Transmis par Maxime Dos Santos Handela

Nous avons toutes et tous débutés notre chemin initiatique du retour à soi par une analyse de notre existence. Ayant pu observer par une contemplation active certaines magies et heureux hasards, nous avons pour beaucoup constatés, de gré ou de force, que nous ne sommes pas si libres que nous le pensions a décider des schémas de notre vie.

La découverte de la première sphère d’influence de notre monde qui est notre mécanisme psychologique à travers les actions nous a interpellée au point de nous aligner de pensées et d’actions. Toutes et tous marchent vers le même et unique but, la paix avec soi-même et avec son environnement. Nous avons aussi constatés qu’une part plus subtile de notre être avait été occulté par une course effrénée à remplir nos besoins primaires que sont le confort.

On nous a appris à rendre plus confortable ces besoins, on nous a appris à mieux organiser notre existence, à la rendre plus simple afin que nous soyons alors mieux disponibles à vivre en communauté, devenir autonome, s’auto-gérer et enfin œuvrer à faire aboutir des projets d’enfants, d’adolescents puis d’adultes. Nous avons été enseignés sur finalement ce que c’est d’être une femme et un homme moderne modèle, utile et bénéfique pour la société. Plusieurs traits de formations ont pu alors nous conduire à mieux nous réaliser et à mieux réaliser les attentes que nous espérions envisager nous aussi plus tard dans notre vie.

Petit à petit, nous nous sommes alors confrontés à nous-même, à cet environnement extérieur et à l’organisation des diverses couches de la société pour nous maintenir stables et dignes dans ce monde. Quelques préceptes de vie ont alors colorés notre existence par héritages collectifs et sagesses acquises au fils du temps. Puis, pour une fraction de cette population, l’émergence d’un terrain en friche intérieur s’est alors manifesté à travers tout ce confort. Nous avons pris conscience que nous savions prendre soin de nous en nous orientant davantage chaque jour en des choix plus harmonieux pour nous-même et pour notre entourage d’abord proche.

Pourtant, une inspiration est venue faire s’effondrer tout l’édifice de valeurs que nous avions savamment organisés pour préparer une vie des plus modèles. Nous avons été réveillés dans nos couches profondes, une force dynamique s’est révélée plus persistante que n’importe quels besoins de notre corps. La vérité que l’hygiène spirituelle est plus importante en amont que le simple fait de nous nourrir, nous vêtir ou nous chauffer.
Cet appel de conscience qui vient redresser un individu dans l’être c’est cela la voie spirituelle. La voie de l’esprit. Notre corps spirituel se réveille dès lors qu’il sent qu’il peut se manifester. Nous avons fais la place à ce que cette profondeur vienne se réveiller car nous avons pris part au jeu profond d’être humain.

Parfois, cet appel qui se fait entendre, est relégué au rang des pensées contradictoires avec les principes même hérités de l’image d’une existence et d’une profusion saine pour nous et donc notre famille. Certaines pensées moins glorieuses peuvent nous traverser et en ce sens, si nous n’apprenons pas à mieux nous connaître, nous laissons ces plantes spirituelles entrer en éclosion jusqu’à prendre ancrage dans nos actions quotidiennes. L’être humain en ce sens est comme toutes entités individuelles capables de programmations.

Cela peut passer par l’influence collective d’un groupe, d’un mouvement de pensées, d’une organisation, d’un être que l’on aime ou que l’on n’aime pas. Finalement, en devenant un peu attentifs à ces phénomènes, on découvre que nous vivons de stimulis/réponses, à la fois conscients et inconscients.

La valeur que nous nous portons à nous-même passe alors par les gammes de pensées que nous acceptons de vitaliser. Nous sommes les actions/réactions d’influences à la fois extérieures-intérieures à chaque instant. En ce sens, la méditation nous amène à mieux observer toutes ces influences afin de mieux élaguer l’espace psychologique qui peut parfois tordre et distordre notre capacité à agir. C’est en cela que l’appel de l’esprit ou de la voie spirituelle nous invite à nous retourner vers l’intériorité d’abord afin de mieux discerner ce qui nous appartient de ce qui ne nous appartient pas. J’appelle cela l’hygiène spirituelle. Elle est de mon sens essentielle voir plus importante en amont que l’hygiène corporelle. Ce sont bien les pensées qui mettent en mouvement notre corps ? Ce corps de pensées qui peut aussi être mis en mouvement par des émotions et des sentiments.

Aussi, notre capacité humaine à appréhender notre état psychologique va favoriser l’éclosion de nos actes, améliorer la précision de ceux-ci, mieux dynamiser notre influence sur notre monde. En cela, la représentation symbolique de la tradition spirituelle chrétienne nous le montre par un guerrier chevauchant une monture, dans les pays orientaux cela est représenté par la maîtrise d’un buffle enragé.

Nous avons construits une armure de besoins sans même nous rendre compte que c’est cela qui fait que nous portions telle ou telle personnalité. Nous avons aussi accordés à cette armure notre arme la plus sacrée, la parole, afin qu’elle soit du meilleur goût aux yeux des autres cavaliers. Prenant exemple sur l’un ou sur l’autre, nous avons alors fait en sorte de restés assortis. D’ailleurs, dans l’ensemble d’une société, nous constatons à chaque période, à chaque décennie, une évolution de ces armures, elles semblent se coordonner et toujours trouver des points d’ententes pour maintenir cet état de fait.

Pourtant, un chevalier, dès lors qu’il rejoint sa bien-aimée est bien obligé de retirer son armure, d’être à découvert, de se montrer tel quel. Aussi, le poids de son armure influence frénétiquement ce qu’il est avec authenticité. Sa belle pourra alors soigner ce que l’ensemble de la chevalerie ne pourront qu’à peine soupçonner.

Nous avons appris à bien orner l’armure de notre personnalité, à l’améliorer, lui donner un éclat, etc … Mais avons-nous pris conscience que nous nous sommes cloîtrés dans une position bien inconfortable vis à vis de nous-même en faisant cela?

Ainsi, pour quelques individus, l’armure est devenu un poids trop encombrant. La sphère plus profonde d’influence est révélée comme un bien précieux que nous avions si longtemps protégés sans même prendre le temps de vraiment s’en occuper. Nous avions négligés que nos pieds ne sont pas éternels, que nos épaules ne le sont pas non plus et que ce qui vibre à l’intérieur encore de ce corps demande à ce que nous prenions tous les usages pour mieux garder sa vitalité. En cela, nous avons finalement commencés à entrer dans notre royaume intérieur pour cesser de le chercher à l’extérieur. Nous avons franchis le seuil alors de notre existence, de notre incarnation d’être ce personnage.

Peut-être cela s’est-il passé par la confrontation directe avec l’ange de la mort auprès d’un proche, peut-être cela est-il dû à un échec cuisant dans le combat avec la vie, que nous avons quoiqu’il en soit été amené par une volonté qui a choisit à notre place de ce que nous vivions. Parfois, cela se révèle aussi dans le cœur d’un individu qui à su conforter ses bien matériels sur plusieurs générations, quelque chose est venu frapper à l’horloge du tambour de son cœur. Cet appel c’est l’appel de qui vous êtes vraiment.

Vous avez vous aussi déjà entendu cette voie silencieuse qui ne parle pas par mots, qui ne communique pas par pensées, mais qui se fait « entendre » dans tout votre être du plus gros organe de votre corps jusqu’à la plus petite cellule. Une voie silencieuse qui n’a pas de visages, pas de voix, pas de sons, pas de couleurs, pas de formes, pas d’existence propre. Si vous avez alors permis à ce que vous considériez comme votre individu à mieux se pencher pour recevoir ce silence, vous vous êtes alors certainement vous aussi surpris à vous rendre compte que cet état, ou position, vous mettait en lien profond avec l’origine des pensées. Ainsi, vous avez commencés à vous installer dans votre espace de paix, dans votre temple intérieur, dans votre âme.

Puis, cette expérience est passée, vous avez été extirpés de cet état par votre compagnon ou votre compagne, par un coup de téléphone de votre meilleure amie ou du propriétaire vous prévenant qu’il viendra couper la haie prochainement. Mais vous, vous savez ce qu’il vient de se passer, vous allez peut-être le laissé de côté, mais ça trotte quelque part…

Vous revenez à vous-même dans un instant de détente et vous vous retrouvez de nouveau en lien avec cet état, comme si, ce que vous aviez laissé vous revenez au même endroit où vous aviez laissé l’expérience. Personne n’y a touché, personne n’est velu salir son seuil, vous retrouvez petit à petit la même expérience, le même état de pénétration, d’ailleurs, l’environnement se re-coordonne à cette posture intérieure. Votre respiration commence une nouvelle fois à refaire des siennes, vous montrant que vous aviez encore une fois négligé ce tambour dans votre cœur, la posture alors vient vous aider à vous réinstaller dans la quiétude de cet instant. Toutes les images de votre journée se déroule comme une bande magnétique qui sans début ni fin a déjà comme césure la position. Mais vous, vous laissez cette bande s’éloigner de vous-même, vous n’avez de toute façon pas envie de la retenir, ni même de prendre le temps de vous réexciter dans le rythme effrené de la journée, non, vous vous accordez un instant pour vous.

Que se passerait–il si dans nos sociétés nous puissions mieux parler de cela ensemble? Que se passerait-il si dans nos vies individuelles nous prenions davantage mesure que cette posture est essentielle à la bonne conduite de nos projets?

Il me semble que nous pourrions dans un premier temps découvrir que nous sommes toutes et tous dotés de ce langage intrinsèque, que nous sommes toutes et tous capables de nous maintenir ensemble dans une posture qui est capable de négliger le superflu pour ne préserver à chaque instant que l’essentiel et il est de mon point de vue évident que nous soyons toutes et tous heureux dans cette position.

Cela ne demande ni à être monnayée, ni à être protégé pour que d’autres ne viennent l’amenuiser, non, au contraire. Davantage je vais transmettre cela par essence, davantage cela peut vivre dans mon environnement. Je deviens alors un simple passeur du fait d’être vivant.

Puis en commençant à partager le fruit de cette expérience je me rends compte que j’attire un individu par hasard qui vient me replacer dans cet état, celui-ci aussi le vit et s’y installe. Le temps se suspend, je me sens comblé de faire grandir ce trésor avec d’autres. Ce n’est pas tant que je me sentais à l’étroit de ne pas parler de cette perle de vie, mais je vis sans m’en rendre compte sur l’instant de la qualité vérifiable de cela et de son pouvoir de vitalité aussi en un autre être.

Je renouvelle l’expérience et découvre que cela est du ressort d’une vie intérieure, d’une qualité d’observation non plus des phénomènes agissants mais de ma capacité à m’installer en moi-même, derrière les pensées abstraites et confuses. Je trouve mon espace de contemplation qui m’aide à maintenir une clarté à la fois mentale et donc motrice. Petit à petit, la conscience profonde intègre mes paroles, relève la dynamique de mes actes, la vie prend une saveur bien différente non pas en un nouvel ingrédient ni une nouvelle méthode, mais dans une qualité de vitalité qu’il m’est possible d’incarner en soi.

Cette qualité, c’est la qualité de la prière continue, c’est la vie en gestation que je suis et qui demeure intacte par essence, certains l’appellent pleine conscience, d’autres l’âme vivante, pour le peu qu’il m’est possible de le pratiquer et de l’élargir dans mon quotidien, c’est juste la vraie nature de ce que je suis en-delà du Je Suis.

Notre pensée alors peut prendre un nouveau tournant par manifestation non pas en formation, mais en structure, j’organise ces pensées par le simple fait de ne plus m’y attacher. Ainsi, je découvre la possibilité que j’ai par nature de modeler le flux de pensées et donc de vibrations des actions, je viens de prendre le pont qui me ramène d’abord à Moi puis à Soi.

Cette expérience vient nous montrer qu’il nous est possible de retourner le flux de concentration non plus en plusieurs points de focalisation, mais de pénétrer dans la source de ce flux. C’est d’ailleurs par ce flux que l’imagination prends racine. C’est par ce flux que la créativité se manifeste ensuite aussi. Ainsi, ce n’est plus les pensées qui vagabondent et qui déconcentrent la qualité de ma santé intérieure, c’est le manque de concentration qui m’a fait me maintenir dans des rouages mécaniques qui, malgré huilés, sont devenus ternes, se sont usés avec le temps, perdant de leur vitalité première, de la fraîcheur originelle.

Ainsi, ne cherchant plus à modeler des concepts ou des abstractions, je redeviens la qualité même du flux de ces manifestations spirituelles.C’est cela la force de la prière.

La prière est la concentration continue du flux de pensée et non des pensées elles-même.

La prière est cette possibilité d’utiliser les sentiments, les émotions, les paroles puis les pensées pour revenir à l’essence même de la formation de notre corps mental. Ainsi, il est évident qu’il n’est ni à rejeter le mental ni même à le détruire, juste à le rendre plus souple, plus à même de me faciliter le passage vers ma nature profonde. Je suis alors capable par cet exercice de rendre plus dynamique la circulation de ce qui tend à entrer et à y en sortir. À mesure que je m’y expérimente, je découvre aussi que quelque chose qui fait à la fois partie de moi sans être moi existe. Ou plutôt, que l’existence m’a amené à découvrir qu’un être plus profond était là à regarder chacune de mes pensées et de ce que je considère être moi-même au quotidien sans même crier ou vouloir se faire connaître.

Une partie de moi-même a cherché à connaître cet être installé au centre de moi-même et plus j’ai avancé dans ce sens plus j’ai pris conscience de la qualité vitale à rejoindre cela.
Il n’est pas juste question de fermer les yeux ou de fermer la bouche, quoique cela peut nous faciliter la possibilité de transition, il est surtout de mon point de vue question, de laissé vivre du mieux possible à chaque seconde qu’il nous est possible ce Soi profond sans en amenuiser ni sa présence ni ses messages, si tenté qu’ils soient de natures spirituels.

En cela, nous avons à mesure de temps affirmés que cette qualité de vie c’est la prière. Elle n’est ni religieuse, ni dogmatique, elle est avant tout la reliance avec la profondeur de ce que l’on est au-delà des apparences. En utilisant des pensées sublimes, puisque nous avons passés le plus clair de notre temps à utiliser des pensées plus physiques pour nos besoins corporels, nous avons commencé à élargir la possibilité d’observer les différents embranchements nous conduisant au centre de ce temple qui semble de toute façon faire converger la moindre des sollicitations spirituelles.

Les prières sublimes de paix, de compassion envers son prochain et d’amour font résonner avec une meilleure intensité cette place.

La prière continue est une oeuvre humaine d’un souffle qui n’est pas que humain. Cela vient vitaliser l’action humaine car elle concourt à nous placer toujours, non plus en contraste, mais en union avec l’ensemble de ce que l’on considère comme notre vie. Cela renforce la volonté d’un individu, cela fait tirer les meilleurs essences de l’être vers un but qui peut se manifester en plusieurs embranchements ou en plusieurs organes. La force de la prière continue vient nous montrer que nous ne sommes pas si impuissants qu’il n’en paraissait. La force de cette prière continue reliée ainsi à des paroles et actions pures pour laissé circuler ce flux profond, est la possibilité qu’à un être humain de se maintenir en pleine vitalité de ces moyens, à la fois spirituelles que physiques. Cela renforce, comme on le sait aujourd’hui, la restructuration des hémisphères de nos cerveaux qui régissent la position de la perception des organes sensibles tournés vers l’extérieurs. Mais si ces organes ont la possibilité de regarder vers l’extérieur alors il est clair et évident que ceux-ci convergent en un point central dans notre individu, à la fois de matière dense que de matière plus subtile.
Notre capacité d’humain est ainsi cette possibilité, à l’image de deux mains jointes, d’unir les polarités par essence, de retrouver le germe de l’union qui vient faire éclore par la force de vie les contrastes, qu’ils soient du paysage intérieur d’avec le paysage extérieur, il existe un lien étroit entre notre capacité d’appui, notre position et notre posture pour être la circulation fluide de ce flux ininterrompu. La richesse de l’application de cette pratique est une voie de guérison, une voie d’acceptation, une voie de connaissance et une voie d’osmose avec la vie.

Si tenté que nous soyons alors prêt(e)s à faire le pas, la prière dans un premier temps va nous rapprocher de notre temple et de sa qualité créatrice. Puis, l’appel de la prière va se faire sentir davantage de plus en plus en fort dans la vie d’un individu car il prendra conscience de sa force à soulever les obstacles sans efforts pour en faire des ponts. Puis, le pratiquant prendra mesure de la qualité temporelle, de son attachement qui était une mauvaise posture en lui-même et qu’il peut décider de ce qui peut l’aider à se maintenir en harmonie avec lui-même. Il pourra alors prendre conscience qu’un lien existe entre ce qu’il percevait comme de la fatalité et le fait d’être à soi-même son exemple. Que dans cette position juste, il rencontrera des êtres aussi bien physiques qui lui permettront d’approfondir dans cette pratique spirituelle-physique mais que d’autres êtres disparus ont réussi à pénétrer plus profondément dans les couches de ce que l’on considère encore comme la manifestation des corps.

La matière ainsi n’est pas un poids, elle est une grille vivante ouverte sur toutes les directions et nous, en qualité d’âmes, avons fait le choix d’utiliser ce tissage pour expérimenter cette incarnation, nous le faisons d’ailleurs depuis plusieurs vies, nous ne sommes n’y embourbés, ni cloîtrés dans un corps périssable, nous sommes l’âme qui observons à travers les pores de corps.

Nous qui aurions alors la possibilité de pénétrer plus profondément dans les couches émanatoires de la vie et de la vitalité, alors, la prière est bel et bien ce qui nous rassemble et nous unis, ici dans ce maintenant.

Puisse la prière de votre âme rayonner dans votre vie et la prière continue faire partie intégrante de votre passage éphémère dans ce bleu d’éternité.

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