Thich Nhat Hanh

En pratiquant la Pleine Conscience ne soyez pas obnubilé par la distinction entre le bien et le mal, ce qui serait la cause d’une lutte intérieure.

Lorsqu’une pensée saine apparaît en vous, recon­naissez-la : « Une pensée saine naît en moi. » Si c’est une pensée malsaine qui apparaît, soyez-en conscient de la même façon : « Une pensée mal­saine naît en moi. »

Même si elle ne vous plaît pas beaucoup, ne vous fixez pas dessus et n’essayez pas non plus de vous en débarrasser. Simplement la reconnaître est suffisant.

Si elle a disparu, vous devez savoir qu’elle a dis­paru, si elle est encore là, sachez qu’elle est encore là. Une fois que vous aurez atteint un tel état de conscience, vous n’aurez plus jamais peur de quoi que ce soit.

Lorsque j’ai mentionné le garde devant le portail du palais de l’empereur, vous avez peut-être ima­giné un portail avec deux portes, l’une pour entrer, l’autre pour sortir, et le garde dans le rôle de votre esprit.

Quelles que soient les pensées et les émo­tions qui entrent, vous êtes conscient de leur entrée, et quand elles partent, vous êtes conscient de leur départ.

Seulement, cette image présente un défaut : elle suggère que ceux qui entrent et qui sortent sont différents du garde.

En fait, nos pensées et nos sensations sont nous-mêmes ; elles sont une partie de nous.

Nous avons la tentation de les considérer, du moins certaines d’entre elles, comme une force ennemie qui tente de perturber notre concentra­tion et la compréhension de notre esprit.

Mais en réalité, lorsque nous sommes en colère, nous sommes nous-mêmes colère. Quand nous sommes heureux, nous sommes nous-mêmes bon­heur. Quand nous avons certaines pensées, nous sommes nous-mêmes ces pensées.

Nous sommes simultanément le garde et le visiteur.

Nous som­mes à la fois l’esprit et l’observateur de l’esprit.

Par conséquent, chasser une pensée ou se fixer sur elle n’est pas le point important. Le point important est d’être conscient de la pensée.

Cette observation ne prend pas l’esprit pour objet : elle n’établit pas de distinction entre sujet et objet.

L’esprit ne se saisit pas de l’esprit ; l’esprit ne rejette pas l’esprit.

L’esprit ne peut que s’observer lui-même. Cette observation n’est pas une observation d’un objet extérieur, indépendant de l’observateur.

L’esprit observateur est un avec l’esprit observé.

Source : http://fr.sages.wikia.com/
Le miracle de la pleine conscience, Thich Nhat Hanh

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de citer l'auteur, les sources, et le site: https://elishean-portesdutemps.com

Votre aide est très Importante…

Depuis plus de 10 ans, de la conception à la publication, je suis seule à travailler sur les sites du réseau Elishean, partageant tous les jours des textes afin d'ouvrir les consciences et aider à l'Ascension, promesse de l'Âge d'or. Je fais appel à vous aujourd'hui afin de me soutenir dans cette démarche en faisant un don (si minime soit-il). Le partage est un don de Soi, un don d'Amour... Recevez toute ma gratitude... Mon Amour vous accompagne...

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2019/ Aux Portes du Temps

Print Friendly, PDF & Email