Transmis par Samuel

Le sourire ouvre sur de multiples univers.

Chaque intention derrière un sourire recèle un pouvoir immense de création. Chacune de ces créations exprime une puissance, qu’elle soit celle du sourire franc et généreux, celle du sourire insouciant et libre, ou encore celle du sourire complice et coquin. La puissance s’exprime tout autant lorsque le sourire devient contraint, affecté, pincé ou énigmatique.

Une femme fée explore, au cours de sa vie, l’entièreté de ces sourires possibles, mais sans jamais parvenir à voiler une tristesse indéfinissable.

Lorsque cette tristesse finit par l’imprégner totalement, son sourire s’évanouit. Disparait alors toute la puissance créatrice de la femme fée. Elle ne sait plus quel sens donner à son existence, comment endosser sa mission d’âme, ou tout simplement ce qu’elle aime.

Elle ne sait comment intégrer cette dualité qui l’assaille de toute part et qui resserre son étreinte. Elle suffoque. Elle rejette alors avec véhémence cette dualité, la honnie dans ses aspects les plus criants.

La femme fée prie chaque instant afin d’établir une paix intérieure profonde. Pourtant, elle vit son existence à l’inverse de ce qu’elle est réellement. Elle s’est ciselée une carapace.

Protégeant de la dualité, escamotant toute unification.

Elle ne sait dorénavant plus s’écouter, toute boussole intérieure désorientée. Elle n’a plus de direction vers laquelle s’engager, se laissant ballotter par les courants de son océan égotique.

Si la dualité du monde n’est que convoitise, jalousie et envie, le Coeur de la femme fée est une source intarissable d’amour. Ce monde ne mérite plus à ses yeux qu’elle y déverse cet amour tant elle a éprouvé l’avarice de celui-ci. Ce monde prend, encore et encore, tel un dû, et ne lui offre aucun présent sacré en retour. La femme fée s’épuise. Et dans cet épuisement, elle s’échine à rappeler sa souveraineté à l’autre afin que celui-ci cesse sa ponction indécente.

Elle s’agenouille, priant qu’une main bienveillante entende enfin l’appel de son Âme.

Elle ne se sent jamais aussi morte que lorsqu’elle regarde en silence les comportements et les actions de l’autre.

Plus ses suppliques silencieuses se font pressantes, plus ce monde fait jaillir en elle un vent de révolte. Elle érige de frêles palissades afin de verrouiller l’espace de son Coeur. Elle sort de son fourreau l’épée maudite de la guerrière qu’elle n’a jamais cessé de manifester. Une charge éperdue la met en action.

Elle ne se sent jamais aussi vivante que lorsqu’elle s’insurge, dénonce, replace avec autorité.

Son égo sait qu’intégrer la dualité revient à le mener, lui, littéralement aux portes de l’enfer. Alors que la vibration d’amour est la véritable épée sacrée de la femme fée, c’est l’égo pernicieux qui usurpe en elle cette prérogative divine. Au prise avec cette incontrôlable épée, elle se blesse elle-même. Elle détruit ce que son Coeur avait patiemment bâti, la laissant encore plus dans le désarroi.

Le Coeur unifie, l’égo sépare.

La femme fée dans sa quête

La femme fée mène inlassablement la quête de la Voie de la Lumière. Pourtant, cette Voie ne lui apporte pas cette paix intérieure ardemment invoquée. L’épée maudite qu’elle porte sur son armure de guerrière la protège tout autant qu’elle l’entrave dans sa quête.

Si une femme fée se sait œuvrer au retour de l’énergie féminine, elle recherche l’énergie masculine où elle pourra se lover. Ce Masculin que le monde lui présente, se montre si souvent impropre et aride. Pourtant, elle désire ardemment déposer une graine d’amour dans un terreau masculin fertile. Cet appel intérieur l’imprègne au plus haut point.

Elle se rêve alors en Marie-Madeleine rencontrant Ieshoua en prière autour du puits d’Agar. Cette rencontre autour de ce lieu, qu’elle procède ou non d’une vérité historique, recèle un message ésotérique fort.

L’évangile selon Jean fait demander par Marie-Madeleine : Seigneur, donne-moi cette eau, de peur que je n’aie soif et que je ne vienne ici puiser. La demande de Marie-Madeleine, archétype du Féminin sacré, ne relève pas d’une paresse mais d’une crainte, celle que sans Ieshoua, archétype du Masculin sacré, sa soif se réduira à un besoin physique qu’elle viendra étancher par elle-même.

Sans explicitement le rapporter dans les textes sacrés chrétiens, du haut de ce puits profond et sombre se tient un seau attaché au bout d’une corde. Ieshoua descendit le seau dans le puits et quand il l’eut patiemment tiré de l’obscurité, il était rempli à ras bord d’une eau claire et pure.

Au fond de chaque Âme se trouve la pureté de l’Esprit.

Si le rôle sacré du Féminin est de permettre à l’homme d’atteindre l’Âme, c’est le Masculin qui tire l’Esprit vers l’Âme. La quête de la femme fée pour ce Masculin se révèle une quête pour cette eau, l’Esprit. Cette soif inextinguible qui anime la demande de Marie-Madeleine à Ieshoua est la reconnaissance du rôle sacré du Masculin. Faire émerger l’Esprit en est la finalité.

Ce qui est plus élevé et unifié est au plus profond de soi. Le véhicule ou le corps, symbolisé par le seau, devra descendre au plus profond de l’obscurité et de l’ombre du puits pour en faire émerger cette eau claire et pure. La véritable Lumière ne s’atteint que par un seul moyen, une descente aux enfers.

La femme fée devra faire face à ses parts sombres, affronter des flots d’émotions, apprendre à pratiquer le pardon pour les ravages occasionnés, faire face à ses défauts.

Cette descente dans son puits intérieur s’opèrera avec un seau fendillé et usé par un usage répété. Son seau a été trop longtemps malmené par tout ceux qui firent halte à son puits. Au bout d’une corde élimée, il est suspendu au-dessus de l’abysse terrifiant de ce puits profond et sombre. Pourquoi voudrait-il souffrir d’une énième descente terrifiante et souffrante. Il préfèrerait que le monde voit sa fragilité et son usure. Il voudrait que la poulie se grippe, que la corde entaille la main de quiconque voudrait l’y faire plonger.

La femme fée se rappellera alors que le Masculin est une source de courage et de force pour entreprendre cette descente et cette remontée. Ce Masculin est en elle. Ce Masculin est aussi autour d’elle.

Lorsque la réémergence du seau s’opère, c’est la nuit de l’Âme qui s’accomplit pour la femme fée.

La femme fée séparée d’elle-même

La femme fée ne voit pas aisément qu’elle utilise le mensonge contre elle-même. Le recensement de ses difficultés et de ses épreuves l’éloigne du point focal de sa souffrance :

Le degré de séparation avec elle-même.

En se perdant dans une réflexion incessante sur ce qui ne va pas, la femme fée se détourne de l’écoute de soi.

C’est en se réappropriant sa faculté d’écoute d’elle-même que la femme fée se remettra à semer la joie autour d’elle.

C’est en prenant conscience de chaque moment de non-écoute, que la fièvre de ses emportements retombera.

C’est en s’écoutant véritablement, une situation à la fois, qu’un sourire éclairera de nouveau son visage.

Crédit illustration : Marko Djurdjevic, Jelena Kevic Djurdjevic, Gerald Parel

Par Samuel sous www.leretourdesdragons.com/

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