Message du professeur Zolmirel, transmis par Aurélia LEDOUX

Voici la suite de ce long texte dont la première partie est disponible ici :

La croisade de la Paix (1/2)

Le navire plana devant le soleil qui approchait du couchant. Son petit compagnon plus brillant et plus éloigné avait déjà décliné sous l’horizon, ce qui permit à une fraîcheur bienvenue de se déployer.

Nous nous sommes dirigés droit vers un ensemble de montagnes acérées. Erazel était guidée par l’esprit par son mystérieux interlocuteur et nous sentions la puissance télépathique augmenter, ce qui signifiait que nos hôtes nous attendaient.

Notre ancienne posa le vaisseau dans une vallée où il rebondit avec quelque heurts. Il ralentit et s’immobilisa dans une éminence sableuse. Erazel le fit reculer, puis sortit. Je la rejoignis avec un balai et m’empressais de retirer tout le sable des turbines.

Nous nous sommes mis en route sans hésiter. La température était bien plus clémente en cette région et notre vision révéla un paysage très beau.

Nous avons grimpé un raidillon parvenant à un haut plateau, extrêmement plat, avec une petite dépression remplie d’eau. Près de l’eau, leur silhouette se découpant dans le crépuscule orangé, deux lézards nous attendaient.

Nous nous sommes inclinés avec politesse et ils ont fait de même. Erazel récita des bénédictions traditionnelles et les deux lézards s’avancèrent avec précautions, ils portaient chacun une lance à énergie.

Surpris, ils constatèrent que nous n’avions nul armement.

L’un d’entre eux était paré d’écailles noires et blanches, son regard était rouge, l’autre possédait un coloris plus sable avec des yeux verts du plus bel éclat. Je compris leurs paroles grâce à la télépathie.

Que faites vous voyageurs en ce lieu perdu ? Quelle audace est la vôtre de vous aventurer en cette contrée sans armes ? gronda le plus grand reptile aux écailles noires et blanches

Il n’est nul besoin d’armes pour qui connaît les périls de ce désert et sait anticiper les conflits, fit Erazel posément

Nous sommes surpris que des êtres de science souhaitent deviser avec nous, ajouta promptement le plus jeune lézard avec étonnement,

Nous sommes curieux de vous connaître mieux, car le mystère qui entoure cette région est bien grand par chez nous, exposais-je au plus jeune être

Il en est de même pour moi, fit le lézard avec bonté, et je suis prêt à affronter l’ombre, pour pouvoir visiter votre région

Tu vas un peu vite mon jeune ami, gronda le plus âgé, il n’en a point été décidé ainsi ! dit-il d’un air contrarié

Ils débattirent, et cela prit l’allure d’un palabre sempiternel. Un peu déçu, je fixais le plus jeune des lézards, beaucoup plus ouvert que son aîné au caractère il me faut l’avouer, quelque peu grincheux.

Lorsqu’un troisième lézard, très différent, apparut. Celui-ci était beaucoup plus grand et tout doré. A sa voix et son allure plus gracieuse, je devinais qu’il s’agissait d’une femelle.

Eh bien que se passe t-il ici ? demanda t-elle

Nous débattons au sujet des visiteurs de l’extérieur, fit le lézard aux écailles noires et blanches en un ton important plutôt contrarié

Je le vois bien, mais quand vas tu donc les inviter à venir ? Il se prépare une tempête. Aurais-tu oublié tes bonnes manières ? demanda t-elle avec un mélange d’assurance et de grâce

Les deux lézards ne trouvèrent nulle phrase à formuler. Ils nous firent signe de les suivre. Erazel et nous tous sommes remontés dans le petit transport, puis avons suivi le vaisseau effilé aux lignes nerveuses des lézards. Il se rendit en un canyon très profond, et juste derrière, une citadelle vivement éclairée était visible. Le lieu était vaste et ceinturé de plusieurs murailles. Nos deux vaisseaux sont entrés avec célérité dans cette grande ville, puis se sont posés auprès d’une vaste demeure de pierre avec deux étages. L’endroit était joliment agrémenté de cactus et de plantes étranges.

Nous sommes entrés dans la demeure comme les lézards nous y invitèrent. Le plafond était bas, et une lueur dorée douillette donnait un caractère chaleureux au salon. Nos hôtes nous installèrent à même le sol sur des coussins. L’intérieur de cette famille était décoré de divers objets dorés comme le cuivre ou l’or, des vases admirables en quantité, des lampes finement ouvragées nombreuses trônaient sur des étagères, il y en avait en tout une cinquantaine. Entre les lampes, une grande variété de poteries colorées étaient visibles, ainsi que des appareils de communication extrêmement avancés. Les lézards aimaient le pourpre et le vert, et ces deux couleurs agrémentaient les tapis, les voilages et même les cadres accrochés aux murs.

Nous avons compris qu’il s’agissait d’une famille unie et que le père était très craintif à l’idée de voir son fils partir loin de lui. Le débat entre eux nous apparut bien plus cohérent.

La mère se nommait Ektemoria, le père Hisbel, et le fils Alantakiu. Il s’agissait du peuple des Hellnir.

Les Hellnir étaient très anciens, nos légendes en parlaient déjà et ils avaient développé comme nous l’art de conter des histoires. Leur monde était autosuffisant, très bien protégé contre les bêtes sauvages qui parcouraient les dunes à la tombée de la nuit. Seulement, ils avaient été frappés par la radiance de plein fouet et d’étranges mutations avaient lieu chez eux. En voyant Orel et Dorian ils détournèrent les yeux craintivement.

Que se passe t-il ? demanda Erazel par la pensée. Ce sont des amis, n’ayez crainte.

Nos enfants et beaucoup d’adultes ont muté, ils ont désormais cette apparence lumineuse, énergétique, sans que nous comprenions pourquoi. Leur carapace s’est dissoute et ils ont acquis une apparence autre, si belle, mais si insaisissable. Les savants ne parviennent pas à l’expliquer.

Alors, c’est qu’ils ont été touchés par la grâce, exposa Orel. Il faut vous en réjouir.

Cette phrase apaisa nos interlocuteurs. Ils nous servirent des mets raffinés, à base de plantes, d’algues et de fruits frais. Chacun de nous s’en étonna.

Nous faisons pousser tout ceci en sous sol, près des oasis, expliqua Ektemoria. Il y a là bien de l’ouvrage, mais nous aimons les plantes.

Après le repas, elle nous invita à la suivre. Nous sommes entrés en un vaste boyau peu éclairé, puis, nos hôtes nous menèrent en une cabine d’élévateur. Erazel me fit signe que tout allait bien et j’entrais dans la cabine à sa suite, un peu inquiet.

La cabine descendit profondément, et s’ouvrit, une senteur merveilleuses alors, de fougère et d’humus vint à moi. Je bégayais de joie, car nos amis du désert avaient réussi, comble de joie, à faire pousser… une forêt toute entière !

Nous tentons de nous habituer, de plus, en plus à l’ombre, expliqua notre hôtesse avec un rire.

Je ne trouvais rien à dire, tout absorbé par la beauté d’arbres immenses d’une espèce inconnue qui laissaient tomber les fruits les plus sucrés. Nous avons aidé nos amis à les récolter et je surpris une petite silhouette furtive. C’était un petit alien qui jouait entre les tronc avec un autre encore plus jeune.

Il existe quelques familles d’Ilstirr parmi nous. Vous voyez, nous ne sommes pas aussi fermés sur le monde que vous pouvez le croire, émit Ektemoria

En ce cas, pourquoi n’êtes vous pas venus lorsque nous vous avons invités ? demandais-je

Les esprits sont longs à changer, émit-elle, mais aujourd’hui, ce sera différent. Mon fils vous suivra. A son retour, il nous contera le récit des ses aventures par chez vous. Cela encouragera d’autres voyageurs à venir vous visiter. Et vous serez de même les bienvenus.

Elle descendit un petit passage et montra une agréable demeure arrondie, exactement identique à celles que les miens construisent. J’y entrais, un peu hésitant, sur son invitation, Erazel me suivit.

Quel est donc cet endroit ? demandais-je. Il y a forcément des Galmols qui sont venus ici et qui ont construit ce lieu.

Oui, il en est bien ainsi, fit Erazel en riant de joie. Nous avons agi de la sorte pour réunir deux mondes. Cette demeure doit abriter la future délégation Kolal et Galmol.

Elle ressortit lentement, et sourit.

Ce sont eux qui l’ont construit, dit-elle en montrant un groupe de lézards un peu hésitants.

Les lézards approchèrent et nous entourèrent, très curieux de faire connaissance. Nous nous sommes assis à une vaste table, dans la belle clairière et Erazel, ainsi que Dorian, firent apparaître des mets pour tout le monde. Il y eut de grandes exclamations de joie. D’autres lézards, extraordinairement beaux nous entourèrent. Ceux là étaient de coloris variés et luminescents. Un petit orchestre se forma, alors, ils commencèrent à jouer un petit air entraînant.

Chacun rit de bonheur et même Hisbel trouva à se réjouir de sa séparation avec son jeune fils.

Orel conta le récit de nos aventures par le biais de l’esprit à nos hôtes ravis. Je souris et plongeais dans un demi sommeil fort paisible, puissamment irradié par le fluide des êtres de lumière et des lézards éthérés. Cette ambiance de joie, d’amour immense était un bonheur sans fin. Je me sentis porté et m’endormis sereinement en ce lieu.

J’ai été ravi de donner la suite de ce message.

Soyez bénis enfants de la Terre et recevez ma gratitude et celle de mon peuple pour votre belle ouverture cosmique.

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