Un nouveau message du professeur Zolmirel, transmis par Aurélia LEDOUX

Je suis là amis, et suis prêt à poursuivre ce nouveau message. Il s’agit de la suite de nos aventures sur la face ardente de notre planète.

En ce lieu, comme exposé la dernière fois, nous n’allions jamais, car la radiance et la luminosité nous indisposaient grandement.

Cette contrée nous était inconnue, nous savions seulement que vivaient là, ceux que nous nommons les êtres du soleil.

Nous ne les approchions point car ils demeuraient peu désireux de converser.

Mais cette année, là, sur mon monde, les savants avaient enregistré une hausse phénoménale de la radiance.

Nous étions bien sûr fort curieux d’approcher les êtres du soleil, mais seuls les sages se risquaient parfois à venir discuter avec eux par l’esprit, sans troubler leur vie ordinaire.

Il étaient très différents de nous, leur peau était dure et écailleuse. Ils avaient l’allure de lézards minces et élancés rapides. Oui, ils étaient très rapides.

Le sage Amoni et moi-même, étions abrités dans la cité de guérison d’Oranestivel.

Nous avions vivement questionné Erazel sur les êtres du Soleil et celle-ci répondait par énigmes à nos interrogations, aussi bien sûr, cela attisa encore plus notre curiosité.

Pourquoi voulez vous en savoir autant sur eux ? demanda t-elle. Enfants que vous êtes, ce sont nos amis malgré tout ! s’écria t-elle avec un bon rire

Si ce sont nos amis, pourquoi ne se montrent-ils pas ? demanda le sage Amoni. Nous serions heureux de les inviter à la prochaine réunion sur les champignons.

Les êtres du Soleil, ont peur… de l’ombre, répondit enfin Erazel

De l’ombre ? s’étonna le petit Zilner avec candeur. En ce cas, recevons les en une clairière ensoleillée !

Ce n’est pas aussi simple, répondit la sage alien. Sur notre monde le temps est changeant, humide. Eux ne sont point habitués à cela. La plupart du moins.

Cela veut dire, que vous avez fait une découverte ! Ne puis-je m’empêcher d’ajouter

Oui, tout à fait, ils ne sont pas tous ainsi, et certains… ajouta Erazel avec amusement, ont très envie de visiter notre région.

Que voilà une excellente nouvelle ! Où sont-ils donc ? s’enquit Amoni

Ils nous attendent, fit notre ancienne avec un petit rire. Mais ce sera un long voyage, il nous faudra tout le jour pour gagner la zone interdite.

Certes, mais comment gagner cette zone sans vaisseau ? Vous oubliez que les dispositifs à sustentation magnétique sont inopérants par ici, reprit Amoni. Les moteurs et les réacteurs se bloquent.

Erazel se contenta de sourire et ne répondit rien. Elle nous invita simplement à apprêter nos effets.

Nous serons revenus bientôt, émit-elle à l’attention d’Amoni.

Mon ami était vivement partagé entre le souhait de voir des êtres du soleil et celui de rester auprès du petit Nerti en phase de guérison. Il décida finalement de rester, car Zilner était très craintif, et désireux de visiter le grand observatoire.

Nous sommes donc montés, Orel, Dorian, Erazel et moi-même, dans un petit élévateur qui nous amena sur un quai de chargement.

Je fixais avec étonnement un étrange véhicule muni de roues qui nous attendait. L’engin était capable de se déplacer à la fois sur des rails, mais aussi par voie de terre et d’eau.

Il était de forme élancée et arrondie, avec des couleurs blanches et orangées peu courantes par chez nous.

C’est un véhicule tempéré, précisa Erazel à mon intention.

Car en effet, le toit comportait une série de blindages antichaleur et un convertisseur dernier cri, ainsi qu’un dissipateur thermique. Ce dissipateur possédait un ensemble d’ailettes métalliques grises de forme verticale, fixées sur le toit du transport, multipliant sa hauteur par trois lorsqu’il était déplié.

Erazel monta à l’avant et s’installa aux commandes. Je pris place sur un fauteuil douillet et m’empressais de préparer de la lecture pour le temps du trajet. Mais je sentis que mon intérêt serait tout autre.

Nos amis guérisseurs sont-ils au courant de notre petite escapade ? demandais je à la sage ancienne. De même que les membres de la surveillance des transports ?

Bien sûr, bien sûr, fit Erazel. Ils ont pleinement approuvé cette initiative. Voici une ombrelle pour vous, dit-elle en me tendant un étrange parapluie muni d’un réflecteur éblouissant argenté.

Je remerciais Erazel et réprimais une peur tenace, car en ce lieu où nous allions la température serait de 60 degrés. Les êtres comme moi ne peuvent résister à un tel degré d’évaporation que durant une dizaine de minutes. Dorian m’adressa un sourire énigmatique d’une infinie bonté.

Soyez certain ami, que nous veillerons sur vous. Dix minutes, cela est trop peu pour une conversation aussi passionnante. Tout désagrément vous sera épargné.

Je remerciais mes amis êtres de Lumière, qui pouvaient se trouver sans encombres en des environnements très hostiles.

Notre voyage commença. Le petit transport plongea en un agréable vol plané sur plusieurs milliers de mètres. Erazel déploya une grande voile et guida le navire avec une aisance extraordinaire entre les tourelles, les arches et les palais de guérison.

Puis, elle le posa avec précision sur des rails, où il rebondit légèrement. Ensuite, notre vitesse s’accrut, elle fut considérable. Aussi, notre experte déploya le refroidisseur sur le toit du vaisseau. Le vent, en s’engouffrant dans les ailettes, permit de climatiser la cabine. Je pus respirer bien plus à l’aise. Et Dorian me tendit un verre de rafraîchissant d’un petit bar réfrigéré qui n’était pas là un instant plus tôt.

Habitué à tout ce qui demeurait inexplicable à mes yeux, je souris en buvant le liquide au goût fruité.

Notre petit transport traversa bientôt un vaste désert de pierre. Il entra en un champ de zones pierreuses parsemées de rocs imposants et … de cactus ! Je bégayais de joie face à ces végétaux fantastiques de deux à quatre mètres de haut, parés pour certains de fleurs exceptionnelles. Nous avons aperçu également des champs de formations nouvelles avec des êtres biominéraux et une importante population de cristaux. Le ciel au lieu d’être blanc nacré par chez nous, devint bleu outremer et azur sur la portion du levant. Des échos télépathiques de plus en plus précis se firent jour. Il y avait des êtres qui vivaient en ce lieu!

Je m’extasiais devant les formations montagneuses superbes qui enchantaient notre regard. A chaque fois, des montagnes encadrées de hauts canyons, de reliefs érodés par les millénaires, de dunes pierreuses, se faisaient jour. Au bout de plusieurs heures, nous avons aperçu une citadelle, entièrement taillée dans la montagne avec des tours de pierre orangée et des fenêtres minuscules.

C’était bouleversant, fascinant ! Car rien ne poussait en ce lieu. Nous avions l’impression de nous trouver aux premiers temps de notre monde.

Plusieurs bips résonnèrent sur le transpondeur et à chaque fois, Erazel y répondait avec des paroles paisibles, nous ne faisions que passer.

Que redoutent les habitants de ce lieu ? m’étonnais-je

Ils ne redoutent rien, ils demandent juste si nous sommes sains d’esprits, car nul transport ne suit cette route. Ils veulent savoir si nous désirons des provisions. Les habitants du désert sont généreux, fit Erazel, mais ensuite, nous aurons affaire à des êtres méfiants. C’est une croisade de la paix mes amis, fit-elle avec une joie formidable,

Vint l’heure du déjeuner, aussi, nous sommes-nous abrités derrière une haute montagne pour nous restaurer. Ensuite, je me risquais à l’extérieur du vaisseau, muni de mon ombrelle, en compagnie de Dorian.

Follement heureux, je ne ressentis nul désagrément, juste une douce chaleur et une brise fraîche. Je fixais Dorian avec étonnement et devinais qu’il se trouvait à l’origine de pareil prodige. Mon ami éclata de rire. Je me penchais auprès d’un petit cactus rabougri et murmurais des bénédictions, j’y versais un peu d’engrais, et saisis mon appareil de sondage. Cette plante avait exactement dix ans, et sa croissance avait été stoppée net. J’étais tout ému de pareille découverte. Les cactus que mes confrères faisaient croître en des serres tropicales avaient atteint des hauteurs majestueuses.

Dorian me mena auprès d’autres spécimens et j’effectuais quelques prélèvements de pollen.

Je sentis un vague signal psychique et me retournais. Un cactus en fâcheuse posture était presque couché, et déraciné. Le sol sur lequel il avait pris pied s’effritait lentement. Saisissant ma pensée, Dorian prit un pot de transport et commença à creuser autour de la plante. Il extirpa les racines et arrosa l’ensemble, en faisant jaillir l’eau de ses mains. J’étais complètement muet de stupeur de ces facultés qui me firent venir les larmes aux yeux.

Dorian me fixa avec modestie.

Nous usons peu de ces facultés, ou alors seulement lorsque le besoin s’en fait sentir. Ce cactus sera tout à fait mieux dans la serre de votre ami, dit-il en me tendant la plante.

Je pris le végétal avec un sentiment inouï de merveilleux. Nous sommes revenus au vaisseau, et juste avant d’entrer j’éprouvais durant quelques secondes une impression de chaleur oppressante très vive. Je devinais que Dorian avait agi de la sorte pour me montrer combien ce lieu était dangereux pour les miens.

Nous étions très heureux de cette petite escapade, notre transport a repris la route, chacun empli d’allégresse de découvrir cette région nouvelle.

Peu avant l’heure du soir, les rails cessèrent brusquement et une route cahoteuse y fit place. Nous sommes parvenus à un embranchement, trois directions s’offraient à nous. Erazel prit la route de gauche, celle qui plongeait le plus en la région désertique. Nous avons compris alors que ce péril était bien grand lorsque le sable apparut, il ne faudrait qu’une crevaison pour nous mettre dans une situation dangereuse.

Mais Erazel avait tout prévu. Elle activa un petit générateur à fusion lente et un réacteur photonique dernier cri se déploya, ainsi qu’un mât de capture d’énergie solaire. Le réacteur toussa et cracha un peu de sable, puis démarra. Le transport bondit vers le ciel, comme le ferait un de vos avions. Je frémis d’aise, heureux et ravi de ce prodige.

Pourquoi donc n’avez vous pas mis en route ce dispositif plus tôt ?

Je désirais approcher le peuplement végétal de cette contrée de près, et vous aussi, fit Erazel. Ma sœur est botaniste, elle ne trouvera pas de mots assez forts pour me remercier de ceci, dit-elle en montrant la soute où une quinzaine de cactus en mauvaise posture attendaient d’être replantés.

Vous avez pris les plus abîmés, fis-je remarquer. Cela est très noble

Des plantes aussi courageuses méritent un lieu plus plaisant, souligna Erazel qui aimait à secourir les végétaux

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