Transmis par Samuel

La mission d’âme est la sacralisation de notre raison d’être. Notre contribution dans l’univers s’édifie au travers de cette mission d’âme. Si le chemin de vie donne une direction dans notre existence quotidienne, elle n’est que la trame devant supporter la réalisation de notre mission d’âme.

Chaque incarnation est animée d’une mission de vie. La mission d’âme transcrit, quant à elle, le feu animant l’ensemble de nos expériences de vie. Ce feu intérieur qui nous pousse sans cesse à aller de l’avant, à explorer et à aller au devant de l’expérience, plaisante ou déplaisante, est le sous-jacent de notre mission d’âme.

Toute existence est soumise à l’autorité qui exerce le pouvoir sur notre vie. Il n’est pas d’autorité sur Terre sinon par notre Âme. Celui qui s’oppose à cette autorité se rebelle contre la mission de l’âme. Lorsque la volonté de s’inscrire dans sa mission d’âme s’étiole, notre vie emprunte des chemins chaotiques afin d’épuiser l’égo. C’est l’égo, dans son désir de se réaliser dans la matière, qui perçoit comme un châtiment toute épreuve que l’Âme appelle à nous.

La vie heureuse est le bien commun que tout un chacun nous ambitionnons. Sur le chemin à prendre pour y parvenir, c’est là que les hommes ne sont plus en accord. Dans un monde qui projette des modèles préformatés de vies heureuses, l’égo ne peut que se laisser prendre. La vie nous apparaît alors tel un océan de mises en scène nous faisant courir après ces modèles. Dans cette succession d’impératifs si absurdes se cachent pourtant les conditions de réalisation de notre mission d’âme.

Toute primauté sur nos choix de vie est rapportée au désir d’être heureux. Or, il n’est qu’une Vérité. Heureux celui qui suit la voix de son Âme.

Tout autre appel intérieur n’est qu’artifice de l’égo et vanité du tout.

Une plongée vers la mission d’âme

Emprunter la voie de la régression consciente nous ouvre l’une des portes sur la Lumière véritable. La Vérité est alors omniprésente. Elle est fluide et sans artifice. Elle est tout simplement. Sa Lumière ne demande qu’à se déverser en soi. Le seul intercesseur est la partie de nous-même au contact direct de la Vérité. Cette part multidimensionnelle de nous-mêmes n’est pas un guide spirituel dont nous ne comprenons pas pleinement la nature ni les intentions.

Face à la toute puissance de la Vérité, je me retrouve parfois sans mot. Je me refuse à toute requête relevant de la curiosité de l’égo. Je demande cette fois-ci ce que je dois apprendre au travers d’une profonde amitié que j’entretiens avec une Porteuse de vie.

La mission d’âme d’une Porteuse de vie

Certains d’entre nous sont venus au chevet de la Terre. Celle-ci est en profond déséquilibre entre le féminin divin et le masculin divin. Les Porteuses de vie se démarquent tout particulièrement de part leurs vibrations, les couleurs de leur aura et de leur approche de l’existence. Leur incarnation dans un corps de chair est une véritable épreuve. Elles ont traversé le miroir. Tout sur ce monde est inversé. Tout en ce monde reflète la désacralisation qu’elles essayent d’endiguer.

Elles ont besoin de l’amour humain pour s’enraciner dans leur existence humaine. Rien ne leur est donné, tout est acquis au prix de nombreuses épreuves et expériences souffrantes. Souvent, elles trouvent alors refuge dans leur monde intérieur. Dans ce royaume secret, se révèle la tonalité de leur mission d’âme.

La Vérité prend souvent des chemins de traverse pour se révéler. Elle n’est jamais là où on l’attend.

Cette fois-ci, elle m’emmena plusieurs fois en un lieu aride surplombant une ville littorale. Elle m’y déposa me laissant dans l’expectative d’une promesse de réponse. Alors qu’un pli d’amertume se dessinait toujours plus sur mes lèvres après chaque retour infructueux, je me laissai encore glisser en esprit. Mon double astral se retrouva de nouveau sur cette cordillère projetant un chaos de rochers. Tandis que l’horizon buvait le soleil, ma patience trouva enfin sa récompense ce soir-là.

Le principe de création de la vie

Nous vivons un temps où le narcissisme s’acharne contre ceux qui osent l’infinie tendresse.

La sphère de vie martienne devrait pourtant nous enseigner les ravages du narcissisme. Sur cette terre râpeuse et sans hospitalité, le monde minéral n’est que cendre du vivant. Petit à petit, notre monde est gagné par la même affliction.

Alors qu’il m’est offert de me glisser au plus proche de l’âme de cette Porteuse de vie, je la vois s’agenouiller sur le sol rocailleux d’un flanc de montagne dénudé. Rassemblant posément ses mains, une douce lumière s’expand pour prendre la forme d’une jeune pouce. Plus légère que la matière, plus tangible cependant que l’éther. Des teintes d’orange, de rouge et de jaune doré jaillissent. La jeune fleur est à l’image de cette Porteuse de vie. Elles se déploient entre deux réalités. Expression pure de la grâce divine, elles se situent toutes deux entre le monde divin et celui des hommes.

Ma vision intérieure se poursuit. Il m’est alors offert une leçon de l’univers. Des feuilles et des pétales continuent de se dessiner. La palette de couleurs est au-delà du chatoiement. Elles sont vivantes au point tel que des étoiles semblent habiter l’intérieur du feuillage. Je ressens alors comme jamais la force de vie car c’est l’univers qui se révèle. En transparence de la jeune pouce, une porte connectée à l’univers me tend la main.

Je me tourne alors vers cette Porteuse de vie, demandant à son âme d’où elle provient. Elle n’est assurément pas de ce monde. Il m’est alors autorisé de la voir dans sa forme originelle, avant qu’elle vienne s’habiller d’un corps humain. Sa physionomie change, ses traits adoptent une silhouette nouvelle. Des ailes de papillon se déploient dans son dos. Son système stellaire m’est révélé. Les êtres y évoluent sur un niveau de conscience unifié et dans une fréquence Amour qu’aucun mot ne décrirait avec justesse.

Que vient-elle accomplir ? Les missions d’âme sont multiples lorsque l’on est Porteuse de vie. Un seul mot est formulé rassemblant toute l’ampleur de la sienne.

Sa mission d’âme est celle d’une Ensemenceuse.

Envoyée sur Terre, son plus grand défi est de rapprocher ses créations de vie du plan physique. Elle ne peut le réaliser seule tellement la densité de notre monde lui est éprouvant.

Aux confins du monde, auprès des mers les plus profondes, la vie s’est toujours renouvelée. Ce sont ces lieux sur Terre qui génèrent en elle une attirance liée à sa mission d’âme. La vie s’ébauche dans l’invisible là où les hommes ne voient que des déserts et des volcans inhospitaliers. Ce qui est silence sur le flanc d’une montagne est bouillonnant dans le chaudron de la vie à venir.

Par sa présence physique ou par sa capacité à se projeter en pensée, une Ensemenceuse entonne silencieusement charmes et incantations. La magie d’Isis opère alors au travers d’elle.

Elle crée le patron sur lequel la vie va se déployer.

Tel est le principe de création de la vie. Les formes doivent d’abord être créées sur les plans subtils, comme un canevas sur lequel des maîtres généticiens viendront bâtir autour. Dans son royaume intérieur, une Ensemenceuse façonne les contours et le maillage. À l’image du voile d’Isis, l’Ensemenceuse est la couturière qui prépare le patron des formes de vie.

Gardienne du féminin sacrée, une Ensemenceuse porte la Sophia en elle. C’est en Sophia que se réalise les visions mystiques féminines. C’est en Sophia que réside les connaissances de l’univers matériel et du monde spirituel.

S’unissent en elle les dimensions crées et incréées, visibles et invisibles.

Les Porteuses de vie, ces femmes fées, sont pleinement en Isis tout en étant une individualisation d’Isis. S’inscrivant dans les attributs de la Grande Déesse, leurs missions d’âmes sont multiples. Leurs épreuves le sont tout autant.

Le fardeau d’une femme fée

Femme fée parmi les hommes, une Porteuse de vie se réfugie souvent dans la faille séparant le monde humain du monde spirituel. Un lieu où il n’y a ni ciel ni terre, hors de portée des tribulations du monde physique. Elle enfante la vie partout où elle fut chassée. Les hommes ressentent à son contact leurs propres failles intérieures. Attendant d’être remplis de vie et d’existence, ils tentent de posséder la femme fée. Leur immense béance intérieure les mène à vouloir l’attacher à eux. Or vouloir lui imposer les règles de l’existence terrestre, c’est plonger un tison dans le cœur d’une femme fée. Au nom d’un nécessaire enracinement dans le monde humain, elle se sacrifie trop souvent à elle-même.

Née d’un jaillissement du feu ardent d’Isis, une Porteuse de vie choisit parfois comme mission de s’offrir au monde glacial de la matière physique. Son incarnation constitue un véritable point de sublimation de la glace par le feu divin. Dans cette brume invisible au regard des hommes, cette porteuse de vie y incruste ses plus belles créations. Ses talents artistiques sur le plan humain n’en sont qu’une extension bien pâle au regard de celles sur le plan invisible.

La femme fée donne tout à ce monde et celui-ci ne lui délivre que des amours avares et cupides. Elle excuse tout au nom de l’amour filial. Elle endure tout pour de l’amour fraternel. Elle espère tout de l’amour conjugal.

Sa tendresse infinie est un don conféré par la grâce divine pour le bien de ce monde. Elle rêve de l’idéal à atteindre dans les relations humaines en se conformant au modèle divin. Si elle s’irrite souvent de ses échecs, elle garde la foi et l’espérance.

Mon voyage intérieur tire à sa fin. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis rendu en projection astrale sur cette montagne surplombant de toute son âpreté le bleu infini de l’océan. Je ne savais simplement pas ce que je cherchais jusqu’à ce que je le trouve… que je la trouve.

J’ai alors ouvert en mon Coeur un espace sacré
pour y placer à jamais son œuvre.

Crédit illustration : Charlie Bowater
Par Samuel sous www.leretourdesdragons.com/

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