Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de son cocon, et voulant l’aider, écarte avec beaucoup de douceur et de délicatesse les filaments pour dégager une ouverture.

Le papillon libéré, sort du cocon et bat des ailes mais ne peut s’envoler.
Cette personne compatissante ignore que c’est seulement au travers du combat pour la naissance que les ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l’envol. Sa vie raccourcie, le papillon la passa à terre.
Jamais il ne connut la liberté, jamais il ne vécut réellement.

Apprendre à laisser libre ceux qu’on aime, c’est un apprentissage qui doit cheminer progressivement, façonné dans les feux de la souffrance et les eaux de la patience
Parce que si on s’agrippe, si on s’attache, si on essaie de contrôler, on perd ce qu’on tente de garder

Si on essaie de changer quelqu’un qu’on aime, on lui vole un droit précieux :
Le droit d’être responsable de sa propre vie, de ses propres choix, de sa propre façon de vivre.
Chaque fois qu’on impose son désir ou sa volonté, ou qu’on essaie d’exercer un pouvoir sur une autre personne, on la dépossède de la pleine réalisation de sa croissance et de sa maturation, même si nos intentions sont les meilleures.

Ruth Sanford

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