Transmis par Michael Brown

Nous craignons la mort car nous observons combien les autres ont peur de cette expérience et la façon dont ils se comportent lorsque ceux qu’ils aiment ou connaissent s’en vont. Nous visionnons des films, nous lisons des livres et nous assistons a des pièces de théâtre où sont mise en scène la mort et les bouleversements qu’elle entraine. Les medias en font leur profit et s’agglutinent autour d’elle comme des abeilles sur le miel, propageant de terribles images de cette expérience.

Cela commence lorsque nous sommes dans le ventre de notre mère, celle-ci prie secrètement pour que nous soyons assez forts pour vivre et ne pas mourir. Puis, des l’instant où nous voyons le jour, nos parents nous guident dans l’existence en faisant tout pour nous garder en vie et nous empêcher de mourir. Ici sur terre, la première motivation inconsciente de notre vie est donc de fuir la mort ; nous avons tous été conditionnes à la craindre.

Dans le monde actuel, notre définition d’une bonne santé est « un état dans lequel nous sommes à l’abri de la mort » et notre celle d’une mauvaise santé est « un état dans lequel nous nous dirigeons vers la mort ». Même si nous ne discutons pas ouvertement de la mort autour de la table du repas et surtout pas de l’expérience inéluctable de l’approche de celle-ci, nous lui accordons toujours une place en toutes circonstances. Par exemple, si quelqu’un est en retard et que nous commençons à nous inquiéter, ce dont nous avons réellement peur est que cette personne puisse avoir rencontré la mort sur son chemin.

Chaque fois que nous prenons une décision basée sur nos peurs, nous prenons en fait une décision basée sur l’existence de la mort et notre intention de l’éviter à tout prix.

Nos religions sont fondées sur celle-ci et sur ce que nous croyons qui va nous arriver lorsque cet événement aura finalement lieu.

Nos politiciens adoptent des lois qui promettent subtilement de nous protéger contre la probabilité de la mort. Nos entreprises fabriquent et nous vendent des produits et des modes de vie qui garantissent de la repousser. Nous élaborons nos objectifs de vie en fonction de « ce que nous voudrions accomplir avant de mourir ».

Quasiment chaque aspect de notre expérience de vie est une danse masquée et inconsciente avec la mort si bien qu’il est difficile d’imaginer ce que pourrait être une vie fondée, non sur un désir d’échapper à la mort, mais plutôt sur la considération qu’elle fait partie intimement de la vie.

Dans notre course folle pour nous éloigner de la mort et aller vers ce que nous pensons être la vie, non seulement nous avons perdu la conscience de ce qu’est la mort réellement, mais nous avons également complètement perdu la capacité d’expérimenter la vie. Tout comme les cultes New Age ou les groupe religieux orthodoxes, nous avons de façon réactive, collectivement « fuit l’obscurité au nom de la lumière » au point que nous ne reconnaissons ni l’une ni l’autre et nous sommes ainsi laissés phagocyter par nos illusions à leur sujet.

C’est notre refus de mourir au passé et à nos projections dans le futur qui nous prive constamment de notre capacité à vivre pleinement dans le moment. C’est la seule mort que nous devons embrasser consciemment si nous cherchons à surmonter l’emprise que notre peur inconsciente de la mort a sur notre expérience de vie actuelle.

Nous nous sommes à tort laissés croire que la mort est avant tout une expérience physique et que, lorsqu’elle se produit, tout ce que nous vivons prend alors fin ; que la mort signifie « la vie est terminée ». Nous avons adhéré à cette illusion car nous sommes obnubilés par le monde physique, nous ne voyons le monde que sous cet aspect, croyant que « le plan physique » est le point d’origine de notre expérience.

Donc, peu importe la façon transcendante que nous avons de nous présenter, nous nous comportons encore comme si nous allions disparaître en même temps que notre corps physique. C’est une chose effrayante que de vivre en étant obnubilé par le plan physique. Cela nous amène à essayer de maintenir notre corps physique dans un état immuable ce qui est impossible car la seule constante du monde physique est qu’il change constamment.

Chaque fois que notre corps physique traverse un état de changement qui ne nous est pas familier, nous supposons qu’il est peut-être en train de mourir ou de se rapprocher de la mort et nous agissons donc à partir de cette supposition en essayant de revenir vers des conditions que nous percevons comme étant la santé optimale. Pourtant, la véritable et parfaite santé est de « permette à la mort d’être présente dans notre corps à chaque moment de notre expérience de vie », en ne cherchant pas désespérément à l’éviter.

Tout changement est une mort.

Qu’entendons-nous vraiment par : « Je veux changer »?

En cherchant le changement, en fait ce que nous recherchons vraiment c’est la mort. Nous recherchons la mort parce que nous n’expérimentons pas véritablement la vie. Une partie de nous sait que nous ne l’expérimentons pas vraiment parce que nous avons bâti une forteresse autour de nous pour repousser l’expérience de la mort.

Pourtant, lorsque nous entrons dans une pratique ou une méthode apportant un changement au sein de notre expérience, nous nous plaignons alors du malaise qui en découle inévitablement. C’est parce que nous ne réalisons pas consciemment que tout changement est une mort et que la mort est inconfortable lorsque nous résistons au changement. Nous supposons à tort que l’expérience nécessaire que nous appelons « changement » est le passage magique de notre mal-être actuel vers une expérience chaleureuse et légère appelée « bonheur ». Nous disons même vouloir changer « afin d’être heureux ». Mais qu’est-ce que le bonheur?

Le bonheur est un ‘état de faire » où nous manipulons nos situations extérieures par un genre d’arrangement qui, nous le croyons, va pouvoir nous apporter un confort constant ; mais pouvoir rester dans un état ‘constamment heureux’ nécessite que nous puissions maintenir la stabilité de nos circonstances extérieures. Cependant, rien dans le monde extérieur ne demeure immuable ; la seule constante est le changement. Le monde physique est sans cesse en train de naître et de mourir. Le changement, c’est la mort donnant continuellement la Vie en éliminant systématiquement toutes les illusions basées sur le temps. Le bonheur est un état illusoire qui a pour but de nous tromper en nous faisant croire qu’il existe une possibilité de vivre dans ce monde sans mort, sans changement. Lorsque nous recherchons le « bonheur » nous cherchons en fait une cachette où nous pourrions nous soustraire à la mort, au changement et donc à la Vie elle-même. Un tel lieu n’existe pas en ce monde. Ici, la Mort et la Vie sont Une.

Dans ce monde, la mort est comme un détergent qui nettoie la vie de ses illusions basées sur le temps.

Si nous voulons vraiment vivre de manière authentique, notre tâche est à présent d’arrêter d’essayer vainement d’écarter la mort car c’est comme essayer de fuir l’air que nous respirons. C’est impossible : le plus nous courons, le plus d’air nous respirons. Un tel comportement ne fait que nous épuiser et nous empêcher de nous reposer dans le moment dans lequel nous nous trouvons actuellement.

Le moment dans lequel nous nous trouvons ne peut être vécu pleinement que si nous mourrons consciemment au moment que nous venons juste de traverser et en cessant de projeter celui-ci dans le moment qui ne s’est pas encore manifesté.

Etre pleinement dans ce moment, être véritablement vivant, c’est mourir constamment à tous les autres moments au point qu’il n’existe que Ce moment. Telle est notre intention lorsque nous disons: « Je choisis d’entrer dans la conscience du moment présent ». Ce désir de relation consciente avec la vie nécessite une relation consciente continuelle avec la mort, une relation dans laquelle chaque instant est une nouvelle rencontre avec une expérience énergétique.

La conscience du moment présent, c’est mourir au comportement d’essayer de s’accrocher à une situation énergétique et de limiter le flux de son courant.

Ceci se produit lorsque nous nous habituons et nous sentons à l’aise avec un certain flux énergétique, un flux reconnaissable qui nous est coutumier. Notre dépendance à ce confort familier nous amène à chercher à contrôler ou à endormir tous les flux d’énergie que nous expérimentons pour qu’ils se conforment à ceux que nous connaissons déjà. Cela n’est pas possible et ce ne le sera jamais ; se comporter ainsi nous entraine dans un profond mal-être. Notre peur de la mort est donc la peur de laisser l’énergie circuler naturellement, spontanément et de façon imprévisible.

Nous ne pouvons contrôler ou endormir Dieu en essayant d’arrêter le monde et en voulant le conserver tel quel afin de pouvoir nous assoupir et ne pas avoir à vivre consciemment ; surtout maintenant que nous entrons dans une expérience dans laquelle tous les flux d’énergie augmentent de façon exponentielle. Essayer actuellement de maintenir une constante dans nos expériences — que cela concerne nos conditions de travail et de vie, les conditions climatiques, les systèmes politiques, religieux ou économiques — est une pure folie. Ce serait comme essayer d’utiliser notre souffle pour retenir un ouragan.

Tous les paramètres extérieurs de notre expérience sont entrain de connaître une transformation croissante inévitable et sans précédent. Ceci est dû au fait que nous évoluons intérieurement et qu’il n’existe aujourd’hui aucun point de référence dans notre histoire humaine pour l’expérience dans laquelle nous sommes en train d’entrer rapidement. Le fait de nous raconter des histoires sur ‘ce que nous pensons qui est en train de nous arriver’ est donc tout simplement une tentative désespérée du corps mental de comparer ce qui se passe actuellement avec ce qui s’est déroulé dans le passé, et de projeter d’une façon ou d’une autre la construction de cette illusion dans le futur.

Le passé est mort, seules nos histoires lui permettent de rester vivant. L’avenir nous est totalement inconnu et ne ressemblera en rien au passé. Chaque histoire que nous projetons dans l’avenir sera une autre histoire à laquelle il nous faudra mourir.

Toutes nos histoires sont irréelles.

Nous entrons à présent rapidement et de façon exponentielle au cœur d’une expérience vibratoire qui est en train de nous transformer d’une telle façon que nous sommes en voie de devenir une nouvelle espèce. Cette expérience vibratoire irradie tout le long de ‘La Voie de La Conscience’ ; d’abord à travers notre corps émotionnel, puis à travers le mental, pour finalement se manifester dans nos situations sur le plan physique.

Lorsque nous sommes obnubilés par le monde physique, nous regardons les effets de cette transformation en croyant qu’ils sont la cause de celle-ci. Nous essayons alors de préserver notre confort en anesthésiant ou en contrôlant nos expériences extérieures. Cela déclenche un accroissement des conflits et du chaos et c’est comme si toutes nos tentatives de « bonheur » étaient compromises.

Lorsque nous sommes obnubilés mentalement et que nous essayons de maintenir un état de bien-être par l’analyse et la compréhension de ce qui nous arrive, nous expérimentons une confusion et une anxiété croissantes ainsi qu’un profond sentiment d’appréhension intérieure. Aucune histoire que nous puissions nous raconter à nous-mêmes ne peut embrasser la magnificence du moment présent ; elle ne peut que le limiter, nous plonger dans l’inconfort et nous empêcher d’en capter sa pleine beauté.

Il n’existe pas de rédemption sur le plan physique ou mental.

Notre salut se trouve en déplaçant notre conscience vers le point d’origine de notre expérience actuelle : le corps émotionnel, et en observant la façon dont celui-ci réagit ou résiste aux fréquences vibratoires auxquelles il est exposé dans le moment présent.

A chaque moment de notre expérience quotidienne le corps vibratoire émane des fréquences transformatrices dans notre corps émotionnel. C’est alors que, ou nous réagissons et résistons inconsciemment aux impulsions de ces fréquences, ou nous y répondons et les intégrons consciemment.

Nous ne pouvons répondre à ces fréquences vibratoires transformatrices que si nous ne craignons pas le changement et sommes donc prêts à mourir consciemment au passé à chaque instant. Entrer dans cette danse divine nécessite que nous commencions d’abord par apaiser ce combat désespéré qui surgit de notre conception traditionnelle et inconsciente de la mort. Dépasser ce rapport inconscient à la mort, ou au changement, nous demande de lâcher-prise et de transcender cette notion comme quoi la mort est « une expérience physique qui nous surprend insidieusement et annonce la fin de notre existence ».

Il n’existe pas de telle chose que « la fin de la Vie »; il n’y a que la fin de l’illusion de ce que nous pensons être la Vie.

La mort que nous percevons tous comme étant notre sort inévitable n’est absolument pas la mort ; c’est un moment particulier où nous expérimentons la fin cataclysmique de l’illusion de ce que nous pensions être la Vie. C’est une renaissance dans la réalité. Dépasser notre fausse conception de la mort n’est possible que lorsque nous nous autorisons à commencer à expérimenter des expériences ‘de mort’ authentiques.

Une fois que nous savons mourir consciemment à chaque instant — lâcher-prise volontairement aux changements qui se produisent à chaque moment, nous sommes alors capables de percevoir la véritable nature de la mort et de lâcher nos illusions sur ce qu’est la Vie. Nous n’aurons alors pas besoin de passer par l’expérience cataclysmique traumatisante de mourir à ces illusions. En d’autres mots, en apprenant comment mourir maintenant, nous pouvons vivre pleinement, de manière authentique, et découvrir que « la véritable Vie n’a pas de fin ».

Là est l’opportunité extraordinaire qui nous est offerte au cœur des changements vibratoires croissants que nous connaissons tous actuellement en tant que communauté planétaire. Ces mouvements vibratoires sont si intenses, ils ont aujourd’hui un tel impact sur nous, que nous ne pouvons plus les ignorer ou les inhiber par la sédation et le contrôle ; ils nous permettent de percevoir notre corps énergétique et de travailler avec lui de façon très tangible. Cela s’avère particulièrement évident lorsque notre corps émotionnel est dans un état de résistance et réagit à l’amplification des fréquences vibratoires en émanant de l’inconfort dans notre expérience quotidienne.

Chaque moment de mal-être découlant de notre résistance personnelle au changement est une occasion de ‘pratiquer la mort’.

Dans cette perspective, l’inconfort lui-même devient notre salut.

Le rayonnement de ces fréquences vibratoires transformatrices va se manifester en nous de façon douloureuse et inconfortable en se focalisant sur nos points de résistance émotionnels — ces patterns énergétiques non intégrés reliés à nos expériences passées.

« Le Processus de La Présence » est un outil qui nous permet de faire remonter à la conscience ces situations afin que nous puissions les intégrer. Nous avons actuellement besoin d’outils comme celui-ci car les points d’origine de ces expériences non intégrées sont des amas d’énergie bloquée qui ne sont rattachés à aucun concept. Nous ne pouvons donc pas nous frayer notre chemin au cœur de ces blocages et les libérer par la « compréhension » ou « l’analyse ». C’est par nos ressentis/nos sentiments que nous les invitons à remonter à la surface de notre conscience en tant qu’expériences énergétiques à l’état pur, pour ensuite les libérer en nous autorisant à les vivre pleinement, à les embrasser consciemment au lieu de leur résister. Cette étreinte consciente permet la résolution et la libération. Cette méthode d’approche et d’expérimentation consciente de libération émotionnelle est une ouverture vers la découverte de comment savoir mourir consciemment.

‘Le Processus de La Présence’ est conçu pour nous faciliter à procéder énergétiquement à ces ajustements. Il n’est cependant pas nécessaire de nous engager dans les subtilités d’une procédure telle que Le Processus de La Présence pour pratiquer la mort consciente au quotidien ; chaque fois que nous sommes destabilisés émotionnellement c’est qu’il nous est demandé de mourir consciemment à quelque chose – à ce que nous avons inconsciemment ramené de notre passé dans le moment présent et à ce que nous projetons de ce passé dans notre avenir.

Faisons tomber les masques de ce que nous appelons la mort. Voici ce qui se passe lorsque nous nous confrontons à elle :

Un événement (souvent insignifiant) nous met soudainement – et sans que nous puissions le contrôler – dans un état d’inconfort émotionnel et mental exacerbé. Ce déclencheur se manifeste souvent par une situation extérieure, quelque chose qui se produit ou le comportement de quelqu’un. Cela est dû à une partie de notre corps émotionnel qui résiste au changement en train de se produire dans notre corps vibratoire. C’est une expérience intérieure se reflétant extérieurement. Comme nous manquons de conscience émotionnelle et que notre vision intérieure est limitée, nous assistons à cet événement « à l’extérieur ».

Nous expérimentons alors un changement d’état d’esprit radical. Notre attention commence immédiatement à s’affaiblir comme si notre perception du monde était en train de se refermer et se déformer en une vision restreinte sélective. Nous commençons à ressentir des étourdissements et des nausées.

Notre malaise physique, mental et émotionnel grandit et nous entrons de plus en plus dans un état d’esprit combatif ou fuyant.

Notre humeur change soudainement de manière imprévisible comme un drapeau claquant sous les rafales d’un vent changeant. Nous avons le sentiment d’être « écrasés intérieurement » et il nous devient impossible de penser clairement.

Le monde physique nous apparaît plus triste et monotone, comme s’il se réduisait à deux dimensions. Nous perdons notre capacité à être pleinement conscients de ce qui se passe autour de nous.

Nos pensées fusent – nous commençons à nous raconter des histoires en émettant des accusations, des excuses et des justifications. Ces histoires sont racontées par une voix dans notre tête qui ne cesse de protester. Si nous prêtons bien attention, nous réalisons que c’est notre propre voix lorsque nous étions plus jeunes ; cette part de nous émotionnellement immature. Les histoires que cette voix intérieure nous raconte n’ont aucun fondement dans le moment présent mais nous les associons pourtant désespérément à notre expérience actuelle en nous accrochant à elles comme si elles étaient parole d’Évangile — comme un enfant apeuré étreignant sa poupée ou son ours en peluche.

Nous commençons à agir extérieurement à partir du point de vue de l’histoire que nous nous racontons. Ce comportement ajoute au chaos et à la confusion de notre moment présent et il apporte peine et souffrance à toutes les personnes que nous incluons dans notre histoire. Au cœur de la projection de cette confusion se trouve un brouillard énergétique tourbillonnant fait de peur, de colère et de chagrin. Toutes les accusations que nous lançons augmentent le niveau d’inconscience que nous émanons. Toute décision prise à partir de cette expérience inconsciente est destructrice, réactive et ne nous sert d’aucune façon ; ces décisions sont des réactions désespérées faisant penser à un combattant fou qui frappe dans le vide.

Tant que nous sommes dans cet état, nous sommes incapables de percevoir qu’il ne se passe en fait rien de réel. Peu importe combien les reflets surgissant du passé nous semblent être palpables et peu importe l’intensité avec laquelle nous les projetons dans le monde qui nous entoure, notre expérience intérieure toute entière n’est que cela : une expérience du passé non intégrée qui se reflète extérieurement sur l’écran du moment présent.

La chose la plus difficile à entreprendre au cœur de cette expérience de mort est d’embrasser la vérité. (‘La vérité nous libérera’). Embrasser la vérité signifie d’admettre que notre perception de l’événement déclencheur est infondée, fausse, inexacte et que notre comportement est en conséquence injustifié. Arriver à admettre cela c’est mourir à l’histoire que nous nous racontons à nous-mêmes. Au moment où nous l’admettons, où nous exprimons la vérité (intérieurement ou extérieurement), l’histoire meurt, nous renaissons dans le moment présent et sommes libérés de cette illusion déstabilisante.

Lorsque nous mourons à une expérience passée à laquelle nous nous sommes accrochés, nous nous éveillons à un état de conscience plus élevé. Si nous ne le faisons pas, notre comportement nous entraîne dans des états d’inconscience de plus en plus profonds. Si nous résistons complètement, cela nous pousse à essayer de trouver un moyen d’anesthésier ou de contrôler à nouveau notre conscience face à cette illusion qui fait surface, ceci afin de pouvoir continuer à vivre inconsciemment.

Une fois que nous intégrons l’expérience, que nous choisissons de changer et donc de mourir à l’histoire, l’illusion de tout cela devient évidente et nous sommes même capables d’en rire. Nous voyons que ce qui nous a déstabilisés n’est rien d’autre que l’ombre d’un évènement passé mis en lumière dans le moment présent. Une fois que nous présentons nos excuses (si cela s’avère nécessaire) et rions de nous-mêmes, cela signifie que nous avons « lâché-prise » et que nous embrassons la vie de nouveau dans une plus grande conscience.

Dès l’instant où nous sommes émotionnellement déstabilisés de cette manière, nous pénétrons dans les couloirs fantomatiques du passé, ou plus précisément, nous faisons revivre le passé dans le moment présent et l’utilisons pour projeter des impressions fantomatiques dans le futur. En d’autres mots, ce qui est mort – mais dans lequel nous avons insufflé une vie illusoire – nous est présenté afin que nous puissions l’intégrer ; nous sommes confrontés à une illusion à laquelle nous devons à présent mourir. Si nous pouvons rester conscients au sein d’une telle expérience, celle-ci devient alors une grande opportunité de pratiquer ‘l’art de mourir’.

Peu importe combien nous croyons être « spirituel », peu importe l’importance du travail que nous croyons avoir fait sur nous-mêmes, le simple fait d’être sur cette planète en ce moment nous entraine à vivre des expériences de mort dont l’intensité est déterminée par le degré auquel nous nous accrochons au passé et nous projetons dans l’avenir.

Cela se produit pour chacun d’entre nous car cette expérience de la mort, là, dans l’instant, fait partie intégrale du processus de mise au monde de l’humanité vers un état d’être évolué.

Mourir signifie lâcher-prise à notre histoire.

Des pays entiers s’accrochent désespérément aux histoires du passé, des histoires écrites par des historiens et des politiciens, des histoires qui ne sont ni vraies ni d’actualité.

Les religions s’accrochent désespérément aux histoires du passé, des histoires écrites par le clergé,

Les systèmes économiques s’accrochent désespérément aux histoires du passé, des histoires écrites par les hommes d’affaires,

Les races s’accrochent désespérément aux histoires du passé, des histoires écrites par la mentalité vainqueur/victime,

Des familles entières s’accrochent désespérément aux histoires du passé, des histoires écrites par des générations disparues depuis longtemps,

La plupart d’entre nous qui sommes engagés dans des relations intimes nous accrochons désespérément aux histoires du passé, des histoires écrites par notre mental,

Toutes ces histoires ne sont ni vraies, ni d’actualité

Et puis il y a nous, en tant qu’individus :

Nous, tels que nous nous percevons, nous sommes nous-mêmes une histoire écrite par notre mental, une histoire basée sur les blocages de notre corps émotionnel,
une histoire qui n’est ni vraie ni d’actualité.

En nous accrochant à ces histoires nous résistons à la transformation croissante qui est train de se produire dans notre corps vibratoire. C’est futile. À moins que nous ne mourions délibérément à ces histoires lorsque l’opportunité se présente (lorsque nous sommes émotionnellement déstabilisés), nous allons, à un moment donné, créer une expérience particulière où nous devrons mourir à l’illusion de ce que nous « pensons » être la vie et à laquelle nous nous accrochons.

A chaque moment, soit nous nous autorisons à expérimenter une véritable mort — en mourant à ce qui nous empêche de vivre cet instant pleinement — soit nous expérimentons une mort inauthentique — en nous créant une expérience mémorable particulière qui nous obligera (radicalement) à mourir physiquement, mentalement et émotionnellement à notre illusion de ce qu’est la Vie.

Quel que soit notre choix, nous sommes confrontés à la Mort.

Vivre chaque jour avec l’intention de mourir à ce qui nous empêche d’être pleinement présents dans notre vie nous permet de développer une relation continue avec ce qu’est réellement la mort.

La douleur et l’inconfort que nous traversons lorsque nous sommes subitement déstabilisés, c’est la mort venant nous offrir l’occasion de naître à une relation plus profonde avec la vie. Il nous est demandé à chacun d’entre nous d’accueillir cette expérience, de l’autoriser.

Nous choisissons de mourir consciemment en ressentant la profondeur de notre douleur et de notre mal-être lorsque nous sommes émotionnellement déstabilisés ainsi qu’en lâchant-prise à l’histoire associée et en n’agissant pas à partir de la peur, de la colère ou du chagrin.

Au fur et à mesure que nous prenons conscience de chacune de ces expériences de mort, nous devenons plus disponibles et plus sensibles à ce qu’est la vie. Le plus nous pratiquons quotidiennement la mort vis-à-vis du passé, le plus notre peur coutumière de celle-ci s’apaise. Le concept traditionnel de la mort dans lequel nous avons été conditionnés à vivre se retire comme une marée descendante et nous ne prenons plus alors de décisions dans le but de la combattre, d’essayer de la fuir ou de la différer.
Lorsque nous nous autorisons à mourir consciemment au passé, notre mort physique ne nous inquiète plus.

Plus nous nous autorisons à tout ressentir, à ressentir le mal-être que produit en nous cette transformation énergétique, plus nous ressentons un bien-être. C’est un étrange paradoxe : l’évolution dicte que ce qui est étrange va devenir familier et que ce qui est bizarre sera la nouvelle norme. Il ne s’agit pas ici de « je vais régler mes problèmes pour pouvoir être heureux », ou « je vais participer à une pratique spirituelle pour entrer définitivement dans un état de Nirvana ». Ces intentions sont illusoires, ce ne sont que des distractions et généralement des voies d’échappatoire inconscientes face à la nécessité de vivre en conscience. De telles intentions créent des attentes irréalistes et cultivent la conscience comme point de destination.

Le meilleur moyen de rester conscients en traversant cette transformation est de s’abstenir de supposer que nous savons ce qui est censé se passer, ou comment les choses vont tourner. Il nous faut mourir à toutes ces spéculations mentales. Notre corps mental va avoir du mal à donner un sens à tout ceci ; il va continuellement s’efforcer à élaborer des systèmes et à perfectionner des méthodes qui, selon lui, vont nous accompagner vers ce qui nous est familier et confortable. A travers ces vaines tentatives il continuera à échouer. Devenir conscient de, puis mourir à, ce qui nous empêche de nous révéler dans le moment présent, est la seule voie authentique vers le Cœur de la Vie.
Embrasser notre mort consciemment instant après instant est « révélationnaire »; le véritable visage de la Vie se dévoile alors et nous emmène au-delà des limites de notre histoire humaine actuelle.

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Michael Brown ©

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