPARTIE au TOUT.

La première ère de Cristal ou “LUI“ et “ELLE“ poursuivent le voyage

Les essences de “ÇA“ se sont fendues et ont changé “ÇA“ en quelque chose de très différent. La rotation faiblit et s’arrêta lentement. “ÇA“ n’était plus lui-même. “ÇA“ ne pouvait plus voir ce qui était à l’extérieur. “ÇA“ était maintenant hors de lui et voyait ce qu’il était devenu. Son regard se posa sur deux … ?.. ?… êtres très, très singuliers. Jamais auparavant il n’y avait eu QUELQUE CHOSE DE SEMBLABLE dans cet univers. Bon, CELA était joli, gracieux, mais QU’EST-CE-QUE c’était et à quoi est-ce que ça devait servir…?

C’est ainsi que vous avez vu le jour à la première ère de Cristal. On ne peut pas dire qui des deux en a été le plus étonné, “ÇA“ ou VOUS. Lors de sa dernière “danse sauvage“, La PRÉSENCE UNE s’est épanchée en DEUX ÊTRES. TOUT s’est extrait de lui-même et n’a RIEN gardé pour lui.

Un de ces êtres, appelons-le “LUI“, s’est chargé de toutes les forces originelles que vous appelez aujourd’hui l’OBSCUR et la DESCENTE. Ce n’est pas un homme, non, mon Dieu, non. LUI est une entité d’Esprit masculin. LUI a été l’entité première de toutes les énergies condensatrices, descendantes et obscures, le Père originel et le gardien de votre Obscur humain et de toutes les forces de sentiments négatives, la nature-même de l’Obscur créateur.

L’autre être, appelons-le “ELLE“, s’est chargé de toutes les forces originelles que vous appelez aujourd’hui la LUMIÈRE et l’ASCENSION. ELLE n’est pas une femme. ELLE est une entité d’Esprit féminin et doit devenir l’entité première de toutes les énergies dilatantes, élévatrices et lumineuses, la Mère originelle et gardienne de votre Lumière humaine et de toutes les forces de sentiments positives, la nature-même de la Lumière créatrice.

“ÇA“ mit son être tout entier dans ces deux créatures, mais UN CŒUR demeura au centre. Elles n’ont reçu ni cœur ni colonne vertébrale propres. Ils existent ensemble dans le cœur du UN autour duquel ils évoluent en dansant. Ce que “ÇA“ ressentit, ils le ressentent également, aussi bien LUI que ELLE.

Ainsi, la première ère de Cristal commença en tant qu’espace purement spirituel. Il servait à l’exploration commune de l’esprit divisé en deux entités. Les entités masculine et féminine étaient foncièrement différentes l’une de l’autre. Chacune d’entre elles possédaient des facultés que l’autre ne connaissait pas et ne pouvait pas ressentir. Elles étaient complètement étrangères l’une à l’autre.

Et pourtant, une paix profonde régnait entre elles et chacune d’elles vibrait pour l’autre d’un amour immense et d’un profond respect car chacune d’elles les ressentaient en elles. Finalement, il n’y avait rien d’autre que cela. Elles étaient des créatures de l’UN et remplies de vénération envers elles-mêmes et envers l’autre. Elles ne pouvaient rien ressentir d’autre. Malgré leur nature profondément contraire, elles ne pouvaient pas percevoir de différence entre elles deux – pas encore.

Elles allèrent vers l’extérieur et expérimentèrent. Elles explorèrent leur être. Elles avaient les mêmes questions que “ÇA“ au début. Elles voulaient découvrir ce qu’elles étaient elles-mêmes et ce que l’autre était. Le même feu habitait en elles. Elles voulaient savoir pourquoi elles étaient différentes. LUI alla au plus profond de lui-même et y effleura “ÇA“. LUI en fut très touché. LUI en fit part à ELLE et constata avec étonnement qu’ELLE avait fait cette découverte elle aussi, malgré qu’ELLE soit si différente de LUI. Comment se faisait-il qu’ils perçoivent tous deux la même chose en leur fort intérieur alors qu’ELLE s’exprimait en toute chose de manière différente de LUI, qu’ELLE désirait autre chose, qu’ELLE ressentait différemment de LUI?

LUI, il “pulsait“ vers l’intérieur quand il se réjouissait ou qu’il découvrait quelque chose de nouveau, et un profond Obscur enroba sa présence. ELLE, elle rayonnait vers l’extérieur quand elle se réjouissait ou découvrait quelque chose de nouveau, et elle enroba sa présence d’une claire Lumière. Des rayons jaunes-dorés dansaient avec des vagues bleues-indigo et fusionnaient en des formes les plus belles quand ils se réjouissaient ensemble. On voyait sans cesse des éclairs verts-émeraude insondables, cette Lumière océanique de “ÇA“ qui a sillonné, à la fin du temps, les abîmes les plus profonds de la magie noire ainsi que les temples les plus élevés de la sagesse.

LUI dansait toujours dans la même direction, attirant tout vers lui en de gigantesques tourbillons. ELLE ne pouvait danser que dans la direction inverse, se dilatant en d’immenses étendues. Leurs danses conjointes étaient d’ardentes tempêtes de Lumière et d’Obscur, d’or et d’indigo, qui pulsaient entre le “CŒUR-UN“ et les limites extérieures extrêmes et qui remplissaient de vie le cosmos.

Et ils constatèrent un autre phénomène: toutes les différences qu’ils voyaient entre eux disparaissaient aussitôt qu’ils se reconnaissaient. Toutes les formes d’expression qui les différenciaient ELLE et LUI apparaissaient temporairement et se changeaient en leur contraire aussitôt qu’ils s’en rendaient compte. TOUT était possible et RIEN (ne) se maintenait. LUI était Obscur, lumineux comme la Lumière et ELLE était Lumière, rayonnante comme l’Obscur. Ils pouvaient le retourner dans tous les sens: les contraires les plus profonds ne présentaient aucune différence quand on y regardait de plus près.

Et à la fin de cette ère, ils “dansèrent“ dans l’ère suivante.

L’ère de calcaire ou La division est la fusion

En fin de rotation, vous êtes atterris dans l’ère de Calcaire que vous avez inaugurée. Et regardez: la première réponse à la dernière question se mettait déjà à étinceler. Votre configuration n’avait malgré tout que peu changé – et pourtant, rien n’était plus comme avant. Il arriva deux êtres, divisés mais cependant fusionnés – pareils mais pourtant différents. Une nouvelle division a eu lieu et, en même temps, un fusionnement. Ces deux êtres se sont divisés eux-mêmes mais se sont ouverts l’un à l’autre. Ils se sont échangés et chaque moitié s’est fusionnée à la moitié de l’autre. Ils ont abandonné leur “entièreté“, leur nature de départ. LUI n’est plus LUI et ELLE n’est plus ELLE. LUI était maintenant LUI et ELLE. ELLE était maintenant ELLE et LUI.

Maintenant, vous ne flottiez plus en des courants fluidiques harmonieux, mais une moitié de votre être tendait vers le haut alors que l’autre tendait vers le bas. Il vous fallait vous maintenir. Vos corps spirituels rayonnants se recroquevillèrent. Vous vécûtes alors ce que “ÇA“ avait vécu auparavant. Vous étiez devenus quelque chose de différent. Une moitié rayonnait et se dilatait pendant que l’autre était obscure et se condensait. Et dans votre axe vital, vous vous mîtes à ressentir une tension singulière, un trouble nouveau. Ça tirait et ça grattait, diriez-vous aujourd’hui. Cela vous inquiéta et vous stimula en même temps. Et vous avez pressenti que cela prendrait encore deux ères entières avant que ce début de déchirement intérieur ne soit achevé et libéré.

Tous les mouvements, tous les phénomènes étaient le contraire de ce qu’ils semblaient être. Ils changeaient d’apparence selon la perspective d’où vous les regardiez. Ils perduraient tout de même dans ces nouveaux champs. Ils n’étaient plus volatiles, ils ne pouvaient plus être facilement emportés ou se transformer mais se maintenaient un certain temps. Mais ils n’étaient pas figés. Ils étaient prisonniers entre les membranes des sphères et glissaient sur des vagues d’énergie d’une paroi à l’autre et vice versa. Ils dérivaient sur un océan qui les rejetait sans cesse sur ses rivages mais ne les y laissait pas et les remportait toujours en pleine mer. Toutes les apparitions allaient de long en large comme un tigre dans une cage. Elles se balançaient et oscillaient entre des murs invisibles et se condensèrent en même temps que vous.

Au début, cela vous inquiéta car vous aviez de votre patrie d’origine un dernier vague souvenir que TOUT circulait et était libre, variable. Puis TOUT commença doucement à se figer. La LUMIÈRE et l’OBSCUR se trouvaient maintenant à l’intérieur de vos corps respectifs. Ils n’étaient plus libres. Ils commencèrent, eux aussi, à tanguer entre l’océan de l’Esprit et le continent du corps. Ils commencèrent, eux aussi, à échanger en vous leur rôle et en perdirent leur singularité. Avec le temps, vous vous y êtes habitués et ressentiez à quel point la Lumière et l’Obscur s’aimaient et se donnaient l’un à l’autre. Oui, l’AMOUR était encore en vous. Ils dansaient ensemble, fusionnaient et se séparaient. Dans leur monde nouveau, ils inventèrent de nouvelles danses, jouèrent et chahutèrent comme des enfants, construisirent des châteaux, les détruisirent à nouveau pour en reconstruire d’autres.

Vous avez “culbuté“ dans un monde étrange d’oppositions, rempli de potentiels et de résistances, dans lequel le Tout et le Rien s’attiraient et se repoussaient pour aussitôt se ré-attirer et se ré-repousser. Il vous a fallu apprendre à dominer ce phénomène pour ne pas en devenir fous. …Hmm … “fou“ – mais pour l’amour du ciel, qu’est-ce c’est…!?

Vous avez plongé dans un monde-miroir, dans une illusion de la PRÉSENCE-UNE. On dirait que “ÇA“ joue avec vous, qu’il se moque de vous et élude toutes les lois qu’il a lui-même créées. “ÇA“ prenait des formes qu’il masquait aussitôt. “ÇA“ franchissait des frontières qu’il venait juste de définir. “ÇA“ posait des limites pour les déjouer aussitôt. “ÇA“ était un gigantesque terrain de jeu des phénomènes qui devaient, plus tard, vous servir à construire vos corps et vos mondes. Mais dans un premier temps, vous étiez profondément irrités et réjouis.

Quelles étaient (à la fin de la deuxième ère) les questions brûlantes dont vous auriez inconditionnellement fait n’importe quoi pour obtenir les réponses? Que vouliez-vous savoir, atteindre et exprimer? Et bien, c’était encore des questions de définition:

Que sont: … la Lumière? … l’Amour? … l’éternité? … le bien-être? … la puissance?
Que sont: … l’espace? … le temps? … la voie? … le ressentir? … le reconnaître? … le savoir?

Vous connaissiez ces entités comme étant une partie de vous-mêmes, vous y étiez habitués, elles étaient évidentes pour vous. Pourtant cela a changé au fil des ères. “ÇA“ ne resta pas ce qu’il était. “ÇA“ changea de visage d’une danse à l’autre et commença doucement à se retirer de vous. Alors, l’inquiétude se fit de nouveau jour en vous et la volonté de pénétrer ces phénomènes encore plus profondément, jusqu’en leur centre qui devait être immuable – vous le pressentiez.

Vous vouliez faire l’expérience de “ÇA“. Au plus profond de vous, vous saviez comment l’aborder. Il fallait juste que vous créiez le contraire de ce que vous vouliez reconnaître. Il fallait que vous en viviez la contre-partie et que, à la fin du temps, vous la ré-échangiez en retour. Alors – cette sagesse/vérité vibrait dans votre CŒUR-UN – vous reconnaîtriez “ÇA“ en sa nature véritable. Puis, vous avez amené l’Esprit dans un monde nouveau. Oui, il vous fallait tourner “ÇA“ deux fois. Il vous fallait deux fois vous oublier vous-même, deux fois mourir et renaître. Alors vous SAURIEZ – et un frisson sacré vous traversa au moment où vous vous en êtes rendus compte. Ainsi, vous avez décidé de poursuivre votre chemin sans plus attendre.

Pour pouvoir faire l’expérience de l’AMOUR éternel, il vous fallait créer son contraire – en vous-mêmes. C’est ce que, plus tard, vous avez appelé HAINE et PEUR. Pour pouvoir reconnaître l’ÉTERNITÉ, il a fallu que vous fassiez l’expérience de la MORTALITÉ. Et qu’est ce que l’UNITÉ? Jusqu’à cet instant, vous étiez UN. Aucun d’entre vous n’avait un cœur propre. Le CŒUR-UN contenait en lui toutes les créatures. À aucun moment de votre aventure vous n’avez vécu la séparation de l’autre. Pourtant le UN était devenu le MULTIPLE.

L’ère de Poussière ou À la mort succède la croix de vie

Maintenant, une nouvelle danse pouvait commencer. Cette danse, chacun la fit tout d’abord pour soi, à l’intérieur, et l’ère la dansa ensemble avec vous. Vos corps tournaient autour d’un axe qui vit le jour avec cette danse, car auparavant, vous aviez décidé de céder à toutes les autres créatures les morceaux détachés de vous-mêmes et de les emmener avec vous dans les différents espaces, temps et dimensions. Une entreprise extrêmement aventureuse! Mais, puisque que vous étiez encore à l’abri dans le CŒUR-UN, que pouvait-il arriver?

Toutefois, lors de cette danse, vous vous êtes dé-tournés hors du CŒUR-UN. Vous ne l’aviez pas prévu, mais c’est arrivé. Vous vous êtes retrouvés rejetés sur vous-mêmes, loin de l’autre. C’est pourquoi nous allons maintenant nous concentrer sur le corps individuel après avoir, jusqu’à présent, suivi le développement du “corps-deux“. Ce fut le moment où vous avez créé la croix de vie, ce grand signe emblématique de vos corps auquel, à la fin du temps, vous avez lié toute souffrance.

Un cœur propre prend naissance

Des parties isolées de votre champ corporel tournent autour de leur axe pour que – une fois de plus – quelque chose de nouveau se forme. Ainsi, vous tournoyez et vous vous dé-tournez du CŒUR-UN et créez ce faisant des cœurs individuels. Chaque être crée son propre cœur et devient un SOI individuel, une entité individuelle – un Tout propre non divisé.

Et c’était un sentiment extrêmement exaltant que d’avoir un propre cœur dans sa poitrine. Pendant cette danse, pendant cette opération, la fréquence vibratoire de vos corps s’était, il est vrai, condensée une nouvelle fois mais c’était un prix que vous étiez volontiers prêts à payer. Maintenant, chaque être avait UN CŒUR dans sa propre poitrine, un vrai cœur, entier et parfait. Chaque être avait “ÇA“ dans sa poitrine, UN ÊTRE, la lumière et l’amour du Un: la sagesse et la vie du commencement. Vous en avez dansé des danses de joie, vous vous êtes palpés pour vous ressentir vous-mêmes et pour ressentir l’autre. Vous vous êtes décrit mutuellement à quel point c’est merveilleux d’avoir son propre cœur.

Puis, vous êtes partis en solitaire dans l’étendue du paysage où vous étiez tout seuls, loin des endroits où tout le monde vivait. Là, vous vous êtes sondés en profondeur, ressentis, examinés – et effectivement: VOUS étiez ENTIERS. Vous étiez profondément non-seuls, vous ne vous sentiez pas isolés, quoique que personne d’autre ne soit dans les alentours. Vous étiez ENTIERS en votre propre SOI. Des courants de félicité sillonnèrent votre être, des tempêtes d’Obscur et de Lumière traversèrent vos cœurs nouveaux et leur insufflèrent la vie nouvelle. Oh, c’étaient des moments sacrés en vous, si augustes et puissants qu’ils vous ont comblés toute une ère durant – l’ère qui devait s’ensuivre.

Enfin, longtemps après les fêtes et les bonheurs de la découverte de votre être nouveau, vous avez remarqué qu’il y avait encore quelque chose, quelque chose d’inquiétant. Tout à coup, vous n’étiez plus en mesure de savoir comment se sentaient les autres. Vous ne pouviez plus les ressentir. Vous étiez obligés de le leur demander et ils devaient vous en faire part. Ce n’est qu’après que vous pouviez les percevoir, mais d’une manière moins profonde que de celle à laquelle vous étiez habitués. Cela ne partait plus de l’intérieur. Dans les premiers temps, vous avez communiqué par couleurs, lumière et sons, dans cette langue-là que vous aviez apportée avec vous. Mais bientôt vous vous êtes aperçus que ce langage ne suffisait plus. Vous vous êtes mis en quête de mouvements, de formes nouvelles. Plus tard, alors que vos corps devinrent plus solides, vous avez inventé des chants, des sonorités et des mots, juste pour savoir comment l’autre allait. C’était véritablement angoissant de ne plus le ressentir directement.

Ainsi, vous vous êtes identifiés à votre propre cœur, vous séparant en cela de tous les autres. Voilà ce que personne n’avait prévu. C’était une conséquence monstrueuse qui apporta une froideur en vous, une distance qui ne se laissait “réchauffer“ que peu ou temporairement. Cela vous troublait profondément de ne plus ressentir l’autre. Et à ce moment de votre développement, quelque chose en vous commença à germer que, plus tard, vous avez nommé MÉFIANCE. Mais il n’était plus possible de revenir en arrière.

Cette séparation incompréhensible, inconcevable d’avec l’autre devait bientôt aboutir à un moment cruel: il vous fallait prendre la décision de ce que vous vouliez être: une partie de la communauté ou bien vous-mêmes. Vous avez été contraints d’éprouver que la décision “pour la communauté“ vous éloignait de votre cœur, alors que la décision “pour vous-mêmes“ pour éloignait de l’autre. Lors de cette inéluctable constatation, votre cœur se resserra terriblement et, pendant un certain temps, il se sentit véritablement seul, perdu et abandonné.

Fin des extraits tirés de “La danse de la vie“.

Début de l’extrait cité dans la leçon 20:

La scission du cerveau

La mort de Spirit

Ainsi, vous avez déclenché la danse dans votre cerveau, un cyclone gigantesque qui vous fit oublier, une fois de plus, qui et ce que vous êtes. Dans ce chaos dansant, vous avez façonné une “croix-fréquence-nulle“ diagonale dans votre cerveau. Mais ce ne fut pas tout. Impétueux comme vous l’étiez, vous avez échangé dans la foulée les parties de votre tête. Vous aviez déjà utilisé ce moyen une fois auparavant, pendant l’ère de Calcaire, quand vous vous étiez séparés et que vous aviez échangé les moitiés masculine et féminine de votre être l’une contre l’autre.

Vous avez trébuché hors de cette danse comme des ouvriers ivres. … Hicks …! Ouf…! Dans vos rêves les plus audacieux, vous n’auriez jamais imaginé un TEL état de confusion.

De toute évidence, vous êtes “atterris“ dans des espaces différents, bien que vous vous teniez l’un en face de l’autre. Vous pouviez voir les autres, mais vous ne pouviez plus les comprendre. Ce qu’ils disaient se transformait pendant que cela s’envolait vers vous, et vous ne pouviez plus discerner ce qu’ils voulaient dire. Vous-mêmes disiez quelque chose et sentiez comment votre message disparaissait entre des voiles, glissait à travers des grilles sans atteindre les autres. Ils leur fallait alors deviner ce que vous vouliez dire. Et vous, vous deviniez ce qu’ils voulaient dire, eux. Mais le deviniez-vous vraiment? Aucune idée! Des filtres déformants s’étaient glissés entre vos mots, vos corps et vos cœurs. …..

….. Vous avez induit votre conscience en erreur, l’avez conduite à un NÉANT, dans un labyrinthe dans lequel la confusion, la contradiction et la dissimulation voilée pouvaient régner. Désormais, votre communication permettait des malentendus de tous types de négligence et de préméditation, aussi bien votre communication avec d’autres êtres que votre communication avec vous-mêmes …..

….. Au passage, vous en avez profité pour former des concepts de tactique d’attaque et de défense qui contribueraient, plus tard, à l’épanouissement de votre art de la guerre. …..

Scission des gonades

Mort de Sexus

Restait encore la question de l’AMOUR. Qu’est-ce donc que l’AMOUR? Lors de la division de l’espace, il s’était établi dans les gonades du bas-ventre. Voilà que ce centre-là se mit lui aussi à virevolter, instaurant en vous une troisième croix et distordant les énergies.

La crucifixion de ce centre secondaire de la Création et la distorsion de ses champs énergétiques entraîna les dernières et les plus profondes entailles dans votre vie intérieure et extérieure. À l’intérieur, cela toucha votre force créatrice et votre capacité à aimer terrestres, votre santé physique et votre immortalité. Sur le plan extérieur, cela toucha vos structures sociales et individuelles du pouvoir, l’équilibre entre les forces féminine et masculine, entre la puissance et l’impuissance, entre l’amour et la violence – respectivement en vous et en dehors de vous, car l’intérieur et l’extérieur se trouvaient toujours liés de manière inséparable.

Du côté des pertes se trouvaient la vérité physique, la force corporelle, la pureté et l’innocence, la sagesse physique et l’intelligence spirituelle des organes ainsi que la capacité d’émission et de réception des essences, des sécrétions et des forces sentimentales. Du côté des gains, un immense espace de mémorisation s’est ouvert, pour toutes les expériences émotionnelles qui devaient s’ensuivre. Car, par cette dernière division et crucifixion de vos corps, vous avez marqué le début d’une danse qui devait perdurer jusqu’à aujourd’hui.

Vous avez donc créé des mémoires dans lesquelles pouvaient se déposer et reposer vos sentiments refroidis, morts et déchirés, jusqu’à ce que le moment soit venu pour eux de remonter. Ces mémoires obscures font UN avec la “Forêt du Terrifiant“ et avec ce sol noir qui devait voir proliférer des broussailles vénéneuses aux fruits sucrés. C’est dans ces mémoires que sombrèrent tous vos brasiers de volonté non exprimés, tous vos découragements poltrons, toute votre haine envers les humains, envers la vie et envers vous-mêmes.

Ils s’y retrouvèrent tous ensemble, formant compost, macérèrent ensemble, pourrissant lentement. Vos éclats de sentiments sont ainsi devenus le marécage originel de vos décisions non conscientes, que vous prenez aujourd’hui encore. Ils devinrent les grottes originelles et le foyer de toutes vos maladies, dont vous souffrez encore aujourd’hui. C’est de là que surgissent tous les syndromes maniaques et inflammatoires, oui, véritablement. C’est là que votre NON-ÊTRE a pu se former des ères durant. C’est là qu’il a pu germer, pousser, pour finalement ressurgir – à la fin du Temps.

Fin de l’extrait cité dans la leçon 20.

traduction française: Myriam Jabaly

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