par Jean Yves Fayolle

Le flop du jour, le thème du jour sera le pardon, part – don.

Cela fait un moment que j’ai envie d’en parler, bien des consciences ne sont pas prêtes à examiner ce nouveau point de vue, tant étouffé en Occident depuis des siècles et des siècles, écrasement entretenu par les religions qui revendiquent le pardon comme une vertu universelle (entre autres, mais aussi certaines morales ou moralisateurs, certains courants littéraires ou de « spiritualité », de coaching de vie…) avec attisement de cette notion qui cultive encore et encore ce besoin « nécessaire » du pardon. Pour se libérer, pour aller mieux et acquérir la paix. Or, c’est tout le contraire ! Je vais développer…

Le pardon alimente la dualité

Vous le savez, je ne mets aucune vibration de valeur/jugement sur le fait que les consciences soient disposées ou non, j’ai juste envie de soumettre aux auditeurs – lecteurs une nouvelle piste de réflexion pour élargir les points de vue sur un horizon plus panoramique.

Bon j’avoue, je suis aussi titillé par l’envie de contribuer, même à échelle petite, à faire disparaître cette notion de pardon, qui alimente la Dualité.

Et voilà mon premier plouf, mon premier pavé dans la mare, mon flop !

Oui, je maintiens, pour ma part, le pardon entretient la notion de dualité !

Je vais essayer de vous faire naviguer sur ma barque au milieu des nés-nus-phares..

Le pardon induit une notion de jugement.
Le pardon induit une notion de supériorité.
Le pardon induit une notion de dû.

Envie d’un double flop : le pardon peut être dangereux… Double flip-flop hein ?

Ahhhhhhhh je vous entends, il va trop loin là… je souris, non… je suis au milieu de la mare et j’attends de voir qui vient me rejoindre avec envie, curiosité, ouverture ?

Dans la notion du pardon à donner à quelqu’un, il y a une vibration du genre : il m’a fait mal, du mal, il me doit des excuses, un repentir, un amendement, une réparation… J’attends de lui ce mouvement d’âme.

Moi, je reste sur ma position et s’il vient vers moi, je lui pardonnerai. S’il ne fait pas ce geste, je pourrai peut-être un jour lui pardonner quand même, on verra… Ce qu’il a fait n’est pas bien du tout. Je lui « accorde » mon pardon, je lui fais « grâce »… vraiment, comment pouvons-nous nous sentir alignés, lumineux, quand nous vibrons ces pensées ?

Commencez-vous à me rejoindre un peu ?

La notion de supériorité

A cet instant de la réflexion, si je voulais vous choquer à l’extrême, je vous dirais de façon brutale (et je le fais ! Exprès !) : … mais pour qui vous prenez-vous ?… Voilà la notion de supériorité révélée.

Nous n’avons rien à attendre des autres, ils font comme ils peuvent avec leur notion de « justesse » ! Celui qui nous a blessé ne nous est pas inférieur, ni redevable de quoi que ce soit ! S’interroger sur le pourquoi de la résonante blessure en nous, voilà qui est constructif et lumineux. Oserai-je vous dire que le remercier est l’ultime ouverture du cœur ? Oui, je le dis.

Vous ne savez rien de son plan d’incarnation, ni de votre partenariat d’âmes, il se peut très bien que dans votre Jeu de rôles, vous ayez convenu qu’il vous pousse à l’extrême, pour mettre en lumière, quelque chose en vous bien tapi dans votre zone d’ombre.

La colère est toujours à l’origine d’une attente de pardon ou d’excuses.
Le manque d’humilité est toujours à l’origine d’un pardon que l’on accorde.

Lorsque quelqu’un nous fait mal, il est essentiel de se souvenir que ce ressenti NOUS APPARTIENT ! Donc nous pouvons re-sentir différemment ! La libération, la paix intérieure ne passent pas par la notion de pardon. L’autre a joué son rôle de révélateur/éveilleur, a envoyé un phare sur une blessure, la suite nous appartient toujours, en totalité, c’est pourquoi il est bénéfique de le remercier plutôt que de penser à pardonner un jour !

Comment ?

Premièrement : en acceptant de reconnaître que l’émotion engendrée par le geste ou la parole de l’autre est de notre Responsabilité. Nous prenons prétexte de leurs actes pour les juger, ce qui provoque la fermeture de notre cœur.

Deuxièmement : aller chercher dans notre Profondeur la source, l’origine de cette résonance douloureuse. Repérer l’écho. L’identifier, en sourire, laisser partir.

Troisièmement : dépasser, continuer, avec la paix donc la ré-ouverture du cœur.

Quatrièmement : remercions la personne de nous avoir donné une occasion supplémentaire de nous métamorphoser, de nous élever par cette « part donnée », avec encore plus d’amour dans le cœur à diffuser, pour le bien-être de tous.

Bonus : ne nous attardons pas à chercher à comprendre pourquoi l’autre a agi ainsi.

Lui-même n’en saura jamais les causes totales, c’est une perte d’énergie.

Acceptons son comportement (je ne dis pas que je « cautionne »…) comme un apprentissage de sa condition d’humain en évolution, et c’est aussi valable pour nous. Ainsi, des deux côtés, nous saluons l’humain avec ses failles, mais aussi ses révélations et ses progressions possibles.

Donc plutôt que pardonner, envoyons de la gratitude à celui qui a provoqué une perturbation en nous, qui a mis en lumière quelque chose qui avait besoin d’être réglé. Merci, merci, merci. Voilà le juste mot qui libère et apaise.

Le pardon ne règle rien

Je reviens maintenant sur la notion du pardon, avec la facette de dangerosité soulevée plus haut. Outre la vibration négative émise par l’attente d’un pardon, (obligation-réparation-jugement) nous pouvons nous leurrer en pensant que la situation est définitivement réglée. D’ailleurs un pardon ne règle jamais rien, tout au plus, il donne une illusion de radoucissement, de libération. Je dis bien Illusion.

Le pardon laisse dans l’air une empreinte d’un « procès » fait à l’autre, voyez-vous ce que je veux dire ? Pire… on entretient la banalité, la normalité, le besoin du fait de Pardonner, double pire, en se sentant « grandi » par la grâce accordée…

Il y a eu jugement d’une attitude, d’un mot, d’un geste, d’une action provoquée par un tiers, que l’on a mis au tribunal d’une morale, la nôtre ! Nous sommes plus de 7 milliards sur terre, il y a plus de 7 milliards de morales, aucune n’est ni bonne ni mauvaise, ni un modèle à suivre, ni parfaite !

Au lieu de voir l’accusé, comme un être de lumière en apprentissage à l’école de la vie, tout comme nous-même, alors nous le résumons à ce qu’il a fait et nous le condamnons, nous le punissons, en exigeant une réparation, des excuses, il faut qu’il paye, qu’il souffre aussi etc. Finalement nous ne sommes alors, pas si loin, de ce qu’il fait (puisque nous lui souhaitons… )

Notre responsabilité dans la dualité

Pardonner à celui qui a eu un comportement « terrible », c’est prendre un risque, le risque de devenir aussi « monstrueux « en désignant » le fossé qui sépare, « le bien du mal », donc en le séparant de nous, donc en nourrissant la Dualité. J’essaie de vous expliquer tout ceci sans trop vous choquer.

Il n’est nullement question de cautionner des violences, il est question d’ouvrir son cœur et son esprit différemment. Est-ce que nous ne nous sentons pas mieux, plus alignés sur le cœur quand nous vibrons et pensons : bon OK, ce qu’il a fait, m’a mis en colère, j’ai trouvé pourquoi en recherchant en moi, du coup j’attendais qu’il s’excuse, je n’en ai plus besoin, car j’accepte de le voir en humain, de reconnaître qu’il m’appartient de ne plus être disposé à souffrir « à cause » de lui, mais plutôt disposé à guérir grâce à lui.

Rien n’arrive par hasard, tout est destiné à nous faire évoluer, lui comme moi, ce qu’il fera, en lui, de son acte par la suite, ne m’appartient pas,

je prends la part donnée… et je la gère de mon côté !

Je continue d’avancer et je fais le choix de dépasser l’événement, je me sens en paix car je tourne la page vers un nouveau chapitre, riche d’un regard nouveau sur moi. Grâce à lui !

Prenons la peine de mort, sujet que je vais aborder très rapidement : aucun meurtre ne justifie qu’en retour, nous donnions la mort en punition. Le parallèle est le même. Certes très Nuancé, mais le système de pensée est exactement le même.

Toute personne effectuant une agression, verbale ou gestuelle, ne sait pas réellement ce qu’elle fait, parce que cela ne provient pas de son cœur, mais de son ego, de sa peur, de ses propres blessures, de son fonctionnement par rapport à son, ses histoire(s), quelque part, elle est donc incapable de mesurer l’atrocité de ce qu’elle fait ou dit !

Aucun être sur terre ne voit le Monde, la Vie, le Sens comme un autre être, car nous sommes tous différents. Comment oser poser un jugement sur quoi que ce soit, sur qui que ce soit, puisque la Compréhension est Unique !

C’est même illogique.

Je n’ai rien à attendre de l’Autre

Je n’ai rien à attendre de l’autre pour passer à autre chose et être en paix. Cela ne peut venir que de moi. Le pardon de quelqu’un ou le mien n’est ni nécessaire ni un dû. Ce qui n’empêche pas d’être désolé, d’avoir des regrets et de l’exprimer. J’insiste, j’en remets une couche : dans le pardon, il y a du jugement !

communication profonde accompagnée Même ceux qui pardonnent sincèrement, ont jugé avant ! La vibration est faussée !

Lorsqu’on se sent offensé, c’est qu’on n’a pas identifié, accepté puis maîtrisé ses propres émotions. Ce qui était pourtant le but. Attendre que l’autre fasse le premier pas en reconnaissant ses torts, est signe de mépris envers lui. Tu fais le premier pas, moi je ne bouge pas, je décide que j’ai raison et toi tort. Il s’agit bien de Dualité ! Je me sens  »supérieur » car ma vision de l’acte est la « bonne ». Encore une fois, il ne s’agit pas de valider les actes de l’autre, mais de cheminer vers l’ouverture du cœur.

Nous n’avons rien à exiger, rien à attendre de l’autre, dans tous les domaines, juste à Être. Nous ne faisons qu’expérimenter à chaque instant. Grâce à l’autre, jamais à cause de l’autre.

Le non-jugement

Le non-jugement efface la notion de pardon. En ce sens, il disparaît ensuite de lui-même. Il n’a donc aucun intérêt et ne plus prononcer ce mot, me paraît plus encore plus lumineux. Par don… d’un être pour un autre être !

Nous avons ce choix, tout le temps, de dépasser le jugement, la colère, la réaction, l’impulsion, parce que nous sommes tout le temps libres de choisir ce que nous percevons, donc ce que nous ressentons. Et… Nous sommes les seuls concernés !!!

Par don…. de l’univers, nous rencontrerons tout au long de notre vie sur cette terre, un tas d’occasions de choisir la paix, l’amour. Et nous jugerons encore, malgré nous, mais nous pourrons toujours, choisir à nouveau de percevoir différemment. Le jugement est là, devant nous, juste pour être défait, transformé en une vibration d’amour. Et je crois fermement que cela passe par l’anéantissement petit à petit de cette notion de pardon.

N’hésitez pas à m’envoyer par vos pensées, vos écrits, vos réflexions sur cette vision particulière, si vous ressentez un blocage, il n’est pas à juger…

Ma conclusion : un seul message pour une vraie libération :

– je me libère de tout jugement !
– je libère mon cœur !
– je laisse ainsi TOUTE LA PLACE à l’amour !

Jean-Yves tout libre !
Tout en joie car je vous ouvre mon cœur !
Je vous Aime !
25.06.2016

Livre de Jean-Yves et Eliane Fayolle :
Le journal de bord de Jean-Yves – Autrement capable

http://www.energie-sante.net/

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