Session 17 du 13 Décembre 2017

– Traduction Française – Original Néerlandais/Anglais. Traduction des articles en Anglais faite par Jacques.

Prologue Wivine:

Je place ceci sur mon site web parce que c’est quelque chose que je combats depuis des années. J’ai grandi avec cette idée raciale dans une communauté européenne blanche. Je suis née en Belgique après la 2ème guerre mondiale en 1952 et aucun de mes parents ni grands-parents ont voulu me parler des horreurs de la guerre ni des camps d’extermination nazi. Et des nazis avec toutes leurs idées vous en trouverez dans le monde entier, même sous d’autres noms.

Ce que je veux dire par là c’est que ce n’est pas une invention typiquement allemande : c’est une « forme pensée » qui a vu le jour ailleurs il y a des siècles et qui continue de vivre partout où elle peut trouver un terreau idéal.

La crise économique allemande après la 1ière guerre mondiale était un terreau idéal pour cela.

Les personnes que j’ai rencontrées plus tard qui avaient survécu les camps préféreraient l’oublier et ce n’étaient pas uniquement des juifs. Ils en avaient encore des cauchemars. Ce n’étaient pas des Africains que les nazis ont gazé ou tué en Europe, il n’y en avait pratiquement pas à ce moment-là. Non, ils ont commencé à gazéifier ou assassiner leur propre population en 1933: les arriérés mentaux, les aliénés mentaux, les handicapés physiques, les vagabonds, les gitans, les homosexuels et bien sûr les opposants politiques. Les Juifs c’était plus tard en Europe occidentale, je pense à partir de 1942.

L’ancienne Russie communiste soviétique avait fait quelque chose de semblable au début du 20ième siècle avec leurs propres populations. Ils avaient aussi une sorte de classification qui était principalement politique et anti-religieuse. Même chose en Chine et au Cambodge. Les Japonais ont commis en Chine et en Corée le même genre d’atrocités que les Nazis en Europe et durant à peu près la même période

Entre mes 20-30 ans, j’allais souvent à la bibliothèque. J’adorais les livres de l’époque sur la parapsychologie, la métaphysique et les études sur les capacités extra-sensorielles. Il y avait aussi des livres sur le spiritisme. Puis vinrent les auteurs de la fin du 19ième siècle et début du 20ième siècle qui avaient reçu des vérités d’en Haut, des visionnaires. Tous parlaient des populations terrestres en termes de « races ». Les races du milieu pouvaient varier, mais il y avait toujours une constante : la race blanche était la plus développée dans tous les domaines et la race noire était la plus basse dans tous les domaines.

Je connaissais très peu de notre bible catholique, mais toutes les images d’Adam et Eve – les soi-disant 1er humains – dont tous les autres sont nées – étaient des blancs aux cheveux roux ou noisette et Jésus- Fils de Dieu Incarné – était blanc avec une couleur de cheveux châtaigne ou rouge-brun. Un Jésus blond avec les yeux bleus c’est venu plus tard.

Entretemps j’ai grandi, j’ai fait quelques voyages et j’ai rencontré d’autres personnes, d’autres cultures et religions. Au plus que je rencontrai d’autres personnes sur d’autres continents cette idée que l’homme blanc était supérieur commença sérieusement à faiblir.

Surtout quand j’ai commencé à plonger dans l’histoire derrière l’histoire des Européens. Celle qu’on n’aime pas vous raconter. L’Europe était autrefois illettrée et barbare, et ils sont allés chercher leurs premières sciences en Afrique, en Inde et en Chine. Mes yeux se sont encore plus ouverts quand j’ai visité l’Egypte et le musée du Caire. Plus tard, les États-Unis, la Turquie et le Maroc. C’est seulement au Belize que j’ai commencé à vivre parmi une population très diversifiée. Ici vivent des Mayas, des Chinois, des Coréens, des Mennonites (descendants des Européens du Nord qui ne se mélangent pas avec les populations locales), des personnes d’ascendance européenne-africaine, de l’Inde et les hispaniques d’Amérique centrale. Il y a environ 5 langues en circulation ici. L’anglais (colonie britannique) est la langue officielle et la moins parlée.

Et qu’est-ce qui m’a frappé en premier ? Que les Mayas étaient considérés ici comme retardés par la population afro-européenne au pouvoir. Certains sont même allés jusqu’à dire que je m’abaissais en traitant avec les Mayas. Alors j’ai dû m’asseoir. Ici aussi, il y avait une sorte de distribution sociale raciale, mais pas avec le « blanc » comme numéro 1. Cela signifiait que diviser les gens en classes ou races supérieures et inférieures est un problème sociétal, basé ou non sur des aspects extérieurs. Cela s’avère être inhérent à l’homme, peu importe son apparence et son emplacement. Il y a un fort et un faible. Celui qui gouverne et celui qui sert et celui qui a le pouvoir décide qui sert. C’est aussi un moyen de monter les gens les uns contre les autres. Il y a beaucoup d’exemples de cela et la première chose à laquelle je pense est la Belgique et le Rwanda. Diviser pour régner : cela fonctionne toujours. La religion aussi est un moyen pour provoquer des guerres. De cela aussi il y a assez d’exemples.

La deuxième chose que j’ai remarquée au Bélize c’est que les gens comme les Mayas, les Créoles et les Hispaniques croient que le fait d’avoir une peau blanche ou pâle est important pour leur statut. Ils gardent même leurs petits enfants hors du soleil afin qu’ils ne bronzent pas. Je n’ai pas compris cela. Qu’un blanc ait une haute opinion de lui-même, il-ce l’est raconté pendant des siècles. De plus, il avait le fusil en mains partout où il allait ces derniers siècles. Mais que les gens de couleur avec une peau normale qui contient de la mélanine le pensent également, je n’en revenais pas.

C’est au Belize que j’ai eu le Livre d’Urantia pour la 1ière fois physiquement en mains et là encore est apparue cette fameuse distribution raciale « reçue par des Messagers Célestes » avec en plus la race blanche supérieure qui avait hérité le plus de pourcentage de matériel génétique d’Adam et Eve – des Célestes incarnés de race blanche suprahumaine. Wow, qu’est-ce que les Cieux nous ont avantagé ! Nous sommes non seulement biologiquement avantagés, mais aussi sur le plan spirituel ! Quelle caresse pour notre propre estime ! Wow, la fierté, le sentiment de supériorité – le plus grand piège pour le progrès spirituel et nous tombons en plein dans le panneau.

Entre-temps, j’avais un peu grandi, et j’ai commencé à douter fortement de ces théories sur les races et encore plus de l’existence de ce grand Adam blond avec ses beaux yeux bleus : l’image idéale de la race blanche nordique. Je doutais aussi de l’idée de cette race rouge retardée qui aurait vécu en réclusion sur les continents Américains parce qu’il n’y a jamais eu de peaux-rouges dans ces continents. Ce terme provenait des premiers blancs qui ont combattu quelques tribus locales qui coloraient leur peau avec une substance rouge. Que les populations noires et brunes étaient inférieures était aussi un mythe populaire et pas un petit. Je vous l’assure.

Je savais depuis des années que cette rhétorique et classification des races humaines basées sur des traits faciaux et la couleur de peau ne tenait pas la route. Chaque fois que je le rencontrais dans le Livre d’Urantia mes cheveux se dressaient sur ma tête. Mon écœurement a commencé à grandir il y a quelques années allant même jusqu’à ne plus vouloir lire le Livre d’Urantia. Mais les Melchizédeks sont venus me demander de continuer avec le Livre jusqu’à ce que j’acquisse la connaissance spirituelle qui s’y trouvait et dont j’avais besoin. Le reste serait rectifié plus tard.

J’étais récemment à la recherche dans le Livre d’Urantia sur ce qu’on y disait d’un gouvernement mondial et ces « théories raciales » me sautaient à nouveau aux yeux. Jusqu’à ce que je tombe sur la phrase suivante :

72:10.1 (818.4) Les méthodes de ce peuple pour traiter les criminels, les fous et les dégénérés, bien qu’elles puissent plaire sous certains aspects, paraitront assurément choquantes sous d’autres aspects à la plupart des Urantiens. Les anormaux et les criminels ordinaires sont placés par sexes dans différentes colonies agricoles où ils font plus que de subvenir à leurs besoins. Les criminels les plus invétérés et les aliénés incurables sont condamnés par les tribunaux à mourir dans des chambres à gaz. De nombreux crimes autres que le meurtre, y compris la trahison de la confiance du gouvernement, comportent aussi la peine de mort, et l’action de la justice est certaine et rapide. (Wiv :et ils osent dire que cela se passe soi-disant sur une autre planète ??????)

J’ai eu un choc électrique – mes ampoules ont sauté et la lumière s’est éteinte. C’en était de trop. Le moment est venu – je ne me tais plus.

Tout cela ne venait pas du monde spirituel supérieur, ni de Dieu. Je le savais, je le sais. C’est toujours la même chose avec ces livres sacrés : quand les Célestes révèlent du matériel spirituel et que cela tombe dans les mains de certains humains qui le publie, ils bidouillent avec afin que cela corresponde au idées sociales et politiques de leur temps. Peut-être que pour les Célestes c’est un mal nécessaire, que ce n’est pas possible autrement ? Je ne sais pas.

J’ai entamé des recherches sur Internet pour atterrir dans l’anthropologie, la biologie, la génétique et même la génétique cosmétique des cheveux. J’ai choisi deux articles américains qui donnent une image assez complète de ce qui s’est passé et qui réfutent la « théorie raciale » séculaire basée sur quelques caractéristiques externes. Ainsi que l’explication génétique actuelle sur l’origine de la peau blanche. Je vous les présente pour votre information.

ORIGINE DE L’IDÉE DE « RACE »

Par Audrey Smedley Bulletin d’anthropologie, novembre 1997

Les érudits contemporains s’accordent à dire que « la race » et était une invention récente et que c’était essentiellement une idée populaire et pas un produit de la recherche scientifique et de la découverte. Ce n’est pas nouveau pour les anthropologues. Depuis les années 1940 quand Ashley Montagu a contesté l’utilisation du terme « race » en science, un nombre croissant de chercheurs dans de nombreuses disciplines ont déclarés que le sens réel de « race » dans la société américaine à un lien avec les réalités sociales, et cela de façon distincte des variations physiques de l’espèce humaine. Je soutiens que race a été institutionnalisée à partir du 18ème siècle comme une vision du monde, un ensemble d’attitudes et de croyances créées culturellement concernant les différences entre les groupes humains.

Esclavage et la venue des Africains

La race et son idéologie à propos des différences humaines sont nées du contexte de l’esclavage Africain. Mais de nombreux peuples à travers l’histoire ont été asservis sans l’imposition de l’idéologie raciale. Quand on regarde au 17ème siècle l’Amérique coloniale avant la promulgation de lois légitimant l’esclavage uniquement pour Les Africains et leurs descendants (après 1660), plusieurs faits deviennent clairs.

1). Les premières personnes que les Anglais ont essayé d’asservir et de placer sur les plantations étaient les Irlandais avec qui ils avaient eu des relations hostiles depuis le 13ème siècle.

2) Certains Anglais ont proposé des lois qui asservissent les pauvres en Angleterre et dans les colonies pour les forcer à travailler indéfiniment.

3) La plupart des esclaves des plantations Anglaises de la Barbade et de la Jamaïque étaient des Irlandais et Indiens.

4) Beaucoup d’historiens soulignent que les serviteurs Africains et les domestiques blancs sous contrat étaient traités de la même manière. Ils se sont souvent joints ensemble, comme dans le cas de la rébellion de Nathaniel Bacon (1676) pour s’opposer aux lois strictes oppressives du gouvernement colonial.

Dans la dernière partie du 17ème siècle, la demande de main-d’œuvre a augmentée énormément. Il est devenu clair que ni les Irlandais ni les Indiens ne font de bons esclaves. Plus que cela, les véritables menaces à l’ordre social étaient les pauvres blancs libérés qui ont demandé des terres et des privilèges que la classe supérieure des gouvernements coloniaux à refusé. Certains dirigeants coloniaux ont fait valoir que le travail Africain a servi de tampon contre les masses de blancs pauvres.

Jusqu’au 18ème siècle, l’image des Africains était généralement positive. Ils étaient des agriculteurs et des éleveurs de bétail ; ils avaient des industries, des arts et métiers, des gouvernements et des commerces. En outre, les Africains étaient immunisés des maladies du « vieux monde ». De plus, ils étaient de meilleurs ouvriers et ils n’avaient nulle part où aller une fois transplantés dans le Nouveau Monde. Les colons eux-mêmes en étaient venus à croire qu’ils ne pourraient pas survivre sans les Africains.

Lorsque certains Anglais sont entrés directement dans la traite des esclaves, il est devenu clair que beaucoup de public Anglais avaient des doutes sur le commerce des esclaves et en récréant l’esclavage sur le sol Anglais. C’était une époque où les idéaux d’égalité, de justice, de démocratie et des droits de l’homme devenaient des caractéristiques dominantes de la philosophie politique occidentale. Ceux qui étaient impliqués dans le commerce rationalisèrent leurs actions en faisant valoir que les Africains étaient des païens après tout et il était un devoir chrétien de sauver leurs âmes. Au début du 18ème siècle, l’institution était pleinement établie pour les Africains et leur descendance. Un grand nombre d’esclaves ont inondés les colonies du sud et même certains celles du nord. Parfois, ils étaient plus nombreux que les Blancs et les lois régissant l’esclavage devinrent de plus en plus sévères.

Une nouvelle identité sociale

Vers la fin du dix-huitième siècle, l’image des Africains a commencé à changer radicalement. Le principal catalyseur de cette transformation était la montée d’un puissant mouvement anti-esclavagiste qui s’est développé et renforcé pendant l’ère révolutionnaire à la fois en Europe et aux États-Unis. En conséquence, les forces pro-esclaves ont trouvé nécessaire de développer de nouveaux arguments pour défendre l’institution. En se concentrant sur les différences physiques, ils se sont tournés vers la notion de l’infériorité naturelle des Africains et donc leur aptitude à l’esclavage donnée par Dieu. De tels arguments sont devenus plus fréquents et stridents de la fin du XVIIIe siècle, et les caractéristiques ethniques des Africains sont devenues plus négatives.

De là nous voyons la structuration des composantes idéologiques de la « race ». Le terme « race » qui avait été un terme classificatoire comme « type » ou « espèce » mais avec une signification ambiguë, est devenu plus largement utilisé dans le XVIIIe siècle, et cristallisé en une référence distincte pour les Africains, Indiens et Européens. En mettant l’accent sur les différences physiques et de statut entre les peuples conquis et asservis, et les Européens. L’idéologie émergente lia le statut socio-politique et les traits physiques ensemble et créa une nouvelle forme d’identité sociale. Les chefs pro-esclaves parmi les colons ont formulé une nouvelle idéologie qui a fusionné tous les Européens ensemble, riches et pauvres, et façonné un système social de classement de groupes physiquement distincts. Le modèle pour « race » et « races »; était la Grande Echelle des Etres ou Echelle de la Nature (Scala Naturae), une théorie semi-scientifique d’une hiérarchie naturelle de tous les êtres vivants, dérivé des écrits grec classiques. Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Scala_naturæ

Les caractéristiques physiques de différents groupes sont devenus des marqueurs ou symboles de leur statut dans cette échelle, justifiant ainsi leurs positions dans le système social. L’idéologie raciale proclamait que l’inégalité sociale, spirituelle, morale et intellectuelle des différents groupes était, comme leurs traits physiques, naturelle, innée, héritée et inaltérable.

Ainsi a été créé le seul système d’esclaves au monde qui est devenu exclusivement « racial. » En limitant la servitude perpétuelle aux Africains et à leurs descendants, les colons proclamaient que les noirs seraient toujours en bas de la hiérarchie sociale. En gardant les Noirs, les Indiens et les Blancs socialement et spatialement séparés et par l’application de l’accouplement endogame, ils veillaient à ce que les différences physiques visibles soient préservées comme symboles premiers des statuts sociaux d’inégalité. Depuis sa création la séparation et l’inégalité étaient ce que « la race » représentait. Les attributs du statut de race inférieure a été appliqué aux noirs libres aussi bien qu’aux esclaves. De cette manière le mot « race » a été configuré comme un nouveau mécanisme autonome de différenciation sociale qui transcendait la condition de l’esclave et persistait comme une forme d’identité sociale longtemps après la fin de l’esclavage.

Les humains en tant que propriété

L’esclavage américain était unique d’une autre manière ; c’est ainsi, les propriétaires Nord-Américain d’esclaves ont résolu le dilemme séculaire de tous les systèmes esclavagistes. Des esclaves sont à la fois des personnes et des choses – des êtres humains et des biens. Comment traiter un être humain à la fois comme une personne et une propriété? Et qu’est-ce qui devrait prendre préséance, les droits de l’homme de l’esclave ou les droits de propriété des maîtres ? Les lois américaines ont précisé que la propriété était plus sacrée que les gens, et les droits de propriété des maîtres ont éclipsé les droits de l’homme des esclaves. Le juge en chef Roger B. Taney a déclaré dans le célèbre Dred Scott, affaire de 1857, « les « Nègres » étaient considérés comme une propriété; ils n’étaient jamais considéré autrement, en penser ou en parler autrement qu’en terme de propriété, ils n’étaient donc pas destinés à se voir accorder des droits de citoyenneté par les rédacteurs de la Constitution ».

Afin de transformer les gens uniquement en biens, vous devez minimiser ces qualités qui les rendent humains. La littérature du début du XIXe siècle a commencé à dépeindre « le nègre » comme un sauvage en termes encore plus forts que ceux qui avaient été utilisés pour les Irlandais deux siècles plus tôt. C’était une transformation majeure de la pensée sur, qui étaient les Africains. Historien George Fredrickson déclare explicitement que « avant 1830 des affirmations ouvertes de l’infériorité permanente des Noires était extrêmement rare » (L’image du Noire dans l’esprit du Blanc, 1987). Au milieu du siècle, l’idéologie de « l’infériorité des nègres » domina à la fois la pensée populaire et savante.

La science et la justification des « Races»

Ce qui est si frappant dans l’expérience américaine de créer une telle conception extrême des différences humaines était le rôle joué par les scientifiques et les savants à légitimer les idées folkloriques. Les écrivains savants ont commencé à essayer de prouver scientifiquement que « le Nègre » était d’un type différent et inférieur de l’être humain. Les premiers documents publiés à partir d’un point de vue scientifique dit que « les Negros » étaient une espèce distincte des hommes Blancs apparus dans la dernière décennie du dix-huitième siècle. Ils arguèrent que les Noirs étaient soit un produit de la dégénérescence de cette première création, ou les descendants d’une création séparée complètement. Les intellectuels américains se sont approprié et rigidifié, les catégories de groupes humains établis par des érudits européens au XVIIIe siècle, mais ignorèrent la mise en garde de Blumenbach, que les groupes humains se mélangent insensiblement les uns aux autres, de sorte qu’il est impossible de placer des limites précises autour d’eux.

Lorsque le Dr Samuel Morton dans les années 1830 a initié le domaine de la craniométrie (l’étude des mensurations des os du crâne), la première école de l’anthropologie américaine, les partisans de l’idéologie raciale ont reçu le soutien scientifique le plus puissant du moment. Mesurer l’intérieur des cranes recueilli auprès de nombreuses populations, lui offrit la « preuve » que le Nègre avait un cerveau plus petit que les blancs, avec les Indiens entre les deux. Morton est également célèbre pour son implication dans une controverse scientifique majeure sur la création.

L’existence même d’un débat scientifique sur la question de savoir si les Noirs et les Blancs étaient des produits d’une création unique, ou de créations multiples, en particulier dans une société dominée par les explications bibliques, semble anormale. Cela indique que les différences entre « races » avaient été tellement agrandie et exagéré que la conscience populaire avait déjà largement accepté l’idée que les Noirs sont une espèce différente et inférieure des humains. La décision de Justice Taney a reflété cela, en déclarant, « le nègre est un ordre différent d’être ». Ainsi les droits des propriétaires d’esclaves sur leur « propriété » ont été confirmé en droit par l’appel à l’identité nouvellement inventée des peuples d’Afrique.

Les scientifiques ont collaboré pour confirmer les croyances populaires et des publications sont apparu régulièrement fournissant la « preuve »; qui a conforté le public Blanc (dans ces croyances). D’autre part, certains leaders sociaux étaient conscients de leur rôle en donnant de la crédibilité aux mythes inventés, c’est manifeste dans des déclarations tel que celui trouvé dans le Charleston Medical Journal après la mort du Dr Morton. Qui dit « Nous pouvons seulement dire, que nous du Sud, devrions le considérer comme notre bienfaiteur, pour nous avoir aidé matériellement en donnant au nègre sa vrai position comme une race inférieure « (c’est nous qui le soulignons). George Gliddon, co-éditeur d’un livre scientifique célèbre Types d’Humanité en (1854) qui a fait valoir que Les Noirs étaient plus proches des singes que des humains et qui classait tous les autres groupes entre les Blancs et les Nègres. Il a envoyé une copie du livre à un célèbre politicien du sud, en disant qu’il était sûr que le sud apprécierait le soutien puissant que ce livre a donné pour son « institution particulière » (esclavage). Comme un autre tome célèbre (The Bell Curve, 1995) c’était un Livre de 800 pages dont la première édition s’est immédiatement vendue ; suivit de neuf autres éditions avant la fin du siècle. Qu’est-ce qu’il a dit à propos de l’infériorité des Noirs est devenue largement connu, même par ceux qui ne purent le lire.

Au cours des discussions au Sénat Américain sur l’avenir « du negro » après l’esclavage, James Henry Hammond a proclamé en 1858 « quelqu’un doit être les larbins de la société, pour faire les tâches subalternes, pour effectuer les corvées de la vie « . Les nègres étaient destinés à être les larbins. Cela devait être leur place, consciemment créé pour eux par une société dont les valeurs culturelles firent qu’il fut impossible de les assimiler. Dans les nombreuses décennies depuis la Guerre civile, la société blanche a fait des pas de géant pour « garder le nègre là où il est ». Les politiques publiques et les coutumes et les pratiques de millions d’Américains ont exprimé cette vision du monde raciale tout au long du vingtième siècle.

Ce sont certaines des circonstances entourant l’origine de la vision raciale du monde en Amérique du Nord. L’idéologie raciale était un mécanisme justifiant ce qui avait déjà été établi en tant que groupes sociaux inégaux ; c’était depuis sa création, et encore aujourd’hui, sur qui devrait avoir accès au privilège, le pouvoir, le statut et la richesse, et qui ne devrait pas. En tant que politique utile idéologie pour les conquérants, elle s’est répandue dans les situations coloniales autour du monde. Il a été promulgué dans la dernière moitié du 19ème siècle par certains Européens contre d’autres Européens et atteint son extrême développement dans l’holocauste Nazi du XXe siècle.

Tous les anthropologues devraient comprendre que « la race » et n’a pas de relations intrinsèques avec la diversité biologique humaine, qu’une telle diversité est un produit naturel des forces principalement évolutives pendant que « la race » est une invention sociale. La déclaration suivante a été adoptée par le Conseil exécutif de l’American Anthropological Association (AAA) le 17 mai 1998, agissant sur un projet préparé par un comité d’anthropologues Américains représentatifs. Il ne reflète pas un consensus de tous les membres de l’AAA, car les individus varient dans leurs approches de l’étude de la « race ». Nous croyons qu’il représente généralement la pensée contemporaine et les positions savantes d’une majorité d’anthropologues.

Aux États-Unis, les chercheurs et le grand public ont été conditionnés à regarder les races humaines comme des divisions naturelles et séparées au sein de l’espèce humaine en fonction des différences physiques visibles. Avec la vaste expansion des connaissances scientifiques dans ce siècle, il devint clair que les populations humaines ne sont pas sans équivoque, avec des groupes clairement délimités et biologiquement distincts. L’évidence de l’analyse de la génétique (par exemple, l’ADN) indique que la plus grande variation physique, environ 94%, se trouve au sein de soi-disant groupes raciaux. Les groupements géographique conventionnels « raciaux » ne diffèrent les uns des autres que dans environ 6% de leurs gènes. Ce signifie qu’il y a une plus grande variation au sein d’un group « racial » plutôt qu’entre eux. Dans les populations voisines, il y a beaucoup de chevauchement des gènes et de leurs expressions phénotypiques (physiques). À travers l’histoire à chaque fois que différents groupes sont entrés en contact, ils se sont croisés. Le partage continu de matériel génétique a maintenu toute l’humanité comme une seule espèce.

Les variations physiques d’un trait donné ont tendance à se produire graduellement plutôt que brusquement sur les zones géographiques. Et parce que les traits physiques sont hérités indépendamment les uns des autres, sachant l’éventail d’un trait ne prédit pas la présence des autres. Par exemple, la couleur de la peau varie largement de claire dans les zones tempérées du nord à la noirceur dans les zones tropicales du sud; son intensité n’est pas liée à la forme du nez ou à la texture des cheveux. La peau foncée peut être associée à des cheveux frisés ou crépus ou bouclés ou ondulés ou cheveux raides, qui se trouvent tous parmi les différents peuples autochtones dans régions tropicales. Ces faits rendent toute tentative d’établir des lignes de la division entre les populations biologiques à la fois arbitraire et subjective.

Des recherches historiques ont montré que l’idée de « race » a toujours porté plus de significations que de simples différences physiques ; en effet, les variations physiques dans l’espèce humaine n’ont aucun sens, sauf les variations sociales dont les humains les affublent. Aujourd’hui, les chercheurs dans de nombreux domaines soutiennent que « la race » comme elle est comprise aux États-Unis d’Amérique était un mécanisme social inventé au 18ème siècle pour se référer à ces populations amenées ensemble dans l’Amérique coloniale : les colons Anglais et Européens, les peuples indiens conquis et les peuples d’Afrique amenés à fournir du travail d’esclave.

Depuis sa création, ce concept moderne de « race » a été modélisé après un ancien théorème de la Grande Chaîne d’Humain, qui posait des catégories sur une hiérarchie établie par Dieu ou la nature. Ainsi, « la race » était un mode de classification lié spécifiquement aux peuples dans la situation coloniale. Il a englobé une idéologie croissante de l’inégalité conçue pour rationaliser les attitudes et le traitement européens des peuples conquis et peuples asservis. Les partisans de l’esclavage en particulier au cours du 19ème siècle utilisèrent « la race » pour justifier le maintien de l’esclavage. L’idéologie a amplifié les différences entre les Européens, les Africains et les Indiens et établi une hiérarchie rigide des catégories socialement exclusives, soulignées et renforcé les différences d’inégalité de rang et de statut et a fourni la rationalisation que l’inégalité était naturelle ou donnée par Dieu. Les différents traits physiques des Afro-Américains et des Indiens sont devenus des marqueurs ou symboles de leurs différences de statut.

Comme ils construisaient la société Américaine, les dirigeants parmi les Européens-Américains fabriquèrent les caractéristiques culturelles / comportementales associées à chaque « race » liant des traits supérieurs aux Européens et négatifs et inférieurs les uns aux noirs et aux indiens. De nombreuses croyances arbitraires et fictives sur les différents peuples étaient institutionnalisés et profondément ancrés dans pensée Américaine.

Au début du 19ème siècle, les domaines scientifiques en pleine croissance ont commencé à refléter la conscience publique sur les différences humaines. Les différences entre les catégories « raciales » ont été projetées à leur plus grand extrême lorsque l’argument a été posé que les Africains, les Indiens et les Européens étaient des espèces séparées, avec les Africains les moins humains et plus proches taxonomiquement des singes.

Finalement «la race » comme une idéologie sur les différences humaines était ensuite répandue dans d’autres régions du monde. C’est devenu une stratégie pour diviser, hiérarchiser et contrôler les personnes colonisées utilisées partout par les puissances coloniales. Mais ce n’était pas limité à la situation coloniale. Dans la dernière partie du 19ème siècle, il a été utilisé par les Européens pour classer un autre et de justifier les inégalités sociales, économiques et politiques entre leurs peuples. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Nazis sous Adolf Hitler enjoignirent l’idéologie élargie de différences « race » ; et « raciale » et les amenèrent à une fin logique : l’extermination de 11 millions de personnes de « races inférieures » ; (par exemple, Juifs, Gitans, Africains, homosexuels, etc.) et autres brutalités indescriptibles de l’Holocauste.

La « Race » a évolué comme une vision du monde, un ensemble de préjugés qui faussent nos idées sur les différences humaines et le comportement de groupe. Les croyances raciales constituent des mythes sur la diversité de l’espèce humaine et sur la capacité et le comportement des personnes homogénéisées dans les catégories « raciales » Les mythes ont fusionnés le comportement et les caractéristiques physiques ensemble dans l’esprit du public, entravant notre compréhension des variations biologiques et du comportement culturel, ce qui implique que les deux sont génétiquement déterminés. Les mythes raciaux n’ont pas de relation avec la réalité des capacités ou du comportement humains. Les scientifiques d’aujourd’hui constatent que le recours à de telles croyances populaires sur les humains dans les recherches de différences ont conduit à d’innombrables erreurs.

A la fin du 20ème siècle, nous comprenons maintenant que la culture humaine du comportement est apprise, conditionnée chez les nourrissons dès la naissance et toujours sujette à modification. Aucun humain ne naît avec une culture ou langage intégré. Nos tempéraments, dispositions et personnalités, indépendamment des propensions génétiques, sont développés dans des ensembles de significations et de valeurs que nous appelons « culture ». Des études sur l’apprentissage et le comportement des nourrissons et des jeunes enfants témoignent de la réalité de nos cultures en formant qui nous sommes.

C’est un principe fondamental de la connaissance anthropologique que tous les humains normaux ont la capacité d’apprendre n’importe quel comportement culturel. L’expérience Américaine avec des immigrants de centaines de langues différentes et milieux culturels qui ont acquis une version de la culture Américaine ; traits et comportements ; est la preuve la plus claire de ce fait. De plus, les gens de toutes les variations physiques ont appris les différents comportements culturels et ont continuer à le faire comme le transport moderne déplace des millions d’immigrants autour du monde.

Comment les gens ont été acceptés et traités dans le contexte d’une société ou culture, a un impact direct sur leur performance dans cette société. La vision « raciale » du monde a été inventé pour attribuer à certains groupes un perpétuel statut bas, tandis que d’autres ont été autorisés à accéder au privilège, au pouvoir et à la richesse. La tragédie aux États-Unis a été que les politiques et les pratiques découlant de cette vision du monde ont trop bien réussi la construction de populations inégales parmi les Européens, les Amérindiens et les peuples d’origine Africaine. Compte tenu de ce que nous savons de la capacité des humains normaux pour atteindre et fonctionner dans toute culture, nous concluons que les inégalités actuelles entre les soi-disant « raciaux » et les groupes ne sont pas les conséquences de leur héritage biologique, mais les produits de l’histoire et circonstances sociales, économiques, éducatives et politiques contemporaines.

[Note: Pour plus d’informations sur les variations biologiques humaines, voir la déclaration préparée et publiée par l’American Association of Physical Anthropologues, 1996 (AJPA 101: 569-570).]

Comment les Européens ont-ils développé la peau blanche

Par Ann Gibbons – 02 Avril 2015

ST. LOUIS, MISSOURI- La plupart d’entre nous pensent que l’Europe est la patrie ancestrale des Blancs. Mais une nouvelle étude montre que la peau pâle, ainsi que d’autres traits tels que la taille et la capacité à digérer le lait à l’âge adulte, sont arrivés relativement récemment sur la majeure partie du continent. Le travail, présenté ici la semaine dernière à la 84e réunion annuelle de l’Association Américaine des Anthropologues Physiques, offre des preuves spectaculaires de l’évolution récente en Europe et montre que la plupart des Européens modernes ne ressemblent pas beaucoup à ceux d’il y a 8000 ans.

Les origines des Européens ont été mises en évidence au cours de l’année écoulée, les chercheurs ayant séquencé les génomes des populations anciennes plutôt que quelques individus seulement. En comparant des parties clés de l’ADN à travers les génomes de 83 individus anciens provenant de sites archéologiques en Europe, l’équipe internationale de chercheurs a rapporté plus tôt cette année que les Européens sont aujourd’hui un mélange d’au moins trois anciennes populations de chasseurs-cueilleurs et d’agriculteurs qui a déménagé en Europe dans des migrations séparées au cours des 8000 dernières années. L’étude a révélé qu’une migration massive des éleveurs Yamnaya des steppes au nord de la mer Noire a peut-être introduit les langues indo-européennes en Europe il y a environ 4500 ans.

Maintenant, une nouvelle étude de la même équipe pousse plus loin dans ces données remarquables pour rechercher des gènes qui étaient sous forte sélection naturelle – y compris des traits si favorables qu’ils se propagent rapidement dans toute l’Europe au cours des 8.000 dernières années. En comparant les anciens génomes européens avec ceux des générations précédentes du Génome 1000, le généticien de la population Iain Mathieson, post-doctorat au laboratoire généticien de la population – David Reich, à l’Université Harvard, a découvert cinq gènes associés à des modifications du régime alimentaire et de la pigmentation cutanée qui a subi une forte sélection naturelle.

Premièrement, les scientifiques ont confirmé un rapport antérieur selon lequel les chasseurs-cueilleurs en Europe ne pouvaient pas digérer les sucres dans le lait il y a 8.000 ans, selon une fiche. Ils ont également noté un développement intéressant : Les premiers agriculteurs ne pouvaient pas non plus digérer le lait. Les agriculteurs venus du Proche-Orient il y a environ 7.800 ans et les pasteurs Yamnaya venus des steppes il y a 4800 ans manquaient de la version du gène LCT qui permet aux adultes de digérer les sucres dans le lait. Ce n’est que depuis environ 4300 ans que la tolérance au lactose a envahi l’Europe.

Quand à la couleur de la peau, l’équipe a trouvé une mosaïque d’évolution dans différents endroits, et trois gènes distincts qui produisent une peau claire, racontant une histoire complexe sur l’évolution de la peau européenne au cours des 8.000 dernières années. Les humains modernes qui sont venus d’Afrique pour s’établir à l’origine en Europe il y a environ 40 000 ans sont présumés avoir eu la peau foncée, ce qui est avantageux sous les latitudes ensoleillées. Et les nouvelles données confirment qu’il y a 8500 ans, les premiers chasseurs-cueilleurs en Espagne, au Luxembourg et en Hongrie avaient également une peau plus foncée : ils manquaient deux versions des gènes – SLC24A5 et SLC45A2 – qui conduisent à la dépigmentation et donc à la peau pâle chez les Européens aujourd’hui.

Mais dans le Grand Nord – où les niveaux de lumière faibles favorisent une peau pâle – l’équipe a trouvé une image différente chez les chasseurs-cueilleurs : Sept personnes du site archéologique de Motala, dans le sud de la Suède, avaient des variantes de gènes de peau légère, SLC24A5 et SLC45A2. Ils ont également eu un troisième gène, HERC2 / OCA2, qui donne les yeux bleus et peut également contribuer à la peau claire et aux cheveux blonds. Ainsi, les anciens chasseurs-cueilleurs du Grand Nord étaient déjà pâles et aux yeux bleus, mais ceux d’Europe centrale et méridionale avaient la peau plus foncée.

Ensuite, les premiers agriculteurs du Proche-Orient sont arrivés en Europe ; ils portaient les deux gènes pour une peau claire. Alors qu’ils s’entrelacent avec les chasseurs-cueilleurs autochtones, l’un de leurs gènes de peau claire a balayé l’Europe, de sorte que les Européens du centre et du sud ont également commencé à avoir une peau plus claire. L’autre variant du gène, SLC45A2, était à de faibles niveaux jusqu’à il y a environ 5800 ans quand il a balayé à haute fréquence lui aussi.

L’équipe a également suivi des traits complexes, tels que la hauteur, qui sont le résultat de l’interaction de nombreux gènes. Ils ont trouvé que la sélection favorisait fortement plusieurs variantes génétiques de la taille chez les Européens du Nord et du Centre, commençant il y a 8.000 ans, avec le renfort provenant de la migration de Yamnaya, commencée il y a 4.800 ans. Les Yamnaya ont le plus grand potentiel génétique de n’importe quelle population pour être grand, ce qui est cohérent avec les mesures de leurs anciens squelettes. En revanche, la sélection a favorisé les personnes plus petites en Italie et en Espagne à partir de 8.000 ans, selon l’article maintenant affiché sur le serveur de pré-impression bioRxiv. Les Espagnols, en particulier, ont rétréci il y a 6000 ans, peut-être en raison de l’adaptation à des températures plus froides et d’une mauvaise alimentation.

Étonnamment, l’équipe n’a trouvé aucun gène immunitaire dans une sélection intense, ce qui va à l’encontre des hypothèses selon lesquelles les maladies auraient augmenté après le développement de l’agriculture.

Le document ne précise pas pourquoi ces gènes pourraient avoir été soumis à une telle sélection. Mais l’explication probable des gènes de la pigmentation est de maximiser la synthèse de la vitamine D, a déclaré le paléoanthropologue Nina Jablonski de l’Université d’État de Pennsylvanie (Penn State), University Park, alors qu’elle examinait les résultats de la fiche lors de la réunion. Les personnes vivant dans les latitudes septentrionales ne reçoivent pas assez d’UV pour synthétiser la vitamine D dans leur peau, donc la sélection naturelle a favorisé deux solutions génétiques à ce problème : une peau pâle qui absorbe les UV plus efficacement ou favorise la tolérance au lactose pour digérer les sucres et la vitamine D naturellement présente dans le lait. « Ce que nous pensions être une image assez simple de l’émergence de la peau dépigmentée en Europe est un patchwork passionnant de sélection à mesure que les populations se dispersent dans les latitudes septentrionales », explique Jablonski. « Ces données sont amusantes car elles montrent à quel point l’évolution récente a eu lieu. »

Le généticien anthropologue George Perry, également de Penn State, note que le travail révèle comment le potentiel génétique d’un individu est façonné par son régime alimentaire et son adaptation à son habitat. « Nous obtenons une image beaucoup plus détaillée maintenant de la façon dont la sélection fonctionne. »

Albinos – Origine de la race caucasienne ?

La recherche prétend que les personnes à la peau blanche, sont un ajout relativement récent à la race humaine arrivée sur le continent il y a 8 000 ans. La population beaucoup plus foncée était les premiers migrants en Europe venus d’Afrique, il y a environ 40 000 ans. Une fois que les humains se sont déplacés vers le nord, ils se sont adaptés à leur nouveau climat et environnement.

L’adaptation est le processus évolutif par lequel un organisme devient mieux capable de vivre dans son habitat ou ses habitats. L’adaptation est un trait phénotypique ou adaptatif maintenu et développé par la sélection naturelle. Les gens se reproduisent dans ISOLATION ; en créant ainsi plus de leur propre genre. Si l’humanité venait d’Afrique, pourquoi cela ne serait-il pas à l’origine des Blancs, des Jaunes et des Marrons ?

L’albinisme chez l’homme est considéré comme un trouble caractérisé par l’absence totale ou partielle de pigment dans la peau, les cheveux et les yeux. L’albinisme résulte de l’hérédité des allèles des gènes récessifs et est connu pour affecter tous les vertébrés, y compris les humains. Elle est due à l’absence ou au défaut de tyrosinase, une enzyme contenant du cuivre impliqué dans la production de mélanine.

Le syndrome d’albinisme montre des parallèles avec l’anémie falciforme ou drépanocytose. Le porteur de la mutation drépanocytaire est avantageux dans les régions où le paludisme est hyper endémique, ce qui inclut de vastes régions d’Afrique. L’haplogroupe R est commun à travers l’Europe et l’Asie occidentale et le sous-continent indien, ainsi qu’à ceux dont l’ascendance provient de ces régions. Il est également présent en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne.

La distribution est nettement différente pour les deux sous-clades majeures R1a et R1b. En génétique humaine, l’Haplo-groupe R est un haplogroupe d’ADN du chromosome Y, un sous-groupe de l’haplogroupe P, défini par la mutation M207. On pense que cet haplogroupe est apparu il y a environ 26 800 ans, quelque part en Asie centrale ou en Asie du Sud, où son Haplogroupe P ancêtre est le plus souvent trouvé à des fréquences polymorphes. Le généticien de l’université de Cambridge, Kivisild et al. (2003) suggère que l’Asie du Sud et de l’Ouest pourrait être la source de cet haplogroupe: Compte tenu de la dispersion géographique et des diversités STR des clades frères R1 et R2, cette dernière étant limitée à l’Inde, au Pakistan, à l’Iran et l’Asie centrale et il est possible que l’Asie du Sud et de l’Ouest ait été la source de la différenciation R1 et R1a.

Au fur et à mesure que de nouvelles informations tombent, il est nécessaire de repenser les théories qui étaient autrefois en place. L’origine et l’étiquetage des « soi-disant » races caucasiennes, négroïdes et mongoloïdes par des scientifiques du 19ème siècle, ont commencé les groupes raciaux basés sur la couleur de la peau par des naturalistes et des anthropologues comme Johann F. Blumenbach, JA Gobineau et HS Chamberlain. Ces hommes ont également assimilé la couleur de la peau à la valeur psychologique et l’importance de la race. Blumenbach a nommé les Blancs ceux situés après les Montagnes du Caucase parce qu’il pensait que les Blancs les plus purs y étaient originaires. Il ne semblait pas réaliser ce qui suit: La Russie, les Tchétchènes, les Arméniens et d’autres Russes méridionaux sont considérés comme ayant des origines négro-noires et les peuples du Caucase étaient autrefois classés comme «noirs». Les Noirs ont vécu dans le sud de la Russie depuis la préhistoire et occupent la région de la mer Noire depuis l’époque de Senwosret / Sesostris (2000 av. J.-C.) lorsque les Africains dominaient la région. (VOIR « HERODOTUS » SUR LES COLCHIENS).

L’American Anthropological Association déclare qu’il n’existe pas de race qui ne soit qu’une «construction sociale». Si tel est le nouveau principe scientifique, il existe de nombreux faits scientifiques à l’appui de ce principe. Selon l’Institut sud-africain de recherche médicale en revue – Journal of South African Science, LA HAUTE FRÉQUENCE DE L’ALBINISME EN AFRIQUE fournit plus d’indices sur l’histoire de l’Afrique au début. Le Département de Génétique Humaine du SAIMR est actuellement impliqué dans de nombreux projets de recherche, principalement liés aux désordres génétiques humains et aux origines de la population. L’un d’entre eux, l’Albinisme chez les Africains, a reçu une attention particulière des peuples de l’Afrique subsaharienne.

Environ un Noir Africain sur 35 est porteur d’une mutation de l’albinisme, une prévalence étonnamment élevée pour un trouble génétique où l’homozygote est un désavantage de survie. Cependant, il est postulé que le porteur de l’albinisme peut être avantageux, peut-être aussi avec le paludisme comme agent sélectif. Il a été suggéré que les moustiques sont moins susceptibles de se poser et de prendre du sang d’une personne à peau claire et que le porteur d’albinisme peut donc être avantagé par rapport aux personnes à la peau plus foncée. La mise à l’épreuve de cette hypothèse ouvre une nouvelle voie de recherche dans les études sur le paludisme, ce qui pourrait montrer qu’un autre agent sélectif pourrait être responsable de la fréquence élevée de l’albinisme en Afrique.

La nouvelle information génétique scientifique dérivée du Human Genome Project, un effort international pour décoder l’information intégrée dans le génome humain, confirmée au monde par des scientifiques à la Maison Blanche (juin 2000). Nous avons tous évolué au cours des 100 000 dernières années à partir du même petit nombre de tribus qui ont émigré d’Afrique et colonisé le monde. « Tous les êtres humains sont identiques à 99,99% au niveau de l’ADN et les 0,1% restants d’une manière qui confirme aux frontières raciales construites par des moyens politiques sociaux.  »

Plusieurs années avant l’annonce par le Projet du Génome Humain de ses découvertes historiques sur la « race » (en juin 2.000), les historiens ont révélé que les êtres humains, à l’époque primitive de l’Antiquité / Antiquité Afrique – L’Origine de l’Humain/ Humanité, en raison du manque de connaissances sur la consanguinité (entre parents apparentés), ils ne comprenaient pas pourquoi leur enfants était né avec une «peau blanche». Les scientifiques disent que « la peau blanche » est une forme d’albinisme (une progéniture génétique dépourvue de mélanine).

La fibrose kystique (FK) était considérée comme une maladie affectant principalement les Européens, mais des études confirment maintenant que l’origine la plus probable de la mutation est le continent africain.

Les études sur les FC sont également liées aux enquêtes sur la migration de la population. Puisque la mutation africaine commune a également été trouvée en Zambie et au Cameroun, elle soutient aussi l’hypothèse de l’expansion bantoue. Il est à noter que la mutation a également été retrouvée chez des Afro-Américains, en Arabie Saoudite et en Grèce sur le même fond chromosomique (haplotype), suggérant une origine unique. L’origine la plus probable de la mutation est en effet le continent africain.

La fibrose kystique (FK) a été décrite pour la première fois en Europe à la fin des années 1930. Il a été démontré par la suite qu’il était étonnamment commun avec, en moyenne, une personne sur 20 d’origine européenne portant une mutation CF. Il a été largement considéré comme absent ou très rare chez les Africains noirs et a été enseigné en tant que tel à des générations d’étudiants en médecine. Seulement une poignée de cas ont été décrits dans les Noirs africains dans une période de plus de trente ans, bien qu’il ait été bien documenté parmi les Afro-Américains. À l’origine, on pensait que la mucoviscidose était présente dans cette dernière parce qu’elle était mélangée à des individus d’origine européenne.

L’albinisme oculo-cutané (OCA) est une maladie héréditaire rare transmise par les deux parents à leur progéniture, entraînant une réduction significative ou une absence de pigmentation dans les cheveux, la peau et les yeux à la naissance. Les personnes atteintes d’albinisme sont très pâles et ont les cheveux blonds, avec (le plus souvent) des yeux bleus qui peuvent prendre des tons violets ou rouges sous un éclairage intense. Mais en raison d’un tel manque de connaissances sur la naissance de leurs « blanc de peau », les mères et pères africains sont devenus de plus en plus craintifs et suspects et ont commencé à séparer en nombre croissant des enfants « à la peau blanche » des enfants « noir » la population « pigmentée ». Finalement, la plupart des «peaux blanches» des mères et des pères «africains» formèrent plusieurs groupes et commencèrent à migrer vers le nord à travers l’Egypte vers une autre région de l’Afrique appelée aujourd’hui Europe, cherchant un cadre de vie plus hospitalier et échapper à l’intensité le climat chaud équatorial des grandes vallées fluviales et la région des grands lacs de l’Afrique centrale, orientale et australe qui était alors et est encore au sud de ce qu’on appelle maintenant l’Egypte.

Le groupe des « albinos » s’est déplacé dans la région montagneuse pendant la période glaciaire ou les glaciations qui ont duré des milliers d’années pour s’isoler davantage de leur population d’origine en Afrique. Et en étant dans une telle condition de vie isolée pendant une période si prolongée, ils ont également croisé (au sein des groupes de parents existants) créant ainsi une progéniture « albinos » supplémentaire de mères et de pères « albinos » qui étaient alors et sont toujours descendants directs de mères et de pères africains.

Une mutation entraîne un changement de la séquence d’ADN dans un gène ou un chromosome d’un organisme, ce qui entraîne la création d’un nouveau caractère ou caractère non trouvé dans le type parental. Il y a des cheveux blonds parmi les aborigènes australiens noirs. C’est un exemple de mutation. L’albinisme est un bon exemple de mutation. D’autres exemples de mutations sont la blondeur ou la blancheur chez les singes, les singes et les chimpanzés.

L’analyse génétique permet aux scientifiques d’estimer l’ascendance géographique d’une personne en utilisant des marqueurs d’ascendance-information et, par inférence, la catégorie raciale probable dans laquelle ils seront classés dans une société donnée. De cette manière, il existe une corrélation statistique distincte entre les fréquences génétiques et les catégories raciales. Cependant, comme toutes les populations sont génétiquement diverses et qu’il existe une relation complexe entre l’ascendance, la constitution génétique et le phénotype, et parce que les catégories raciales sont basées sur des évaluations subjectives des traits, aucun gène spécifique ne peut être utilisé pour déterminer la « race ».

Les analyses géographiques tentent à identifier les lieux d’origine, leur importance relative et les causes possibles de variation génétique dans une zone. Les résultats peuvent être présentés sous forme de cartes montrant la variation génétique. Cavalli-Sforza et ses collègues affirment que si les variations génétiques sont étudiées, elles correspondent souvent à des migrations de population dues à de nouvelles sources de nourriture, à de meilleurs transports ou à des changements de pouvoir politique. Par exemple, en Europe, la direction la plus significative de la variation génétique correspond à la propagation de l’agriculture du Moyen-Orient à l’Europe entre 10 000 et 6 000 ans.

Une telle analyse géographique fonctionne le mieux en l’absence de migrations rapides à grande échelle.

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FIN.

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