PAR L’ESPRIT DU SOLEIL

Texte de l’âme de Yeshua (Jésus) transmis par Anne et Daniel Meurois-Givaudan

Chapitre II

Palmyre – C. Hôtel. 22 heures
Après une demi-journée de route dans un désert de pierres, par une chaleur caniculaire… Sous la voûte étoilée se profilent les silhouettes majestueuses de l’antique cité de la reine Zénobie…

« Amis… amis, … avez-vous jamais bien compris combien des amis étaient de vrais compagnons d’âme. Partager le pain de l’âme… c’est déjà commencer à entamer le pain de l’esprit. Voilà le festin auquel je vous convie. Mais attention, amis, que le corps du soleil ne vous fasse pas oublier celui de la Terre !

En découvrant de nouveaux horizons trop d’hommes négligent les sentiers qui les ont portés jusque là et aidés à être ce qu’ils sont. Pourtant, sachez-le, éternellement vous pouvez avancer vers d’autres contrées sans pour cela refermer les frontières derrière vous. De vous seul en réalité dépendent frontières et barrières.

Une frontière naturelle n’est pas une frontière, c’est un signal, rien d’autre que l’intervalle entre deux notes de musique rien d’autre que cette frange imperceptible où se mêlent deux teintes dans un arc-en-ciel… Quand le mauve devient-il rose et quand donc le jaune du bouton d’or se transmue-t-il en safran ? Nul oeil ne saurait le dire. Seul l’arbitraire tranche et fige une frontière. L’arbitraire établit des limites, il les invente à une place fixe, parce qu’au-delà des limites son regard s’égare, parce qu’il y a l’inconnu, le mobile, l’informel, c’est-à-dire la peur…

Voici donc que je vous propose d’amadouer la peur, non pas de la combattre, mais de vous en faire une alliée en apprenant ce qu’elle est. Ce qu’elle est, c’est tout simplement un peu de vous-même, un reflet non avoué de votre ignorance. Que pouvez-vous craindre si ce n’est votre incapacité à comprendre une situation puis à en admettre l’enseignement ? Le refus de reconnaître en soi l’ignorance, voilà la première manifestation de l’immobilisme, c’est-à-dire le masque de la seule mort qui soit concevable.

La Grande Vie est la négation même de l’immobilisme ; cela représente une vérité incontournable, y compris dans ce que les manifestations de cette vie paraissent avoir de plus stable. Ainsi, toute frontière qui semble naturelle et paraît répondre à la logique est l’aveu qu’une parcelle de nous-même que nous voulons étendre à notre monde, se réfugie encore dans l’immobilisme.

Jamais immobilisme ne signifiera stabilité. La stabilité n’est pas une fixité mais un équilibre, un juste mouvement de va-et-vient entre la chute et la station verticale, un mariage d’amour entre ce qui paraît être le noir et le blanc. L’action de marcher, voyez-vous, se résume à ce mariage sans cesse renouvelé entre l’avance et la chute, mariage de la volonté centrée en elle-même. S’il en est ainsi sur le corps de cette Terre, il en est de même dans les mondes que vous appelez immatériels.


Les frontières y sont vos propres créations, les résultantes directes de vos mises en scène. Les voies de communication entre le formel et l’informel, le dense et le subtil, ont toujours été ouvertes à celui qui était lui-même ouvert car, en vérité il n’y a pas de différence entre les deux rives du fleuve, les possibilités de bonheur y sont par essence les mêmes. Le dense est le champ de croissance du subtil, tandis que le subtil est le germe qui offre au pesant sa chance de vie, sa promesse d’affinement. Comprenez cela au-delà des mots que votre langage me permet d’utiliser. Mûrissez-le et faites-le ressentir plutôt que d’en tenter l’explication par des concepts accessibles à quelques uns seuls.

Ainsi, ne méprisez rien, ne rejetez rien. Ne faites pas comme ceux qui, découvrant avec émerveillement les beautés des autres mondes, décident d’ignorer les splendeurs de celui-ci. Voudriez-vous concevoir un enfant qui refuse sa mère pour courir à toutes jambes vers son père ? La nourriture de vos champs peut être aussi grande que celle du soleil de mon Père. Elle attend simplement que vous la redécouvriez, que vous renouiez avec elle, que vous lui rendiez enfin ce qui lui appartient, c’est-à-dire sa dignité, sa noblesse, ce grain de vie qui mène aussi au centre de Tout.

Tout est question de nourriture, dans cette vie, le long de cette voie que vous découvrez aussi… Je dis bien « que vous découvrez » car parmi vous qui m’écoutez il en est encore trop qui se sentent prêtres et docteurs aptes à raisonner de tout.

Tout est question de nourriture et c’est d’elle dont je vais commencer à vous parler, d’elle dans ce que vous lui voyez de plus lourd, de plus quotidien. Je dois vous en conter les beautés, je dois aussi vous conter le trésor qu’elle peut vous aider à cultiver car, en vérité elle est sacrée.

Pour vivre, amis, chaque jour vous mangez… ou plutôt vous croyez manger. En réalité vous ne faites généralement qu’ingérer ou qu’engloutir… Par cela, tout d’abord, par cet automatisme, vous ne vivez pas, mais vous existez… Le potentiel de la vie de votre corps ne réside pas simplement dans la nourriture absorbée. Il ne se perpétue que par la conscience que vous y mettez.

Ainsi donc, la première des prières que vous puissiez offrir à la Vie, est de vous nourrir en conscience, c’est-à-dire en comprenant ce que vous mangez, ce qu’est au juste cette « chose » dont la substance s’intègrera peu à peu à la vôtre. Sans doute le savez-vous quand vous mangez un fruit, un peu de pain ou un fromage. Vous le savez, bien sûr, mais vous ne comprenez pas encore ou si rarement, ce que sont un fruit, du pain ou un fromage. Certains aliments représentent des symboles, mais ce n’est pas à eux que je fais allusion. Ce n’est pas une forme de chair, même savoureuse que vous absorbez d’abord mais une danse inimaginable de particules de vie. Je n’évoque guère ces atomes qu’un microscope peut saisir mais ceux qui les imprègnent plus profondément encore et sur lesquels ils s’appuient.

Cela, ce n’est pas l’infiniment petit, mais c’est l’infiniment présent, et cet infiniment présent, vous pouvez l’appeler aussi la Conscience de mon Père, de votre Père… Manger en conscience signifie donc, amis, proposer à votre être une union avec la force de Vie universelle.

L’acte de manger ne se résume pas au fait de fournir du carburant à une machine, c’est aussi, et surtout lui, proposer le feu générateur d’une énergie capable de dresser en elle une véritable cathédrale !

Lorsque je dis « mon Père » et « votre Père », j’évoque la Puissance et l’Amour du Grand Créateur cosmique dont tout est issu, dont tout aussi est tissu. Car en vérité il n’y a pas une seule « chose » de ce qui existe, autour de vous ou en vous, qui ne soit partie intégrante de Son corps et le fruit de Son Esprit. Nous ne faisons qu’expérimenter la Vie en toute liberté sur le faisceau de Sa conscience. Tout ce que vous absorbez sort en germe de Son souffle et s’objective selon la conscience de l’humanité, son ouverture de cœur. Il n’y a aucune image en tout cela, seulement la formulation aisément compréhensible d’un principe éternel que votre science elle-même parviendra à concevoir.

Ainsi donc, comprenez que chaque instant de votre vie peut être celui d’une Eucharistie. Vous absorbez le Tout à tout instant pour peu que vous en ayez la volonté de conscience. Débarrassez maintenant ce terme d’Eucharistie de son concept religieux, n’y voyez ni chair ni sang, voyez-y bien plus que cela, voyez-y cet inimaginable amour-énergie avec lequel tout un chacun a la possibilité de communier. La véritable Eucharistie que je suis venu instituer ou plutôt restituer à l’humanité est celle-là. Sachez savourer le goût et la force de l’instant présent car tout, génération et régénération, réside en lui. Tout est si proche de vous si vous ne vous acharnez pas par mille circonvolutions de vos appétits désordonnés à tout éloigner de vous. Le Père cosmique dont je vous parle est le Père-Mère de toutes les galaxies, l’Océan, l’Aîn-Soph auquel toutes les cultures font allusion.

Cessez donc d’imaginer qu’il est si loin de vous puisque vous êtes réellement en lui, dans son corps, et que lui-même va se glisser jusque dans l’encre avec laquelle vous écrivez.

Comprenez maintenant qu’il n’est pas ce Père que j’appelais sur la croix dans le corps de votre frère Jésus. Ce Père dont j’étais et dont je suis toujours l’un des ambassadeurs est l’interprète privilégié et l’éternel amant de la Terre-Mère que nous foulons du pied chaque jour. Les anciens peuples l’appelaient le Melkisedech des Melkisedech ou le Manou de notre monde, la conscience directrice de son corps et de ses humanités. D’autres le nomment encore Logos planétaire car il est pour cette planète le point suprême qui capte puis redistribue les forces d’harmonie de notre univers, en provenance du Tout.

Ne soyez pas troublés, amis, par ce que vous ressentez d’abord comme une différence ou une séparation. En vérité il n’y a pas un Père éternel puis un autre Père encore. Il y a l’Unique et ceux qui l’incarnent à divers degrés dans les milliards de galaxies… chacun de vous aussi représente un Père pour les millions de choses qu’il accomplit tout au long de sa vie. Ces choses, sans que vous le sachiez, constituent la substance, la matrice des mondes à venir dont il vous sera donné de parfaire l’éclosion dans des temps futurs.

Ainsi, tout est créateur, tout est nourriture… vous-même serez nourriture pour le sol qui vous absorbera.

L’heure n’est plus aux ascètes qui méprisent la substance vitale que leur estomac réclame. L’heure n’est plus davantage au gaspillage inconsidéré des aliments. Que chaque corps ait sa juste mesure car la privation et la surabondance sont toutes deux des insultes faites à l’harmonie. Un temple dont les bâtisseurs ont bâclé les murs par désintérêt n’est pas digne d’en être un. Un lieu sacré que l’on surcharge de dorures et de pierreries ne représente guère plus qu’un hommage à l’ego.

Cheminer vers les mondes de l’esprit, amis, c’est d’abord commencer par ordonner les choses du corps. Votre corps sera sale et vil si quelque élément de votre âme entretient détritus et bassesses. Par essence, je vous le dis, il est toute lumière.

La recherche des aliments sains devient un idéal vers lequel chacun doit tendre. Depuis que le poison de l’inconscience a généré son chapelet de poisons chimiques, une telle quête devient vitale.

Sachez bien, pourtant, que cette recherche ne doit pas susciter l’obsession que l’on voit déjà se développer chez certains d’entre vous. Un édifice se détruit d’abord par sa toiture, par sa charpente, et votre toiture à vous, c’est votre confiance, votre charpente, votre volonté. Rien ne sert de choisir de grosses et solides pierres pour les murs si les eaux des ouragans intérieurs peuvent s’infiltrer entre elles. La confiance en la Vie omniprésente, la volonté de servir cette Vie et de la reconnaître en soi sont le ferment de l’amour… et un tel Amour, voyez-vous, élève l’impur jusqu’au pur, au cœur même de celui-ci.

Cela demande un abandon de vos raideurs et de vos résistances jusque dans l’acte de manger. Je disais que les hommes engloutissent plus qu’ils ne mangent. C’est une autre habitude que la conscience engourdie s’est donnée afin de dominer ce qui l’entoure. On croit maîtriser et faire sien ce que l’on ingère, or rien dans l’univers n’est à maîtriser ni à s’approprier. Si vous voulez le combat jusqu’en vos entrailles, vous l’aurez… ce qui n’est pas aimé, ce qui n’est pas reconnu comme parcelle de vie, ce qui n’est qu’utilisé est tôt ou tard appelé à se rebeller.

Que vos dents et votre estomac ne détruisent donc pas, qu’ils n’extirpent pas d’une matière le suc que celle-ci ne demande qu’à offrir d’elle-même. Laissez cette offrande opérer son oeuvre, alors vous serez de nouveaux générateurs de vie. Vous êtes dotés, vous les hommes, d’une force incommensurable que vous pouvez rendre ennoblissante si tant est que vous le vouliez. Vous acharnerez-vous à opter pour son contraire ? Alors, vous-même deviendrez un « contraire » afin d’expérimenter toujours plus, désordres et disharmonies. Ce n’est pas la punition de ceux qui ne voient pas et n’entendent pas, mais le chemin logique qu’ils se tracent eux-mêmes jusqu’à ce qu’ils n’en puissent plus de se renier.

Bien nourrir le corps, respecter ses contingences, tout cela aussi, soyez-en certains, est une forme d’amour.

Je vous parle d’honorer, de préserver et de purifier, non pas d’entretenir quelque culte narcissique.

Aucune chose dans toutes celles que ce monde engendre n’est impure en elle-même. Dites-vous seulement que votre cœur dispose de la liberté d’accepter ou de rejeter toutes les manifestations de la Vie selon sa propre capacité de sublimation.

Les excréments eux-mêmes, que toute nourriture dense génère, ne méritent aucun mépris dès que l’on en comprend la fonction. Ils ne sont pas souillure mais transformation ; ils ne sont pas déchéance non plus mais plutôt potentiel de régénération. Ils sont le support de ce qui permet à la nature physique de se perpétuer puis de trouver un certain équilibre. Quelques peuples l’ont compris et non des moindres, qui en utilisent de petites quantités dans la préparation de remèdes pour la santé. Ce qui vous fait éprouver le dégoût dans ce domaine c’est l’analyse erronée de votre mental alliée aux pulsions incontrôlées de votre être émotionnel. L’état de pourriture et de décomposition sont des phases nécessaires dans l’aventure merveilleuse de la Vie qui vous est offerte.

Vous êtes gênés dès que leur proximité physique frôle votre vue et cela est logique dès l’heure où vous prenez conscience de la nécessité de l’hygiène. Par contre, vous n’imaginez pas un instant que vous puissiez être gênés par les résidus nés de vos corps subtils. Les corps éthériques et égotiques de votre âme engendrent pourtant une réelle pollution qui, elle, peut jouer le rôle d’une sournoise gangrène. La pollution profonde se love davantage dans ces domaines que dans l’autre.


Mais soyons clairs, amis, que ces considérations sur un des aspects de la vie en votre monde ne voile pas la nécessité d’une grande hygiène physique. Si la matière en décomposition n’est pas vile par essence, elle ne peut être mêlée de près à ce qui se déploie sous le soleil. Voyez comme une plante vient à mourir si ses racines connaissent un contact direct avec le lisier. La juste attitude d’esprit est la corde qui depuis toujours vous a été tendue entre deux sommets.

Ainsi, la propreté d’un corps fait partie intégrante de la nourriture de ce corps. Les grains de vie que vous nommez « prâna » ne cheminent pas uniquement jusqu’à vous par les matières que vous absorbez ou par les portes subtiles de l’organisme, vos plexus. Ils sont le fondement de l’air que vous appelez en vous par le moyen de la respiration. Si je vous dis maintenant que vous êtes analogues à un immense poumon, alors vous comprendrez mieux comment le prâna pénètre aussi en vous. Ce schéma est simple et connu depuis fort longtemps mais pourtant si imparfaitement conscientisé par l’humanité…

Vous vous nourrissez donc un peu mieux chaque fois qu’en vous s’éclaire le jeu subtil de ces formes de vie. Se nourrir, amis, c’est avant tout accueillir de la lumière et, en s’unissant à elle, la pousser un peu plus loin sur son chemin alchimique. Dans une époque future, l’humanité terrestre découvrira les repas de « prâna » ; ce sera un pas de plus vers la transparence à laquelle je vous convie, tout comme le végétarisme peut en être un aujourd’hui. Ils ne sont pas des témoins absolus de la lumière intérieure, loin s’en faut parfois, mais il faut les voir comme le signal qu’une brèche a été pratiquée dans les habitudes et les pseudo-nécessités cristallisées des temps anciens. Les vieilles mémoires sont appelées à se désenkyster. L’intérêt que l’on porte aux formes d’alimentation qui s’éloignent de toute nature animale est la marque qu’un portail s’est tout au moins entrouvert, un portail que nul n’a le droit de forcer mais au contraire de pousser progressivement.

Tout en vous, amis de la Terre, se révèle donc signe annonciateur. Votre corps, par la force et la pureté que vous lui offrez, renvoie l’image fidèle du regard que vous posez sur la vie. Il revêt alors une force qui ne s’identifie pas à celle des muscles, une beauté tout autre que celle des formes ; il se pare de l’habit d’amour qui est l’habit de fusion, l’habit de compassion. Par tout cela, je veux vous dire que les manifestations physiques de la vie, à commencer par vous, êtres de chair, ont la capacité de devenir les premiers ambassadeurs de mon Père. Avez-vous remarqué comme Il réside parfois tout entier dans un regard, dans le contact d’un bras qui se pose sur une épaule ou dans le geste, en apparence banal, qui vous propose un mets ?

Sa présence d’amour commence là…

Vous me direz maintenant: « Tout cela je le sais, je l’ai maintes fois ressenti, je crois même l’avoir compris… mais rien ne change véritablement ; n’y a-t-il pas alors une technique qui permette de mieux l’intégrer ? »

En vérité, voici ce que je puis vous dire. Lorsque je parcourais votre Terre il y a deux millénaires, mon corps et mon cœur avaient en leur connaissance beaucoup de techniques, techniques que nombre des maîtres ayant eu en charge ma formation durant mon enfance s’étaient efforcés de m’inculquer. Je les ai toujours reconnues en tant qu’aides ; je reconnais encore leur utilité mais il me faut dire que bien rarement je me suis servi d’elles et certainement plus rarement encore dans les instants qui viennent à l’esprit de chacun, ceux qui ont été figés dans les mémoires. Les techniques, les pratiques peuvent jouer le rôle de sas jusqu’à une autre partie de nous-même ou de l’univers, elles sont aussi parfois le prétexte à une discipline afin de canaliser l’activité de la conscience mentale et les forces anarchiques de l’émotionnel… Mais sachez qu’elles ne seront jamais ce potentiel qui, en vous, accomplit le « travail », c’est-à-dire l’œuvre de restauration de votre être divin.

En parcourant du regard votre monde, je vois un grand nombre d’hommes et de femmes qui se livrent avec cœur et depuis fort longtemps à de belles et respectables pratiques qui toutes, à leur façon, sont autant de yogas de purification. Pourtant, si le temple de leur corps s’en trouve mieux nourri et ennobli, si leur âme y trouve plus de paix et leur cœur une source où il peut boire, la roue des limitations ne s’arrête pas pour autant.


Il ne suffit pas de respecter le temple pour devenir soi-même temple du Vivant; il ne suffit pas de vouloir la paix et l’amour pour être paix et amour; on ne fait au contraire qu’en emprunter les robes et trop souvent se prendre à leur jeu. Leur jeu, c’est celui de « l’initié », celui du « grand yogi » ou du « thérapeute ». Ce sont des jeux subtils qui, bien qu’étant souvent animés par une volonté d’amour, demeurent des projections de l’ego.

La pratique qui vous est demandée surtout, aujourd’hui, frères de l’humanité, au-delà de toutes les pratiques, c’est de laisser s’éteindre en vous ce brasier qui depuis si longtemps s’écrie : « je veux », d’une volonté tellement personnelle, tellement guerrière !

Ouvrez votre main, plutôt que de serrer votre poing et de vous raidir ! Que tout en vous soit fluide ; la solution passe par cette nécessité…

Ce n’est pas « vous » dans ce que vous voyez de vous qui doit vouloir purifier votre corps afin d’en faire un tremplin de plus pour rejoindre l’Etre car, en réalité, que connaissez-vous de ce « vous »?

C’est pourquoi je vous dis : « Soyez simplement une voie d’accès pour que la forme de mon Père s’incarne sur cette Terre. C’est sur cette voie de l’Impersonnel que vous trouverez votre véritable personnalité. C’est la Vie absolue qui doit vouloir à travers votre corps et votre âme. Je vous demande donc de ne plus faire de votre existence un défi, que ce soit un défi à vos pesanteurs ou un défi aux forces de l’Ombre. Le lâcher-prise devient le maître-mot de l’ère qui s’ouvre dorénavant.

Personne n’est à convaincre de quoi que ce soit, pas même ce qui en surface de votre être se rebelle encore et fait mine de ne pas, de ne plus comprendre. La totalité de votre personnalité incarnée, jusque dans le plus petit rouage de votre organisme, ne vit que des événements qui ont pour but de mettre en évidence la nécessité de ce lâcher-prise. Celui qui a admis cela commence par voir ses épreuves se transmuter en enseignements. Je vous l’assure, pour l’Amour qui cherche aujourd’hui à se répandre dans la matière dense de votre monde, la notion de défaite n’existe pas.

Dès lors, supprimez-la de votre cœur et n’en faites plus la nourriture de vos jours. Ce qui entretient faiblesse et maladie, c’est avant tout le fait de se voir faible et malade. Quiconque marchera donc à mes côtés sur le chemin de la consolation et de la régénération doit d’abord dissoudre en son propre nid les vieux schémas que le non-amour y a installés. C’est bien ainsi, amis, que l’énergie de l’envol vient à maturation ! »

(Anne et Daniel ont vérifié l’exactitude de chaque passage… en visitant à plusieurs reprises les Annales Akashiques de la Nature.)
Éditions Arista – 1990
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