Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov

Dans les relations avec l’entourage, cherchez toujours la vie, la vie qui enrichira et vous embellira les uns et les autres. Seulement pour cela il ne faut être ni négligent ni paresseux, mais accepter de faire des exercices.

Quels exercices ?


Les occasions ne manquent pas dans l’existence quotidienne d’être irrité par le comportement de telle ou telle personne. Et la moindre contrariété, la moindre parole blessante prend des proportions gigantesques. En revanche, quand on est gentil, aimable avec vous, à peine si vous y faites attention ; vous pensez que toutes les marques d’amitié et d’amour vous sont dues, et immédiatement vous les oubliez. Or, c’est là justement que vous ne devez pas oublier. Et même, il faut amplifier chaque bonne chose, en l’associant non seulement à tout ce qui vous est déjà arrivé de bon de la part des uns et des autres, mais aussi à tout ce qui existe de bon dans le monde. La véritable fraternité, commence au moment où vous comprenez comment votre vie peut s’enrichir de la vie de tous.

On peut comparer le monde spirituel à une immense boutique où vous recevez ce que vous demandez à condition d’avoir une certaine monnaie à présenter en échange. Et la plus sûre des monnaies que l’on puisse présenter devant les esprits célestes, c’est le travail impersonnel, le sacrifice. Le sacrifice est comme l’or qui garde toujours sa valeur, parce que le soleil la protège ; exactement comme une banque nationale protège la monnaie d’un pays.


Chaque sacrifice que vous faites pour la défense et la manifestation de ce qui est bon et beau, afin que tous les êtres sur la terre puissent en bénéficier, remplit votre cœur et votre âme de cet or qui a cours dans les grands magasins cosmiques. C’est comme si le soleil vous marquait de son sceau. Et du jour où vous portez l’empreinte de ce sceau, vous êtes reconnu par les entités de la lumière. Elles disent ; “Cet être est des nôtres, il porte le sceau du soleil, il est notre frère, donnons-lui ce qu’il demande”. Celui qui a appris à accorder son monde intérieur avec l’ordre voulu par le Créateur ne s’impose pas à la nature. Et il ne s’impose pas non plus aux humains, il ne pèse pas sur eux, il ne cherche pas à les gagner pour son avantage personnel. Au contraire, autant qu’il le peut, il se met à leur service.

Evidemment, celui qui pardonne fait preuve de noblesse, de générosité, il se libère des tourments, des rancunes qui le maintenaient dans les régions inférieures du plan astral. Si Jésus nous demande de pardonner à nos ennemis, c’est pour que nous arrivions à nous libérer des pensées et sentiments négatifs qui nous désagrègent. Mais le pardon ne règle pas la question : le pardon libère les victimes, ceux qui ont été maltraités, lésés, mais il ne libère pas les coupables, ceux qui ont commis les fautes. Pour se libérer, le coupable doit réparer.

Parce que l’être humain se manifeste à travers un seul corps, son corps physique, on a tendance à croire qu’il est habité par une seule entité, et pourtant l’existence quotidienne ne cesse de prouver le contraire. A tour de rôle viennent se manifester à travers lui des entités de différentes natures, et c’est pourquoi il peut apparaître successivement intelligent ou stupide, bienveillant ou cruel, généreux ou avare, modeste ou vaniteux, etc. ce mélange d’éléments tellement disparates qui constituent chaque être humain reste une énigme même pour les philosophes et les psychologues. Et pourtant, cela s’explique très simplement par le fait que dans cette existence ou dans des existences antérieures, c’est l’être humain lui-même qui a attiré ces différentes entités.


Il ne faut donc pas vous étonner lorsque vous voyez quelqu’un manifester des tendances contradictoires. Et en ce qui vous concerne, vous devez vous observer attentivement pour bien discerner chaque fois quelle est l’entité qui parle ou qui agit à travers vous. Ce n’est pas parce que vous savez, à certains moments, vous conduire avec bonté ou sagesse que vous êtes impeccable tout le reste du temps et que les autres doivent toujours vous approuver.

Ressentir est une chose, et penser en est une autre, mais trop souvent la sensation déteint sur la pensée. Parfois, vous vous sentez épuisé, ce qui n’a rien d’anormal ; mais voilà que cette sensation déclenche en vous des pensées et des sentiments de découragement, de tristesse, de désespoir. Eh bien, non dans ces moments-là, c’est la pensée qui doit agir sur la sensation ; même si elle ne peut pas la vaincre, elle doit être là comme une lumière, comme un phare au loin. La pensée vous dit que vous pouvez vous redresser ; alors malgré votre lassitude et votre épuisement, c’est elle que vous devez croire et non vos sensations.

Il n’y a plus une goutte d’énergie dans votre réservoir ? Rappelez-vous que le réservoir cosmique est plein, et c’est là que vous devez aller puiser par la pensée. Car la pensée sert aussi à cela ; à peine quelques gouttes prises dans ce réservoir d’énergies, et la flamme de votre veilleuse qui était en train de s’éteindre brille à nouveau.


Il ne faut pas s’imaginer que tout le monde peut être libre ou que tout le monde doit subir un destin inexorable. Non, la liberté dépend du degré d’évolution. D’après sa façon de penser, de sentir ou d’agir, l’être humain tombe sous le coup de la fatalité, ou s’attire les bénédictions de la Providence. Donc, dans certains domaines, il est ligoté, il est soumis au destin, et dans l’autres il lui échappe, il est libre… jusqu’au jour où il disposera pleinement de sa liberté.

Parmi toutes les réalités visibles, la lumière est celle qui exprime le mieux le monde spirituel. Elle nous permet de voir, mais elle-même est insaisissable. C’est pourquoi on assimile souvent Dieu à la lumière. On dit que Dieu est lumière, mais qu’elle lumière ?… En réalité, nous ne connaissons pas la lumière ce que nous appelons ainsi n’est encore qu’une matérialisation grossière d’une puissance située bien au-delà et qui a accepté de se manifester sous forme de radiations, de vibrations. Dieu est donc beaucoup plus que l’idée que peut nous en donner la lumière. Rien ne peut nous donner une idée de lui, rien ne peut le définir, excepté ce que nous parvenons à découvrir en nous lorsque nous nous mettons à son service. Mais à ce moment-là encore, même si nous pouvons dire ce que nous vivons, ce que nous ressentons, nous ne pouvons pas dire ce qu’est Dieu.

Le soir, au moment de vous endormir, abandonnez-vous entre les mains du Seigneur et dites : “Mon Dieu, je veux faire ta volonté. Dispose de moi”. Et le lendemain vérifier si, dans vos pensées, vos sentiments et vos actes, c’est bien la volonté de Dieu et non celle de votre nature inférieure que vous êtes en train de faire. Car il ne suffit pas de tout donner à Dieu le soir en paroles, et le lendemain, de vous laisser aller à tous vos caprices. Nous sommes venus sur la terre pour participer au travail de la création. Jésus disait : “Mon père travaille et moi aussi je travaille”. Ce travail avec Dieu, pour Dieu, est le dernier mot de l’initiation. Tout ce que nous donnons à Dieu, nous le haussons au niveau où il se trouve Lui-même. Alors, Dieu répète notre geste, il le réfléchit comme un miroir réfléchit un rayon de lumière ; nous lui avons tout donné, il nous donne tout.

Il y a toujours des signes pour vous avertir que les tentations approchent, mais ces signes sont différents d’après les personnes : c’est donc à vous de les chercher. Quand vous aurez découvert enfin ces signes avant-coureurs, vous pourrez devenir maître de la situation car, dès leur apparition, vous saurez que vous devez vous montrer vigilant.

Pourquoi cette tendance à souligner les fautes des autres ? Qu’est-ce qu’un bon critique ? C’est un bon jardinier qui sait tailler les arbres, les élaguer, les redresser et les débarrasser des chenilles et des insectes nuisibles. Il préserve qui est bon, et voilà bientôt des fleurs et des fruits magnifiques.

Les fleuves naissent dans la montagne et, quels que soient les obstacles qu’ils rencontrent en chemin, ils finissent toujours par se jeter dans la mer. Arrivée à la mer, leur eau, chauffée par les rayons du soleil, se transforme n vapeur et reprend le chemin du ciel, jusqu’au jour où elle retombera sous forme de pluie ou de neige. Ce voyage de l’eau peut avoir une interprétation symbolique. Les destinées humaines sont à l’image de ces voyages perpétuels que fait l’eau entre le ciel et la terre, la terre et le ciel. Comme les gouttes d’eau, les âmes descendent sur la terre, chacune dans un lieu déterminé ; de là, elles ont tout un chemin à parcourir, jusqu’au moment où elles retourneront vers leur lieu d’origine… pour redescendre à nouveau, un jour, dans un autre lieu. Cela s’appelle la réincarnation.

Et les fleuves portent toujours le même nom ; Seine, Tamise, ou Mississipi, mais l’eau qui coule dans leur lit est chaque jour nouvelle. Les habitants du fleuve, les milliards de gouttes d’eau, ne font que passer ; tandis qu’elles se dirigent vers la mer, d’autres prennent leur place. Comme les fleuves, les pays conservent souvent le même nom, mais il s’y incarne successivement des êtres toujours différents et qui viennent d’ailleurs. C’est ainsi que s’expliquent les changements qu’on voit se produire dans leur histoire.

Les livres de Omraam retranscrits par Francesca

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