Message du Guérisseur Lestrys transmis par Aurélia LEDOUX

Chers enfants de la Terre bleue, chers amis, je me tiens devant vous. Je suis le sage Lestrys.

En ces temps méditatifs, où tout est à l’œuvre, cette période de renouveau, nous souhaitons vous dire de ne pas vous attarder dans la rancœur. La rancœur flétrit ce qui pousse, de beau, de nouveau, d’agile. Cela est vrai aussi pour les humains, elle flétrit leurs sentiments les plus purs.

Laissez derrière vous ce qui ne va pas et tracez une nouvelle route. Le renouveau est à l’œuvre en cette saison ! Bientôt, il balayera la grisaille et les prairies seront parsemées de jeunes pousses vertes. Les jeunes pousses n’ont que faire des tiges sèches qui les ont précédées. Elles s’épanouissent pleinement.

Comme elles, mon cher petit Lokhaïl avait eu grand besoin de soins. Ce jeune alien si frêle et si vaillant nous stupéfiait tous. Notre ami de l’intérieur, Derryl était venu lui porter secours et l’avait emmené loin au delà de notre petite demeure.

En cette région lointaine et tropicale, où le savoir des guérisseurs se définit en termes de millénaires d’années d’expériences, il me fut donné de rencontrer de nouveau la magnifique alien bleue qui nous avait déjà aidés, Stency et moi par le passé.

Cette apparition de rêve transportât mon cœur et mon esprit en des eaux merveilleuses. Et que dire de l’émoi de jeune alien qui me saisit alors ? Mon cher petit Stency était de même charmé par la bonté de cette nouvelle amie qui se nommait Célia Oranimel.

Le matin venu, lorsque je m’éveillais, mes rêves avaient été les plus paisibles. Je voyais en effet notre cher petit Lokhaïl maintenu avec soin dans un vaste cocon de lumière par les guérisseurs.

Comme je m’inquiétais de son bien être, Célia proposa tout naturellement de nous faire visiter le complexe de guérison à Stency et à moi. Les autres étaient invités, également, mais le sage Darsimen avait projeté d’organiser une grande expédition mycologique dans une forêt de belle taille.

Et évidemment, cela suscita un très vif intérêt de la part des autres. La saison était propice à la maturation des plus beaux spécimens de champignons, qui sont pour les miens un sujet d’étude passionnant.

Plus encore que les moisissures, je m’intéressais à la guérison des êtres. Je questionnais Célia sur la capacité des êtres de Lumière, comme elle, à soigner.

  • Je n’ai rien de particulier, répondit-elle simplement avec une bonté touchante. Mon corps est simplement un peu plus énergétique que le vôtre, voilà pourquoi il émet de la lumière. Votre cœur est tout aussi bon et lumineux, il émet autant d’énergie, même si cela n’est pas forcément visible.

Je souris à ma compagne, et Stency saisit nos deux mains. La douce apparition de rêve se mit à courir avec légèreté, nous bondissions à ses côtés. Soudain, le sol devint panaché de lumière, le décor, flou, s’estompa. Nous étions à présent en une salle souterraine garnie de très hautes colonnades d’environ 50 à 60 mètres de haut.

Des êtres de Lumière, humains et aliens, avançaient autour de nous, ou conversaient directement par l’esprit. Que dire du calme de cette vision, de cette paix infinie ? Il se dégageait une sensation immense de bien être de tout cet endroit, elle m’habita entièrement.

Célia nous invita à la suivre et s’enfonça dans ces boyaux qu’elle connaissait parfaitement. A chaque pas, il nous semblait ne pas peser. L’air de ce lieu aussi était de la plus parfaite qualité, et il nous porta au sommet de notre sensation de bien être. Nous avons traversé une salle étrange baignée de ces éclats rosés et orangés propres à certains cristaux. De larges cavités se déployaient au niveau du sol avec une eau tiède chargée de nutriments laiteux, qui y circulait. Je portais Stency, puis enjambais avec aisance chacune de ces vasques naturelles. De grandes soieries tombaient du plafond, chacune d’entre elles entourant une zone où un être recevait des soins.

Des guérisseurs s’affairaient autour d’enfants, d’hommes, de femmes, d’aliens en fâcheuse posture. Je vis des experts en cicatrisation faire repousser des membres à vue d’œil, j’en vis d’autres délivrer les patients de grosseurs inquiétantes, de suintements et de maux divers. A chaque fois, un sentiment de merveilleux m’habita.

Une autre salle étroitement fermée était située dans une autre aile de cette grande grotte rayonnante.

– Les parois de cette grotte forment comme des cellules, fit Célia. Le lieu où sont délivrés les soins ultimes, les plus avancés, est isolé du reste pour des raisons de sécurité. C’est là que nous guérissons les êtres qui ont été irradiés.

Je m’avançais et aperçus une série de vastes zones immergées, qui formaient comme des piscines. Des cristaux miroitaient juste en dessous d’un éclat bleu protecteur. Des êtres étaient endormis au fond de chaque zone immergée, mais on ne pouvait qu’à peine voir leurs visages, tant ils étaient entourés d’animalcules luminescents.

– Ce sont des formes de vie de l’uranium, expliqua Célia. Elles sont très pures et délivrent ces êtres des radionucléides. Les patients les avalent et les intègrent entièrement, dans leur souffle, dans leur sang, dans leur flux lymphatique et leur digestion.

Ces formes de vie se développent en eux en se nourrissant des particules radioactives. Une fois que cela s’accomplit, le corps rejette les êtres radioactifs de manière naturelle, par le souffle, par les fluides, par la peau, et aussi par ses chakras. Il faut entre un ou deux mois pour guérir une exposition moyenne. Une exposition très grave, prend elle, jusqu’à six mois pour être guérie. Il faut réédifier toute la trame tissulaire.

Je versais quelques larmes d’émoi, car cela dépassait mes rêves les plus grands, évidemment. Les nôtres ont toujours eu du mal à guérir les êtres irradiés. Non pas que cela soit fréquent, mais lorsque l’on œuvre en cette profession, il est très douloureux de laisser partir une vie. On se sent impuissant devant tant de souffrance.Voilà pourquoi, en mon monde, les réacteurs à énergie fissile ont été purement et simplement interdits.

Ce qui a nécessité de grands travaux, en vérité, sur certains croiseurs de belle taille, qu’il a fallu dépolluer entièrement. C’est à cette occasion que des aliens des générations les plus anciennes ont été exposés aux radiations.

Les radiations sont si difficiles à ôter de certains équipements, que certains peuples, à ma connaissance, n’ont eu d’autres choix que d’abandonner de gigantesques navires. Ils ont préféré cela au fait d’exposer des travailleurs à cette énergie dangereuse. Ils ont ensuite demandé l’aide des êtres de Lumière pour les dépolluer car ils ne possédaient pas l’ingénierie nécessaire.

Je sais que sur votre monde il en est bien ainsi. L’intervention de nombreux peuples stellaires a été nécessaire pour aspirer certains composés extrêmement nocifs de la croûte terrestre. Ce que vous nommez le « syndrome chinois », et qui constitue en fait un cœur nucléaire devenu incontrôlable qui s’enfonce lentement dans le sous-sol .

  • Tout cela est connu des autorités siégeant au cœur de la terre intérieure, fit Célia en passant dans une autre grotte munie de grands écrans suspendus en l’air.

Dans cette salle étonnante, en effet, des dizaines d’êtres allaient et venaient, et surveillaient des scènes très variées. La plupart des sites surveillés étaient les zones nucléaires civiles ou militaires. Il n’existait nulle condition de secret régnant en ce lieu. Chacun pouvait s’y rendre pour être informé de tout, en temps et en heure. Les êtres de l’intérieur avaient également de nombreuses équipes à la surface qui se mêlaient aux habitants de la Terre du dessus. Leur science était très avancée. Nous les voyions agir avec célérité pour organiser des expéditions de dépollution ou des soins énergétiques à distance. Nous aurions pu si nous le souhaitions entrer en cette grotte, mais nous ne souhaitions aucunement les déranger, et ce spectacle nous suffisait bien.

  • Nous ne pouvons prendre le risque que l’inconséquence de quelques hommes insensés à mettre au point des inventions de mort, détruise un monde qui existe depuis des milliards d’années, et ce en quelques secondes seulement, exposa Célia. Notre niveau à nous risquerait d’être aussi anéanti. Or, nous ne sommes pour rien dans les conflits qui règnent à la surface.
  • Oui, de tels crimes n’ont pas de nom, soupirais-je en repensant aux sphères de planètes sépulcrales arides qui peuplaient ma mémoire.

Célia descendit un escalier avec une grâce admirable et nous avons abouti en un lieu bien plus serein. Il s’agissait d’une sorte de pergola, avec en dessous des lits de malades. Ces êtres en phase de guérison recevaient la lumière solaire en abondance. Autour de leurs lits, de vastes plantes aux propriétés variées étaient placées. Chaque plante délivrant une senteur raffinée, aux notes d’humus.

Autour de ce lieu magnifique, de petites fontaines laissaient échapper le tintement frais d’une eau souriante qui jaillissait. J’étais saisi de stupeur par la beauté de ce site, les pièces agréablement arrondies, les œuvres d’art colorées qui changeaient de couleur suivant l’orientation du soleil, et aussi, par l’absolue propreté de cet endroit. Le sol très brillant propre et poli ressemblait à un miroir parfait. Aucune particule de terre n’était visible, aucune feuille morte, branche ou brindille.

Dans les lits qui jouxtaient un vaste couloir de forme spiralée, se tenaient des êtres, parfois très jeunes, en convalescence. Célia nous invita à entrer dans une pièce avec un sourire.

Un tout jeune alien était étendu et il sourit faiblement en la reconnaissant. Le jeune être avait subi, à en juger par ses blessures, une greffe d’organes internes.

  • Ce petit a été blessé de manière très grave par un projectile important. Il a fallu recréer tous ses organes à l’identique, puis les replacer. Hélas, il a fait un rejet, ce qui peut arriver. Alors, les généticiens ont du corriger le marquage génétique des nouveaux organes, pour qu’ils correspondent parfaitement à son séquençage génétique originel. Cette correction a été faite par un appareil qui insère de nouveaux marqueurs génétiques d’ADN, en des milliers de points, expliqua Célia par l’esprit.

Je fixais le jeune immature et acquiesçais. En effet, je connaissais bien de telles machines munies de milliers d’aiguilles de la taille d’un cheveu, qui injectaient des cellules souches en de nombreux endroits du corps. Cette opération assez difficile à voir était fort heureusement indolore. Ma compagne bienveillante étala un remède sur le ventre du malheureux couvert de petits points minuscules, et lui fit un bandage. Elle aida le jeune clone à se redresser. Le tout jeune être fixa alors avec espoir mon petit Stency. Ce dernier tendit la main au petit clone pour l’aider à marcher, tandis que Célia l’empêchait de tomber.

  • Ne pensez-vous pas qu’il est un peu tôt pour que ce petit se lève ? lui demandais-je par l’esprit
  • Nullement. Ici point de règles. C’est à lui de décider quand il voudra et pourra marcher. Nous devons juste l’empêcher de se faire mal. Le fait de laisser des malades immobiles un long moment n’est pas bon pour activer la régénération cellulaire.

Le petit alien chétif ne parlait pas encore, mais il gazouilla de joie en sentant l’herbe tiède sous ses pieds nus. Célia le mena sous un grand arbre où nous nous sommes tous assis. Elle tira de son sac des mets raffinés qu’elle nous distribua. Elle cueillit des fruits, alla chercher un plateau et confectionna des beignets avec un peu de confiture, et du sirop de miellat qu’elle tendit au jeune clone. Chacun de nous mangea avec délices de cette variété de fruits inconnue, mais qui fait passer en peu de temps toute sensation de faim. Ces fruits étaient si délicieux, que Stency se resservit plusieurs fois.

Célia se leva, et nous l’avons aidée à étendre deux autres petits immatures au soleil. Tout à fait conscient de l’importance de cette tâche, Stency les aida à prendre leur repas. C’était bien évidemment une scène adorable que de voir mon petit essayer de faire parler chacun des jeunes aliens, en particulier pour lui faire dire son nom. Ces petits tentaient avec courage de parler à leur tour, mais leurs cordes vocales demeuraient atrophiées.

  • Il faudra un peu de temps, fit Célia. Ils n’ont probablement que rarement rencontré des clones parlants. Les généticiens Etzakis les ont créés ainsi, pour se prémunir de toute révolte.

La ravissante alien confia le soin des petits êtres à une autre guérisseuse, et nous nous sommes éloignés, les clones continuant de pousser des couinements de plus en plus nets afin de former des sons cohérents.

Mon petit Stency baissa les yeux, un peu attristé.

  • Je ne suis pas très habile, soupira t-il
  • Bien sûr que si, fit Célia. Ce que tu as fait est très noble. Grâce à toi, ces enfants pourront arriver à s’exprimer de mieux en mieux. En te voyant, ils ont réalisé que parler leur était possible, cela fait une grande différence. Il est bien plus dur à un clone adulte d’apprendre à formuler des sons.

Célia eut un regard entendu, elle marcha plus lentement et nous fit enfiler une coursive bleutée très agréable où se mêlaient mille senteurs florales. Elle nous fit ensuite prendre un élévateur tout illuminé et nous sommes descendus au niveau des grottes. Un petit couloir tout doré, mystérieusement illuminé d’or se dessina, nous menant en une belle galerie parée de stalactites superbes. Là, je vis un spectacle qui me laissa songeur. Une immense grotte éclatante de lumière dorée s’ouvrait, son plafond culminant à plus de 60 mètres du sol. En ce lieu de soins, les silhouettes éthérées d’êtres de lumière déambulaient autour de petits lits où gisaient de frêles silhouettes.

Des soieries pourpres et violines entouraient chaque petit corps pour le préserver du froid. Mais une chaleur douillette baignait ce lieu, chauffé par les magnifiques sources chaudes que nous avions déjà observées.

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