Transmis par Gabrielle Isis

Nous vivons une période de basculement dans l’histoire de la planète Terre, un changement de paradigme. Cela veut dire que toutes les schémas familiaux sont en train d’être bousculés pour pouvoir être transmutés. Les schémas familiaux sont transmis de génération en génération par la lignée maternelle d’un côté, et la ligne paternelle de l’autre.

En effet quand un enfant naît, il ne naît pas tout pur. Lors de la gestation il a déjà reçu une transmission d’émotions et de croyances de la part de la mère, et la manière dont elle perçoit et réagit à son environnement. Le père a aussi une influence par sa présence et sa voix. Quand un bébé naît, il est déjà « programmé » avec certains schémas de comportements et de pensées qui l’influenceront pendant son enfance et sa vie adulte.

D’un point de vue de l’âme, et contrairement à l’adage courant, on choisit ses parents et la lignée familiale dans laquelle on veut s’incarner. Nous choisissons spécifiquement les gènes qui vont nous permettre d’explorer les thématiques que notre âme a choisi pour évoluer et grandir. Par exemple, si on veut explorer la créativité, il se pourrait qu’on choisisse une famille d’artistes. On choisit aussi les défis de vie qui sont de véritables catalyseurs d’expansion. Il se peut que l’on veuille expérimenter l’impuissance, alors on s’incarnera dans une famille où le père est alcoolique et bat ses enfants par exemple.

Généralement je suis quelqu’un qui n’aime pas particulièrement parler de sa vie privée en public, mais je sais que je suis amenée à vivre des choses qui sont directement en résonance avec le collectif et c’est pourquoi je vais parler de ce qui m’est arrivé en octobre dernier, et de mon histoire familiale dans cet article.

En octobre dernier, pendant quelques jours, j’ai expérimenté une tristesse et un chagrin extrême. C’est un sentiment que je connais bien, ayant pris les souffrances de mon père et de ma mère durant l’enfance. Mais cette tristesse est celle que porte mon père qui a été maniaco-dépressif sévère et bipolaire toute sa vie. Le mois d’octobre (ironiquement mon mois d’anniversaire) était souvent la période où il tombait en dépression et restait enfermé dans sa chambre dans le noir pendant des semaines, parfois des mois. Cette fois tout mon corps était affecté, je sentais une pression sur le haut du crâne qui m’enfonçait vers le bas et mon cœur était très lourd comme si une ancre y était attachée et me tirait vers le bas. J’entendais mes guides qui me disaient : « Arrête de t’accrocher à cette souffrance, elle ne t’appartient pas ! ».

J’ai progressivement ressenti la présence de mes ancêtres du côté de mon père. J’ai eu des flashs de massacres, du sang, du feu, des armes blanches….et beaucoup de terreur et de souffrance… J’ai ressenti la présence de mon arrière grand-mère paternelle, dont j’ai hérité mon deuxième prénom. Le lendemain j’ai regardé mes mails et j’ai vu un mail de ma demi-sœur, me transférant une discussion avec notre cousine sur nos ancêtres. Il y avait une seule photo dans le mail, une photo de ladite arrière-grand-mère !

Quelle merveilleuse synchronicité !

Le mail racontant un bref résumé de l’histoire de ma famille m’a confirmé ce que j’avais reçu comme informations :

Ma lignée paternelle est juive et originaire d’Ukraine, ils ont émigrés au début du 20ème siècle aux Etats-Unis, à New York. Ils ont fuit les persécutions dans leur pays d’origine. J’ai senti leur douleur d’avoir vécu ces horreurs mais aussi leur sentiment de déracinement, comme s’ils avaient été obligés de quitter leur terre pour fuir les pogroms qui avaient lieu en Ukraine à cette époque. Arrivés à Ellis Island, leur nom a été américanisé et c’est devenu Blocker (originellement c’était quelque chose comme Blitzker). Ironiquement Blocker était un nom prédestiné car j’ai choisi une famille bien bloquée émotionnellement ! Les noms de famille nous donne parfois des indices sur les thématiques de vie choisies, il n’y a pas de hasard !

J’ai alors eu l’intuition et l’envie d’écrire une lettre à mes ancêtres. J’y ai mis tout ce que j’avais sur le cœur, je leur ai dit que j’avais de la compassion pour eux et que cette lettre avait pour but de les aider à se libérer, à me libérer et libérer la lignée familiale, pour ne plus transmettre ces souffrances à nos descendants. En écrivant la lettre je sentais toujours mon arrière grand-mère très présente et j’ai compris qu’elle n’était pas montée dans la lumière mais qu’elle était restée sur le plan terrestre avec ses souffrances (ce qui est souvent le cas). J’ai alors fait un petit rituel pour la faire monter, je me suis aperçu que son mari non plus n’était pas monté, alors je les envoyer tous les deux vers la lumière. J’ai ensuite brûlé la lettre adressée à mes ancêtres et récolté les cendres. Le lendemain matin à l’aube je suis allée jeter les cendres dans un petit ruisseau en demandant que l’eau nous aide à nettoyer le karma familial. J’ai ressenti un soulagement quasi instantané.

Aujourd’hui, la science de l’épigénétique nous permet de mieux comprendre comment les schémas se transmettent de générations en générations. La chercheuse en neurosciences Rachel Yehuda a réalisé une étude sur des descendants de survivants de l’Holocaust. Ella a démontré comment le stress post-traumatique affecte les gènes et est transmis aux descendants. Et donc comment les descendants de survivants de l’Holocaust présentent les mêmes symptômes de stress-post traumatique que leurs parents, grands-parents ou aïeux.

Ceci bien-sûr est valable pour tous types de stress post-traumatique : guerres, génocides, persécution, inceste torture et bien-sûr toute forme d’abus (physique, psychologique et émotionnel)…de nombreuses cultures différentes ont hérité de tels traumas.

Dans nos sociétés occidentales nous avons perdu le lien avec nos ancêtres en même temps que nous avons perdu le lien spirituel et tous rites par rapport à la mort et à l’au-delà. On n’honore plus nos anciens et on les parque dans des maisons de retraite en attendant qu’ils meurent. Quand on voyage dans le monde, on se rend compte à quel point la famille et les ancêtres sont restés importants dans de nombreuses traditions. Dans certaines cultures asiatiques, on dédie parfois une pièce entière au culte des ancêtres, ils font ainsi partie intégrante de la maison. Même chose dans les sociétés indigènes en Amérique du Sud, en Afrique, en Australie et chez les Amérindiens. Dans certaines tribus amérindiennes on raconte que les ancêtres se matérialisent même parfois physiquement à leurs descendants. Honorer les ancêtres est resté une base spirituelle dans toutes ces cultures.

Il y a de nombreuses méthodes différentes pour travailler sa lignée familiale. La première est bien-sûr la généalogie. Aujourd’hui il existe de nombreux sites web où il est possible de retrouver son arbre généalogique, on peut aussi faire un appel à un spécialiste.

Une autre méthode c’est les constellations familiales. Les constellations familiales ont été créé par un prêtre allemand, Bert Hellinger, devenu psychothérapeute. Il s’est justement inspiré de son expérience auprès des Zoulous en Afrique du Sud pendant 16 ans et leur lien aux ancêtres et aux lignées familiales pour son travail thérapeutique. Les constellations familiales (ou « mettre la famille dans l’espace ») fonctionnent comme un jeu de rôle où les participants sont amenés à jouer et canaliser le rôle d’un des membres de la famille, pour ainsi faire émerger les blocages familiaux inconscients. Pendant ces séances, il y a indubitablement une guérison qui s’opère.

On peut aussi faire des séances d’hypnose pour faire émerger les schémas inconscients, il n’est pas rare qu’un membre de la famille ou un ancêtre apparaisse pendant le travail.

Et puis on peut également se connecter consciemment à ses ancêtres, les appeler pour faire le travail de libération et leur poser des questions. Mais c’est souvent une affaire de timing divin, quand c’est le moment cela se présente à nous, tout simplement. Dans ce cas, on peut aussi leur écrire une lettre à cœur ouvert, comme je l’ai fais, c’est un moyen efficace d’aider à libérer le karma familial. Il est recommandé de faire brûler la lettre, de récolter les cendres et de les déverser dans un courant d’eau naturel (pas dans l’évier ou les toilettes), de préférence à l’aube pour symboliser le renouveau et un jour nouveau.

Lorsqu’on est confronté à des émotions qui viennent des ancêtres on peut aussi pratiquer l’ho’oponopono. Il existe des textes qui s’adressent spécifiquement aux ancêtres.

Une autre méthode bénéfique est la thérapie sur les mémoires cellulaires, car les cellules sont porteuses de mémoires et d’informations liées à la famille et aux ancêtres.

Le travail chamanique est aussi bien-sûr toujours connecté aux esprits et aux ancêtres.

En ce qui me concerne, j’ai encore la lignée et karma maternels à guérir, mon grand-père maternel, juif lui aussi, a été déporté pendant la seconde guerre mondiale. Je ne force pas les choses et laisse venir, quand ce sera juste je sais que cela se présentera.

Quoiqu’il en soit je sens que c’est une période où nous sommes nombreux à être appelés à libérer le karma familial, à retrouver ce lien avec nos ancêtres, avec nos racines. Comme le dit le proverbe africain : « Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens ». En ces temps de grand changements et d’incertitude, regarder notre passé et celui de notre famille peut nous donner des indications sur ce vers quoi nous allons. Souvent nos guides sont des ancêtres de cette vie-ci ou de vies passées. Et n’oublions pas que travailler sur soi à l’intérieur a forcément un impact sur l’extérieur et particulièrement la famille et l’entourage immédiat.

Reconnecter avec ses racines nous aide à mieux comprendre qui nous sommes, ce que nous sommes venus chercher, et à ne plus subir un parfois lourd passé dont nous avons hérité génération après génération. Nous sommes une génération qui allons contribuer à nettoyer, purger, tourner la page de tous ces siècles et millénaires de souffrance humaine et de schémas négatifs. Nous allons casser ces schémas et ces codes, rompre les liens avec l’ancien qui est caduque afin de pouvoir se projeter dans un avenir où nos enfants n’hériterons pas de ce karma. Ils pourront ainsi prendre le relais allégés de ce fardeau, et continuer à ancrer cette Nouvelle Conscience sur la planète. Nos ancêtres ne seront plus la source de nos problèmes mais vont devenir nos alliés spirituels et de protection qui veilleront avec amour et bienveillance sur leurs descendants de l’au-delà.

Sat Nam

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