LE MONDE AUJOURD’HUI

par ALICE A. BAILEY

Il est difficile d’accepter de nos jours l’idée du retour du Christ car ce retour a été annoncé depuis des siècles et il ne s’est jamais rien passé. Ceci est le simple énoncé d’un fait et là réside une grande partie de nos difficultés.

L’attente de Sa venue n’est pas un événement nouveau ; elle n’a rien d’unique en soi. On considère ceux qui croient à Son retour avec une indulgence mêlée d’amusement ou de pitié, suivant les cas. Cependant une étude de l’histoire, de sa signification, de l’intention divine ou de la volonté de Dieu, et de la situation mondiale actuelle, peut nous amener à comprendre que notre temps est unique en plus d’un point, et qu’une occasion exceptionnelle s’offre au Christ.

Cette occasion unique résulte de certaines conditions mondiales elles-mêmes uniques ; certains facteurs se présentent aujourd’hui – de même que certains événements marquèrent le siècle dernier – qui ne s’étaient jamais produits auparavant. Nous aurions intérêt à réfléchir à ces choses et à acquérir ainsi une plus juste vision. Le monde dans lequel Il viendra, sans être encore un monde meilleur, est néanmoins un monde nouveau ; des idées nouvelles occupent les esprits ; des problèmes nouveaux surgissent et attendent d’être résolus.

Examinons cette situation unique, non d’une manière mystique et vague, mais essayons de comprendre la situation unique dans laquelle le Christ se trouvera.

S’il est vrai qu’Il projette de réapparaître, si c’est un fait qu’Il sera accompagné de Ses disciples, les Maîtres de la Sagesse, et s’il est vrai que cette Venue est imminente, quels sont quelques-uns des facteurs qu’Ils devront prendre en considération ?

D’abord Il viendra dans un monde qui est essentiellement un. Son retour et Son œuvre ne pourront plus se limiter à une petite localité ou à un seul domaine inconnus de la majorité, comme ce fut le cas jadis. La radio, la presse, la diffusion des nouvelles, rendront Sa venue différente de celle des Messagers antérieurs. Les moyens de transports rapides, bateaux, trains et avions, Le rendront accessible à des milliers d’individus qui pourront l’approcher. Grâce à la télévision Son visage pourra devenir familier à tous ; et en vérité, « tout œil le verra ».

Même si l’on ne reconnaît pas d’emblée la valeur réelle de Son message ni Son haut degré de spiritualité, l’intérêt universel sera nécessairement éveillé, car aujourd’hui, même les faux Christs et les pseudo-Messagers suscitent la curiosité générale et ne peuvent demeurer cachés. Tout ceci crée des conditions de travail uniques, comme aucun Fils de Dieu venu pour sauver et vivifier le monde n’en connut jamais.

La réceptivité des gens à ce qui est nouveau et utile est également différente ; l’homme a fait de grands progrès dans sa réaction au bien et au mal. Il est doué d’une sensibilité réceptive infiniment plus développée que celle dont il disposait primitivement. Si autrefois le « Messager » suscitait une prompte réaction, celle-ci sera aujourd’hui plus générale et plus prompte encore, qu’elle soit positive ou négative. Les hommes se posent plus de questions ; ils sont plus instruits, plus intuitifs et, plus qu’en toute autre période de l’histoire, ils s’attendent, sans que cela ne les émeuve outre mesure, au sensationnel, à l’inédit. Leur perception intellectuelle est plus pénétrante, leur sens des valeurs plus aigu, leur faculté de juger et de choisir se développe rapidement et ils saisissent plus vite la portée des événements. Ces faits conditionneront la réapparition du Christ et permettront de diffuser plus rapidement la nouvelle de Sa venue et de Son message.

Quand Il viendra, Il trouvera un monde libéré de la domination ecclésiastique comme il ne l’a jamais été. Lorsqu’Il vint autrefois, la Palestine était sous la domination des chefs religieux juifs, et les pharisiens, les Sadducéens étaient pour les gens de ce pays ce que sont les princes de l’Eglise pour ceux d’aujourd’hui. Néanmoins, au cours du siècle dernier, on a pu constater un utile et sain éloignement du cléricalisme et de la religion trop étroitement orthodoxe ; ceci présente une occasion unique de rétablir la religion véritable et de retrouver les voies simples de la vie spirituelle. Les prêtres, les lévites, les pharisiens et les Sadducéens ne Le reconnurent pas lorsqu’Il vint, mais ils Le craignirent et il est fort peu probable que les hommes d’église réactionnaires Le reconnaissent mieux cette fois. Il se peut qu’Il réapparaisse d’une manière totalement inattendue ; qui dira s’Il se présentera comme un politicien, un économiste, un conducteur d’hommes (sorti du peuple), un homme de science ou un artiste ?

Il est faux de croire, comme certains ont tendance à le faire, que le travail essentiel du Christ doive nécessairement s’accomplir par l’intermédiaire des églises ou des religions. Certes, Il s’en servira quand les conditions le permettront, là où Il découvrira en elles un noyau vivant de spiritualité réelle et quand leur invocation sera assez puissante pour l’atteindre. Il utilisera tous les moyens possibles pour élargir la conscience des hommes et l’orienter justement. Il est cependant plus exact de dire qu’Il travaillera avant tout comme Instructeur du Monde et que les églises ne seront qu’un des moyens dont Il se servira pour donner Son enseignement.

Tout ce qui peut éclairer l’esprit des hommes et contribuer à établir de justes relations entre eux, tous les moyens permettant d’acquérir une connaissance réelle, toute méthode pour transformer la connaissance en sagesse et en compréhension, tout ce qui élargit la conscience de l’humanité et les états sub-humains de perception et de sensibilité, tout ce qui dissipe les mirages et les illusions, brise la cristallisation et transforme les conditions statiques, sera compris dans les activités de la Hiérarchie dont Il est le Chef. Il sera limité par la qualité et par l’ampleur de l’invocation de l’humanité qui sont a leur tour conditionnées par son degré
d’évolution.

Au moyen âge et antérieurement, l’activité intérieure du Christ s’exerçait à travers les églises et les écoles philosophiques. Il n’en sera point ainsi lorsqu’Il se manifestera ici objectivement et réellement. C’est un point que les églises et les religions organisées feraient bien de se rappeler. En ce moment Son attention se porte sur deux nouveaux domaines : le domaine de l’éducation mondiale et la sphère où s’exercent intelligemment les activités concernant le
gouvernement des peuples : la politique et la législation. Aujourd’hui, les gens du peuple commencent à comprendre l’importance et la responsabilité du gouvernement. Avant que puisse être établi le cycle d’une vraie démocratie, telle qu’elle existe en essence et telle qu’elle se manifestera un jour, la Hiérarchie est convaincue de la nécessité impérieuse d’éduquer les masses en vue d’une collaboration intergouvernementale, d’une stabilisation économique grâce à une distribution équitable et une politique honnête. Le long divorce entre la politique et la religion doit prendre fin. Cela est possible aujourd’hui à cause du niveau plus élevé de l’intelligence des masses, et aussi du fait que la science a rapproché les hommes à tel point, qu’un événement qui se déroule en un endroit de la terre, quelque éloigné qu’il soit, devient en quelques minutes une question d’intérêt général. Cet état de choses offre au Christ un champ d’action exceptionnellement favorable dans l’avenir.

Il est urgent aujourd’hui de développer la perception spirituelle pour préparer Son retour. Nul ne sait à quelle nation Il appartiendra. Sera-t-il Anglais, Russe, Noir, Latin, Turc, Indien ou de quelque autre nationalité ? Qui peut le dire ? sera-t-il chrétien, hindouiste ou bouddhiste, ou indépendant de toute croyance particulière ?

Il ne viendra rétablir aucune des anciennes religions, y compris le christianisme ; mais Il viendra pour restaurer la foi de l’homme en l’amour du Père, au Christ vivant et dans la réalité du lien intérieur, étroit et indestructible qui unit tous les hommes. Il pourra librement disposer de toutes les facilités lui permettant de prendre contact et d’entrer en relations avec
le monde entier ; c’est en cela aussi que l’occasion qui s’offre à Lui est unique, et Lui aussi doit s’y préparer.

Un autre facteur distinctif de Sa venue sera non seulement l’attente générale, mais le fait que dès à présent on connaît et on enseigne beaucoup de choses concernant le Royaume de Dieu ou la Hiérarchie spirituelle de la planète. Dans tous les pays, des milliers de personnes s’intéressent à l’existence de la Hiérarchie et croient aux Maîtres de la Sagesse, les disciples du Christ ; ils ne seront pas surpris lorsque ce groupe de Fils de Dieu ayant à leur tête le Christ, apparaîtra sur la terre. Dans toutes les Eglises, l’expression de « Royaume de Dieu » est devenue familière au public ; tout au long du siècle passé, les ésotéristes et les occultistes ont fait connaître l’existence de la Hiérarchie.

Les spiritualistes ont insisté sur la survivance de ceux qui ont passé sur d’autres plans d’existence, et leurs Guides ont rendu témoignage de l’existence d’un monde spirituel intérieur. Tout ceci crée un état de préparation exceptionnel qui offre au Christ des occasions, et Le place devant des problèmes uniques. Toutes ces forces spirituelles, et bien d’autres encore – que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur des religions et des groupes philosophiques et humanitaires – œuvrent aujourd’hui sous direction ; elles sont étroitement reliées entre elles et leurs activités sont intimement synchronisées.

Elles travaillent toutes ensemble (même si ce n’est pas apparent de l’extérieur), car parmi les membres de la famille humaine, il y a des individus à tous les degrés de réceptivité. Les forces de régénération, de reconstruction, de restauration et de résurrection se font sentir dans les multiples groupes qui cherchent à aider, à relever l’humanité, à reconstruire le monde, à rétablir l’équilibre et un sentiment de sécurité, et à préparer ainsi, consciemment ou inconsciemment, les voies du Christ.

On constate également un renouveau sans précédent de l’ancien enseignement du Bouddha. Cet enseignement pénètre en Occident et trouve de fervents adhérents dans tous les pays. Le Bouddha est le symbole de l’illumination et partout aujourd’hui l’on insiste particulièrement sur la lumière.

Au cours des âges, des millions d’êtres ont reconnu le Bouddha comme le Porteur de Lumière
d’en haut. Ses Quatre Nobles Vérités exposaient les causes de la douleur humaine et indiquaient le moyen de s’en libérer. Il enseigna : cessez de vous identifier avec les choses matérielles ou avec vos désirs ; acquerrez un juste sens des valeurs ; cessez de considérer vos biens et l’existence terrestre comme étant d’importance capitale ; suivez le Noble Octuple Sentier qui est la voie des justes rapports avec Dieu et avec votre prochain, et ainsi, soyez heureux.

Les étapes de ce chemin sont :

Justes valeurs.
Juste aspiration.
Juste parole.
Juste conduite.
Justes modes de vie.
Juste effort.
Juste pensée.
Juste extase ou félicité.

Ce message est tout particulièrement nécessaire aujourd’hui dans un monde où la plupart de ces étapes vers le vrai bonheur ont été trop ignorées. C’est sur cet enseignement primordial que le Christ fondera la fraternité humaine, car les justes relations humaines sont une expression de l’Amour de Dieu ; elles constitueront la prochaine et la plus grande manifestation de la divinité réalisée par l’homme. Dans ce monde dévasté, chaotique et malheureux, une nouvelle occasion s’offre à l’humanité de renoncer à une vie égoïste et matérialiste pour s’engager dans la Voie Lumineuse. Dès l’instant où l’humanité se montrera disposée à suivre cette voie, le Christ viendra. Il est bien évident qu’en ce moment les hommes sont en train d’apprendre cette leçon et commencent à s’avancer à pas hésitants sur cette Voie Lumineuse des justes relations.

L’époque actuelle est unique en ce qu’elle est, d’une manière inconnue jusqu’ici, un cycle ou une période de conférences locales, nationales et internationales ; des clubs, des assemblées, des comités et des ligues se forment partout pour la discussion et l’étude du bien et de la libération de l’homme. Ce phénomène est une des plus certaines indications du prochain retour du Christ.

Il est l’incarnation de la liberté et le Messager de la libération. Il stimule l’esprit de groupe, la conscience de groupe, et Son énergie spirituelle est la force attractive qui relie les hommes entre eux pour le bien commun. Son retour unira les hommes et les femmes de bonne volonté du monde entier, sans tenir compte de religion ou de nationalité. Sa venue évoquera parmi les hommes une reconnaissance générale du bien qui existe en tous. C’est en cela que
Son retour est un fait unique, et déjà, nous nous y préparons. Une étude de la presse quotidienne le prouve. L’invocation – consciente ou non – des groupes multiples qui travaillent dans l’intérêt de l’humanité, suscitera Son apparition.

Ceux qui accompliront ce grand acte d’invocation sont les hommes spirituels, les hommes d’État éclairés, les chefs religieux, les hommes et les femmes dont le cœur est animé par la bonne volonté. Ils feront venir le Christ, s’ils persévèrent dans leur unité d’intention, dans l’attente et dans l’espoir. Ce travail préparatoire doit être mis au point et accompli par les intellectuels et les grands philanthropes, par les groupes se consacrant à l’amélioration des conditions de l’homme, et aussi par des personnalités éminentes et désintéressées. Le succès de cet effort, dont le Christ et la Hiérarchie spirituelle établissent actuellement le plan, dépend en grande partie de l’habilité dont les hommes feront preuve dans l’usage de la lumière qu’ils possèdent déjà pour établir des relations équitables au sein de leur famille, de leur communauté, de leur nation et dans le monde.

Ces nombreux groupes travaillant au bien de l’humanité et répartis sur toute la terre comme ils le sont, créent une atmosphère très différente de celle qui caractérisait la période de Sa première venue. Cet effort est relativement nouveau dans la longue histoire du passé humain; le Christ doit s’y préparer et aura à tenir compte de cette tendance. Le « cycle des conférences » mondiales qui prend une telle ampleur, est un des aspects de cette situation unique à laquelle Il doit faire face.

Cependant, avant que le retour du Christ et de Ses disciples puisse être envisagé, notre civilisation actuelle doit disparaître. Au cours du prochain siècle nous commencerons à entrevoir le sens du mot « Résurrection », et l’ère nouvelle commencera à nous révéler son sens caché et ses buts profonds. En premier lieu, l’humanité émergera de cette civilisation morte, de ses vieux préjugés et de ses conceptions périmées ; ayant renoncé à la poursuite de ses buts matérialistes et à son égoïsme destructif, elle avancera, rayonnante, dans la claire lumière de la résurrection. Ce ne sont point là des paroles symboliques ou mystiques, mais elles caractérisent l’ambiance générale qui marquera cette période du retour du Christ.

C’est un cycle aussi réel que le cycle de conférences qui s’organise si activement aujourd’hui. Autrefois, le Christ nous enseigna le sens véritable du Renoncement ou de la Crucifixion ; cette fois, Son message essentiel sera : la vie de résurrection. Partout, le cycle actuel de conférences prépare les hommes à entrer en rapport les uns avec les autres bien que ces rapports puissent apparaître encore pleins de contrastes. Ce qui importe, c’est l’intérêt général que manifestent les hommes pour préciser quels sont les besoins de l’humanité, les objectifs à atteindre et les moyens à employer.

La période de résurrection que le Christ inaugurera et qui constituera Son œuvre suprême (dans laquelle toutes Ses autres activités trouveront leur place), sera le résultat de la fermentation et de la germination auxquelles les hommes de ce temps sont en proie, et dont les nombreuses conférences sont la preuve visible.

Ce furent ces diverses conditions uniques que le Christ envisagea durant les années de guerre lorsque la misère de l’humanité Le décida à hâter Sa venue. La situation pitoyable du monde, conséquence tragique d’un égoïsme séculaire et de la guerre mondiale, la sensibilité croissante – résultat de l’évolution – dont les hommes témoignaient partout, la diffusion unique de la connaissance concernant la Hiérarchie spirituelle et le développement inattendu de la conscience de groupe qui se révélait de toutes parts dans la multiplicité des conférences, tous ces faits placèrent le Christ face à une occasion unique, L’obligeant à prendre une décision qu’Il ne pouvait différer davantage.

Nous voudrions ajouter avec respect que cette « occasion » du Christ implique deux faits qu’il est difficile à l’homme de comprendre. Nous devons reconnaître le fait de la synchronisation de la volonté du Christ avec celle du Père et le fait que cette synchronisation devait aboutir à une décision fondamentale. Il n’est pas facile, pour le chrétien moyen, de comprendre que le
Christ passe graduellement par des expériences de plus en plus puissantes, et qu’il n’y a rien, dans Son expérience divine, de statique ni de permanent si ce n’est Son inaltérable Amour pour l’humanité. L’étude approfondie des Evangiles, libre de toute interprétation orthodoxe,
révèle certaines choses.

Les interprétations habituelles, si les gens voulaient bien les reconnaître pour ce qu’elles sont, reflètent simplement la manière dont quelqu’un a compris une série de mots araméens, grecs ou latins. Il semble que la valeur de tels textes est sans garantie, du fait que la plupart des commentateurs vivaient il y a plusieurs centaines d’années. Néanmoins, on accorde à ceux-ci une autorité que l’on refuse aux interprètes modernes, probablement plus intelligents et plus cultivés, et qui bénéficient en outre de nombreuses traductions reconnues et d’une science précise. Nous souffrons théologiquement de l’ignorance du passé. Il est curieux que l’on accorde plus de poids à l’opinion des anciens interprètes qu’à celle des interprètes contemporains.

Si le Nouveau Testament est véridique dans sa présentation du Christ, véridique aussi lorsqu’il Lui fait dire que nous ferons « des choses encore plus grandes » que celles qu’Il accomplit, s’il est vrai qu’Il a dit : « Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait », qu’y a-t-il de faux à reconnaître à l’être humain la capacité de pouvoir suivre la pensée du Christ et de s’appliquer à connaître ce qu’Il entend que nous connaissions ?

Le Christ a dit : « Quiconque fera la Volonté de Dieu, saura. » Ce fut ainsi qu’Il s’instruisit. Et Il a assuré que telle est la voie du succès pour chacun de nous.

Lorsqu’Il prit conscience de la signification de la Volonté de Dieu, le Christ fut amené à prendre certaines grandes décisions et Il s’écria : « Père, que Ta volonté soit faite et non la mienne. » Ces paroles indiquent nettement un conflit et non la synchronisation de deux volontés. Elles marquent, de la part du Christ, la détermination qu’il n’y ait pas d’opposition entre Sa volonté et celle de Dieu. Soudain, il eut la vision du dessein divin, conçu pour l’humanité et, à travers l’humanité, pour la totalité de la planète.

Le Christ avait alors atteint un degré de développement spirituel qui avait fait de Lui le Chef de la Hiérarchie spirituelle, le promoteur du Royaume de Dieu sur Terre, le Maître des Maîtres et l’Instructeur des anges et des hommes. L’unité de Sa conscience avec le Plan divin était absolue. La réalisation de ce Plan sur la terre, son but d’instaurer le Royaume de Dieu et de faire apparaître le cinquième règne de la nature, n’étaient pour Lui que l’accomplissement de la Loi, vers lequel Sa vie toute entière était et avait été dirigée.

Le Plan, son but, ses méthodes et ses lois, son énergie, celle de l’amour, et aussi la relation étroite et toujours croissante entre la Hiérarchie et l’humanité, Lui furent dévoilés et Il en eut la pleine compréhension. Au point suprême de cette révélation, et à l’instant de Son complet abandon à la nécessité de sacrifier Sa vie à l’accomplissement du Plan, une grande expansion de conscience se produisit soudain. La signification, l’intention et le but du Plan, l’idée divine toute compréhensive (telle qu’elle existait dans la pensée du Père) se firent jour dans l’âme du Christ – et non dans Sa pensée – parce que la révélation était d’une nature bien supérieure.

Il pénétra dans la signification de la Divinité encore plus profondément que cela n’avait jamais semblé possible auparavant. Le monde intelligible et le monde sensible s’évanouirent ; ésotériquement parlant, Il perdit tout ce qui était « Lui ». Momentanément, ni l’énergie de l’esprit créateur, ni l’énergie de l’amour ne Lui furent laissées. Il fut privé de tout ce qui avait rendu la vie supportable et riche en signification. Un nouveau type d’énergie Lui devint accessible, l’énergie de la vie même, imprégnée du dessein divin et mue par l’intention divine.

Mais cela était nouveau, inconnu et, jusque-là, non réalisé. Pour la première fois, il perçut clairement le rôle de la volonté qui s’était jusqu’ici manifestée dans sa vie par l’amour et par le travail créateur d’instaurer la Loi nouvelle. Ce fut là Son Gethsémani, Son renoncement. Une vision plus grande, plus vaste et plus absolue Lui fut révélée, et tout ce qui Lui avait semblé jusqu’alors important ou vital, disparut. C’est cette vivante réalisation de l’Etre, et l’identification avec la divine intention de Dieu Lui-même, le Père, le Seigneur du Monde, à des
niveaux de conscience dont nous ignorons tout jusqu’à présent, qui permirent au Christ des prises de conscience plus grandes encore sur la Voie de l’Evolution supérieure. Cette Voie, Il la suit aujourd’hui, et c’est celle-là même, sur laquelle Il s’engagea il y a deux mille ans, en Palestine ; Il connut, comme jamais avant, les desseins secrets de Dieu, la signification de la destinée humaine, et la part qu’Il devait prendre dans l’accomplissement de cette destinée.

Pendant des siècles, nous n’avons guère prêté attention à la réaction du Christ à Sa destinée, et à Son influence sur celle des hommes. Nous nous sommes bien peu occupés de Sa réaction à la connaissance qu’Il acquérait graduellement. Notre réaction à Son œuvre et à Son sacrifice a été égoïste et intéressée.

Le mot connaître, quand il se rapporte à la conscience d’initié du Christ ou d’initié d’un moindre degré, indique la certitude de la connaissance que l’initié a acquise par l’expérience et l’expression. Cette première réaction, très faible, devant la « destinée monadique » et l’influence universelle que peut exercer un Fils de Dieu se fait sentir dans la conscience du Christ comme elle se fera sentir dans la conscience de tous ceux qui, obéissant à Son injonction, parviendront à la perfection dont Il a indiqué la possibilité. La plus haute qualité divine, ou l’aspect divin le plus élevé, se manifeste dès lors dans la vie du Fils de Dieu en évolution. Il sait ce qu’est l’intelligence ; il comprend ce qu’est l’amour et quelle est sa qualité attractive. Dès lors, en raison de cette double connaissance Il devient conscient de la puissance de la volonté et de la réalité de l’intention divine que cette volonté doit (à tout prix) accomplir. Telle fut la crise majeure du Christ.

Les Evangiles qui témoignent de ce développement divin progressif rapportent quatre faits particuliers qui indiquent clairement cette compréhension universelle ou monadique. Examinons chacun d’eux séparément :

1. Il y a tout d’abord la déclaration qu’Il fit à Ses parents, dans le Temple : « Ne savez-vous pas que je dois m’occuper des affaires de mon père ? » Notons qu’ici Il avait douze ans et que, par conséquent, le travail dont Il s’était occupé (en tant qu’âme) était fini. Douze est le
nombre de l’œuvre achevée, comme en témoignent les douze travaux d’Hercule, autre Fils de Dieu. Le symbolisme de Ses douze ans est remplacé maintenant par celui des douze apôtres, symbole du Service et du Sacrifice.

De plus, Il était dans le Temple de Salomon, le symbole de la vie parfaite de l’âme, de même que le Tabernacle dans le désert est celui de la vie imparfaite de la personnalité éphémère. Par conséquent, le Christ s’exprimait sur les plans de l’âme et non seulement en tant qu’homme spirituel, sur terre. En outre, lorsqu’Il prononça ces paroles, Il « servait » comme membre actif de la Hiérarchie spirituelle, car Ses parents Le trouvèrent enseignant les prêtres, les pharisiens et les Sadducéens. Tous ces points indiquent qu’Il reconnaissait Sa mission d’Instructeur du Monde, tandis qu’Il prenait conscience pour la première fois dans Son cerveau physique du Plan divin et de la Volonté divine.

2. Ensuite, vient Sa déclaration à Ses disciples : « Je dois monter à Jérusalem » ; après quoi, nous lisons que « résolument, Il se dirigea » vers cette cité. Il leur fit connaître ainsi qu’Il avait un nouvel objectif. Le seul lieu de paix complète (ce qui est la signification du nom de Jérusalem) est le « Centre où la Volonté de Dieu est connue ». La Hiérarchie spirituelle de notre planète (l’Eglise invisible du Christ) n’est pas un centre de paix, mais un foyer d’activité, d’amour, c’est le lieu de rencontre des énergies émanant les unes, du centre de la « Volonté » divine, et les autres, de l’humanité, centre de « l’Intelligence » divine.

Le Christ s’était orienté vers ce divin centre, appelé dans les anciennes Ecritures « le Lieu de la détermination sereine et de la volonté équilibrée et calme ». Cette déclaration marqua un moment de crise et de décision dans la vie du Christ et prouva qu’Il s’acheminait vers la plénitude divine.

3. Puis au jardin de Gethsémani, Il dit : « Père que Ta volonté soit faite et non la mienne », indiquant qu’il comprenait quelle serait Sa destinée divine. La signification de ces paroles n’est pas (comme l’ont si souvent déclaré les théologiens chrétiens) une acceptation de la douleur, d’un sombre avenir et de la mort. S’Il s’exclama ainsi, ce fut certainement parce qu’Il comprit l’universalité de Sa mission et dirigea intensément Sa vie dans un sens universel. L’expérience de Gethsémani était une expérience possible seulement pour les Fils de Dieu ayant atteint Son exceptionnel degré d’évolution. Elle n’avait pas de vrai rapport avec la Crucifixion, contrairement à ce que soutiennent les commentateurs orthodoxes.

4. Les dernières paroles du Christ à Ses apôtres furent « Et voici je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde », ou cycle (Matthieu, 28, 20). Le mot important est « fin ». Le mot grec est sun-teleia qui signifie la fin d’une période immédiatement suivie d’une autre. (Ce que l’on pourrait appeler la fin d’un cycle.) En grec, le mot telos signifie la Fin dernière. Dans le texte de Matthieu , 24, 6 : « Mais ne sera pas encore la fin », c’est le mot telos qui est employé, signifiant, en ce cas, que la fin de la première période n’est pas encore atteinte.

Ici, le Christ parlait comme Chef de la Hiérarchie spirituelle et exprimait Sa volonté divine (désormais une avec la volonté de Dieu) de continuer à instruire le monde des hommes et de l’adombrer de Sa conscience. Ce fut une décision considérable, prononcée avec l’énergie de Sa volonté pleinement développée, de Son amour inclusif et de Son esprit éclairé. Cette décision a rendu toute chose possible.

C’est également au pouvoir magnétique de la volonté que le Christ fit allusion lorsqu’Il dit : « Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi. » Ceci ne se rapportait pas à la Crucifixion, mais à la volonté magnétique du Christ d’attirer tous les hommes hors du monde des valeurs matérielles, grâce à la présence du Christ vivant dans le cœur de tout homme, pour les faire pénétrer dans le monde de l’expérience spirituelle. Il parlait, non de la mort, mais de la vie ; non de la Croix, mais de la Résurrection.

Dans le passé, la note dominante de la religion chrétienne a été la mort, dont la mort du Christ est pour nous le symbole, très déformé par saint Paul dans l’effort qu’il fit pour fondre la nouvelle religion apportée par le Christ avec la vieille religion du sang qui était celle des Juifs.

Au cours du cycle que le Christ inaugurera après Son retour, le but principal de tout enseignement religieux sera la résurrection de l’esprit dans l’espèce humaine. L’accent sera mis sur la « réalité vivante » de la nature christique dans tout être humain, et sur l’emploi de la Volonté pour réaliser cette Vivante Transfiguration de la nature inférieure.

Le Christ ressuscité en sera la preuve. Cette « Voie de la Résurrection » est la voie radieuse, la voie lumineuse conduisant d’une grande expression de la divinité en l’homme à une autre. C’est la voie par laquelle s’exprime la lumière de l’intelligence, la substance irradiante de l’amour véritable et l’inflexible volonté qui interdit la défaite ou la retraite. Telles sont les caractéristiques qui proclameront le Royaume de Dieu. Aujourd’hui, l’humanité a atteint un point spécial et situé à mi-chemin entre un passé malheureux et un avenir plein de promesses qui se réaliseront si le retour du Christ est admis et si on en prépare la voie. Le présent est plein de promesses, mais aussi plein de difficultés ; l’humanité d’aujourd’hui tient en main la destinée du monde et, disons-le avec respect, c’est d’elle que dépend l’intervention du Christ.

L’angoisse créée par la guerre et la détresse de la grande famille humaine amenèrent le Christ, en l’année 1945, à prendre une grande décision, décision qu’Il exprima par deux déclarations de la plus haute importance. Il annonça à l’Assemblée de la Hiérarchie spirituelle et à tous Ses serviteurs et disciples sur terre, qu’Il avait décidé de réapparaître sur le plan
physique parmi les hommes, s’ils voulaient, au préalable, établir les bases de justes relations humaines. Secondement, Il donna au monde (à l’usage du commun des mortels) une des prières les plus anciennement connues, mais réservée jusque-là aux Etres spirituels supérieurs. Il l’utilisa Lui-même pour la première fois, nous dit-on, à la pleine lune de juin 1945, qui est reconnue pour être la pleine lune du Christ, comme la pleine lune de mai, celle du Bouddha.

Ce ne fut point chose facile que de traduire en langage moderne ces phrases anciennes, si anciennes qu’on ne connaît ni la date, ni le lieu de leur origine. Cependant, on y a réussi et la Grande Invocation, qui pourra devenir la prière universelle, fut prononcée par le Christ et transcrite par Ses disciples. En voici la traduction :

Du point de Lumière dans la pensée de Dieu
Que la Lumière afflue dans la pensée des hommes.
Que la Lumière descende sur la Terre.
Du point d’Amour dans le Cœur de Dieu
Que l’amour afflue dans le cœur des hommes.
Puisse le Christ revenir sur Terre.
Du centre où la Volonté de Dieu est connue Que le dessein guide le faible vouloir des hommes,
Le dessein que les Maîtres connaissent et servent.
Du centre que nous appelons la race des hommes
Que le plan d’Amour et de Lumière s’épanouisse,
Et puisse-t-il sceller la porte de la demeure du mal.
Que Lumière, Amour et Puissance restaurent le Plan sur la Terre.

On peut juger de son extraordinaire puissance par le fait que, dès maintenant, des centaines de milliers de personnes s’en servent chaque jour et plusieurs fois par jour. Elle a été traduite en quarante-huit langues.

Dans la jungle africaine, des groupes d’indigènes la récitent, et on peut la voir sur le bureau de certaines personnalités importantes, dans nos grandes villes. En Europe comme en Amérique, elle est radiodiffusée, et il n’y a presque plus de pays ni d’île au monde, où elle ne soit connue. Tout ceci s’est produit en l’espace de dix ans. (publié en 1957)

Cette Invocation, si elle est largement distribuée, pourra être pour la nouvelle religion mondiale ce qu’aura été le « Notre Père » pour la chrétienté et le Psaume 23 pour le Juif « spirituel ».

Il y a trois manières de considérer cette Grande Invocation ou Prière :

1. Celle du grand public.
2. Celle des ésotéristes ou des aspirants et des disciples.
3. Celle des membres de la Hiérarchie.

Premièrement, les hommes en général considèrent l’Invocation comme une prière à Dieu Transcendant ; ils ne reconnaissent pas encore Son Immanence dans Sa création.

L’Invocation sera portée sur les ailes de l’espérance, espérance de Lumière, d’Amour et de Paix, auxquels ils aspirent constamment. Ils la considèrent comme une prière pour que soient éclairés les dirigeants et les chefs de tous les groupes qui ont en mains les affaires du monde; une prière aussi, afin que l’amour et la compréhension affluent et permettent aux hommes de vivre en paix les uns avec les autres ; une prière pour que s’accomplisse la volonté de Dieu, Volonté dont ils ignorent tout et qui leur semble si inscrutable, si absolue, que leur réaction normale est la résignation et qu’ils consentent à ne pas poser de questions ; une prière encore, pour que soit fortifié le sentiment de la responsabilité humaine pour que les maux dont souffre aujourd’hui le monde puissent être éliminés et neutralisés à leur source, quelle qu’elle soit ; une prière enfin pour le rétablissement d’un état originel de bonheur parfait dont l’homme garde toujours la nostalgie, et pour que le malheur et la souffrance disparaissent définitivement de la terre. Tout ceci est, pour les masses, excellent et profitable, et même immédiatement possible.

Secondement, les Esotéristes, les Aspirants et les hommes spirituels auront une compréhension plus profonde de l’Invocation. Elle leur fera connaître l’existence du monde des causes et celle des dirigeants spirituels qui président occultement et sur les plans subtils, aux destinées mondiales. Ces grands Etres sont prêts à fortifier ceux qui possèdent une vision juste, prêts non seulement à indiquer la raison des événements qui se succèdent dans les divers domaines de l’existence humaine, mais encore, à faire les révélations qui permettront à l’humanité de passer des ténèbres à la lumière. Cette attitude fondamentale
implique évidemment la nécessité de diffuser largement la connaissance de ces faits de base essentiels ; et il s’en suivra une ère de propagande spirituelle organisée par les disciples, et poursuivie inlassablement par les ésotéristes.

Cette époque commença en 1875 lorsque fut proclamé le fait de l’existence des Maîtres de la Sagesse. Cette propagande s’est poursuivie, malgré des erreurs de présentation et en dépit des attaques et du mépris dont cette idée fut l’objet. La reconnaissance de la réalité des preuves existantes de la part des étudiants d’occultisme et de nombreux intellectuels du monde entier, et leur adhésion intuitive, ont été d’une grande aide.

On assiste actuellement à la naissance d’un nouveau type de mystique. Il se distingue du mystique du passé en ce qu’il s’intéresse d’une manière pratique aux affaires courantes du monde, et non pas exclusivement aux choses de la religion et de l’église. Il se distingue par le désintéressement dont il fait preuve quant à son propre développement spirituel, par sa capacité de découvrir Dieu Immanent dans toutes les croyances, et non dans sa propre religion seulement, et aussi par sa capacité de vivre sa vie dans la lumière de la Présence divine. Tous les mystiques ont possédé ces qualités, à un degré plus ou moins grand, mais ce qui distingue le mystique moderne de celui d’autrefois, c’est qu’il est capable d’indiquer aux autres les techniques du Sentier.

Il allie le développement du cœur à celui de l’esprit, l’intelligence au sentiment et possède en outre une perception intuitive qui lui manquait jusqu’ici. Ce n’est pas seulement la lumière de son âme, mais la claire lumière de la Hiérarchie spirituelle qui illumine actuellement le sentier du mystique moderne, et il en sera de plus en plus ainsi.

Troisièmement, ces deux groupes – le grand public et les aspirants de tous degrés – comptent parmi eux ceux qui se distinguent de la moyenne par une compréhension et une pénétration plus profondes. Ils occupent un no man’s land situé, d’une part, entre les masses et les ésotéristes, et de l’autre, entre les ésotéristes et les membres de la Hiérarchie.

N’oubliez pas que ces derniers emploient également la Grande Invocation et qu’il ne se passe pas un jour sans que le Christ Lui-même ne la prononce. A première vue, la beauté et la force de cette Invocation résident dans sa simplicité, et dans l’expression de certaines vérités fondamentales que tous les hommes acceptent normalement et spontanément : la vérité de l’existence d’une Intelligence supérieure à laquelle nous donnons vaguement le nom de Dieu ; la vérité que derrière toutes les apparences extérieures, la puissance motrice de l’univers est l’Amour ; la vérité qu’une grande Individualité, appelée par les chrétiens, le Christ, est apparue sur terre pour incarner cet amour sous une forme intelligible ; la vérité que l’amour et l’intelligence émanent de ce que l’on appelle la Volonté de Dieu ; et enfin la vérité évidente que le plan divin ne peut se manifester que par l’entremise de l’humanité.

Ce Plan invite les hommes à exprimer l’amour et les incite à « faire briller leur lumière ». Puis vient la demande solennelle : « Que le Plan d’Amour et de Lumière », se réalisant par l’entremise de l’humanité, « puisse sceller la porte de la demeure du mal ». La dernière phrase contient l’idée de Restauration, indiquant la note dominante de l’avenir, lorsqu’un jour l’idée et l’intention initiales de Dieu ne seront plus contrecarrées par le libre arbitre humain et par le mal, le pur matérialisme et l’égoïsme ; alors, lorsque les hommes auront changé leur cœur et leurs buts, le dessein divin sera accompli.

Telle est l’évidente et simple signification de l’Invocation, qui répond aux aspirations spirituelles de l’humanité entière.

Dans l’emploi de cette Invocation ou Prière, et dans l’attente croissante du retour du Christ réside aujourd’hui le plus grand espoir pour l’humanité. S’il n’en est pas ainsi, alors la prière est inutile et n’est qu’une simple hallucination, et toutes les Ecritures du monde, avec leurs prophéties qui ont été prouvées, sont vaines et trompeuses. Le témoignage des temps passés prouve qu’il n’en est pas ainsi. La prière reçoit toujours une réponse et il en a toujours été ainsi ; des Grands Fils de Dieu ont toujours répondu et répondront toujours à l’appel de l’humanité, et Celui que tous les hommes attendent aujourd’hui est en route.

LE RETOUR DU CHRIST par ALICE A. BAILEY – CHAPITRE II — L’OCCASION UNIQUE DU CHRIST — LE MONDE AUJOURD’HUI

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