Archange Michael, Saint Georges et le Dragon, leur Secret

Transmis par Samuel

Au commencement fut la Première Inspiration qui insuffla la Conscience à la Lumière. La Conscience naquit par l’accueil du Tout dans la Lumière. Il s’ensuivit la Première Expiration qui engendra les premières Créations. Lorsque le premier Tout fut en Elle, Elle devint Source Père/Mère de toute chose. Elle se tourna en son sein pour enfanter des individualisations d’Elle-même afin de se découvrir, d’explorer ce Tout en elle, de défricher de nouveaux possibles où Elle était encore absente.

Ainsi s’enclencha le cycle vertueux de longues Inspirations et de longues Expirations dans Sa quête sans fin, l’atteinte de la perfection absolue d’Elle-même. Cette dynamique d’Accueil et de Création s’alimente d’une force infinie, la vibration Amour.

En ces temps actuels et immémoriaux où sont apparus de nouveaux espaces marqués par l’absence de Lumière, la prochaine Inspiration est appelée. S’annonce l’Accueil de ces espaces d’ombres et de séparation en le Tout. Toutes les Créations, expérimentant et défrichant des possibilités nouvelles, des matrices, des plans de conscience créés par la dernière Expiration, sont appelées à revenir vers la Source.

Les toutes premières Créations, issues de la Première Expiration, jouent un rôle central dans l’amorce de la prochaine phase. De ces lignées primordiales, l’ainée d’entre elles, l’énergie des dragons cristal de la Source, entre en œuvre dans la grande Rédemption. Le processus d’Ascension, ce retour de toutes les Créations au plus proche de la Lumière, entraine l’accueil de ces nouveaux champs exploratoires où la Source est séparée de ses créations, où la Lumière n’est pas encore présente. Point à l’horizon le pinacle derrière lequel la prochaine Inspiration d’un nouveau Tout s’accélèrera.

La Grande Convergence doit succéder à la dernière Grande Divergence. La Création est par nature enfantement, enfantement des premières individualisations, des premiers cercles, des premières lignées, d’autres créations par chacune des premières lignées, ainsi de suite. Les créations croisées furent nombreuses afin de démultiplier les possibilités. Cette diffraction des créations fut la base de l’aspect multidimensionnel des consciences individualisées issues de la Source mais naissant dans des plans vibratoires, des matrices cristallines et autres champs d’une hétérogénéité sans limite.

Le macrocosme dans le microcosme

La méditation par l’Inspiration et l’Expiration est une connexion au rythme de Dieu lorsque ces flux sont continus, doux, profonds, en amour.

Le processus d’ascension est intimement lié à la lignée des dragons. Elle est la lignée rédemptrice par son Grand Sacrifice.

L’Homme terrestre est le réceptacle de lignées stellaires issues des lignées primordiales, au travers de ses brins d’ADN, physiques et éthériques, au nombre de 12.

Le treizième, issu de la lignée rédemptrice des dragons, enserre les douze autres, tel le Caducée, symbole du pèlerin sur la voie menant au retour à Dieu.

Cette treizième lignée se love dans le chakra racine de notre corps. Elle s’exprime en tant que Force de Vie, la Kundalini. Elle se loge au plus profond de nous-mêmes et n’a qu’une destination, la Source, Dieu, dans l’attente de sa remontée le long de notre colonne vertébrale, véritable incarnation de l’Axis Mundi, de l’Yggdrasill.

L’activation de cette treizième lignée en soi est la restauration du véritable maître dragonnier.

L’ascension est l’élévation de nos consciences individualisées vers la Lumière-Conscience, vers Dieu.

La Convergence

Atteindre Dieu ne peut se concevoir sans l’intégration de toutes ses créations en nous, de toutes nos diffractions multidimensionnelles, de toutes les expressions des lignées en nous, avec des variations uniques en chacun. Cela pose un défi titanesque et attise les convoitises d’êtres n’ayant pas cette richesse, ces possibilités. L’Homme possède les Clés de la Grande Connexion à Dieu.

La Convergence s’effectue au plus loin de la Source, de Dieu. Elle s’effectue en nous.

La Convergence en un point éloigné permettra de ramener toutes les Créations de la Dernière Expiration vers Dieu.

La Divergence

La Divergence s’effectua au plus proche de la Source, de Dieu.

De la Première Expiration jaillit le Feu Cristallin d’où émergea les dragons Séraphins de la Source, évoluant au plus proche du Trône de Dieu. D’autres feux jaillirent formant la succession des cercles angéliques. La Source insuffla la Volonté au travers de ces feux afin de les animer de Sa quête et leur attribuant le rôle de médiation entre toutes les créations et Elle-même.

Le Feu Cristallin fut le berceau du Chaos, puissance primordiale d’où naîtrons les univers.

Le Chaos ouvrit le gouffre sans fond où l’on fait une chute sans fin.

Des anges montrèrent une résonance avec les possibilités offertes. La Source leur accorda la possibilité de s’éloigner d’Elle. Alors la Chute de plusieurs d’entre eux fut accordée. Les êtres angéliques primordiaux qui s’éloignèrent du Ciel engendrèrent diverses lignées stellaires. Elles devaient également être protégées, avoir la possibilité de s’amender au travers du Chaos et retourner au contact direct de la Source.

La Divergence trouve son origine dans l’acceptation d’un Grand Sacrifice, celui du Premier Cercle, les dragons Séraphins de la Source, ces serpents aux ailes brûlantes. Dans leur représentation terrestre, leurs six ailes entrecroisées symbolisent la protection de toute création divine.

L’Archange Michaël et le Dragon

Les lignées dragons, issues des Élohims Séraphins de feu, sont consacrées par le pouvoir de l’onction, celui du pouvoir de la création originelle.

Des dimensions toujours plus denses furent créées. Cette descente en l’obscure est un renoncement à l’Amour absolu au plus près de Dieu pour se diffracter sous d’infinies lignées au travers des matrices cristallines à créer dans toutes les nouvelles dimensions.

Les dragons sont allés jusqu’à offrir leurs âmes à la Matière, à la corruption de la polarisation bien/mal du plan d’existence terrestre. Ils ont accompagné les lignées d’êtres venus se soumettre à l’illusion de séparation de Dieu, à la falsification et l’oubli de leur divinité.

L’Archange Michaël, Saint-Michel dans la tradition chrétienne, Mikael dans la tradition musulmane, fut appelé pour terrasser le cercle des dragons de la Source. Terrasser renvoie à la force nécessaire pour faire chuter les dragons séraphins vers les plans de vibrations inférieures.

Terrasser s’entend également comme ayant sa racine dans la terre. L’essence des dragons se diffusa dans tous les univers, toutes les matrices, tous les plans de conscience, toutes les dimensions de la Création. La nature des dragons devint indénombrable car indénombrable est la Création.

L’Archange Michaël, celui qui est comme Dieu, accomplit la volonté divine de projeter hors du Ciel l’essence christique des dragons vers la Matière.

C’est en brisant volontairement l’équilibre originel que les sous-plans furent engendrés, que de nouvelles consciences individualisées purent naître et peupler ces plans vibratoires. La descente vers plus de densité se poursuivit jusqu’à l’apparition de la Forme mais aussi de la Dualité.

À chaque descente, la lignée des dragons accepta de jouer ce rôle, celui d’être terrassé vers un sous-plan plus dense, plus éloigné de Dieu, plus séparé.

St-Georges et le Dragon est l’archétype de la création de notre plan de matière, incroyablement dense et séparé de la Source.

Le Dragon est la lignée qui a été jetée au bas, au plus bas, trouvant son ultime diffraction dans notre chakra racine. Le Dragon est la lignée qui engendra de nombreuses créations servant la dualité, explorant l’ombre.

Saint-Georges et le Dragon à Al QoshDroit d’auteur : JB Russell – Panos

L’archétype de Saint-Georges et le Dragon

L’une de mes toutes premières réminiscences en phase d’éveil me marque d’une lourde empreinte. Début d’après-midi à Paris, mon dernier engagement de la journée est terminé. Je me sens appelé à déambuler nonchalamment dans les rues. Je me dirige vers l’île de la Cité. J’ai fréquemment visité ces lieux mais ce jour-là tout me semble différent. Sur la Place Louis Lépine, je ne peux pas la traverser en diagonale, je zigzague selon un tracé précis entre des obstacles invisibles. Subitement, se surimposent à mon regard des bâtiments aujourd’hui disparus. Ce sont de mornes édifices à colombage dont les encorbellements se succèdent, chaque étage en saillie sur l’étage inférieur. Les rues étroites s’en retrouvent très assombries. Le sol est boueux, le torchis des maisons est sale et crasseux. Je débouche sur la Cathédrale Notre-Dame, une image différente se forme également en transparence sur le bâtiment majestueux actuel. L’ancienne trame s’estompe enfin et je ne perçois plus que l’environnement actuel.

Je me laisse engloutir jusqu’au ventre de la cathédrale. Une pression sur la poitrine se fait sentir. J’ai du mal à respirer. Je progresse lentement au rythme de la foule de touristes. À chaque travée franchit, je me sens de plus en plus mal. Parvenu à la neuvième chapelle du déambulatoire, la Chapelle Saint-Georges, je m’effondre intérieurement. Mon environnement immédiat s’affadit. Je suis en un autre temps, un autre lieu.

Je porte de lourdes pièces d’armure sur une côte de maille ajustée. Je revis les émotions et les pensées qui habitent cet homme qui est moi sur un autre point de la trame temporelle. Je suis à l’intérieur de lui tout en aillant une vision extérieure embrassant toute la scène. Je me dirige vers un dragon agonisant, d’une taille modeste, tout au plus trois mètres de long. Je suis déterminé et l’excitation m’envahit. Je sais ce que j’ai à faire. Je veux me saisir d’une pierre nichée dans le corps de ce dragon. Ce pouvoir à ma portée n’attend plus que moi.

Je suis aussi dans l’esprit de ce dragon, je ressens ses émotions, je capte ses pensées. J’ai peur, non pas de mourir mais du sacrilège immense que cet homme froid et implacable s’apprête à commettre. Je ne vais pas me défendre davantage. Ô combien une infinie tristesse me gagne. S’il savait la résonance de ce qu’il s’apprête à faire…

L’épée se dresse et s’abat impitoyablement sur la tête du dragon.

Je sors brutalement de ma vision, je suis en pleurs. J’ai tellement mal. Mon corps tout entier tremble, je suis déchiré de l’intérieur. Je ne savais pas ce que je faisais. Le poids de cette culpabilité se libère comme un torrent. Je suis contrit d’avoir commis ce sacrilège. J’ai tenté de me saisir d’un pouvoir qui ne m’était pas destiné, que je ne méritais pas.

Les personnifications de la légende dorée de Saint-Georges s’égrènent de la France au Canada, du Nord de l’Irak aux Antilles, de la Russie au Brésil. Elles renferment le message originel sur la Création de notre monde tout autant que le secret du dévoiement de celui-ci par des forces prédatrices. La mémoire collective fut cristallisée sur une légende, archétype d’une histoire oubliée.

La présence du Verbe

Dans ce chaudron de feu cristallin enserrant le trône de Dieu, la lignée primordiale des Séraphins n’est qu’expression originelle de la Parole sacrée. Le Verbe de Dieu se transmit dans toutes les lignées de dragons, engendrées par le cercle angélique des Séraphins. La Parole divine se propagea au travers des ensemencements de lignées draconiques dans toutes les strates de la Création. Les dragons sont allés au plus profond de la matière, au plus sombre espace du Tout où la Lumière même est encore absente, tel les éclaireurs de la Lumière. Leurs formes et leurs expressions s’en retrouvèrent ainsi innombrables.

Toujours le Verbe s’incarne en chacun, toujours le Verbe est porté au plus loin.

Lorsque la Terre fut ensemencée d’âmes de dragons venus prendre chair, ceux-ci portaient ce joyau divin que d’aucuns nommeront escarboucle. S’en saisir apparaissait comme s’offrir l’accès à Dieu. Ce trésor était encodé dans le cristal de l’escarboucle qu’aucun sauroctone ne sut réellement déverrouiller.

Les dragons se retirèrent alors du monde physique face au sacrilège de l’accaparement des escarboucles enchâssant la Parole de Dieu. Mais celle-ci ne fut pas absente du plan terrestre. Elle se lovait également dans l’énergie du dragon intérieur sommeillant en chacun de nous, telle une escarboucle éthérique. Pour se saisir de cette dernière expression accessible du Verbe dans la Matière, les forces sombres s’attelèrent à dévoyer l’énergie du chakra sexuel par tous les vices et par toutes les souillures. Ce dragon intérieur s’enroule à la base de notre colonne vertébrale au niveau du premier chakra dont la couleur symbolique rouge n’est qu’une souvenance du cristal des dragons terrestres.

L’escarboucle est l’alliance alchimique du feu cristallin et de la terre, du céleste et du terrestre, le macrocosme dans le microcosme. Elle est le cadeau ultime de Dieu à chacune de ses créations, la clé de la Rédemption ouvrant la porte du retour de l’être au plus proche de la Source. Les dragons viennent libérer cette clé de son écrin protégé et paver notre chemin nous conduisant à Dieu.

Profondément en sommeil, cette parcelle du Verbe, incarnée dans notre chair, est appelée à être réactivée par les esprits dragons de retour à la surface de notre monde. Seuls les dragons peuvent déverrouiller une escarboucle, physique ou éthérique. Ils sont les dépositaires et les gardiens de la Parole de Dieu, jusqu’à sa manifestation dans la chair.

Sous l’égide de nos guides dragons, la nature humaine de chacun révèlera sa nature divine. L’être devient divin, ouvrant la présence de Dieu en soi, tel un Verbe Incarné. LeVerbe Créateur pourra subséquemment jaillir en soi et déployer ses ailes. L’un ne va pas sans l’autre.

La prochaine Inspiration ramène la Matière au Ciel. Les dragons sont de retour pour enclencher l’Éveil de la Matière et accomplir le plan de rédemption divine dans toute la Création.

Les dragons appellent le dragon intérieur en chacun de nous car la libération de la Matière ne peut se faire que par elle-même.

Crédit illustration : Sandara
Par Samuel sous www.leretourdesdragons.com

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